Bonjour, les nigauds (et nigaudes) !





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Potin de merdre 7 : Nouvelles de la quinzaine



Par La Lettre du Musicien de décembre 2014

http://orchestresenfete.com/leblog/wp-content/uploads/2010/11/logo-lettre-du-musicien2.jpg

NEW YORK : DEFICIT RECORD AU METROPOLITAN OPERA

Il se confirme que l’année écoulée n’a pas été faste pour l’Opéra new-yorkais qui affiche un déficit de 22 millions de dollars, dû essentiellement à la hausse des coûts de production, à la baisse des recettes de billetterie et au conflit lié aux négociations salariales de l’été dernier. Pour retrouver l’équilibre, le Met va demander aux artistes d’accepter des cachets moindres, rendre payantes les répétitions générales, rechercher de nouveaux mécènes…

ORCHESTRES ET « VANDALISME CULTUREL »

« Un orchestre qui disparaît, c’est un accès en moins à la culture. » Cette phrase choc de Fabienne Voisin, directrice générale de l’Orchestre national d’Île-de-France et président du Synolyr, résume à elle seule l’alerte lancée, le 17 novembre, par les représentants des orchestres et des maisons d’opéra.

Les récentes disparitions d’orchestres intervenues en Europe et en Amérique, ainsi que les menaces qui pèsent sur certaines phalanges françaises, ont conduit représentants des employeurs mais aussi syndicats de musiciens, réunis dans une rare unanimité, à prendre position, donnant ainsi le signal, en France, de la Semaine internationale des orchestres (12 au 23 novembre), coordonnée par la Fédération internationale des musiciens. Pendant toute cette campagne, les orchestres ont fait part au public, à l’occasion des concerts qu’ils donnaient, de leurs inquiétudes et, symboliquement, ont joué – en plus de leur programme – l’Ouverture des Noces de Figaro de Mozart. Les orchestres permanents représentent en France plus de 2 200 CDI et 4 000 CDD (source : Association française des orchestres, chiffres 2009).

Au moment de boucler ce numéro, nous apprenons que l’Orchestre de région Avignon-Provence voit trois de ses tutelles – la ville, l’agglomération et la région – réduire leur subvention dès 2015, une perte de 125 000 euros qui ne peut se répercuter que sur le budget artistique (d’un montant de 450 000 euros).

Du côté des ensembles non permanents, même son de cloche, ce sont les Musiciens du Louvre qui sont menacés par la ville de Grenoble de rompre la convention qui la lie à l’orchestre, ce qui représenterait une perte sèche de 438 000 euros pour la formation de Marc Minkowski.

La réaction : Le vandalisme culturel menace les orchestres et les opéras français 


de : Le Snam Cgt 
Lundi 15 décembre 2014

http://bellaciao.org/images/rien.gif

La mobilisation reste plus que jamais indispensable

Il y a moins d’un mois les orchestres et maisons d’opéras de notre pays se sont très largement mobilisés pour répondre à l’appel de la Fédération internationale des musiciens - la FIM - contre le « vandalisme culturel », pour la défense des orchestres symphoniques et lyriques en Europe et dans le monde. Cet élan de solidarité avait, notamment, été motivé par le licenciement brutal de l’orchestre et du chœur de l’Opéra de Rome. Cette mobilisation exceptionnelle aura permis de faire reculer la municipalité de Rome et d’obtenir le réengagement des musiciens de l’orchestre et des artistes lyriques du chœur même si ce sont les seuls artistes permanents qui épongent 3 des 4 millions d’euros du déficit prévu en 2015, par des suppressions de primes, baisses de salaire, augmentation de la “productivité”, etc.

Nous n’imaginions pas que nous devrions connaître quelques semaines plus tard de telles attaques sur le territoire français. Pourtant, depuis le début du mois de décembre c’est dans notre pays que les menaces contre le service public de la musique, contre les orchestres et les chœurs se multiplient, menaçant certains dans leur pérennité. Aujourd’hui de nombreuses collectivités territoriales, prenant prétexte de la crise économique et de la baisse des dotations de l’Etat pour certaines ou de conflit s entre collectivités pour d’autres, n’hésitent plus à couper de manière drastique dans le financement des orchestre s et des maisons d’opéras dont elles avaient la responsabilité.

