Utopie dans le monde / hors du monde : «la plus belle nuit du monde»





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Lamartine, Raphaël, CXIV, 1849
Un texte ironique de Musset sur le romantisme :

« Le Clerc.

Le romantisme, mon cher monsieur ! Non, à coup sûr, ce n' est ni le mépris des unités, ni l' alliance du comique et du tragique, ni rien au monde que vous puissiez dire ; vous saisiriez vainement l'aile du papillon, la poussière qui le colore vous resterait dans les doigts. Le romantisme, c'est l' étoile qui pleure, c' est le vent qui vagit, c' est la nuit qui frissonne, la fleur qui vole et l' oiseau qui embaume ; c' est le jet inespéré, l' extase alanguie, la citerne sous les palmiers, et l' espoir vermeil et ses mille amours, l' ange et la perle, la robe blanche des saules, ô la belle chose, monsieur !C' est l' infini et l' étoilé, le chaud, le rompu, le désenivré, et pourtant en même temps le plein et le rond, le diamétral, le pyramidal, l' oriental, le nu à vif, l' étreint, l' embrassé, le tourbillonnant ; quelle science nouvelle ! C' est la philosophie providentielle géométrisant les faits accomplis, puis s' élançant dans le vague des expériences pour y ciseler les fibres secrètes...
Cotonet.

Monsieur, ceci est une faribole. Je sue à grosses

gouttes pour vous écouter.
Le Clerc.

J'en suis fâché ; j' ai dit mon opinion, et rien au monde ne m' en fera changer. »

Musset, Lettres de Dupuis et Cotonet, 1837

Le jugement de Flaubert sur Graziella :
« Causons un peu de Graziella. C'est un ouvrage médiocre, quoique la meilleure chose que Lamartine ait faite en prose. (...) Et d'abord, pour parler clair, la baise-t-il, ou ne la baise-t-il pas ? Ce ne sont pas des êtres humains, mais des mannequins. - Que c'est beau ces histoires d'amour, où la chose principale est tellement entourée de mystère que l'on ne sait à quoi s'en tenir ! l'union sexuelle étant reléguée systématiquement dans l'ombre, comme boire, manger, pisser, etc ! Ce parti pris m'agace. Voilà un gaillard qui vit continuellement avec une femme qui l'aime, et qu'il aime, et jamais un désir ! Pas un nuage impur ne vient obscurcir ce lac bleuâtre ! O hypocrite ! S'il avait raconté l'histoire vraie, que c'eût été plus beau ! Mais la vérité demande des mâles plus velus que M. de Lamartine. »

Flaubert, Correspondance, Lettre du 24 avril 1852


Une lecture plus précise du Texte 5 (Maupassant, Une vie : "Et elle se mit à rêver...") :
Passage qui se situe au tout début du roman (ch.I) : Jeanna vient de sortir du couvent et retrouve la maison familiale de son enfance, Les Peuples. Le soir de son retour, toute à la joie de se retrouver à nouveau dans sa chambre, elle se met à sa fenêtre, regarde le paysage puis se met à rêver.
Un personnage en quête de l'aventure de l'amour:

- un texte construit comme un scénario :

* les étapes : - ll.1-13 : la rêverie amoureuse de la rencontre sur le mode du fantasme.

- ll. 14-25 : effectuation du fantasme.

- ll. 26-33 : reprise de la rêverie > le couple marié

* les outils du scénario :

- l'enchaînement logique : "Et"(l. 1,13,14,29,33), "Alors"(l.26)

- l'alternance impf./passé simple > 1er plan / arrière-plan.

-le jeu des adverbes lors de la2ème phase: "soudain(l.14)- brusquement(l.14)-tout à coup(l.19)" > effet de dramatisation et d'accélération.

