Le scénario du pire comme mode de légitimation de l’action publique





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Economies souterraines et “ mafias ” :

le discours sécuritaire à l’épreuve des faits1.

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Michel Kokoreff

Sociologue, chercheur au Césames (CNRS-Paris V)

Un spectre hante actuellement le discours sécuritaire sur les phénomènes de délinquance, celui de la “ mafia ”. Nombre d’acteurs (politiques, institutionnels, sociaux) et d’experts en matière de sécurité intervenant dans le débat public l’affirment sur le mode de l’évidence : le développement d’une économie dite “ souterraine ” dans les banlieues et les quartiers populaires engendre des formes d’organisation et un climat de “ violence ” de type mafieux. Or je voudrais montrer qu’une telle relation est plus complexe qu’il n’y paraît. Tout d’abord en suggérant brièvement comment est construite cette question. Ensuite en revenant sur quelques grandes caractéristiques des mafias, considérées dans leur complexité et leur diversité. Enfin par une synthèse de résultats d’enquêtes sociologiques et ethnologiques menées sur les trafics de drogues en milieux populaires qui attestent de l’écart qui existe entre l’ordre du discours et la réalité sociale.

Le scénario du pire comme mode de légitimation de l’action publique

Partir de l’équivalence “ économie souterraine = mafia ”, c’est faire du scénario du pire un mode de légitimation de la politique publique. Ainsi, à peine installé dans ses nouvelles fonctions, le gouvernement a martelé la nécessité de “ porter le fer dans les zones de non droit ”. “ Aller chercher et combattre les délinquants et les mafias sans attendre que les victimes donnent l’opportunité de le faire ”, “ reconquérir chaque centimètre qui a été abandonné à la mafia, à l’économie souterraine ”, telles ont été les formules utilisées par le ministre de l’Intérieur2.

Le fait est que cette position n’est pas isolée, tant il semble y avoir consensus sur ce point question au sein de la classe politique française. Ainsi, certains ministres et secrétaires d’Etat socialistes ne tenaient pas un discours si différent lorsqu’ils exprimaient leur refus que les “ petits caïds fassent la loi dans nos villes ”, craignant que se développe à côté d’une délinquance ordinaire “ une criminalité organisée dans certains quartiers ”3. Parmi des militants de l’anti-racisme, on retrouve un discours similaire lorsqu’ils dénoncent les “ zones de non droit ”, “ l’Etat défaillant ”, la “ loi du caïdat ”, refusant de “ se laisser indéfiniment intimider par cinq mille gangsters ”  qui “ terrorisent les quartiers, violent les filles en tournantes, cament leurs petits frères jusqu’à l’os, s’équipent en arme de guerre et tiennent chambres de torture dans les caves ”4.

Sans doute un tel discours n’est-il pas complètement “ nouveau ”. Ainsi, un rapport parlementaire dénonçait déjà en 1992 les “ cités-ghettos ” et autres “ cités interdites ”, la “ création d’une économie souterraine fondée sur une logique mafieuse ”, la collusion entre les intérêts des trafiquants et des habitants des cités contribuant à créer un “ climat mafieux ”5. Une étude de Banlieuscopies soulignait le rôle de l’économie souterraine dans le “ pourrissement ” d’un certain nombre de quartiers 6. La multiplication des signaux d’alarme s’accompagnait des premiers constats - bien tardifs, en fait - d’une explosion du marché de la drogue, suscitant d’autant plus les fantasmes que les données solides faisaient défaut. Pourtant, en 1994, une des premières enquêtes réalisés en France sur le trafic local dans plusieurs villes 7, suivie d’autres travaux approfondis, sont venus relativiser le mythe de l’économie souterraine et de l’enrichissement des banlieues8. Ces travaux ont mis en exergue le fonctionnement d’une économie de survie s’inscrivant, plus généralement, dans des systèmes de débrouillardise.9

