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et du a.
Elle est [Φ] d’une fonction différente et pourtant elle reste une lettre. C’est très précisément de montrer le rapport,

que de ce que ces lettres introduisent dans la fonction du signifiant, qu’il s’agit aujourd’hui, de discerner ce que nous pouvons - à reprendre le fil du discours analytique - en avancer.

  • [a comme lettre spécifie la fonction du langage(le fantasme),

  • S(A) comme lettre spécifie la fonction de la parole (jouissance de l’Autre),

  • Φ comme lettre spécifie la fonction de l’écrit (ce qui cesse de ne pas s’écrire)]


Je propose, je propose ceci, c’est que vous considériez l’écrit comme n’étant nullement du même registre, du même tabac,

si vous me permettez cette sorte d’expressions qui peuvent avoir bien leur utilité, que ce qu’on appelle le signifiant.

Le signifiant c’est une dimension qui a été introduite de la linguistique - c’est-à-dire de quelque chose qui, dans le champ

où se produit la parole, ne va pas de soi - un discours le soutient, qui est le discours scientifique.
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Un certain ordre de dissociation, de division, est introduit par la linguistique grâce à quoi se fonde la distinction de ce qui semble pourtant aller de soi, c’est que quand on parle ça signifie, ça comporte le signifié. Bien plus, jusqu’à un certain point ça ne se supporte que de la fonction de signification.

[Le « signifiant de la linguistique » est toujours là pour signifier un message, pour traduire une « pensée » très différent du « signifiant sans signifié » du discours A.

Le « signifiant de la linguistique » relève du discours H (scientifique) : il produit un savoir de certitude (S1/S2 contingent),mais pour cela doit se couper de sa vérité : a]
Introduire, distinguer, la dimension du signifiant, c’est quelque chose qui ne prend relief précisément que de poser

que le signifiant comme tel très précisément ce que vous entendez, au sens je dirai littéralement auditif du terme [phonologique], au moment ou ici - et là où je suis, de là où je suis - je vous parle, c’est poser très précisément ceci, mais par un acte original, que ce que vous entendez a avec ce que ça signifie... n’a avec ce que ça signifie aucun rapport.

[dans ce discours l’univocité du signifié exclut ce que la parole pourrait véhiculer d’autre que l’information : a]
C’est là un acte qui ne s’institue que d’un discours, dit discours scientifique. Cela ne va pas de soi. Et ça va même tellement peu de soi que ce que vous voyez sortir d’un dialogue qui n’est pas d’une mauvaise plume puisque c’est le « Cratyle »

du nommé PLATON, ça va tellement peu de soi que tout ce discours est fait de l’effort de faire que justement ce rapport,

ce rapport qui fait que ce qui sénonce c’est fait pour signifier et que ça doit bien avoir quelque rapport, tout ce dialogue est tentative - que nous pouvons dire, d’où nous sommes, être désespérée - pour faire que ce signifiant, de soi-même,

soit présumé vouloir dire quelque chose. [le signifiant, parce qu’il « ressemble » au monde, permet de signifier le monde : ils ont une forme commune.

Ceci dans une vision cosmologique où le monde humain serait une sorte de modèle réduit et impermanent, d’un monde plus vaste et éternel]
Cette tentative désespérée, est d’ailleurs marquée de l’échec, puisque c’est d’un autre discours, mais d’un discours

qui comporte sa dimension originale, discours scientifique, qu’il se promeut, qu’il se produit - et d’une façon, si je puis dire, dont il n’y a pas à chercher l’histoire - qu’il se produit - de l’instauration même de ce discours [scientifique] - que le signifiant

ne se pose que de n’avoir aucun rapport.
Les termes là dont on use sont toujours eux-mêmes glissants. Même un linguiste aussi pertinent que peut l’être...

qu’a pu l’être Ferdinand de SAUSSURE, parle d’arbitraire. Mais c’est là glissement, glissement dans un autre discours,

le discours du décret, ou pour mieux dire le discours du maître pour l’appeler par son nom. L’arbitraire n’est pas ce qui convient.

[« n’avoir aucun rapport » n’implique en rien que le rapport soit arbitraire. Ferdinand de Saussure glisse du discours scientifique (aucun rapport) au discours du maître

(le rapport relève de l’arbitraire du maître). (malgré lui ? cf. les 99 cahiers d’anagrammes et de mythographies, avant et pendant le « Cours de Linguistique Générale ») ].
Mais d’un autre coté nous devons toujours faire attention quand nous développons un discours, si nous voulons rester dans son champ même, et ne pas perpétuellement produire ces effets de rechute, si je puis dire, dans un autre discours, nous devons tenter de donner à chaque discours sa consistance, et pour maintenir sa consistance n’en sortir qu’à bon escient.