- une construction intellectuelle :

* les verbes d'intériorité : "se mit à(l.1)-lui sembla(l.14)-se sentit(l.24-cherchant à pénétrer(l.27) -échafaudant l'avenir(l.27)"

Elle se met en condition : "elle se mit à...(l.1) - longtemps(2fois l.32) afin de donner corps à son fantasme : "là(l.14)-contre(l.15)-contre(l.15)-étreindre(l.16)

* un affadissement progressif :

- "rêver(l.1) > rêverie(l.25) > rêvasser(l.32)"

- le passage de l'actif au passif : l.1 : elle se mit > l.26 : elle laissa flotter

- l'image de la dérive : "flotter(l.26)-au courant(l.26)"
- une intense vie intérieure :

* la focalisation interne : - les verbes : "elle se mit à rêver(l.1)-il lui sembla(l.14)-elle pensa(l.22)-elle se sentit(l.24)"

- le disc. ind. libre : ll.2-5 / ll.7-13 / ll.28-31

* les marques de l'exaltation :

- la ponctuation expressive : ll.2-3

- les "et"

- les adverbes : "soudain"(l.14)-brusquement(l.14)-tout à coup(l.19)"

- les rythmes binaires et ternaires : ll.4-7 - ll.9-10 / ll.20-21

- l'amplification rythmique : ll.8-9 : 3/5/6/7/9/18

- le champ lexical de l'exaltation : "emplissait(l.2)-croissante(l.2)-toute( 2 fois l.6)-tellement(l.10)-tendue vers(l.17)-frisson(l.15)-courut de la tête aux pieds(l.15)-un élan de son âme affolée(l.20)-transport(l.20)-exaltation(l.25)"

- l'exacerbation des sens : # tout son corps est sollicité : ll.8-16 : "mains-cœurs-épaules

de la tête aux pieds-poitrine-lèvre."

# ses sens sont en éveil : l'ouïe : "entendant battre(l.9)- elle écoutait(l.22)." le toucher : répétition du verbe "sentir"(l9,14,24), "serrés l'un contre l'autre(ll.8-9)-la chaleur(l.9)-les mains dans les mains(l.8)-contre elle(l.14)-frisson(l.15)-serra...contre(ll.15-16)-passa(l.17)-un baiser(l.18)" la vue : absent du début du texte, elle apparaît lorsque Jeanne est "un peu calmée"(l.26), que sa rêverie se fait "plus razisonnable"(l.27) : ll.29-31 : "elle les voyait-suivraient d'un œil ravi-échangeant...des regards."

# le champ lexical de la sensualité : "la chaleur(l.9)-suave(l.10)-unis(l.10)-pénètreraient(l.11)-contre elle(l.14)-frisson de sensualité(l.15)-défaillir(l.17)-lèvre tendue(l.17)-haleine(l.18)-baiser d'amour(l.18)-élan(l.20)"
Les constructions mentales de Jeanne sur sa vie à venir qui se résume d'ailleurs à une vie amoureuse comblent le vide de son existence : "il l'emplissait depuis deux années"(l.2). Ses rêves jamais mis à l'épreuve de la réalité se sont inscrits en elle durablement. "depuis deux années" (l.2) et ont pris la consistance du réel. Mais comme le souligne l'effet de clôture du texte : "emplissait"(l.2)-"disparaître(l.33), Jeanne a fait naître un univers sans épaisseur, vain, l'univers du vide.
L'inanite de son lyrisme extatique

"Il l'avait tenue là sévèrement enfermée, cloîtrée, ignorée, et ignorante des choses humaines. Il voulait qu'on la lui rendît chaste à dix-sept ans pour la tremper lui-même dans une sorte de bain de poésie raisonnable; et, par les champs, au milieu de la terre fécondée, ouvrir son âme, dégourdir son ignorance à l'aspect de l'amour naïf, des tendresses simples des animaux, des lois sereines de la vie."(ch.I)
- Une représentation magique de l'amour :

-une formule magique : la répétition du mot "amour"(ll.1-2) lui donne une puissance incantatoire et évocatrice.