C’est peu dire que le contexte social et politique a changé aujourd’hui. Les explications socio-économiques sont perçues comme l’expression d’une “ culture de l’excuse ”, et par là, évacuées au profit de la responsabilité individuelle. En ce qui concerne les politiques publiques, un équilibre demeurait dans le traitement de ces problèmes entre sanction et prévention. Par exemple, la multiplication des réseaux communautaires gérés par les habitants apparaissait comme un remède contre le sentiment d’abandon manifeste dans les quartiers de relégation. “ Mais quelle prévention peut-il y avoir dans des cités prises en main par la mafia ? ”, interroge encore le ministre de l’Intérieur. La radicalisation est manifeste à l’égard d’une situation qui, elle aussi - il ne s’agit pas de le nier -, a changé. Pour autant, il convient de proposer une description réaliste et raisonnée de, sans plaquer des notions ou des modèles inappropriés au cas français.

La mafia ? Un phénomène complexe et ambigu


Le terme de “ mafia ” véhicule tout un ensemble de représentations et de fantasmes que l’industrie cinématographique et le roman policier ont largement exploités et mis en forme à la fois. Chacun aura à l’esprit Le Parrain, vaste fresque de Francis Ford Coppola. A travers l’histoire de deux générations d’une famille sicilienne immigrée aux Etats-Unis, le metteur en scène illustre bien le poids des relations interpersonnelles basées sur l’allégeance, la puissance économique acquise à travers des pratiques illégales et légales, les stratégies de notabilisation permettant de pactiser avec la classe politique.

En réalité, la mafia est, en Italie comme ailleurs, une réalité composée de phénomènes fortement liés aux régions où ils se sont développés : la mafia en Sicile, la camorra à Naples, la ’ndrangheta en Calabre, etc. Selon la criminologue Maria Luisa Cesoni, par-delà leurs spécificités, ces organisations présentent trois traits communs : “ les relations avec les milieux politico-administratifs, l’intervention dans des secteurs économiques de plus en plus étendus et une grande capacité aux changements sociaux, économiques et politiques. ”10 C’est un phénomène plus général que l’on peut observer dans nombre de pays, où les multiples activités de l’économie criminelle sont fortement imbriquées dans celles de l’économie légale, comme le constatent régulièrement les magistrats spécialisés dans la lutte contre la criminalité transnationale.11

Dans cette perspective, ces organisations criminelles constituent à la fois une structure économique et un système de pouvoir. Il s’agit moins d’une identité de personnes (“ mafieux ”) que d’un réseau de complicité avec certains secteurs du monde politique et des institutions, un jeu d’alliance avec les classes dominantes. En Italie, Pino Arlacchi a été un des premiers chercheurs en sciences sociales à travailler sur les mafias, dans les années soixante-dix. Il a montré comment pendant près d’un siècle, la mafia a joué un rôle de médiation économique-politique entre Etat central et périphérie ; puis, au cours des années 1970, comment on assiste à l’émergence d’une logique entrepreneuriale et capitaliste. Le système de valeurs organisé autour du fameux “ code de l’honneur ” cède le pas à la recherche de la richesse. Les entrepreneurs sont décrits comme des agents économiques innovateurs, agissant au nom de calculs rationnels, mais aussi paradoxalement, comme les porteurs d’un surplus de violence sur le marché.

Cette conception a été critiquée au nom de l’indifférenciation des marchés des biens illégaux (la drogue, le racket, la prostitution...) et légaux (le bâtiment, l’import/export). L’utilisation de méthodes violentes n’est-elle pas contradictoire avec le rôle d’agent économique de la mafia ? Pour certains auteurs, la spécificité de la mafia résiderait dans la production de deux marchandises spécifiques : la protection (contre la violence et la concurrence) et la confiance (dans la bonne réussite des transactions) dans un contexte qui en est dépourvu. De son côté, l’économiste Pierre Kopp a souligné les limites de telles analyses. “ Que gagne t-on alors à habiller une organisation aussi complexe que la mafia des traits exclusifs de l’entreprise, si aucun des enseignements généraux concernant la firme ne peuvent être transposés à la mafia ? ”12 Selon lui, il est moins ambigu de parler d’organisation criminelle, sans la réduire à un cas particulier (le modèle sicilien).

