10 numéros par an (pour 1 abonnement) 680,00 € Vente et abonnement à nos bureaux. Directeur de la publication : Gérard Quittard





télécharger 172.31 Kb.
titre10 numéros par an (pour 1 abonnement) 680,00 € Vente et abonnement à nos bureaux. Directeur de la publication : Gérard Quittard
page3/5
date de publication31.10.2017
taille172.31 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > documents > Documentos
1   2   3   4   5

Automédication : les règles à respecter
Que ce soit pour un rhume, un mal de gorge ou un mal de tête, les Français sont nombreux à se soigner eux-mêmes, sans passer par la case médecin. Pour contrer ces petits troubles du quotidien, ils vont réutiliser un médicament déjà prescrit ou en acheter sans ordonnance en pharmacie. Une pratique risquée si certains points de vigilance ne sont pas respectés.


4 visuels :

04_Automedication






Selon une enquête réalisée par l’institut Ipsos pour l’Association française de l'industrie pharmaceutique pour une automédication responsable (Afipa) et publiée en mars 2016, 80 % des Français auraient eu recours à l’automédication afin de traiter des troubles bénins au cours de l’année passée. Pour 92 % des personnes interrogées, les symptômes auraient disparu sans qu’elles aient eu besoin de consulter un médecin. Quelque 91 % des Français se sentiraient d’ailleurs capables de gérer seuls certains « problèmes de santé simples ». De leur côté, les médecins généralistes sondés reconnaissent que 45 % de leurs patients sont capables de soigner par eux-mêmes les maux bénins. Ils concèdent également que le développement de l’automédication pourrait désengorger leur cabinet (59 %), réduire les dépenses de santé (53 %) et leur permettre de se recentrer sur des problèmes sanitaires plus lourds (63 %).
Traiter les troubles bénins

Le Conseil national de l’ordre des médecins définit l’automédication comme « l’utilisation, hors prescription médicale, par des personnes, pour elles-mêmes ou pour leurs proches, et de leur propre initiative, de médicaments considérés comme tels et ayant reçu l’AMM (autorisation de mise sur le marché, NDLR), avec la possibilité d’assistance et de conseils de la part des pharmaciens ». Autrement dit, le patient qui souffre d’un rhume, d’un mal de gorge, de tête, de dent ou de ventre ou encore d’un petit traumatisme pioche dans la pharmacie familiale ou se rend directement en officine pour acheter des médicaments.

Le recours à l’automédication présente un avantage de taille pour le patient : la rapidité. Dans certaines régions, obtenir un rendez-vous avec un médecin généraliste peut s’avérer difficile, alors que les officines sont plus accessibles. « Certains patients se servent directement dans les produits en libre accès, d’autres viennent demander conseil au comptoir, observe Marcelline Grillon, pharmacienne et vice-présidente de la section A des pharmaciens d’officine de l’Ordre des pharmaciens. Dans tous les cas, nous accompagnons les patients dans leur choix, nous les conseillons et leur posons des questions pour éliminer d’éventuelles contre-indications ou des indices de gravité qui retarderaient le diagnostic. Si le patient nous présente sa carte Vitale et qu’il a un dossier pharmaceutique, nous pouvons consulter son historique pour éviter le risque d’interaction avec un autre traitement, puis nous renseignons le nom des médicaments pris, ce qui est important pour la sécurité des dispensations ultérieures. »
Demander conseil au pharmacien

En effet, l’automédication n’est pas sans risque. Elle peut entraîner un retard de diagnostic, engendrer une dépendance à certaines substances, et les interactions avec d’autres médicaments ou avec certains aliments peuvent avoir des conséquences sur la santé. « Les antihistaminiques sont, par exemple, contre-indiqués aux personnes qui sont traitées pour un glaucome. L’ibuprofène est, lui, interdit aux femmes enceintes », illustre la pharmacienne. Le premier réflexe doit donc être de solliciter les conseils de son pharmacien avant de se soigner seul.