- un pouvoir magique : * les intensifs : "toute( x2 l.6 )-tellement(l.10) -plus secrètes(l.11)-pleins de(l.31)

* un lexique hyperbolique : "adorerait(l.6)-chérirait(l.6)-puissance(l.11)-indéfiniment(l.13)-indestructible(l.13)"

- un amour donné : "même pas(l.4)-n'...plus qu'(l.3)-voilà tout(l.5)-seulement(l.6)-aisément(l.11)-selle(l.11)"
- Une représentation stéréotypée de l'amour

- la fonction des italiques : "il -lui (ll.4-5) " évoquent des références romanesques, des citations.

- des scènes romantiques chargées de clichés :

* ll.6-12 :- décor : "les soirs-étoiles-nuit d'été-" évoqué à travers une image stéréotypée : " sous la cendre lumineuse qui tombait des étoiles"(ll.7-8)

- attitudes : "se promèneraient - ils iraient" décrites à travers une série de clichés

"les mains dans les mains-serrés l'un contre l'autre-battre leurs cœurs"

- une représentation de conte de fées : * un amour parfait : "adorerait-chérirait-unis-tendresse-sérénité-affection"

* un amour éternel : "et cela continuerait indéfiniment-indestructible"

*ll.28-31: une vie de couple et de famille idyllique :"calme château-deux enfants-fils pour lui-fille pour elle-courant sur l'herbe-œil ravi-regards pleins de passion"

- l'importance des abstractions:

*les généralités : "L'amour(l.2)-lui(l.3)

*les imprécisions : "vague(l.14)-inconscient(l.16)-quelque chose(l.17)-

presque(l.17)-sans doute(l.28-29)-"

*les comparaisons : "comme pour(l.16)-comme si(l.17)

*le vocabulaire abstrait :"âme(l.6-20)-tendresse(l.11)-pensées(l.12)-

sérénité(l.13)-affection(l.13)-foi(l.20)-son espoir(l.25)-son esprit(l.26)-l'inconnu(l.17)-l'impossible(l.20)-hasards(l.21)-pressentiments(l.21)-sort(l.22)."
Il s'agit d'une représentation naïve, vaine et totalement désincarnée de l'amour. On remarque par exemple que Jeanne n'imagine pas le physique de l'homme qu'elle aimerait rencontrer. L'ensemble des procédés qui dénoncent la naïveté de Jeanne trahissent également, par la mièvrerie qu'ils mettent en valeur et par le biais de l'ironie, le jugement critique de Maupassant sur l'éducation des jeunes filles au 19ème siècle.
- la présence de l'auteur

-le regard que Jeanne porte sur la nature projette sur cette dernière les désirs de la jeune fille. Il fonctionne à un second niveau comme un miroir ironique que seul le lecteur interprète. Les clichés romantiques des lignes 7-8/10/17-18/32-33 (lumière de la nuit, course des étoiles, vie du printemps, course de la lune)sont significatifs d'un personnage qui ne peut échapper à ses illusions .

-certaines précisions excessives telle celle de la ligne 30:"entre le platane et le tilleul" fonctionnent comme avertisseurs pour le lecteur de la distance que l'auteur prend avec son personnage.

- la construction de ce passage situé au tout début du roman est une mise en abyme de la structure du roman et fonctionne comme un protocole de lecture:

ll.1-24: l'exaltation : Jeanne projette ses désirs sur le réel.

ll24-25l'abattement:"triste-déception" Jeanne prend conscience de ses constructions mentales: "elle comprit".

ll.26-33 :la langueur : "calmée - elle laissa flotter-elle resta longtemps, longtemps" :avant de plonger dans une nouvelle illusion : " échafaudant son existence"
Jeanne aborde la vie avec ses modèles culturels et se fait tout un roman de l'avenir qui lui est dû. Ces images surfaites sont pour elle le bonheur. Le reste du livre s'acharnera à détruire ses rêves de jeune fille et à montrer l'inanité de son lyrisme extatique.

