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LACAN
Radiophonie
8 Avril 1970
Ce document de travail (transcription littérale du fichier son) a pour sources principales :

  • Radiophonie [54 M, mp3], sur le site de Patrick VALAS.

  • Radiophonie [118 M, mp3], sur le site UBUWEB.


Ce texte nécessite l’installation de la police de caractères spécifique, dite « Lacan », disponible ici :

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Les références bibliographiques privilégient les éditions les plus récentes. Les schémas sont refaits.

N.B.  Ce qui s’inscrit entre crochets droits [ ] n’est pas de Jacques LACAN.

(Contact)

Table
I - Freud et Saussure
II - Structure et psychanalyse
III - Métaphore et métonymie
IV - Inconscient et connaissance
V - Connaissance et savoir
VI - Savoir et vérité
VII - Impossible et réel

Question I [04’ 02’’]

Jacques Lacan, vous affirmez dans les Écrits, que Freud anticipe sans s’en rendre compte les recherches de Saussure

et celles du Cercle de Prague. Pouvez-vous vous expliquer sur ce point ? 1

Votre question me surprend d’emporter une pertinence qui tranche sur les prétentions à « l’entretien »

que j’ai d’habitude à écarter. C’est même une pertinence redoublée, où à deux degrés plutôt :

vous me prouvez avoir lu mes « Écrits », ce qu’apparemment on ne tient pas pour nécessaire à obtenir de m’entendre,

puis vous y choisissez une remarque qui implique l’existence d’un autre mode d’information que la médiation de masse : que FREUD anticipe SAUSSURE n’implique pas qu’un bruit ait passé du premier au second.

De sorte qu’à me citer, vous me faites répondre avant que j’en décide, c’est ce que j’appelle « me surprendre ».
Partons du terme d’arrivée. SAUSSURE et le Cercle de Prague produisent une linguistique qui n’a rien de commun avec ce qui avant s’est couvert de ce nom, retrouvât-elle ses clefs entre les mains des Stoïciens... mais qu’en faisaient-ils ?

La linguistique avec SAUSSURE et le Cercle de Prague, s’institue d’une coupure qui est la barre posée entre le signifiant

et le signifié, pour qu’y prévale la différence dont le signifiant se constitue absolument, mais aussi bien effectivement s’ordonne d’une autonomie qui n’a rien à envier aux « effets de cristal » : pour le système du phonème par exemple

qui en est le premier succès de découverte.
On pense étendre ce succès à tout le réseau du symbolique en n’admettant de sens qu’à ce que le réseau en réponde [code], et de l’incidence d’un effet : oui, d’un contenu : non. C’est la gageure qui se soutient de la coupure inaugurale.

Le signifié sera ou ne sera pas scientifiquement pensable selon que tiendra ou non, un champ de signifiant

qui de son matériel même se distingue d’aucun champ physique par la science obtenu.
Ceci implique une exclusion métaphysique, à prendre comme fait de désêtre. Aucune signification ne sera désormais tenue pour aller de soi : qu’il fasse clair quand il fait jour par exemple, où les Stoïciens nous ont devancés.

Mais j’ai déjà interrogé plus haut : à quelle fin ?
Dussé-je aller à négliger certaines reprises de mots, je dirai « sémiotique » toute discipline qui part du signe - pas du signifiant - du signe pris pour objet, et pour marquer que c’est là ce qui faisait obstacle à la saisie comme telle du signifiant.

Le signe suppose le quelqu’un à qui il fait signe de quelque chose. C’est le quelqu’un dont l’ombre a occulté l’entrée dans la linguistique.

Appelez ce « quelqu’un » comme vous voudrez, ce sera toujours une sottise. Le signe suffit à ce que ce quelqu’un

se fasse du langage appropriation, comme d’un simple outil. De l’abstraction le langage n’est plus que support,

comme de la discussion moyen, avec tous les progrès de la critique - que dis-je ? - de la « pensée » à la clef.
Il me faudrait « anticiper » - reprenant le mot de moi à moi [cf. « Le temps logique et l’assertion de certitude anticipée », in « Écrits » p. 197] -

sur ce que je compte introduire sous la graphie de l’achose - l’achose : l, apostrophe, a, c, h, o, etc. - pour faire sentir

en quel effet prend position la linguistique. Ce n’est pas un progrès : une régression plutôt.
C’est ce dont nous avons besoin contre l’unité d’obscurantisme qui déjà se soude aux fins de prévenir l’achose.