« Même vendus sans ordonnance, les produits d’automédication restent des médicaments, il est donc important de lire la notice, de respecter les doses maximales et de vérifier que la date de péremption n’est pas dépassée, poursuit Marcelline Grillon. Pour traiter les enfants, il est nécessaire d’être vigilant sur le dosage. Enfin, si au bout de quelques jours les symptômes persistent, il ne faut pas hésiter à consulter son médecin et à lui indiquer quels médicaments on a pris. »

Léa Vandeputte
Encadré

La conservation des médicaments

La bonne conservation des médicaments participe à la préservation de leur efficacité, mais aussi au respect des règles de sécurité. Ainsi, il est conseillé de les garder dans un endroit sec, à l’abri de la chaleur et inaccessible aux enfants, l’idéal étant une armoire située en hauteur et fermée. Ils doivent être rangés dans leur boîte d’origine avec leur notice. Les médicaments non utilisés ou périmés, qu’ils soient entamés ou non, doivent être rapportés en pharmacie, où ils seront collectés, puis détruits.

PRÉVENTION

Calibrage

Texte principal : 4 659 signes

Encadré : 1 387 signes

Des médecins engagés contre les perturbateurs endocriniens

4 visuels :

05_PerturbateursEndocriniens

Depuis 2013, l’association Alerte des médecins sur les pesticides milite pour une meilleure régulation des substances polluantes ayant un impact sur notre santé. Leur dernière campagne de communication visait plus particulièrement les perturbateurs endocriniens, ces molécules que l’on retrouve partout dans notre environnement et auxquelles les fœtus et les jeunes enfants sont particulièrement sensibles.


« Perturbateurs endocriniens : la société doit protéger les femmes enceintes et leurs bébés ». C’est le slogan choisi, en mai dernier, par l’association Alerte des médecins sur les pesticides (AMLP) pour sa campagne de communication. « On sait aujourd’hui qu’en agissant sur notre système hormonal, les perturbateurs endocriniens, ces substances que l’on retrouve dans de très nombreux produits de grande consommation, contribuent à l’augmentation du nombre de cancers hormonodépendants, des malformations génitales, des troubles de la fertilité, mais aussi du diabète ou de l’obésité », explique le docteur Michel Nicolle, vice-président de l’association. Et c’est notamment au moment de la grossesse et des premières années de vie que l’exposition est la plus dangereuse. Le fœtus et les jeunes enfants conservent l’impact toxique acquis pendant de nombreuses années et les conséquences sur leur santé peuvent se manifester à l’âge adulte et sur plusieurs générations. Autre élément important désormais reconnu : ce n’est pas la dose de perturbateurs endocriniens (PE) qui fait le poison. Ils peuvent agir à des doses infimes sur le système hormonal des plus jeunes alors qu’ils ne sont pas forcément dangereux, même à haute dose, chez les adultes.
Aider les médecins dans leur pratique

« Face à ces problématiques, les médecins ne savent pas toujours comment agir en termes de prévention, ajoute le docteur Nicolle. C’est pour cela que notre campagne ne s’adresse pas seulement au grand public, mais aussi à eux, l’idée étant de les aider dans leur pratique. » Parmi les outils diffusés à l’occasion de cette campagne et toujours accessibles sur le site de l’association (Alerte-medecins-pesticides.fr) : des affiches de prévention à mettre aux murs des cabinets médicaux, des brochures à diffuser aux patients et des guides de conseils. Parallèlement, Alerte des médecins sur les pesticides organise des réunions d’information avec des généralistes, des spécialistes et des sages-femmes dans toute la France.

L’association milite aussi pour la généralisation, dans la pratique des médecins, d’une consultation « préconceptionnelle » axée sur les PE. L’idée est de proposer un questionnaire aux couples souhaitant faire un enfant afin qu’ils puissent évaluer leurs risques d’exposition aux perturbateurs endocriniens selon leurs habitudes de vie. En fonction des résultats, le médecin pourra leur donner des conseils de prévention. « Des solutions de bon sens existent pour se protéger, précise le docteur Nicolle. Ce sont des habitudes à prendre. En fait, il s’agit surtout de revenir aux basiques d’antan. » On trouve en effet des perturbateurs endocriniens (bisphénol A, phtalates, parabènes…) dans la plupart des produits modernes fabriqués par l’industrie pétrochimique : objets en plastique, PVC, mais aussi cosmétiques et certains pesticides, notamment les organochlorés.
Bannir le plastique de la cuisine 