Pourtant, le tissu mondial d’orchestres et de maisons d’opéra qui s’était constitué au fil des années et des siècles avait résisté aux turbulences économiques, aux changements de régimes, aux guerres... La crise économique mondiale en cours n’est ni pire ni plus exceptionnelle que dans le passé. Rien ne peut justifier les risques d’anéantissement de tout un patrimoine, de tout un savoir - faire, de toute une histoire. Rien ne peut justifier que des ressources artistiques et culturelles investies dans la création et l’innovation soient sacrifiées. Opéra National de Montpellier : A la suite de la coupe de 5M d’€ dans le financement de la région en 2012, du retrait du conseil général et de l’audit commandé par le président PS de l’agglo de Montpellier, un plan d’austérité prévoit de demander les départs volontaires de 25 salariés de l’Opéra en 2015. Cela devrait être réparti entre l’orchestre - 6 musiciens (sur un effectif de 94) -, le non remplacement des départs à la retraite, une baisse des effectifs du chœur (30 artistes lyriques) le plaçant en dessous du seuil critique et des départs volontaires dans tous les services. Les menac es sont clairement exprimées : s’il n’y a pas de départ volontaire il y aura plan de licenciement. C’est l’emploi permanent et donc les missions de service public de cet orchestre, de cette maison d’Opéra, qui sont remises en cause. Orchestre d’Avignon (Olrap): Lors de son dernier conseil d’administration, Catherine Bugeon, adjointe au maire d’Avignon, a annoncé que Cécile Helle, maire PS d’Avignon, souhaitait une baisse de 2,5 % des subventions pour l’Orchestre en 2015 et ne s’engageait pas sur 2016 et 2017. Mais la baisse annoncée est encore plus importante puisque le Grand Avignon, qui devait confirmer sa subvention à hauteur de 655 000 € pour les trois années à venir, a décidé de suivre la ville d’Avignon. La Région qui s’était engagée sur 615 000 € a, elle aussi, réduit sa dote à l’Olrap à 600 000 €. L’Orchestre d’Avignon qui, grâce à nos mobilisations, avait réussi à poursuivre ses activités au service d’un public fidèle est à nouveau menacé. Musiciens du Louvre Grenoble : La ville de Grenoble, dirigée par le Maire EELV, Eric Piolle, a annoncé son intention de supprimer la subvention de 438.000 € accordée aux Musiciens du Louvre, ce qui risque de lui porter un coup fatal. Et d’autres menaces se profilent : Orchestre de Cannes, Les Arts florissants...

C’est bien l’ensemble de l’emploi, tout particulièrement permanent, des musiciens et des artistes lyriques, c’est bien tout le service public et ses missions qui sont menacés. Dans le même temps le ministère de la Culture et de la Communication abandonne la promesse présidentielle d’une loi d’orientation pour la Culture. Elle y substitue un projet de loi « sur la liberté de création, le patrimoine et l’architecture ». En comparaison des versions précédentes, il n’est plus fait référence au service public et à ses missions, aux labels nationaux et à leur défense, à la démocratisation culturelle qui n’est plus un objectif et, de même, la suppression des subventions ministérielles fait peser une menace sur l’existence même des Conservatoires à rayonnement départemental et régional et sur l’enseignement artistique spécialisé. Face à cette situation sans précédent où le gouvernement et les élus territoriaux tournent le dos à toute idée de démocratie et de diversité culturelle, d’équité territoriale, le Snam-Cgt et ses syndicats appellent les musiciens, les publics, les mélomanes, les chefs d’orchestre, à la mobilisation la plus large et la plus déterminée pour lutter contre la désertification culturelle de notre pays.

***

Potin de merdre 8 : Désaccord majeur entre Les Musiciens du Louvre et la ville de Grenoble

Par Bernard Mérigaud, Télérama du 19 décembre 2014

marc minkowski dirigeant l\'orchestre du louvre de grenoble.

L'ensemble de Marc Minkowski vient de perdre sa subvention municipale. Le chef dénonce des choix idéologiques. La ville invoque un recentrage local.