Personne ne semble reconnaître autour de quoi l’unité se fait, et qu’au temps du quelqu’un qui recueillait

« la signature des choses » [Jacob Boehme : « De la signature des choses », Grasset, 1995], on ne présumait pas assez de la bêtise cultivée, pour oser inscrire le langage au registre de la « communication », ça c’est de nous.
Le recours à « la communication » protège, si j’ose dire, les arrières de ce que périme la linguistique, en y couvrant le ridicule

qui souvent ne se décèle que de l’a posteriori. C’est-à-savoir ce qui, dans l’occultation du langage tout en premier,

ne faisait figure que de mythe à s’appeler « télépathie ». Enfants perdus, mendigots de la pensée, que ce qui se targuait

de sa transmission - à la pensée - sans discours. Il arrive pourtant, ce mythe, à captiver FREUD - vous le savez -

qui n’y démasque pas le roi de cette cour des miracles dont il annonce le nettoyage. Miracle, c’est bien le cas de le dire, quand tous remontent à celui - premier à s’opérer - de ce qu’on télépâtisse du même bois dont on pactise :

contrat social en somme, effusion communicative, les promesses du dialogue quoi !
« Tout homme - qui ne sait ce que c’est ? - est mortel » : ah ! sympathisons d’être mis dans la même boite ! Parlons de Tout, c’est le cas de le dire, parlons de Tout ensemble, sauf de ce qui habite la tête du syllogiste à mettre SOCRATE dans le coup [« Socrate est un homme... » ]. Car de là il ressort que sans doute la mort est administrée comme le reste, et par et pour

les hommes, mais sans qu’ils soient du même côté pour ce qui est de la télépathie que véhicule une télégraphie,

dont le sujet ne cesse pas d’embarrasser chaque fois qu’on vient à ce carrefour.
Que ce sujet soit peu communicable, quoique bien déterminé, est ce dont la linguistique prend sa force,

force qui va jusqu’à mettre le poète - oui le poète ! - dans son sac. Car le poète se produit d’être…

qu’on me permette de traduire celui qui le démontre, mon ami JAKOBSON

…d’être mangé des vers, qui eux trouvent entre eux leur arrangement sans se soucier - c’est manifeste -

de ce que le poète en a su. D’où la consistance chez PLATON de l’ostracisme dont il frappe le poète en sa « République »,

et de la vive curiosité aussi, qu’il montre dans le « Cratyle », pour ces petites bêtes que paraissent être les mots,

à n’en faire qu’à leur tête.
On voit combien le formalisme était précieux à soutenir les premiers pas de la linguistique. Mais c’est tout de même

de trébuchements dans les pas du langage, dans ce qu’on appelle « la parole », qu’elle a pris son élan… Pour nous psychanalystes…

Que le sujet ne soit pas celui qui sache ce qu’il dit, quand bel et bien se dit quelque chose, par la bouche où on le loge, certes, mais aussi dans les balourdises d’une conduite qu’on met à son compte, dans la cervelle dont il ne s’aide

qu’à ce qu’elle dorme - cet organe s’avérant ne tenir sa portée subjective que de ce qu’il règle le sommeil.

Voilà ce que FREUD dévoile dans l’inconscient.
Car mon passage en ce monde - au nom de LACAN - aura consisté à articuler que c’est ça et que ce n’est rien d’autre.

N’importe qui peut s’en assurer maintenant, rien qu’à le lire.

N’importe qui opère selon ses règles, à psychanalyser, doit s’y tenir - sauf à le payer de choir dans la bêtise.
Dès lors à énoncer que FREUD anticipe la linguistique, je dis moins que ce qui s’impose, et qui est la formule

que je libère maintenant : « l’inconscient est la condition de la linguistique ». Sans l’éruption de l’inconscient, pas moyen que

la linguistique sorte du jour douteux dont l’Université, du nom des « sciences humaines », fait encore éclipse à la science.

Couronnée à Kiev par les soins de BAUDOUIN De COURTENAY, elle y fût sans doute restée.
Mais l’Université n’a pas dit son dernier mot. Elle va de ça :

  • faire sujet de thèse : « Influence, sur le génie de Raymond De Saussure [lapsus : « Ferdinand »] du génie de Freud »,

  • démontrer d’où vint au premier le vent du second. Avant qu’existât la radio !