Si, par ailleurs, une telle organisation est présente sur une multiplicité de marchés, il importe de se concentrer sur un marché spécifique pour en repérer la singularité. Ainsi, on peut rappeler que la mafia sicilienne s’est impliquée massivement dans le trafic de stupéfiants, au cours des années 1970, jusqu’à jouer un rôle très important à la fin de cette décennie. La camora se spécialise dans le trafic de cocaïne, qui n’était pas l’objet d’une monopole. Le point essentiel ressortant de la littérature spécialisée est que le marché des stupéfiants est géré par un réseau international de trafiquants au sein duquel il est difficile de situer la mafia sicilienne. En outre, au sein des familles mafieuses, la participation aux trafics aurait multiplié les conflits s’exerçant en dehors des règles traditionnelles.

En résumé, on peut définir la “ mafia ” comme un type d’entreprise comportant trois éléments spécifiques : le découragement de la concurrence par l’intimidation et la violence, la flexibilité de la main d’oeuvre et la disposition de ressources financières considérables. S’y ajoute la collusion avec le monde politique et des institutions, non pas seulement sous la forme de la corruption mais d’échange et de pénétration réciproques (marchés publics, apports de votes lors des élections). En dépit de la “ fragmentation de l’information ”, qui s’avère une des ressources permettant à l’organisation de se reproduire13, ces éléments ne s’appliquent que très difficilement à l’histoire politique, économique et sociale française. Deux facteurs l’expliquent notamment : d’une part, le rôle prépondérant en France de l’Etat central devenu Etat social, d’autre part, l’histoire de la criminalité dominée par la figure du “ grand banditisme ”, par opposition “ aux petits malfrats et voyous ”14.
Le bizness dans les cités : survivre ou réussir socialement ?
Des travaux menés en France sur l’économie souterraine et la place centrale des trafics de stupéfiants, on peut faire ressortir trois enseignements principaux.

Le premier concerne les conditions socio-historiques d’émergence d’une micro-économie de la drogue en milieu urbain. Toutes les enquêtes montrent la forte corrélation entre l’implantation durable de trafics illicites et les processus de marginalisation et d’exclusion sociales, en particulier dans les anciennes villes ouvrières et quartiers d’habitat social. C’est un phénomène structurel ailleurs à l’oeuvre. Dans un contexte de vulnérabilité de masse engendré par la désindustrialisation et le chômage, la revente de drogues (cannabis, héroïne essentiellement) apparaît comme une alternative à la désaffiliation et au déshonneur. Elle s’appuie sur la force des liens et des solidarités de quartier qui se développent selon des logiques communautaires (moins les communautés ethniques que les communautés résidentielles, les communautés d’âge). Ressource pour faire face à la misère sociale, mais aussi aux effets du stigmate et de déshumanisation, l’implication dans le trafic réactive sans cesse ces sociabilités, notamment juvéniles. Autrement dit, dealer, c’est “ faire la survie ”, c’est-à-dire être solvable, auto-financer sa consommation, et vivre au jour le jour ; mais c’est aussi être quelqu’un, montrer qu’on existe, forcer le respect de soi et des autres. C’est sous cet double aspect, matériel et symbolique, que ces conduites déviantes ont pu s’imposer au cours des vingt dernières années comme modèle de réussite, dès lors l’ascenseur social assuré par l’école et le travail salarié est en panne.

Un deuxième enseignement concerne la diversification des formes de trafic selon les produits, les spécificités locales, les divers acteurs en jeu. La catégorie de trafic local, pour s’en tenir là, est loin d’être homogène. On observe un phénomène de spécialisation des marchés du cannabis, d’un côté, de l’héroïne et de la cocaïne, de l’autre. Ils s’inscrivent dans des filières de trafic, des modes de distribution, une division du travail, des rapports d’échange avec les clients spécifiques. Si la revente de cannabis est une ressource pour des jeunes habitants les cités, le trafic d’héroïne est plus professionnel et cloisonné, plus risqué aussi tant sur le plan répressif que sanitaire et humain. Prix, salaires et profits diffèrent aussi d’un cas à l’autre : le cannabis, largement vendu est peu rentable, sinon par centaines de kilos ; l’héroïne ou la cocaïne, plus rentable, est aussi moins vendue.