Jeanne attend "une aventure d'amour " comme celle de Pyrame et Thisbé peinte sur la tapisserie de sa chambre. Elle ne trouvera que le vide : "Oui, c'était fini d'attendre. Alors plus rien à faire, aujourd'hui, ni demain ni jamais. Elle sentait tout cela vaguement à une certaine désillusion, à un affaissement de ses rêves."(retour de voyage de noces-ch.6)
CONCLUSION: Emma regarde le monde qui l'entoure et souhaite y accéder. Elle se montre active pour tenter de faire coïncider ses rêves avec le réel, ce qui la mènera jusqu'au suicide.

Jeanne ne voit pas le monde, elle le "rêvasse". Elle retombe sans cesse dans ses illusions et dans la vacuité d'une existence subie dans une totale passivité. Elle régressera même jusqu'à l'infantilité et même l'acte de choisir sa mort lui sera refusé.

Corrigé de la question de synthèse
Quelles représentations de l’amour sont données à voir dans ces trois textes ?
Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie, 1787

Balzac, Le Père Goriot, 1835

Duras, Moderato cantabile, 1958
Les romans, selon G. Sand , sont presque tous des romans d’amour et c’est, en particulier, la relation amoureuse qui permet au roman de nous transmettre une vision de l’homme et du monde. C’est ainsi que la relation amoureuse est au cœur des trois textes de notre corpus. Scène de rupture déchirante dans l’extrait de Paul et Virginie de Bernardin de Saint-Pierre, discours initiatique de Mme de Beauséant à Rastignac sur le bon usage de l’amour et des femmes dans l’extrait du Père Goriot de Balzac et confrontation entre l’ordre du désir qui hante le monde intérieur d’Anne et l’ordre social et moral dans l’extrait de Moderato cantabile de M. Duras.

Il est remarquable de constater d’abord que l’amour, au sens de la passion amoureuse, apparaît comme étranger au monde social. La passion amoureuse dans le roman de la fin du XVIIIème siècle, qui se dit toujours de façon détournée, comme le montre l’emploi du terme « amitié » ou l’euphémisme «  tu m’es beaucoup plus cher qu’un frère » est une relation fusionnelle unissant à toutes les phrases le « je » et le « tu » et l’évocation du départ décrit comme un déchirement d’une part de soi-même quand Virginie utilise l’expression « me séparer de moi-même ». Face à ces valeurs d’authenticité et de don de soi pour l’autre s’oppose une représentation du monde où les valeurs sont celles de la cupidité, du paraître, de l’asservissement et de la hiérarchie. Paul y serait « esclave » et Virginie va y chercher « la fortune » et « la grandeur ». De même, loin du lyrisme élégiaque du premier texte, Mme de Beauséant, dans un discours didactique, offre au jeune Rastignac les moyens de comprendre le fonctionnement social qui doit lui permettre de « parvenir ». Là encore, la vision est celle d’un monde où triomphent le cynisme et la dissimulation comme le soulignent les expressions redondantes « cachez-le», « ne le laissez jamais soupçonner », « gardez bien votre secret », « ne le livrez pas », « apprenez à vous méfier ». Dans un tel monde, la passion authentique (« un sentiment vrai ») n’a pas de place et les êtres ne sont que les instruments d’une réussite égocentrique comme le souligne la comparaison péjorative des chevaux de poste et le verbe prosaïque « crever ». La représentation du monde social comme monde de l’artifice est enfin bien rendue dans l’extrait de Duras à travers cette parole impersonnelle du « on » qui fonctionne comme une instance morale qui juge la « victime ». Le comportement et l’ivresse d’Anne apparaissent scandaleux comme son refus du canard qui sonne comme une véritable trahison à l’ordre du groupe de celles qui, en rangs serrés « feront front », figées dans la posture d’ « épouses ». Là encore, le sentiment authentique, qui est celui du désir amoureux, que symbolisent le parfum sensuel du magnolia et la chanson de l’homme étendu sur la plage, apparaît comme étranger à l’ordre social et aux paroles stéréotypées d’une morale bourgeoise auquel succède un « silence » comminatoire qui expulse celle qui ne respecte pas les règles du groupe. L’écriture de Duras dans l’enchevêtrement des voix qui juxtapose la voix du groupe, celle d’Anne et celle du narrateur permet de rentre sensible l’écart qui se creuse entre la parole sociale figée et celle, vertigineuse, qui explore, dans l’ivresse, les désirs les plus inavouables.