C’est faire comme si elle ne s’en était pas passée de toujours, pour assourdir autant. Et pourquoi SAUSSURE

se serait-il rendu compte, pour emprunter les termes de votre citation, « mieux que Freud lui-même », de ce que FREUD anticipait, notamment la métaphore et la métonymie lacaniennes, lieux où SAUSSURE genuit [engendra] JAKOBSON ?
Si SAUSSURE ne sort pas les anagrammes 2 qu’il déchiffre dans la poésie saturnienne, c’est qu’il en sait la portée vraie, la canaillerie ne le rend pas bête, c’est parce qu’il n’est pas analyste. Dans cette position, celle d’analyste, par contre, les mauvais procédés dont s’habille l’infatuation universitaire, ne vous rate pas leur homme - il y a là comme un espoir, on ne sait pas pour qui - et le jettent droit dans une bourde comme de dire que l’inconscient est la condition du langage. Quand il s’agit de se faire « auteur » aux dépens de ce que j’ai dit - voire seriné - aux intéressés,

à savoir que « le langage est la condition de l’inconscient ».
Je ris encore du procédé devenu là stéréotype, au point que deux autres

mais pour l’usage interne d’une « Société » que sa bâtardise universitaire a tuée

…ont osé définir « le passage à l’acte » et « l’acting-out » très exactement des termes que je leur avais proposés,

pour les opposer l’un à l’autre, mais simplement à inverser ce que j’attribuais à chacun.

Façon, pensaient-ils, de s’approprier ce que personne n’avait su en articuler avant.
Si je défaillais maintenant, je ne laisserais d’œuvre que ces rebuts choisis de mon enseignement, dont j’ai fait butée

à l’information dont c’est tout dire qu’elle le diffuse. Ce que j’ai énoncé dans un discours confidentiel - à Sainte-Anne - n’en a pas moins déplacé l’audition commune, au point de m’amener par après un auditoire qui m’en témoigne d’être stable en son énormité. je me souviens de la gêne dont m’interrogeait un garçon qui avait assisté à la production

de ma « Dialectique du désir et subversion du sujet » devant un public fait de gens du « Parti » - le seul - parmi lesquels

il s’était égaré comme marxiste. J’ai gentiment - gentil comme je suis toujours - pointé à la suite de ce rebut

dans mes Écrits recueilli, l’ahurissement qui, de ce public, y fit réponse.
Et le garçon : « croyez-vous donc - me disait-il - qu’il suffise que vous ayez dit quelque chose, inscrit des lettres au tableau noir,

pour en attendre un résultat ? ». Un tel exercice a porté pourtant, j’en ai eu la preuve au titre seul d’abord du rebut

qui lui fit un droit pour mon livre, les fonds de la Fondation FORD qui motivait cette réunion, d’avoir à les éponger ces fonds, s’étant impensablement asséchés du même coup.
C’est que l’effet qui se propage n’est pas de communication de la parole, mais de déplacement du discours.
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FREUD, incompris, fût-ce de lui-même, d’avoir voulu se faire entendre, est moins servi par ses disciples

que par cette propagation là : celle sans quoi les convulsions de l’histoire restent énigme, comme les mois de Mai

dont se déroutent ceux qui s’emploient à les rendre serfs d’un sens - marxiste en l’occasion - dont la dialectique

se présente comme dérision. [20’ 10’’]
Question II [20’ 25’’]
Jacques Lacan, la linguistique, la psychanalyse et l’ethnologie ont en commun la notion de structure.

Á partir de cette notion, ne peut-on imaginer l’énoncé d’un champ commun qui réunirait un jour psychanalyse, ethnologie et linguistique ?
« Structure » est le mot dont s’indique l’entrée en jeu de l’effet du langage. Á partir de ceci que c’est pétition de principe

que d’en faire une fonction, individuelle ou collective, soit qui serait l’attribut d’un supposé [sub-posé : sub-jectum, ὑποκείμενον]

dans l’existence qui, quel qu’il soit - moi ou organisme adapté de connaissance - implique le « quelqu’un »

dont je parlais tout à l’heure. Fonction par où donc quelqu’un se représente les relations qui font le réel.