Couac tonitruant entre Les Musiciens du Louvre Grenoble et la mairie ! D’un coup de baguette drastique, la nouvelle municipalité écologique qui a succédé à la gauche vient supprimer la totalité de sa subvention de 438 000 €. Le budget de fonctionnement de l’orchestre passe ainsi de 3,7 à 3,2 millions d’euros. Un manque à gagner qui met en péril dix-huit d’excellence, de travail de terrain, et des emplois, s’indigne le chef Marc Minkowski outré de la concordance de cette décision avec la suppression des panneaux publicitaire qui a fait grand bruit récemment : « Cette affaire prive la ville de 600 000 € de recettes ? Est-ce vraiment urgent quand on crie à l’étranglement financier ? Non, c’est une position idéologique. » Avec un fond de réserve de 400 000 euros, Les musiciens du Louvre Grenoble gardent tout de même les moyens de continuer, sans casse, réplique la mairie, par la voix de Corinne Bernard, adjointe attachée aux cultures. Et elle insiste sur le pluriel de sa fonction.

Etait-ce prévisible ?

Marc Minkowski : Cela nous pendait au nez. Je passe pour la danseuse de l’ancienne municipalité. Durant les mois précédant l’élection, des brûlots me vouaient aux gémonies, m’accusant de faire campagne pour les socialistes. Ce que je réfute. Un des adjoints aux cultures de la mairie actuelle a même fait paraître un papier dans Le Dauphiné, avec, en titre : « Faut-il supprimer les Musiciens du Louvre ? ». Je savais donc qu’il fallait aller à la discussion. J’y étais prêt. Je comprends qu’une ville endettée soit contrainte à des choix. Je suis une personne difficile, comme tous les artistes, mais, si je suis en arrivé là, c’est aussi que je sais dialoguer, faire des compromis, écouter les autres. Là, après deux rencontres de préfiguration sur de possibles ajustements, le couperet tombe brutalement.

Corinne Bernard : C’est une décision politique. Grenoble hérite de deux records : c’est une des dix villes les plus endettées de France, avec une des fiscalités les plus hautes. Nous nous étions engagés à ne pas augmenter les impôts, comme cela a été fait en 2008 assez fortement... Cette année, l’état nous supprime 5, 5 millions de dotation. Somme qui atteindra 40 millions, entre 2015 et 2017. La culture représente le troisième poste budgétaire de la ville, avec 34 millions, dont 19 de masse salariale. Nous finançons un musée d’intérêt national, un Conservatoire à vocation régionale, quatorze bibliothèques. En janvier, nous ouvrons une salle consacrée aux musiques actuelles, projet porté par l’ancienne municipalité, qui a coûté 12 millions, et nécessitera 380 000 € de frais de fonctionnement sur plusieurs années. Après la MC2, doté de 1,6 millions, auxquels on peut ajouter la même somme en loyers gracieux (budget qui ne sera pas touché, ndlr), Les Musiciens du Louvre Grenoble représentent le deuxième plus gros opérateur en subventions. N’oublions pas, tout de même, que la musique classique, à Grenoble, s’épanouit aussi à travers son Conservatoire, une masse salariale de 6,6 millions par an.

Dans le cadre de notre mission de service public, notre devoir consiste à accompagner et soutenir toutes les pratiques culturelles. A protéger les plus faibles en cette période d’austérité. Les Musiciens de Louvre ont la possibilité de retravailler leur budget autrement, la direction des affaires culturelles de la mairie étant prête à accompagner cette réflexion. Ce qui a été favorablement accueilli par Pascal Lamy, le président de l’orchestre, et par Marc Minkowski, lors du dernier conseil d’administration. Manifestement, Monsieur Minkowski a choisi de mener une bataille médiatique sur un autre terrain.

Un manque de concertation ?

