Examen clinique du nouveau-né





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Sémiologie Pédiatrique

Coordinateur
Patrick PLADYS

Rédacteurs :
Dr Isabelle GRANIER

Pr Michel ROUSSEY

Pr Patrick PLADYS

Dr Estelle MARCOUX

Dr Alain DABADIE

Dr Marc DE KERDANET

Dr Camille ARBERET

Dr Céline CHAPPE

Dr Véronique DESPERT

Pr Odile KREMP

Dr Sandra MERCIER
Plan


Objectifs
Mortalité et morbidité en France et dans le monde
Entretien pédiatrique
Examen clinique du nouveau-né 
Sémiologie en génétique
Appréciation de la situation sanitaire et sociale (Carnet de santé..)
Evaluation nutritionnelle et croissance
Allaitement maternel, allaitement artificiel et diversification
Appréciation des développement psycho-moteur et sensoriel
Adolescence
Puberté
Sémiologie radiologique pédiatrique 
Examens biologiques pédiatriques
Sémiologie d’appareil

Objectifs généraux

    • Savoir reconnaître ce qui relève de l’examen clinique normal

    • Savoir apprécier une situation pédiatrique dans sa globalité


Objectifs de l’entretien pédiatrique

    • Savoir réaliser un entretien pédiatrique et conduire un examen clinique

    • Savoir communiquer avec les enfants et les familles

    • Savoir réaliser une observation médicale pédiatrique


Objectifs de l’examen clinique du nouveau-né 

    • Savoir décrire l’examen néonatal normal

    • Connaître les principales malformations et anomalies à dépister à la naissance


Objectifs de l’appréciation de la situation sanitaire et sociale (Carnet de santé..)

    • Introduire la PMI

    • Dépistage de l’autisme et de l’hyperactivité avec déficit de l’attention

    • Examen de la dentition - Depistage des caries


Objectifs Evaluation nutritionnelle et croissance

    • Savoir interpréter des courbes de croissance


Objectifs Allaitement maternel, allaitement artificiel et diversification
Objectifs de l’appréciation des développement psycho-moteur et sensoriel

    • Savoir décrire les principales acquisitions au cours des deux premières années de vie

    • Connaître les méthodes et les moyens du dépistage des déficits sensoriels

      • Examen de l'audition

      • Examen de l'oeil et de la vision


Objectifs Adolescence
Objectifs Puberté
Objectifs sémiologie radiologique pédiatrique

    • Savoir analyser une radiographie pulmonaire de face

    • Connaître les particularités des radiographies osseuses en pédiatrie


Objectifs examens biologiques pédiatriques

    • Décrire l’hémogramme normal



Objectifs sémiologie d’appareil

    • Signes de déshydratation

    • Tolérance de la fièvre

    • Signes d’insuffisance cardiaque

    • Examen ORL pédiatrique

    • Rhumatologie infantile

Mortalité et morbidité en France et dans le monde
Odile Kremp *, Michel Roussey **
* Faculté libre de Médecine de Lille

**Département de Médecine de l’Enfant et de l’Adolescent - CHU de Rennes - Université de Rennes 1


Les taux de mortalité et de morbidité constituent d’excellents indicateurs de l’état de santé d’une population. Il est relativement aisé d’obtenir les statistiques de mortalité, notamment en France avec les données des certificats de décès analysés par le CepiDC (Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès) de l’Inserm selon les règles de la classification internationale des maladies. Les statistiques de morbidité sont plus imprécises, les sources étant fragmentaires et dispersées : Insee, Assurance maladie, Ministère de la Santé, Irdes, INPES.



  1. Mortalité


La mortalité des enfants se concentre principalement sur la première année de vie. Il s’agit de la mortalité infantile, qui constitue un bon indice du niveau de santé d’un pays. Son taux est calculé par le nombre de morts au cours de la première année de vie rapporté à 1000 enfants nés vivants. Très élevé dans les pays sous-équipés (150-300 pour mille), il s’est fortement abaissé dans les pays occidentaux (moins de 5 pour mille).

L’évolution du taux de mortalité infantile est connue en France depuis longtemps grâce aux statistiques tirés des registres paroissiaux et surtout depuis 1800 des registres d’Etat Civil et exploitées par l’Insee. Les données sur les décès et leurs causes sont publiées annuellement par l’Iinserm.

