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Hystérique : soutien de SS: (impossible) impuissance de S2 à rejoindre (a) inconsistance logique du discours (exclusion de a),

  • discours du Maître : soutien de S1 → S2 (impossible) impuissance de (a) à rejoindre S incomplétude logique du discours (exclusion de S),

  • discours Universitaire : soutien de S2 →: (impossible) impuissance de S à rejoindre S1 → indémontrabilité logique du discours (exclusion de S1),

  • discours Analytique : soutien de a S  : (impossible) impuissance de S1 à rejoindre S2→ indécidabilité logique du discours (exclusion de S2).]


    c:\users\alain\desktop\lacan séminaires\ressources\doc s20\47.jpg

    12 Décembre 1972 Table des séances
    RÉCANATI
    LACAN
    LACAN paraît-il, pour son 1er séminaire - comme on l’appelle - de cette année, aurait parlé, je vous le donne en mille,

    de l’amour, pas moins ! La nouvelle s’est propagée ! Elle m’est revenue même de pas très loin bien sûr, d’une petite ville de l’Europe [Amsterdam] où on l’avait envoyée en message. Comme c’est sur mon divan que ça m’est revenu, je ne peux pas croire que la personne qui me l’a rapportée y crût vraiment, vu qu’elle sait bien que ce que je dis de l’amour

    c’est assurément qu’on peut pas en parler. « Parlez-moi d’amour », ça veut dire des chansonnettes. J’ai parlé de la lettre d’amour,

    de la déclaration d’amour, c’est pas la même chose que la parole d’amour. Enfin je pense qu’il est clair - même si vous

    ne vous l’êtes pas formulé - il est clair que dans ce premier séminaire j’ai parlé de la bêtise, de celle qui conditionne

    ce dont j’ai donné cette année le titre à mon séminaire, et qui se dit « Encore ». Vous voyez le risque !
    Je vous dis ça uniquement pour vous dire ce qui fait ici le poids, le poids de ma présence, c’est que vous en jouissez :

    ma présence seule - du moins j’ose le croire - ma présence seule dans mon discours, ma présence seule est ma bêtise.

    Je devrais savoir que j’ai mieux à faire que d’être là. C’est bien pour ça que je peux avoir envie tout simplement

    qu’elle ne vous soit pas assurée en tout état de cause. Néanmoins il est clair que je ne peux pas me mettre dans une position de retrait, de dire qu’« encore ! et que ça dure » c’est une la bêtise, puisque moi-même j’y collabore.

    Évidemment je ne peux me placer que dans le champ de cet Encore. Et peut-être à remonter un certain discours qui est

    le discours analytique jusqu’à ce qui fait le conditionnement de ce discours, à savoir cette vérité, la seule qui puisse être incontestable de ce qu’elle n’est pas, qu’il n’y a pas de rapport sexuel, ceci ne permet d’aucune façon de juger

    de ce qui est ou n’est pas de la bêtise.
    Et pourtant il ne se peut pas, vu l’expérience, qu’à propos du discours analytique quelque chose ne soit pas interrogé,

    qui est de savoir s’il ne tient pas essentiellement de s’en supporter de cette dimension de la bêtise. Et pourquoi pas, après tout,

    ne pas se demander quel est le statut de cette dimension pourtant bien présente. Car enfin il n’y a pas eu besoin

    du discours analytique pour que - c’est là la nuance - comme vérité soit annoncé qu’« il n’y a pas de rapport sexuel ».
    Ne croyez pas que moi j’hésite à me mouiller. Ce n’est pas d’aujourd’hui que je parlerai de Saint PAUL, je l’ai déjà fait.

    C’est pas ça qui me fait peur, même de me compromettre avec des gens dont le statut, la descendance n’est pas

    à proprement parler ce que je fréquente. Néanmoins « les hommes d’un côté, les femmes de l’autre », ce fut la conséquence

    du message, voilà ce qui au cours des âges a eu quelques répercussions. Ça n’a pas empêché le monde de se reproduire

    à votre mesure. La bêtise tient bon, en tout cas.
    c:\users\alain\desktop\lacan séminaires\ressources\doc s20\54.jpg
    C’est pas tout à fait comme ça que s’établit le discours analytique, ce que je vous ai formulé du a et de l’S2 qui est en dessous et de ce que ça interroge du côté du sujet. Pour produire quoi ? C’est bien évidemment que ça s’installe là-dedans,

    dans la bêtise - pourquoi pas ? - et que ça n’a pas ce recul, que je n’ai pas pris moi non plus, de dire que si ça continue c’est de la bêtise. Au nom de quoi le dirais-je ? Comment sortir de la bêtise ?
    Il n’en est pas moins vrai qu’il y a quelque chose, un statut à donner de ce qu’il en est de ce neuf discours, de son approche de la bêtise, quelque chose s’en renouvelle. Sûrement qu’il va plus près, car dans les autres c’est bien ce qu’on fuit.