Au terme de ce parcours, ce sont bien deux représentations du monde qui s’opposent et à chaque fois l’ordre social est présenté comme menaçant : partir c’est mourir pour Paul et Virginie, comme le souligne le jeu des antithèses à la fin du discours de Virginie (« je reste, je pars, je vis, je meurs »), entrer dans le monde relève d’un combat pour Mme de Beauséant et Rastignac aura bien besoin de ce « fil d’Ariane» que lui propose Mme de Beauséant pour affronter le Minotaure, refuser de jouer le jeu social à l’occasion d’un repas, c’est transgresser l’ordre auquel on appartient et risquer l’ostracisme, comme le met en valeur le silence qui finit par entourer Anne. Pour autant si Paul et Virginie nous apparaissent totalement étrangers à cet ordre social, qui est celui du réel, et si Anne nous semble un personnage en quête d’elle-même et proche de la rupture d’avec le milieu qui l’a façonnée, Mme de Beauséant et Rastignac au contraire apparaissent totalement adhérer au « livre du monde » qu’il ne s’agit pas, ici, de contester mais au contraire de bien lire.
Correction du travail d’écriture
« Mon idéal, ce serait de travailler tranquille, de manger toujours du pain, d'avoir un trou un peu propre pour dormir, vous savez, un lit, une table et deux chaises, pas davantage... Ah ! Je voudrais aussi élever mes enfants, en faire de bons sujets, si c'était possible... […]

Il y a encore un idéal, ce serait de ne pas être battue, si je me remettais jamais en ménage ; non, ça ne me plairait pas d'être battue... Et c'est tout, vous voyez, c'est tout...

Elle cherchait, interrogeait ses désirs, ne trouvait plus rien de sérieux qui la tentât. Cependant, elle reprit, après avoir hésité :

− Oui, on peut à la fin avoir le désir de mourir dans son lit... Moi, après avoir bien trimé toute ma vie, je mourrais volontiers dans mon lit, chez moi.

Et elle se leva. Coupeau, qui approuvait vivement ses souhaits, était déjà debout, s'inquiétant de l'heure. Mais ils ne sortirent pas tout de suite ; […]

Gervaise porte son regard sur l’alambic

Alors, Gervaise, prise d'un frisson, recula ; et elle tâchait de sourire, en murmurant :

− C'est bête, ça me fait froid, cette machine... la boisson me fait froid...

Puis, revenant sur l'idée qu'elle caressait d'un bonheur parfait :

− Hein ? n'est-ce pas ? ça vaudrait bien mieux : travailler, manger du pain, avoir un trou à soi, élever ses enfants, mourir dans son lit...

− Et ne pas être battue, ajouta Coupeau gaiement. Mais je ne vous battrais pas, moi, si vous vouliez, madame Gervaise... […]

− Il n'y a pas de crainte, je ne bois jamais, puis je vous aime trop... Voyons, c'est pour ce soir, nous nous chaufferons les petons.

Il avait baissé la voix, il lui parlait dans le cou, tandis qu'elle s'ouvrait un chemin, son panier en avant, au milieu des hommes. Mais elle dit encore non, de la tête, à plusieurs reprises. Pourtant, elle se retournait, lui souriait, semblait heureuse de savoir qu'il ne buvait pas. Bien sûr, elle lui aurait dit oui, si elle ne s'était pas juré de ne point se remettre avec un homme. Enfin, ils gagnèrent la porte, ils sortirent. »
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