L’association conseille par exemple de bannir le plastique de la cuisine, de préférer les ustensiles et les contenants en verre, en inox ou en céramique et de privilégier l’alimentation biologique. Elle recommande aussi de préférer les bocaux en verre aux boîtes de conserve : on peut encore, parfois, y trouver du bisphénol A malgré son interdiction dans les contenants alimentaires. Ne réchauffez pas les récipients en plastique au micro-ondes (la chaleur accélère la migration des PE dans la nourriture) et, concernant les cosmétiques et les produits d’hygiène, n’utilisez que les produits nécessaires et en petite quantité. Privilégiez par exemple le pain de savon au gel douche, la lessive en poudre à la lessive liquide et, pour le ménage, le vinaigre blanc et le bicarbonate de soude. Pour faire votre choix, vous pouvez vous aider des labels, comme l’Ecolabel européen ou Cosmebio, ou vous laisser guider par le site Noteo.info, qui évalue les produits en fonction de leurs performances sanitaires et environnementales. Enfin, pour les jouets, choisissez ceux qui sont estampillés « sans phtalates » et « sans PVC », fabriqués avec des tissus et du bois brut, sans vernis, avec une peinture d’origine végétale (labels Oko, Spiel Gut et NF petite enfance).

Delphine Delarue

Encadré

Et la réglementation ?

En France, la seule interdiction effective sur les perturbateurs endocriniens (PE) concerne le bisphénol A (BPA), proscrit des contenants alimentaires depuis la fin du mois de janvier 2015. De son côté, la Commission européenne a récemment publié, avec trois ans de retard, sa définition des PE et les a intégrés dans deux projets de texte pour la réglementation des pesticides et des biocides. Cette réglementation pourrait ensuite concerner les plastiques et les cosmétiques, mais l’interdiction totale semble encore bien loin. D’autant que, selon les ONG et les associations européennes, les critères retenus par la Commission écartent le principe de précaution et ne sont pas assez restrictifs pour les industriels : pour que l’interdiction d’un PE soit effective, il faudra que son impact sur la santé humaine ait été identifié sur la base d’un niveau de preuves particulièrement élevé et très difficile à atteindre. Cette insuffisance de cadre a tout récemment conduit une centaine de scientifiques à signer l’appel « Perturbateurs endocriniens : halte à la manipulation de la science » (publié par Le Monde le 29 novembre 2016), dans lequel ils demandent une réglementation plus stricte qui permette réellement de limiter l’exposition des populations. Ils accusent en outre l’industrie pétrochimique de tout faire pour ralentir les avancées dans ce domaine.
PRÉVENTION

Calibrage

Texte principal : 6 500 signes

Encadré : 644 signes

Travailler devant un écran n’est pas sans risque
Entre temps de travail et loisirs, nombreuses sont les personnes qui passent plus de huit heures par jour devant un écran. Or cette habitude peut avoir des effets sur la santé. Pour limiter les risques, de bonnes pratiques sont nécessaires.




5 visuels :

06_TravaillerSurEcran




L’informatique est omniprésente dans l’environnement de travail, et le temps que l’on passe devant un écran ne cesse d’augmenter. Dans le secteur tertiaire, beaucoup restent toute la journée assis devant un ordinateur et, une fois rentrés chez eux, certains s’y remettent, pour surfer sur le Net par exemple. Une telle pratique n’est pourtant pas anodine. Même s’il ne s’agit pas d’un risque immédiat, de mauvaises habitudes peuvent, à la longue, générer des troubles de santé. Le travail sur écran « ne constitue pas un risque soumis à une surveillance médicale particulière, précise Marie-Anne Gautier, médecin du travail et expert d’assistance médicale à l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), mais les deux principaux facteurs de risques associés au travail devant un écran sont les contraintes visuelles et celles sur l’appareil locomoteur ».
La sédentarité en cause

« Dans les métiers du BTP ou de la maintenance, les contraintes exercées sur le corps sont évidentes. Celui-ci est très sollicité et les postures sont souvent inconfortables et contraignantes, remarque Laurent Kerangueven, ergonome et expert d’assistance conseil en prévention à l’INRS. Lorsque l’on regarde travailler un salarié du secteur tertiaire, c’est beaucoup moins évident. »

Il met en garde contre les dangers de la sédentarité et préconise de « saisir la moindre occasion pour bouger de son poste, car la posture statique, contrairement à ce que l’on pourrait croire, est une source importante de troubles musculo-squelettiques (TMS) ». Selon l’ergonome, un cercle vicieux risque de s’installer : « Quand une personne travaille huit heures par jour à son bureau pratiquement sans bouger, bien souvent, en fin de journée, elle conserve un comportement sédentaire. Le temps passé derrière un écran se prolonge une fois rentré à la maison, avec la télévision, le smartphone, la tablette… » De plus, les douleurs que l’on peut ressentir, liées à ce type de travail, incitent à faire le moins d’efforts possible.