    Le discours vise toujours à la moindre bêtise, ce qu’on appelle la bêtise sublime, car sublime veut dire ça : c’est le point le plus élevé de ce qui est en bas. Où est dans le discours analytique le sublime de la bêtise ? Voilà en quoi je suis en même temps légitimé à mettre au repos ma participation à la bêtise en tant qu’ici elle nous englobe, et à invoquer qui pourra m’apporter la réplique de ce qui - sans doute dans d’autres champs - mais non bien sûr , puisqu’il s’agit de quelqu’un qui ici m’écoute, qui de ce fait est suffisamment introduit au discours analytique. Comment ?
    C’est là ce que déjà au terme de l’année dernière17, j’ai eu le bonheur de recueillir d’une bouche qui va se trouver la même.

    C’est là que dès le début de l’année j’entends que quelqu’un m’apporte - à ses risques et périls - la réplique de ce qui

    dans un discours, nommément le philosophique, résout, oblique, mène sa voie, la fraye d’un certain statut,

    à l’égard de la moindre bêtise. Je donne la parole à François RÉCANATI que vous connaissez déjà.

    François RÉCANATI
    Je remercie le docteur LACAN de me donner la parole une deuxième fois, parce que ça va m’introduire directement

    à ce dont je vais parler, en ce sens que ce n’est pas sans rapport avec la répétition. Mais d’autre part, je voudrais aussi bien prévenir que cette répétition c’est une répétition infinie, mais que ce que je vais dire, là aussi ça ne sera pas fini

    en ce sens que je n’aurai absolument pas le temps de venir au terme de ce que j’ai préparé.
    C’est-à-dire qu’ici, en quelque sorte, c’est véritablement au bouclage de la boucle que devait prendre sens ce qui comme préliminaire va m’y amener. Là je vais être obligé à cause du temps et à moins de reprendre ça une autre fois,

    de m’en tenir aux préliminaires, c’est-à-dire proprement de ne pas encore entrer de plain-pied dans cette bêtise

    dont a parlé le Docteur LACAN.
    Vous vous souvenez que ce que la dernière fois j’avais essayé de vous montrer, c’est que la répétition ne se produit

    qu’au troisième coup, qui était le coup de l’interprétant. Ça veut dire que la répétition, c’est la répétition d’une opération, en ce sens que pour qu’il y ait du terme à répéter, il faut qu’il y ait une opération qui produise le terme, c’est-à-dire

    que ce qui doit se répéter, il faut bien que ça s’inscrive et l’inscription de cet objet ne peut se faire elle-même

    qu’au terme de quelque chose de l’ordre d’une répétition.
    Il y a là quelque chose qui ressemble à un cercle logique, et qui est en fait un peu différent, plutôt quelque chose

    de l’ordre d’une spirale, en ce sens où le terme d’arrivée et le terme de départ, on ne peut pas dire que ce soit la même chose :

    ce qui est donné, c’est que le terme d’arrivée est le même que le terme de départ, mais le terme de départ lui-même n’est pas déjà le même, il devient le même, mais seulement après coup.
    Il y a donc deux répétitions à envisager, dissymétriques, la première qui est le procès par où se donne cet objet qui doit se répéter, et on peut appeler ça en quelque sorte l’identification de l’objet au sens où il s’agit du déclin de son identité,

    et on voit très bien ce que ça veut dire : quand on décline cette identité de l’objet, cette identité décline aussi sec.

    Et la tautologie initiale « A est A » - dont on se souvient que WITTGENSTEIN dit que c’est un coup de force

    dénué de sens - c’est proprement ce qui institue le sens, car il passe quelque chose là-dedans.
    C’est-à-dire que dans le « A est A », A se présente tout d’abord comme le support indifférencié tout à fait potentiel

    de tout ce qui peut lui arriver comme détermination. Mais dès qu’une détermination effective lui est donnée,

    dès que c’est d’existence qu’il s’agit et pas du n’importe quoi de toutes ses déterminations possibles, alors précisément

    il y a une sorte de transmission de pouvoir. C’est-à-dire que ce qui devait faire fonction de support, en l’occurrence ce A indéterminé, ce A potentiel est en quelque sorte marqué par le fait qu’il y a de l’être tout d’un coup qui s’intercale

    entre lui et lui-même, c’est-à-dire que lui-même se répète, et il se répète sous la forme d’un prédicat.
    C’est-à-dire qu’il y a une espèce d’amoindrissement, et cet amoindrissement se symbolise par ceci que dans « A est A »,

    le A qui avait fonction de support tout d’un coup se voit lui-même supporté par quelque chose de l’ordre de l’être

    qui le supporte, qui le dépasse, qui l’englobe, et lui-même n’est dans cette relation que ce qui prédique la prédication

    en tant que la prédication, c’est ce que supporte l’être. Sur ceci je vais revenir…
    LACAN - D’ailleurs chacun sait que « La guerre est la guerre » n’est pas une tautologie, non plus que « un sou est un sou » !
    François RÉCANATI
    Exactement. Je vais revenir là-dessus parce que c’est à peu près le nerf de toute l’affaire et que je voudrais parler - c’est de ça que je crains de n’avoir pas le temps de le faire - de la logique de Port-Royal 18, parce que c’est une théorie de la substance, justement, et qu’il a été dit la dernière fois qu’on ne se réfère pas ici à aucune substance. Mais j’y viendrai tout à l’heure.