Marc Minkowski : Quand on veut changer d’ère, de cap, on le dit aux artistes de manière calme et polie, de façon à ce qu’on puisse se retourner. Concernant le travail de terrain que nous faisons dans les quartiers, les hôpitaux, les écoles ou les MJC, la municipalité affirme que cela peut désormais être assuré par les étudiants du Conservatoire. Mais encore faut-il prendre le temps de les encadrer, de les former dans une période de transition.
Corinne Bernard : C’est un peu réducteur ... Si nous avions gardé notre convention avec l’orchestre, nous projetions de faire participer les étudiants à ces actions, dés 2015. Mais la brutalité budgétaire du gouvernement nous a contraints à trancher rapidement...

Pouvait-on répartir la baisse autrement ?

Marc Minkowski : On parle de concertation avec la population sur la politique culturelle de la ville... Moi, j’y vois plutôt des happenings mobilisant des associations que je respecte parfaitement, qui se disent brimées, appellent à l’aide. Mais, est-il nécessaire pour autant de foutre en l’air un travail sur plusieurs années ? La municipalité a beau jeu de mettre sur la table notre fond de roulement de 400 000 € : il servira à licencier une trentaine d’intermittents du spectacles attachés à l’orchestre, et à nous priver d’environ cent soixante-dix autres que nous utilisons ponctuellement pour nos productions.

Corinne Bernard : Réduire toutes les subventions culturelles de 10 %, relève d’une équation mathématique. Pas d’un choix politique. Une compagnie de danse dotée de 12 000 €, en perdant seulement 10 %, sera en péril. Avec 3,2 millions de budget, Les Musiciens du Louvre Grenoble gardent les moyens de leur action. Je rappelle aussi que la municipalité prend encore en charge leurs locaux à hauteur de 105 000 €. Quant aux licenciements évoqués par Mr Minkowski, ils ne sont pas inéluctables, s’il repense sa programmation. Nous avons toujours été à la pointe du combat pour les intermittents du spectacle, mais, je remarque aussi que, sur les deux cents intermittents évoqués, aucun n’est grenoblois.

Un débat réactivé entre culture élitiste et socioculturel ?

Marc Minkowski : Ne pas oublier que nous sommes un orchestre venu de Paris pour s’établir en région, participer à son rayonnement, en sauvant du désastre ce qui restait de l’Ensemble instrumental de Grenoble. Nous n’avons pas failli à notre mission, y compris lors de concerts rassemblant dix mille personnes dans le Palais des sports, il est vrai, pour les vœux de l’ancien maire à ses administrés...

Corinne Bernard : Mauvaise querelle. L’élite est partout à Grenoble, pas uniquement chez Mr Minkowski. Nous avons, je le rappelle, un Conservatoire, un musée, la MC2 ...

« Le talent de Marc Minkowski n’est pas attaché à Grenoble, et conserver un orchestre national dont l’objet est le rayonnement de notre ville ne nous concerne plus » , a déclaré le maire Eric Piolle ( Libération du 13 décembre ). Qu'en pensez-vous ?

Marc Minkowski : Oui mon nom existe au-delà Grenoble ! Mais il faut voir ce que j’ai amené comme dynamique en dix-huit ans. Notamment des représentations d’opéras dont Grenoble était dépourvues, en coproduction avec des institutions prestigieuses : mon festival Mozartwoche à Salzbourg, l’Opéra de Lyon ou Vienne. Quel gâchis ! En ce moment, je me pose des questions : peut-être dois-je fermer boutique et reformuler un autre projet dans des endroits où l’on m’aime et où l’on me désire. Je dis cela sans vouloir blesser le public de Grenoble qui me soutient depuis longtemps.

Corinne Bernard : C’est un orchestre international et pas grenoblois. M. Minkowski est un mois à Salzbourg, un mois à l’île de Ré, un mois et demi à Aix-en-Provence pour ses activités de chef. Oui, en cette période de pression budgétaire nous avons fait le choix d’un recentrage sur notre mission de service public municipal. Le rayonnement international reste un plus dans l’action politique quand tout va pour le mieux, mais ce n’est pas une politique en soi, surtout à l’échelon des villes asphyxiées. Cette question d’aura concerne désormais les régions, l’Etat.

Epilogue ....