Le haut du corps qui souffre

Il est fréquent que les personnes travaillant sur écran se plaignent de douleurs au dos, à l’épaule, au coude, au poignet ou à la nuque. Le poignet et les doigts, par exemple, sont sollicités de manière répétitive. « Les douleurs peuvent aussi être dues à la position de la souris, notamment quand cette dernière se situe trop loin du clavier : toutes les articulations du membre supérieur (épaule, coude, poignet) sont alors en dehors de leur zone de confort », observe Laurent Kerangueven, qui conseille de rapprocher au maximum la souris du clavier. De même, la façon dont on frappe sur les touches peut concourir à l’apparition de TMS. Il est recommandé que la frappe soit effectuée le plus souvent avec les poignets « flottants », sans appui continuel sur la table. Les douleurs aux cervicales sont très fréquentes elles aussi, et pour les éviter, il faut placer le haut de l’écran au niveau des yeux. Il convient de faire de même lors de l’utilisation prolongée d’un ordinateur portable, en le plaçant sur un support incliné.
Reposer ses yeux

Les yeux, fixés sur un écran en permanence, sont également très sollicités. « Tout dépend de la personne, nuance Marie-Anne Gautier. Des troubles de la convergence peuvent se déclarer du fait de la fatigue des muscles oculomoteurs, aggravée par le travail sur écran. » « Il ne faut pas hésiter à consulter un ophtalmologiste si l’on ressent régulièrement des picotements des yeux ou des maux de tête, car ils peuvent être révélateurs de petits défauts de la vision », ajoute Laurent Kerangueven. « L’intensité du travail est plus en cause que l’écran lui-même », souligne Marie-Anne Gautier, qui recommande de « profiter d’un coup de téléphone, par exemple, pour quitter son écran des yeux et relâcher l’accommodation en regardant loin, sans chercher à fixer quelque chose ».
1   2   3   4   5

similaire:

10 numéros par an (pour 1 abonnement) 680,00 € Vente et abonnement à nos bureaux. Directeur de la publication : Gérard Quittard icon10 numéros par an (pour 1 abonnement) 680,00 € Vente et abonnement...
«France Mutualité» publie chaque mois la liste de ses cinquante derniers articles ou dossiers, brèves comprises. Vous pouvez télécharger...

10 numéros par an (pour 1 abonnement) 680,00 € Vente et abonnement à nos bureaux. Directeur de la publication : Gérard Quittard iconAbonnement annuel : 150 €

10 numéros par an (pour 1 abonnement) 680,00 € Vente et abonnement à nos bureaux. Directeur de la publication : Gérard Quittard iconAbonnement annuel : 150 €

10 numéros par an (pour 1 abonnement) 680,00 € Vente et abonnement à nos bureaux. Directeur de la publication : Gérard Quittard iconAbonnement annuel : 150 €

10 numéros par an (pour 1 abonnement) 680,00 € Vente et abonnement à nos bureaux. Directeur de la publication : Gérard Quittard iconAbonnement annuel : 150 €

10 numéros par an (pour 1 abonnement) 680,00 € Vente et abonnement à nos bureaux. Directeur de la publication : Gérard Quittard iconAbonnement annuel : 150 €

10 numéros par an (pour 1 abonnement) 680,00 € Vente et abonnement à nos bureaux. Directeur de la publication : Gérard Quittard iconAbonnement annuel : 150 €

10 numéros par an (pour 1 abonnement) 680,00 € Vente et abonnement à nos bureaux. Directeur de la publication : Gérard Quittard iconAbonnement annuel : 150 €

10 numéros par an (pour 1 abonnement) 680,00 € Vente et abonnement à nos bureaux. Directeur de la publication : Gérard Quittard iconAbonnement annuel : 150 €

10 numéros par an (pour 1 abonnement) 680,00 € Vente et abonnement à nos bureaux. Directeur de la publication : Gérard Quittard iconAbonnement annuel : 150 €






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com