La mortalité infantile en France est depuis plusieurs années proche de 4 pour 1000. La moitié des décès a lieu pendant la première semaine de vie ; il existe une surmortalité masculine de 30 %. En dehors des décès liés aux problèmes périnatals et aux malformations, la mort subite du nourrisson représente près de 10 % des causes
Lorsque le taux de la mortalité infantile est bas, il est intéressant d’en étudier les composantes. La mortalité infantile se différencie en effet :

  • en mortalité néonatale de 0 à 27 jours

  • et mortalité post-néonatale de 28 à 365 jours.

Cette distinction repose sur les causes différentes de ces deux types de mortalité.
La mortalité post-néonatale est due principalement aux maladies infectieuses et à la malnutrition, elles-mêmes liées à la pauvreté et à l’ignorance. Ces causes, dites « exogènes », restent majoritaires dans les pays sous-équipés mais, bien connues, elles peuvent être efficacement combattues par une meilleure hygiène de vie, l’éducation sanitaire, les vaccinations, les antibiotiques, les lois sociales. L’importante baisse de la mortalité infantile dans la première moitié du XXème siècle est due avant tout à la baisse de la mortalité post-néonatale et dans les pays industrialisés, c’est la mort subite du nourrisson qui représente maintenant la première cause de cette mortalité. Mais même dans cette étiologie, les progrès ont été importants depuis 15 ans avec un nombre passant en France de 1405 en 1989 à 259 en 2003.
La mortalité néonatale, au contraire, relève surtout de causes dites « endogènes », dont les principales sont la prématurité, les malformations, le mauvais déroulement de l’accouchement. Cette mortalité concerne les décès des enfants nés vivants et morts entre 0 et 27 jours révolus. Elle est elle-même subdivisée en mortalité néonatale précoce entre 0 et 6 jours révolus et mortalité néonatale tardive entre 7 et 27 jours révolus. La grande majorité des morts se produit pendant les premiers jours de la vie, bien que les progrès réalisés en néonatologie maintiennent en survie un certain nombre d’enfants, cette survie pouvant même se prolonger plusieurs mois.
Les causes de la mortalité néonatale précoce étant souvent les mêmes que celles entraînant la mort in utero au cours du dernier trimestre de la grossesse (mortalité fœtale tardive ou mortinatalité), il est commode de regrouper les deux et d’étudier la mortalité périnatale en les rapportant au nombre de naissances totales. Ceci évite les erreurs d’appréciation sur la vitalité de l’enfant à la naissance (faux mort-nés) et se justifie par le fait que les causes de mort sont souvent les mêmes.

On entend par né vivant tout enfant qui respire ou manifeste tout autre signe de vie à la naissance, et ceci indépendamment de sa durée de gestation. On entend par mort-né tout enfant n’ayant manifesté aucun signe de vie à la naissance. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande de prendre en compte tous les fœtus ou enfants pesant au moins 500 grammes à la naissance et/ou mesurant au moins 25 cm et/ou d’âge gestationnel  22 semaines d’aménorrhée.
Un certificat de décès spécifique à la période néonatale a été mis en place depuis 1998 ; il comporte des items sur l’état de l’enfant à la naissance, les caractéristiques de l’accouchement et des données démographiques sur les parents. Il permet de préciser les causes fœtales (ou néonatales) et obstétricales (ou maternelles) déterminantes du décès.

Schéma des différentes périodes de la grossesse et de la première année



GROSSESSE NAISSANCE 1ère ANNEE 1 AN

1er trimestre

Embryon

2ème trimestre

Fœtus

3ème trimestre

Fœtus

0 6j

7j 27j

28j 365j

Avortement

Mortalité fœtale tardive

Mortalité néonatale

Mortalité post-néonatale

précoce

tardive

Mortalité périnatale



Mortalité infantile




Mortalité fœto-infantile



La mortalité périnatale était en 1970 de 23,4 ‰, mais grâce aux mesures prises par le gouvernement, en particulier le Programme Finalisé Périnatalité, cette mortalité est tombée à 12,9 ‰ en 1980, en dessous de 7 ‰ en 1998 ; ensuite le taux a stagné, notamment en raison de la mortalité néonatale qui ne baissait plus. Cela a conduit à de nouvelles mesures gouvernementales en faveur de la périnatalité. Le taux est remonté de manière technique depuis 2002 où la France a complètement appliqué les recommandations de l’OMS.