Dire que le signifiant est arbitraire n’a pas la même portée que de dire simplement que le signifiant n’a pas de rapport avec son effet de signifié.
C’est ainsi qu’à chaque instant - et plus que jamais dans le cas où il s’agit d’avancer comme fonction, ce qu’est un discours - nous devons au moins à chaque fois, à chaque instant noter ce en quoi nous glissons dans une autre référence.

Le mot référence en l’occasion ne pouvant se situer que de ce que constitue comme lien le discours comme tel. Il n’y a rien à quoi le signifiant comme tel se réfère, si ce n’est à un discours, à un mode de fonctionnement du langage, à une utilisation

- comme lien - du langage [fonction phallique].
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Encore faut-il préciser à cette occasion ce que veut dire, ce que veut dire le lien. Le lien - bien sûr nous ne pouvons

qu’y glisser immédiatement - c’est un lien entre ceux qui parlent. [chacun des quatre discours : H, U, M, A, crée un type de lien]

Et vous voyez tout de suite où nous allons, à savoir que « ceux qui parlent », bien sûr ce n’est pas n’importe qui,

ce sont des êtres que nous sommes habitués à qualifier de vivants, peut-être est-il très difficile d’exclure de ceux qui parlent, cette dimension qui est celle de la vie, à moins que nous ne nous apercevions aussitôt - ce qui se touche du doigt -

que dans le champ de ceux qui parlent, il nous est très difficile de faire entrer la fonction de la vie sans faire en même temps entrer la fonction de la mort, et que de là résulte une ambiguïté signifiante justement, qui est tout à fait radicale,

de ce qui peut être avancé comme étant fonction de vie ou bien de mort. [de « ceux qui parlent » peut-on exclure la dimension du vivant ?

  • Parlent-ils « avec » le langage, (cf. Aristote : « l’homme pense avec son âme ») ?

  • Ou sont-ils « parlés par » le langage, sont-ils la forme transitoire où « parle » une forme éternelle  ?]


Il est tout à fait clair que rien ne conduit de façon plus directe à ceci : que le quelque chose d’où seulement la vie peut

se définir, à savoir la reproduction d’un corps, cette fonction de reproduction elle-même ne peut s’intituler ni spécialement

de la vie, ni spécialement de la mort, puisque comme telle - en tant que cette reproduction est sexuée - comme telle

elle comporte les deux : vie et mort. [définir la vie comme « la reproduction du corps » ne résout pas la question puique la reproduction sexuée implique

la dimension de la mort : le fait d’être mortel est ce qui détermine la reproduction, seul moyen de pérennité - mais de quoi ? (les êtres éternels n’ont pas à se reproduire :

cf. les débats « scholastiques » sur le sexe des anges)]
Mais déjà rien qu’à nous avancer dans ce quelque chose qui est déjà dans le fil, dans le courant du discours analytique,

nous avons fait ce saut, ce glissement qui s’appelle « conception du monde », qui doit bien pourtant être pour nous considéré comme ce qu’il y a de plus comique [à défaut de cosmique], à savoir que nous devons toujours faire très attention que ce terme « conception du monde », suppose lui-même un tout autre discours, qu’il est, qu’il fait partie de celui de la philosophie [discours du maître], que rien après tout n’est moins assuré, si l’on sort du discours philosophique, que l’existence comme telle d’un monde, qu’il n’y a souvent que l’occasion, l’occasion de sourire dans ce qui est avancé par exemple du discours analytique

comme comportant quelque chose qui soit de l’ordre d’une telle conception. [le discours A, qui est celui de « la bêtise » aboutit au S1,

au signifiant privé de sens en faire « une conception du monde » peut prêter à sourire (sourire d’ange ?)]
Je dirai même plus loin, que jusqu’à un certain point, il mérite aussi qu’on sourie de voir avancer un tel terme

pour désigner par exemple disons ce qui s’appelle « marxisme ». Le marxisme ne me semble pas - et à quelque examen

que ce soit, fut-ce le plus approximatif - ne peut passer pour conception du monde. Il est au contraire, par toutes sortes

de coordonnées tout à fait frappantes, de l’énoncé de ce que dit MARX…

ce qui ne se confond pas obligatoirement avec la conception du monde marxiste

…c’est à proprement parler autre chose, que j’appellerai plus formellement « un Évangile », à savoir une annonce

[du grec εὐαγγέλιον : « bonne nouvelle »], une annonce que quelque chose qui s’appelle l’Histoire, instaure une autre dimension

du discours, en d’autres termes la possibilité de subvertir complètement la fonction du discours comme tel, j’entends

à proprement parler du discours philosophique en tant que sur lui repose une conception du monde [celle du discours du maître].
Le langage s’avère donc beaucoup plus vaste comme champ, beaucoup plus riche de ressources que d’être simplement celui où puisse s’inscrire un discours qui est celui qui, au cours des temps, s’est instauré du discours philosophique.

