Place et rôle des marchands espagnols à Bordeaux





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date de publication31.10.2017
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Michel Bochaca

Professeur d’histoire médiévale

Université de La Rochelle – UMR LIENSs
Place et rôle des marchands espagnols à Bordeaux :

l’exemple de Pierre del Poyo (1497-1505)
Les marins et les marchands castillans, concurrents commerciaux et ennemis sur mer des Anglais et des Gascons tout au long des XIVe et XVe siècles, tardent à venir à Bordeaux après la conquête française de 1453. Certains ne font que passer à Bordeaux le temps de mener à bien leurs affaires, d’autres y séjournent pour une durée plus ou moins longue, certains finissent par s’y établir durablement mais sans que jamais le groupe ne constitue une communauté importante et reconnue par les autorités municipale ou royales.

Après nous être intéressé dans deux études antérieures aux activités de Diego de Castro (1494-1502) et à celles de Thomas de Bondié (1505-1519), c’est Pierre del Poyo, qui retiendra notre attention. Assurant une sorte de transition chronologique entre les deux précédents, il a d’abord travaillé pour le compte du premier, tandis que le second lui a succédé dans les affaires. Son insertion économique lui permet d’occuper à Bordeaux une place de premier plan dans les circuits d’exportation du pastel languedocien vers l’Angleterre et la Flandre. Les principales retombées sociales en sont une naturalisation et l’accession à la bourgeoisie. Néanmoins ses relations économiques restent en majorité inscrites dans les milieux ibériques et cette prégnance des origines se marque aussi dans une forme d’endogamie lorsque sa fille contracte mariage.

Mickaël Augeron

Maître de conférences HDR d’histoire moderne

Université de La Rochelle – EA CRHiA
Les étrangers sur le port et dans la ville de La Rochelle à la fin du XVIe siècle
Peu de temps après le début des guerres de religion, en 1568, La Rochelle bascule dans le camp protestant. La politique de l’Amiral Coligny rencontre dans ce nid de corsaires atlantiques un soutien solide. La lutte contre l’Espagne dont il est le promoteur met les Rochelais en contact avec le monde musulman. A titre individuel, certains capitaines corsaires n’hésitent pas à se rendre chez les « mores » pour y vendre des prisonniers ibériques et/ou des navires arraisonnés en mer. En 1571, Coligny envoie deux « embassadeurs » chez le « Turc », tandis que Jeanne d’Albret resserre ses liens avec les « morisques » installés en France, dans le Béarn et à La Rochelle. Les projets reposent en partie sur une haine commune de l’Espagnol. Musulmans et huguenots ont tous intérêt à disperser l’attention – et donc les forces – de Philippe II.

Bernard Michon

Maître de conférences en histoire moderne

Université de Nantes / EA CRHIA

Les marchands étrangers à Nantes au XVIIe siècle

Port de fond d’estuaire ouvrant sur un vaste bassin fluvial, la place commerciale de Nantes se trouve au cœur des grands courants d’échanges à l’échelle européenne dès la seconde moitié du XVIe siècle. Le XVIIe siècle représente une période charnière puisqu’il est marqué par l’ouverture et l’essor de la route antillaise, porteuse de la prospérité de la ville au siècle suivant.
La présence de marchands d’origine étrangère à Nantes constitue une réalité ancienne : le puissant marchand castillan André Ruiz, établi dans la seconde moitié du XVIe siècle, en est sans conteste l’exemple le plus célèbre. Cette communication vise à étudier l’importance de ces communautés marchandes étrangères dans le port ligérien et leurs principales origines géographiques au XVIIe siècle. Les activités commerciales auxquelles ils prennent part et les structures commerciales qu’ils utilisent seront ensuite examinées. Les réactions des Nantais « de souche », souvent hostiles à l’image du manifeste du Carme Jean Éon sur Le commerce honorable (1636) et parfois xénophobes, posent cependant la question de possibles exemples d’intégration.

Philippe Hrodej

Maître de conférences d’histoire moderne

Université de Bretagne sud / Lorient – UMR CERHiO

Les « étrangers » embarqués sur les corsaires d'après les rôles d'équipages de Saint-Malo entre 1691 et 1712 : pis-aller ou contribution vitale ?

Durant les deux derniers conflits louis-quatorziens, aucun corsaire n'appareille de Saint-Malo ou presque sans avoir à son bord des étrangers. L'ordonnance de 1681 en limite le nombre à un tiers maximum, mais ils sont plus nombreux, parmi les autres contingents, palliant l'absence de matelots classés (jeunes, vieux, volontaires, invalides). Aussi peut-on se demander ce que revêt réellement le terme d'étrangers. Combien sont-ils réellement et peut-on entrevoir une certaine « acclimatation » à la Bretagne-Nord, voire une fusion avec la population littorale ?

Sylviane Llinares

Professeur d’histoire moderne

Université de Bretagne sud / Lorient – UMR CERHiO

Des Messieurs si tranquilles. Anglais, Irlandais et Écossais dans les ports bretons durant la guerre de Sept Ans.

Nous avons choisi d’aborder la question des étrangers migrants et résidents dans les villes et ports à l’époque moderne à partir d’une série de documents conservés aux Archives Nationales dans les fonds de la Marine. Il s’agit d’un dossier de trente pièces qui livrent des informations sur l’état des familles anglaises, irlandaises et écossaises présentes en Bretagne lors de la guerre de Sept Ans. Cette enquête réalisée dans tous les ports depuis Nantes jusqu’à Saint-Malo et même Rennes répond aux instructions du comte de Saint-Florentin, chancelier et secrétaire d’État à la Maison du Roi, relayées par le ministre de la Marine, le duc de Choiseul, et par le duc d’Aiguillon, gouverneur de la Province, au tout début de l’année 1762. L’objectif est alors d’expulser les sujets du roi d’Angleterre de la province. Les maires ont reçu l’ordre de perquisitionner les rues, les quartiers, les faubourgs, les auberges, d’interroger les citadins, afin d’établir la liste des Anglais, Irlandais et Écossais en résidence ou transit depuis 1756 et même avant 1756 sans aucune exception. Les documents livrent des données quantitatives et qualitatives sur la situation familiale et professionnelle de ces sujets étrangers dont on a cherché l’ancienneté d’établissement. Ce sont aussi des bribes de vie qui apparaissent çà et là et qui révèlent des parcours migratoires originaux. Dans l’ensemble, ces résidents et leurs familles sont vus positivement, leur conduite est exemplaire, l’appartenance religieuse catholique favorisant également cette bonne perception. Utiles, intégrés et si tranquilles, ils ne sont pas suspectés dans les ports bretons et échapperont à une expulsion.
Pierrick Pourchasse

Professeur d’histoire moderne

Université de Bretagne Ouest / Brest – EA CRBC

Les communautés marchandes de l'Europe du Nord dans les ports atlantiques au XVIIIe siècle

Au cours de la période moderne, les navires de l'Europe du Nord fréquentent régulièrement les rivages de l'Atlantique pour charger du sel et des vins et venir y livrer des munitions navales du Nord. Très rapidement pour des questions de confiance et de maitrise des flux d'informations, les marchands envoient des membres de leurs communautés dans les ports qu'ils fréquentent. Les Hollandais sont les premiers à s'installer dans les places commerciales de l'Atlantique puis les Allemands et enfin les Scandinaves. Cette communication se propose d'expliquer les stratégies négociantes structurant cette migration marchande ainsi que l'évolution des communautés entre le XVIIe et le XVIIIe siècle.

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