Ce dernier terme étant posé d’une catégorie lacanienne.
C’est au contraire de la présence déjà dans la réalité - laquelle n’est pas « catégorie » mais « donné » - de la présence,

non des relations au premier plan, mais des formules de la relation, qui prennent corps dans le langage, que nous partons, pour en suivre l’effet qui est proprement la structure. C’est ainsi qu’un discours peut dominer la réalité, sans supposer consensus de quiconque. Car c’est lui qui détermine la différence, à faire barrière entre sujets des énoncés, au pluriel,

et sujet de leur énonciation, au singulier. Rien de plus exempt d’idéalisme que ce que je dis là !
Nul besoin d’autre part, de parquer les structuralistes. Noir dessein à leur faire endosser l’héritage du pourrissement couvert - je ne dis pas causé - par l’existentialisme. N’importe qui a à se repérer de la structure, et s’en trouvera bien.

Pressentez ici ma réponse à la réunion de chapitres que vous me proposez.
Nota - ceci dit - : le particulier de la langue est ce par quoi la structure tombe sous l’effet de cristal, dit plus haut.

Le qualifier, ce particulier, d’arbitraire est lapsus que SAUSSURE a commis de ce qu’à contrecœur certes, mais par là d’autant plus offert au trébuchement, il l’a pris à partir de ce discours universitaire [U] dont je montre que le recel [S1Vérité de U],

c’est justement ce signifiant [S1] qui domine le discours du maître [M], celui de l’arbitraire [S1 asémantique aucun sens].
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U M

On voit que parler de corps n’est pas - quand il s’agit du symbolique - une métaphore.

Car le dit « corps » se trouve - pour le corps pris au sens naïf - déterminant : le premier fait le second de s’y incorporer. D’où l’incorporel qui reste marquer le premier, du temps d’après son incorporation.

Rendons justice aux stoïciens d’avoir su de ce terme [incorporel] signer en quoi le symbolique tient au corps.
Incorporelles sont :

  • la fonction qui fait réalité de la mathématique,

  • l’application de même effet pour la topologie,

  • ou l’analyse, en un sens large, pour la logique.


Mais c’est incorporée que la structure fait... l’affect, ni plus ni moins, seulement à prendre de ce qui de l’être s’articule,

n’y ayant qu’être de fait, soit d’être dit de quelque part. Par quoi s’avère que du corps il est second qu’il soit mort ou vif.
Qui ne sait le point critique dont nous datons dans l’homme l’être parlant : la sépulture, soit où d’une espèce s’affirme qu’au contraire d’aucune autre le corps mort y garde ce qui au vivant donnait le caractère : corps.

Corpse reste, ne devient charogne, le corps qu’habitait la parole, que le langage corpsifiait.
La zoologie peut partir de la prétention de l’individu à faire l’être du vivant, mais c’est pour qu’il en rabatte,

à seulement qu’elle le poursuive au niveau du polypier. Le corps, à le prendre au sérieux, est d’abord ce qui peut porter la marque propre à le ranger dans une suite de signifiants. Dès cette marque, il est support de la relation,

non éventuelle mais nécessaire, car c’est encore la supporter que de s’y soustraire.
D’avant toute date, Moins-Un désigne le lieu dit de l’Autre - avec le sigle du grand A - par LACAN.

De l’Un-en-Moins, le lit est fait à l’intrusion qui avance de l’extrusion : c’est le signifiant même.

Ainsi ne va pas toute chair. Des seules qu’empreint le signe à les négativer, montent - de ce que corps s’en séparent -

les nuées, eaux supérieures de leur jouissance [cf. Lituraterre], lourdes de foudres à redistribuer corps et chair.
Répartition peut-être moins comptable, mais dont on ne semble pas remarquer que la sépulture antique y figure

cet « ensemble » même dont s’articule notre plus moderne logique [ensembliste]. L’ensemble vide [Ø] des ossements est l’élément irréductible dont s’ordonnent, autres éléments, les instruments de la jouissance : colliers, gobelets, armes,

plus de sous-éléments à énumérer la jouissance qu’à la faire rentrer dans le corps.