Ce n’est pas parce que il nous est difficile de ne pas du tout en tenir compte…

pour autant que de ce discours - discours philosophique - certains points de repère sont énoncés

et qui sont difficiles à éliminer complètement de tout usage du langage

…ce n’est pas à cause de cela que nous devons à tout prix nous en passer, à condition de nous apercevoir qu’il n’y a rien de plus facile que de retomber dans ce que j’ai appelé ironiquement, voire avec la note comique : « conception du monde », c’est ce qui a un nom modéré, bien plus précis et qui s’appelle l’ontologie.
L’ontologie est spécialement ceci qui, d’un certain usage du langage, a mis en valeur, a produit d’une façon accentuée,

a produit l’usage dans le langage de la copule, d’une façon telle qu’elle ait été en somme isolée comme signifiant.

S’arrêter au verbe être, ce verbe qui n’est même pas - dans le champ complet de la diversité des langues - d’un usage qu’on puisse qualifier d’universel, le produire comme tel, est queque chose qui comporte une accentuation,

une accentuation qui est pleine de risques.
Pour, si l’on peut dire, la détecter, et même jusqu’à un certain point l’exorciser [l’accentuation], il suffirait peut-être d’avancer que rien n’oblige - quand on dit que : « quoi que ce soit, c’est ce que c’est » - d’aucune façon ce « être » de l’isoler, de l’accentuer.

Ça se prononce « c’est ce que c’est », et ça pourrait aussi bien s’écrire « s,e,s,k,e,c,e », que on n’y verrait - à cet usage de la copule - on n’y verrait, si je puis dire que du feu. On n’y verrait que du feu si un discours, qui est le discours du maître

- discours du maître qui ici peut aussi bien s’écrire « m’être » - ce qui met, ce qui met l’accent sur le verbe « être ».
C’est ce quelque chose qu’ARISTOTE lui-même regarde à deux fois à avancer, puisque pour ce qui est de l’être

qu’il oppose au τό τί ἑστι [to ti esti], à la quiddité, à « ce que ça est », il va jusqu’à employer le τό τί ἦν εἶναι [to ti ên einaï]

à savoir : « ce qui se serait bien produit, si c’était venu à être tout court, ce qui était à être » [Cf. Aristote livre Zêta des Métaphysiques]
Et il semble que là le pédicule se conserve qui nous permette de situer d’où se produit ce discours de l’être.

Il est tout simplement celui de « l’être à la botte », de « l’être aux ordres », « ce qui allait être si tu avais entendu ce que je t’ordonne ».

Toute dimension de l’être se produit de quelque chose qui est dans le fil, dans le courant du discours du maître, de celui qui, proférant le signifiant, en attend ce qui est un de ses effets de lien assurément à ne pas négliger, qui est fait de ceci

que le signifiant commande. Le signifiant est d’abord, et de sa dimension, impératif. [l’être se produit comme plus-de-jouir quand S1 (maître) commande à S2 (esclave) et qu’en résulte un être (a) : maître m’être]

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Comment, comment retourner - si ce n’est d’un discours spécial - à ce que je pourrais avancer d’une réalité prédiscursive ?

C’est là ce qui bien entendu est le rêve, le rêve fondateur de toute idée de connaissance, mais ce qui aussi bien

est à considérer comme mythique : il n’y a aucune réalité pré-discursive. Chaque réalité se fonde et se définit d’un discours. Et c’est bien en cela qu’il importe que nous nous apercevions de quoi est fait le discours analytique, et de ne pas méconnaître ce qui sans doute n’y a qu’une place, une place limitée, à savoir - mon Dieu - que on y parle de ce que le verbe « foutre » énonce parfaitement, on y parle de foutre, je veux dire le verbe « to fuck », n’est-ce pas, [discours A : a S /S: la jouissance phallique du S1]

et on y dit que « ça ne va pas » [S1
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