    Qu’on sache simplement que la répétition effectivement, la première, répète l’indétermination initiale de cet objet qui

    se donne comme potentiel, mais qu’en répétant cette indétermination, l’indétermination se trouve soudain déterminée d’une certaine façon.
    C’est-à-dire qu’on peut bien poser que la répétition du vide ou la répétition de l’impossible, enfin que ce type de répétition

    de quelque chose qui n’est pas donné et qu’il faut donc produire dans le temps qu’on voudrait le répéter, on peut bien poser que c’est l’impossible, et c’est ce que dit à peu près tout le monde, mais il suffit que ce soit impossible pour qu’il y ait quelque chose là d’assuré, et que cette assurance permette justement une répétition, c’est d’ailleurs une 2ème répétition.
    Plutôt que de m’étaler là-dessus, je cite cette phrase de KIERKEGAARD :
    « La seule chose qui se répète, c’est l’impossibilité de la répétition ».

    Ça fait très bien voir ce qu’il en est, et ça fait le joint avec ce que j’avais dit l’année dernière de la triade qui supporte toute répétition, la triade objet-representamen-interprétant. C’est-à-dire qu’entre l’objet et le representamen on change en quelque sorte d’espace, ou au moins il y a quelque chose comme un trou qui fait justement l’objet et le representamen, inapprochables dans cette relation.

    Mais ce trou, en tant qu’il insiste, ceci permet de fonder une vraie répétition dans ce sens que le coup d’après, il y a quelque chose qui va incarner ce trou qui sera l’interprétant, et qui pourra en quelque sorte répéter de deux façons ce qui passait entre l’objet et le representamen :


    • d’une part l’inscrire en disant « il y avait du trou » et en permettant que cette impossibilité ou ce trou, ça se répète.



    • Mais d’autre part il va non pas seulement le signifier mais le répéter parce que, entre l’impossibilité de départ qui passait entre l’objet et le representamen et son signifiant qui est l’interprétant, il y a le même rapport impossible qu’il y avait justement entre l’objet et le representamen, c’est-à-dire qu’il faudra un deuxième interprétant pour prendre en charge la répétition de cette impossibilité.


    Dans l’interprétant, il y a quelque chose comme l’effectuation d’une impossibilité jusque là potentielle, et l’impossibilité inscrite par l’interprétant c’est disons le premier terme de cette existence dont le zéro potentiel était porteur,

    au sens où de quelque manière, le tout conduit au « il existe » et j’y reviendrai également.
    Ce qui est important, c’est que l’impossibilité du rapport objet-representamen se donne comme telle pour l’interprétant. L’interprétant dit : « Ça, c’est impossible », mais dans la mesure où elle se donne pour l’interprétant comme telle,

    dès que l’interprétant lui-même se donne pour un autre interprétant, c’est alors que cette impossibilité est vraiment un terme, terme fondateur d’une série. C’est-à-dire que ça permet au nouvel interprétant d’assurer quelque chose de solide,

    comme si cette solidité c’était l’interprétant premier qui l’avait fondée à partir de quelque chose originairement fluide.

    Ce qui échappait dans le rapport objet-representamen, ça vient s’emprisonner dans l’interprétant.
    Mais on voit bien, et je l’ai déjà dit, que ce qui s’emprisonne dans l’interprétant et ce qui échappait dans le rapport objet - representamen, ce n’est pas exactement la même chose, puisque précisément ce qui échappait dans le rapport objet-representamen, ça continue à échapper dans le rapport entre ce rapport et l’interprétant. C’est-à-dire que de toute façon,

    il y a le même décalage, la même inadéquation. Et c’est bien l’impossibilité de la répétition, sur laquelle je vais maintenant appuyer un peu, qui produit ce qui se passe et qu’on peut constater, c’est-à-dire la répétition de l’impossibilité.
    Ce qui institue le décalage, ce décalage d’où s’origine la répétition, c’est l’impossibilité pour quelque chose d’être à la fois

    ce quelque chose et en même temps de l’inscrire. C’est-à-dire que l’existence de quelque chose ne s’inscrit que pour autre chose

    et par suite
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