Dans l’opéra-comique, La Chauve-souris de Strauss, que Marc Minkowski répète en ce moment à Paris, un garde-chiourme apostrophe le chef au détour d’une tirade : « Il a pas l’air content. On lui a supprimé ses subventions. Il en est vert... » Pas sûr que cette touche d’humour suffise à apaiser son écoeurement.

La réaction : Par « Rambo » (et non KZRG)

M. Minkowski doit maintenant changer son véhicule pour aller bosser.

Je lui suggère un tank (armé) comme (ci-dessous) ce père de famille (le sien est désarmé).

Un atout percutant c'est certain pour mener à bien son combat.

Rambo 

Un père de famille britannique emmène ses enfants à l'école en tank


Aller à l'école en tank, une drôle d'idée ! C'est le quotidien de deux jeunes anglais dont le père est collectionneur. 

Voir l'article complet sur le site midilibre.fr


***


Potin de merdre 9 : Les intermittents du spectacle veulent revenir à la charge

Par Cécile Crouzel, Le Figaro.fr du 19 décembre 2014

manifestation d\'intermittents du spectacle en juillet pendant le festival d\'avignon.

Malgré l'accalmie apparente après les violents conflits de cet été, les intermittents espèrent toujours une renégociation de leurs conditions d'indemnisation chômage.

http://bs.serving-sys.com/burstingpipe/adserver.bs?cn=tf&c=19&mc=imp&pli=11688508&pluid=0&ord=758529735&rtu=-1Les intermittents du spectacle ne font plus beaucoup parler d'eux depuis l'été. Mais le conflit n'est pas réglé pour autant. La mission de concertation, mise en place par le gouvernement en juillet, a tenu sa dernière réunion mercredi. De nouveaux chiffrages y ont été révélés qui donnent de l'eau au moulin de ceux, CGT-Spectacle en tête, qui réclament une renégociation de la dernière convention d'assurance-chômage, agréée en juin par le gouvernement.

La CGT-Spectacle, la Coordination des intermittents et le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles ont fait évaluer par les experts de la concertation - au nombre desquels figure l'Unedic, le gestionnaire de l'assurance-chômage - leur revendication principale: le fait qu'il suffise de travailler 507 heures sur douze mois, à partir d'une date anniversaire, pour être indemnisé par l'assurance-chômage. Actuellement, les artistes doivent atteindre ces 507 heures en 10,5 mois et les techniciens, en 10 mois. Cette mesure, qui signifierait un retour partiel au système d'avant 2003, coûterait à peine 35 à 40 millions par an selon ces chiffrages. En effet, elle ne grossirait les rangs des intermittents indemnisés que de 2000 à 3000 personnes.

Reste que, sur le fond, le régime des artistes et techniciens du spectacle est un gouffre: son déficit annuel tourne autour de 1 milliard, soit un quart de celui de l'assurance-chômage, alors qu'il concerne 110.000 personnes, soit 5 % des chômeurs. En outre, les intermittents ont déjà obtenu une concession de taille: le gouvernement a décidé que l'allongement de leur différé d'indemnisation (période avant de percevoir les allocations), prévu par la convention, ne leur serait pas appliqué. L'État compensera à l'Unedic jusqu'à la mi-2016, date d'expiration de la convention, les économies perdues. Soit une facture pour le contribuable de 20 millions en 2014, 70 en 2015 et 100 en 2016 en année pleine!

Pression de Bruxelles

Ce geste n'est pas suffisant pour les représentants des intermittents qui veulent un retour aux douze mois et une renégociation de la convention. «Les chiffrages montrent qu'on peut rendre le système plus juste à moindre coût. Et nous proposons de nouvelles recettes», insiste Denis Gravouil, patron de la CGT-Spectacle.

Seront-ils entendus? Rien n'est moins sûr. Les personnalités en charge de la concertation - le député PS Jean-Patrick Gille, l'ex-directeur général du travail, Jean-Denis Combrexelle, et l'ancienne directrice du Festival d'Avignon, Hortense Archambault - devraient rendre leur rapport début janvier. «Le gouvernement se prononcera à ce moment-là», indique-t-on à Matignon. Mais l'exécutif n'a pas la main, les règles de l'assurance-chômage étant fixées par les partenaires sociaux (l'État peut certes accorder des gestes, mais à condition de les compenser à l'Unedic).