On retrouve cette diversité pour un produit donné. Une typologie des trafics permet de distinguer de façon fine commerce de proximité et hypermarché, trafics de fourmis et réseaux organisés qui cohabitent parfois dans l’espace sans se recouvrir, et se raccordent plus ou moins à d’autres dimensions de l’économie informelle selon les quartiers et les villes. Or on a tendance à tout confondre : le “ dépanneur ” (revendre quelques barrettes à l’occasion pour se faire son “ billet ”), le “ commerçant indépendant ” (isolé, qui revend à ses copains, au lycée, discrètement), la PME (répondre aux flux constant d’usagers à partir d’une équipe soumises à une stricte division du travail) et la multinationale (assurer la circulation des marchandises, des hommes et de l’argent à une vaste échelle). Dans les quartiers pauvres étudiés, on a moins affaire le plus souvent à des réseaux organisés qu’à des micro-réseaux qui cohabitent sur une même aire géographique et auxquels les logiques institutionnelles donnent une unité de façade. Cette cohabitation est rendue plus ou moins visible selon l’hétérogénéité de peuplement des quartiers. La fragmentation de l’expérience sociale des jeunes traduit bien ce phénomène : il y a ceux qui “ s’en sortent ” au prix fort d’une surintégration, ceux qui composent avec les systèmes parallèles, ceux qui sont entre-deux.

De sorte que - troisième enseignement - les trajectoires sont plus diversifiées qu’on ne l’imagine d’ordinaire. Si la figure du “ dealer ” s’est instituée comme modèle de réussite dans les quartiers et bien au-delà, elle est loin d’être la norme. Ne serait-ce que pour des raisons d’ordre économique : les positions lucratives sont limitées dans un univers très concurrentiel. Ce qui domine, c’est une armée de réserve industrielle constituée par les smicards du bizness ; leurs positions sont fragiles et ils sont particulièrement exposés aux effets de la répression. Au dessus d’eux, il y a non pas des “ caïds ”, mais des “ équipes ” qui se ramifient à des échelles territoriales dépassant largement l’espace résidentiel. C’est à ces échelles que se font les trafics d’envergure et que s’acquièrent bénéfices et réputations. Ne prendre en compte que leurs retombées dans les quartiers, c’est-à-dire au bout de l’échelle, c’est être victime du syndrome du réverbère (ne voir que ce que l’on éclaire)

Si, par conséquent, la référence aux mafias est largement un mythe dans le contexte des quartiers pauvres, cela tient aux formes d’organisation des trafics. Il faudrait mettre en valeur d’autres facteurs. Ainsi, contrairement à certains idées reçues, les observations faites sur le terrain et les nombreux entretiens réalisés avec des usagers et des revendeurs laissent penser que les revenus provenant d’activités illicites ne servent pas dans la plupart des cas aux dépenses familiales ; et si c’est le cas, c’est au prix de subterfuges pour justifier l’origine de l’argent ayant permis de faire les courses ou d’acheter une télévision - sans différence notable entre familles françaises et immigrées. Affirmer, comme on le prétend souvent, que l’argent de la drogue paye les loyers dans les cités HLM est excessif. Plus généralement, il ressort des travaux disponibles que le trafic se traduit rarement par une entrée nette sur le quartier. Quand il ne reste pas dans le cycle de la drogue, l’argent part en dépenses ostentatoires (consommations vestimentaires, sorties, week end de skis, vacances lointaines ) : il est consummé (“ flambé ”). Il n’y a pas de véritable réinjection dans l’économie locale. Les commerces locaux semblent peut en profiter.

Quant à la collusion entre les trafiquants et le monde politique et professionnel, elle est loin d’être avérée. L’emprise des rumeurs est forte dans les quartiers stigmatisés, qu’il s’agisse corruption ou de protection. Par exemple, des membres de telle ou telle famille notoirement connue pour ses activités illicites bénéficieraient de protections dans le monde politique et auprès de policiers expliquant que leurs affaires aient pu perdurer au vu et au su de tous ; ou encore, des alliances entre certains trafiquants et des élus ou responsables de collectivités locales, des reconversions professionnelles qu’elles rendraient possibles. Mais il s’agit bien souvent de cas isolés. En revanche, il est un domaine où des pratiques douteuses existent, c’est en matière de logement. Il est bien connu que certains offices départementaux des HLM, pilotés par des élus RPR, ont contribué à la concentration des “ familles en grandes difficultés ” dans des villes communistes, tout en financant de vastes programmes contre la ségrégation urbaine ou en matière d’intégration sociale. Ces déplacements de population ont été aussi mises en oeuvre à des fins de déstabilisation d’élus du même bord politique, bien que d’une autre “ famille ”.