Evolution des composantes de la mortalité infantile en France métropolitaine

(Taux pour 1000 naissances)





Taux de mortalité



année

Néo-natale
précoce =
enfants décédés à moins de 7 jours

Néo-natale =
enfants décédés à moins de
28 jours

Post-néo-natale
= enfants décédés à plus de 28 jours et
moins d'un an

Infantile =
enfants décédés à moins d'un an

Péri-natale =
enfants décédés à moins de 7 jours ou sans vie (mort-nés)

Foeto- infantile
= enfants décédés à moins d'un an ou sans vie (mort-nés)

Taux de

morti-natalité

= enfants

sans vie (mort-nés)

Pour 1000 enfants nés vivants

Pour 1000 enfants nés vivants ou sans vie

1900










150.0










1920










100.0










1950




25.4

26.6

52.2










1960

14.4

17.6

9.0

25.6

31.3




16.9

1970

10.2

12.6

5.5

18.2

23.4




13.3

1980

4.4

5.8

4.3

10.0

12.9

18.5

8.6

1990

2.5

3.6

3.8

7.3

8.3

13.2

5.9

1995

2.2

2.9

2.0

4.9

7.4

10.1

5.3

2000

2

2.8

1.6

4.4

6.6

9.0

4.6

2001

2.1

2.9

1.6

4.5

6.9

9.3

4.8

2002

1.8

2.7

1.4

4.1

*10.0

12.2

*8.2

2003

1.8

2.6

1.4

4.0

10.7

12.9

8.9

2004

1.8

2.6

1.3

3.9

10.9

13.0

9.1

2005




2,3




3.5










2006




2,3

1,3

3,6

10,8




9,3

Champ : France métropolitaine

(p) Résultats provisoires

*Augmentation « technique » (cf texte)
La mortalité chez les enfants de 1 à 4 ans est de 0,3 ‰ et continue à diminuer lentement (source CepiDC 2004). Cette mortalité est due essentiellement aux accidents (30 %). Ce sont maintenant les tumeurs malignes et leucémies (18 %) qui arrivent au deuxième plan, avant les anomalies congénitales et anomalies chromosomiques (11,5 %). La mortalité par infections pulmonaires et générales a considérablement régressé, bien que ces maladies soient encore fréquentes.
La mortalité chez les enfants de 5 à 14 ans est la plus faible de toutes les classes d’âge avec des variations faibles dans le temps ; elle est de 0,1 ‰. Ce sont les accidents qui constituent le tiers des décès ; la deuxième cause est représentée par les tumeurs et les leucémies (25 %)
La mortalité chez les jeunes de 15 à 24 ans s’élève de nouveau, atteignant 0,7 ‰ pour les garçons et 0,25 ‰ pour les filles ; les morts violentes représentent 65 % de la mortalité avec 36 % d’accidents de transport et 16 % de suicides ; les tumeurs ne représentent plus que 10 % des décès.
Malgré une amélioration certaine, la France reste mal placée dans les pays européens, en particulier en raison des accidents domestiques et de la circulation.


  1. Morbidité en France



On sait que la fréquence d'une maladie se juge par son incidence (nombre de nouveaux cas pendant une période donnée) et sa prévalence (nombre de cas existant à une date ou pendant une période donnée). Il est assez difficile de connaître avec précision la morbidité d'un pays car les renseignements fournis par les hôpitaux, les consultations, les médecins privés traduisent des activités particulières qui ne peuvent être rapportées à l'ensemble de la population. Pour les enfants les plus jeunes, l’exploitation des trois certificats de santé obligatoires (8ème jour, 9ème et 24ème mois), et pour les enfants de 3 et 6 ans, les visites médicales à l’école apportent de nombreuses données de morbidité. Pour les grands enfants et les adolescents qui sont peu consommateurs de soins, des enquêtes sont réalisées en milieu scolaire par les médecins de l’Education Nationale. Les enquêtes « Baromètre santé jeunes », réalisées par l’Institut National de Promotion et d’Education pour la Santé (INPES) donnent des indications sur les comportements qui détermineront l’état de santé à l’âge adulte : habitudes alimentaires, consommation d’alcool, de tabac, de drogues illicites, comportements de protection lors des relations sexuelles, violence, activités sportives…

L’analyse des données d’hospitalisation à partir des données du PMSI (Programme de Médicalisation du système d’Information : codage des résumés de sortie d’hospitalisation), permet de connaître les principales causes d’hospitalisation en fonction de l’âge

L’exploitation des données de la Sécurité Sociale permet de connaître les causes d’admissions en Affection de Longue Durée (ALD).

Depuis une dizaine d’années, les rapports successifs « La Santé en France », établis par le Haut Comité de Santé Publique ont permis d’éclairer plus précisément la morbidité de certaines catégories
A la naissance
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