Or le patronat et les syndicats signataires - CFDT, FO et CFTC - de l'accord du 22 mars dont est issue la convention ne veulent pas renégocier. Bruxelles pourrait toutefois venir bousculer le jeu, en obligeant la France à mener des réformes. La convention d'assurance-chômage pourrait alors être renégociée non pas en 2016, mais en 2015. Pas sûr toutefois que, dans ces conditions, les intermittents - qui vont plaider leur cause ce vendredi au ministère de la Culture - en sortent gagnants…
La réaction : Par « Le Phonographe » (et non KZRG)
Pour compenser les départs "volontaires" Valérie C. veut embaucher des intermittents, mais en restera-t-il ?
Le Phonographe
Commentaires sur Le Figaro.fr
Lafayette

"A la charge du Contribuable"...! mais ils y sont déjà..! et en plus ils nous accablent de leurs spectacles "contemporains" abscons ou "modernes"... au 2ème degré !..!

hastur

et c'est repartit pour les commentaires édifiants et les "témoignages" de ceux qui ne connaissent rien de ce régime...

et que dire du journaliste qui sciemment reprend le chiffre contesté du milliard de déficit, même par les ministres en charge de ce dossier ! la bonne nouvelle c'est que des citoyens, des travailleurs, ont proposés un modèle différent que celui qui leur était imposé et que leurs propositions viennent d'être reconnues valides ! La mauvaise c'est que l'ignorance et l'aveuglement sont les valets fidèles de ceux qui nous gouvernent...

gloria mundi

plein de gens ont deux ou trois boulots qu'ils fassent pareil quand le spectacle ne fonctionne pas on fait autre chose au lieu de se faire assister, il y a plein de demande pour des boulots saisonniers ou temporaires mais il faut se lever tôt le matin et trimer, ça ils aiment pas, rester au chaud sous la couette en étant assisté c'est bien mieux.

Maurice XIV

Un professionnel du spectacle me disait un jour : "Si les intermittents avaient du talent, ils ne seraient pas intermittents"... Le mieux donc est qu'ils se cherchent un vrai travail qui corresponde mieux à leurs capacités, comme les grands... Et surtout qu'ils cessent de faire financer un hobby par la collectivité !

gloria mundi

on en a marre des assistés moi je suis indépendant, j'ai pas de chômage 2 semaines de vacances juste en été, je travaille 50 heures par semaine, quand je suis malade j'ai pas d'indemnités, et eux travaillent 2 mois par an et protestent, qu'ils fassent comme moi à leur compte au lieu de tout attendre des autres. Mes biens personnels sont en garantie dans mon entreprise.

mougeot59

Intermittents du spectacle = artistes ? De qui se moque-t-on ? Déplier et replier des chaises, placer des enceintes, tirer des câbles, ou faire de la figuration, cela serait de l'art ? J'ai l'exemple d'un figurant qui a été rémunéré 1 jour (au smic) pour 2 heures de travail (?!). Et 507 heures de travail (?!), soit 15 semaines à 35 heures pour être indemnisé en chômage, voilà la bonne affaire !

jpdesign

Et dire que 5,6 millions de fonctionnaires ne cotisent pas à l'Unedic, et donc ne payent pas pour les intermittents, dont le déficit d'indemnité représente 25% (1 milliard) du déficit global de l'Unedic... ils feraient mieux de demander à ce que les fonctionnaires payent, ils vont bien au cinéma et aux théâtres eux aussi !!

lamiche

Y'en a marre de ces gens qui veulent tous être artistes ou techniciens dans un secteur très restreint. S'ils ne peuvent pas vivre de leur job qu'ils en prennent un plus rémunérateur et qu'ils soient artistes en tant que loisir ou hobby. La communauté n'a pas à payer pour les intermittents.

monmi

Pourquoi personne ne parle des 57 milliards d'euro que rapporte la culture et les soi-disant feignants intermittents

Kiran

Avez-vous remarqué, sur les génériques de fin des séries télé ou films français, la liste interminable des intermittents présents sur les tournages, comparée à la liste très courte des films français d'avant-guerre ?

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