De tout cela, on peut donc conclure qu’il est aventureux de parler de “ mafias ” dans les banlieues. Cela ne veut pas dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes... Si la situation sociale s’est souvent dégradée lors de ces dix dernières années, si les ressources financières et symboliques qu’impliquent le bizness sont réelles, si les relations qui se tissent autour de diverses activités illicites engendrent un climat de tensions et d’embrouilles15, la référence à la mafia (ou à la guerre) a plus une portée émotionnelle et idéologique qu’elle ne tient lieu de fait social avéré.

La force de l’idéologie est de fournir un mode de légitimation politiquement implacable, bien que faux sociologiquement, et inquiétant sur le plan du droit. Politiquement implacable parce qu’elle “ surfe ” sur l’exaspération collective réelle à travers une sorte de politique de l’opinion. Sociologiquement fausse parce que l’économie mafieuse présente des caractéristiques qui sont loin d’être celles qui sont observables dans nombre de quartiers plus ou moins représentatifs de la “ France des banlieues ”. Inquiétante sur le plan du droit, au-delà de la question dite de l’insécurité, au regard des modifications de la procédure pénale et de leur caractère attentatoire aux libertés publiques.

Ce n’est pas dans les quartiers que l’on luttera contre les “ mafias ”, ni en augmentant les effectifs de police urbaine ou en mettant la “ pression ” sur telle ou telle cité. Le problème est ailleurs, à l’échelle déterritorialisée des réseaux de la criminalité organisée.

1 Cet article a été publié dans la revue Hommes et libertés,, n°120, Décembre 2002.

2 Entretien avec M. Sarkozy, Le Monde, daté du 31 mai 2002.

3 Entretien avec Mme Lebranchu et M. Vaillant,Le Monde, 6 septembre 2001.

4 Entretien avec M. Boutih, Le Monde, 13 juin 2002.

5 Rapport d’information déposé par la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales sur la violence des jeunes dans les banlieues, Assemblée Nationale, n°2832,1992.

6 Banlieues : les nouvelles frontières intérieures, rapport de Banlieuscopies, 1992.

7 L’économie souterraine de la drogue, CNV/MSH, 1994.

8 Voir la synthèse de P. Kopp, L’économie de la drogue, Paris, La Découverte, 1997. Voir aussi, L. Missaoui, A. Tarrius, Naissance d’une mafia catalane ? Perpignan, Ed. Trabucaire, 1999.

9 D. Duprez, M.. Kokoreff, Les mondes de la drogue, Paris, Odile Jacob, 2000.

10 M.L Cesoni, L’économie mafieuse en Italie : à la recherche d’un paradigme, Déviance et société, Vol 15, n°1, p. 51-83, 1995.

11 Voir, par exemple, Jean-Claude Ruano-Borbolan, Drogue et criminalité dans le monde contemporain, Sciences Humaines, n° 123, janvier 2002.

12 Pierre Kopp, L’analyse économique des organisations criminelles, Communications, n° 62, 1996, p. 159.

13 Voir l’article passionnant de Dionigri Puccio, L’ethnologue et le juge. L’enquête de Giovanni Falcone sur la mafia en Sicile, Ethnologie française, T. XXXI, 2001.

14 Les alliances entre le “ milieu ” et la “ caillera ” sont loin d’aller de soi. Voir, D. Duprez, M. Kokoreff;, M. Weinberger, Carrières, territoires et filières pénales : pour une sociologie comparée des trafics de drogues, Paris, OFDT, 2001.

15 Voir sur ces ces points, Michel Kokoreff : La Force des quartiers, Paris, Payot, 2003)

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