Ai-je animé la structure ? Assez, je pense, pour - des domaines qu’elle unirait à la psychanalyse - annoncer que rien n’y destine les deux que vous dites, spécialement.
La linguistique, d’abord, peut définir le matériel de la psychanalyse, voire l’appareil de son opération. Elle laisse en blanc [elle est semblant : a] d’ se produit [S1] ce qui la rend effective cette psychanalyse, soit ce dont, à l’articuler comme L’acte psychanalytique [séminaire1967-68], je pensais éclairer plus d’un autre acte. Un domaine ne se domine que d’un opérateur. L’inconscient peut être - comme je le disais - la condition de la linguistique, ceci ne donne à la linguistique, pas la moindre prise sur lui.

[la linguistique comme discours de la science (H) laisse en blanc le a, soit d’ se produit (S1) ce qui rend effectif le discours analytique : ce qui est laissé en blanc

par la linguistique (et dans le discours de la science en général), est au cœur du discours analytique]
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H A

J’ai pu l’éprouver de la contribution que j’avais demandée au plus grand des linguistes Français pour en illustrer

le départ d’une revue de ma façon [La psychanalyse, N° 1], que de ce fait j’aurais voulue plus spécifiée dans son titre

- La psychanalyse, elle s’appelait - à rappeler à ceux qui en ont fait bon marché. De cette démarche j’avais espéré un pas dans le problème des mots antithétiques, dont il n’y a pas à s’étonner que FREUD l’ait introduit, si on m’entend.

Si le linguiste ne peut faire mieux que de formuler que le bon aise du signifié exige un choix dans l’antithèse,

ceci doit donner aux gens qui de parler l’arabe ont à faire face à beaucoup de tels mots, autant de mal qu’à répondre

à une montée de fourmilière.
Il n’y a pas moindre barrière du côté de l’ethnologie. Un enquêteur qui laisserait son informatrice lui conter fleurette de ses rêves, se fera rappeler à l’ordre, à le mettre au compte du terrain. Et le censeur ce faisant ne me paraîtra pas

- fut-il [sic] Claude LÉVI-STRAUSS - marquer mépris de mes plates-bandes. Où irait « le terrain » s’il se détrempait d’inconscient ? Ça n’y ferait - quoi qu’on en rêve - nul effet de forage, mais flaque de notre cru.
Car une enquête qui se limite au recueil d’un savoir, c’est d’un savoir de notre tonneau que nous la nourririons.

D’une psychanalyse elle-même, qu’on n’attende pas de faire le recueil des mythes qui ont conditionné un sujet

de ce qu’il ait grandi au Togo ou au Paraguay. Car la psychanalyse s’opère du discours qui la conditionne…

et que je définis cette année à la prendre par son envers [séminaire 1969-70 : L’envers de la psychanalyse]

…on n’obtiendra pas d’autre mythe que ce qui en reste en ce discours : l’Œdipe freudien.
Du matériel dont se fait l’analyse du mythe, écoutons LÉVI-STRAUSS énoncer qu’il est intraduisible.

Ceci à bien l’entendre, car ce qu’il dit c’est que peu importe en quelle langue ils sont recueillis,

toujours de même analysables, de se théoriser des grosses unités dont une « mythologisation » définitive les articule.
On saisit là d’où vient le mirage d’un niveau qui serait commun avec l’universalité du discours psychanalytique,

mais aussi, et du fait de qui le démontre - sans que l’illusion s’en produise. Car ce n’est pas d’un jeu de mythèmes qu’opère la psychanalyse. Qu’elle ne puisse se passer que dans une langue particulière - ce qu’on appelle positive, même à jouer de la traduire - y fait garantie « qu’il n’y a pas de métalangage » selon ma formule. L’effet de langage ne s’y produit que du cristal linguistique. Son universalité n’est que la topologie retrouvée, de ce qu’un discours s’y déplace.
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Discours spécifié de ce que la mythologie s’y réduise à l’extrême. Ajouterai-je que le mythe, dans l’articulation

de LÉVI-STRAUSS - soit : la seule forme ethnologique à motiver votre question - refuse tout ce que j’ai promu

de l’instance de la lettre dans l’inconscient :

  • il n’opère ni de métaphore, ni même d’aucune métonymie,

  • il ne condense pas, il explique,

  • il ne déplace pas, il loge, même à changer l’ordre des tentes.

Il ne joue qu’à combiner ses unités lourdes, où le complément - à assurer la présence du couple - démontre le poids d’un savoir. Ce savoir est justement ce que ruine l’apparition de sa structure.

Ainsi dans la psychanalyse - parce qu’aussi bien dans l’inconscient - l’homme, de la femme ne sait rien, ni la femme

de l’homme : au phallus se résume le point de mythe par où le sexuel est impliqué dans la passion du signifiant.

Que ce point paraisse ailleurs se multiplier [essaim de S1 produits dans le discours A], voilà ce qui fascine spécialement l’universitaire dans le discours duquel il fait défaut [S1 en place de Vérité  inaccessible dans U]. D’où procède le recrutement

des novices de l’ethnologie. Où se marque un effet d’humour... dit noir bien sûr, à se peindre de faveurs de secteur.
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U A

Ah ! faute d’une université qui serait ethnie, allons d’une ethnie faire université. D’où la gageure de cette pêche

dont se définit « le terrain » comme le lieu où faire écrit d’un savoir dont l’essence est de ne pas se transmettre par écrit.

Désespérant de voir jamais la dernière classe, recréons la première : l’écho de savoir qu’il y a dans la classification.

Le professeur ne revient qu’à l’aube... soit bien plus tard que le lever de la chouette hégelienne3. j’essaierai de garder même distance, à dire la mienne à la structure, au nom de ce que votre question met en jeu de la psychanalyse.
D’abord que, sous prétexte que j’ai défini le signifiant comme ne l’a osé personne, on ne s’imagine pas que le signe

ne soit pas mon affaire ! Bien au contraire c’est la première, ce sera aussi la dernière. Mais il fallait ce détour.

Ce que j’ai dénoncé d’une sémiotique implicite dont seul le désarroi aurait permis la linguistique,

n’empêche pas qu’il faille la refaire cette sémiotique, et de ce même nom, puisqu’en fait c’est de celle à faire,

qu’à l’ancienne nous le reportons.
Si le signifiant représente un sujet, dit LACAN - pas un signifié - et pour un autre signifiant - insistons : pas pour un autre sujet - alors comment peut-il tomber au signe qui de mémoire de logicien, représente quelque chose pour quelqu’un ?

C’est au bouddhiste que je pense, à vouloir animer ma question cruciale du « Pas de fumée sans feu ».

Psychanalyste, c’est du signe que je suis averti. S’il me signale le quelque chose que j’ai à traiter, je sais - d’avoir

à la logique du signifiant trouvé à rompre le leurre du signe - que ce quelque chose est la division du sujet : laquelle division tient à ce que l’Autre soit ce qui fait le signifiant, par quoi il ne saurait représenter un sujet qu’à n’être Un que de l’Autre.
Cette division répercute les avatars de l’assaut qui, telle quelle, l’a affrontée au savoir du sexuel traumatiquement

de ce que cet assaut soit à l’avance condamné à l’échec pour la raison que j’ai dite : que le signifiant n’est pas propre

à donner corps à une formule qui soit du rapport sexuel. D’où mon énonciation : « il n’y a pas de rapport sexuel »,

sous-entendu : formulable dans la structure.
Ce quelque chose où le psychanalyste, interprétant, fait intrusion de signifiant, certes je m’exténue depuis vingt ans

à ce qu’il ne le prenne pas pour une chose, puisque c’est faille, et de structure. Mais qu’il veuille en faire quelqu’un

est la même chose, puisque ça va à la personnalité en « personne totale », comme à l’occasion chante l’ordure4.

Le moindre souvenir de l’inconscient exige pourtant de maintenir à cette place le « quelque deux » [cf. « quelqu’un »],

avec ce supplément de FREUD qu’il ne saurait satisfaire à aucune autre réunion que celle - logique - qui s’inscrit : « ou l’un ou l’autre ».
Qu’il en soit ainsi du départ dont le signifiant vire au signe, où trouver maintenant le quelqu’un qu’il faut lui procurer d’urgence ? C’est le hic qui ne se fait nunc qu’à être psychanalyste, mais aussi lacanien. Bientôt tout le monde le sera, mon audience en fait prodrome, donc les psychanalystes aussi. Y suffirait la montée au zénith social de l’objet dit par moi petit a,

par l’effet d’angoisse que provoque l’évidement dont le produit notre discours, de manquer à sa production.

[le discours analytique qui part de la position silencieuse de l’analyste (a) interroge le sujet (S) qui produit en retour des signifiants maîtres (S1) vides de sens (S1
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