Vincent Broqua, upec et Christophe Lamiot-Enos, Université de Rouen





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« La construction de modèles politiques alternatifs au libéralisme de la Guerre froide »

Anne OLIVIER-MELLIOS, Université Lumière Lyon 2 (a.olliviermellios@univ-lyon2.fr) Soraya GUÉNIFI, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 (sguenifi@gmail.com)
La période d’après-guerre aux États-Unis redéfinit les clivages politiques et idéologiques. La prééminence du modèle de Guerre froide redessine sensiblement les contours du libéralisme américain en évacuant toute référence à l’expérience de l’ ‘ancienne gauche’ (Old Left) des années 1930, au profit d’une réflexion politique marquée notamment par l’anticommunisme, ainsi que par les théories de l’équilibre tel le Centre Vital (Vital Center) développé par Arthur Schlesinger. Avec l’installation de nombreux intellectuels libéraux comme les fameux « New York Jewish Intellectuals » au sein des centres institutionnels (universités, médias, gouvernement), ce modèle d’évolution politique s’impose comme une forme de realpolitik en réponse au clivage est-ouest. Pour de nombreux observateurs de la gauche américaine, le modèle idéologique et politique qu’offre le libéralisme de la Guerre froide (Cold War liberalism) permet donc de décrire fidèlement plus d’une décennie de consensus et de conformisme.

Cependant, dans la recherche d’une appréciation plus nuancée, d’autres courants historiographiques ont périodiquement émis l’hypothèse selon laquelle les années 1950 offraient également un cadre de réflexion politique libéral alternatif, en continuité avec les idéaux de justice sociale célébrés par la Old Left, et comme antichambre de la contestation de la Nouvelle Gauche des années 1960. En effet, rejetant l’opposition est-ouest comme paradigme idéologique et combattant la chasse aux sorcières comme manifestation nationale de cette doctrine, de nombreux intellectuels et activistes américains travaillèrent à construire un modèle alternatif basé sur l’entente internationale et la liberté d’expression. Les artisans de cette rhétorique alternative se trouvent non seulement chez les fondateurs de l’école révisionniste (C. Wright Mills, William Appleman Williams), mais aussi dans l’expérience organisationnelle pacifiste, anti-nucléaire et même anti-ségrégation (rappelons que de nombreuses associations pour la promotion de l’égalité raciale étaient la cible des chasseurs des sorcières), ainsi que dans la presse de gauche (I.F. Stone’s Weekly, Monthly Review, National Guardian).

Cet atelier vise donc à mettre en évidence la construction par des intellectuels, activistes ou même artistes de modèles alternatifs à la rhétorique de la Guerre froide chez les progressistes américains. Il s’agit d’y questionner les différentes approches visant à modéliser le champ politique et historiographique afin d’y réintroduire des figures et mouvements progressistes marginalisés et de reconstruire la réalité politique et idéologique d’une période de transformation du libéralisme aux Etats-Unis.

Merci d'envoyer vos propositions avant le 20 décembre.
Nouvelles technologies de l’information et de la communication et reconfiguration des relations d’emploi

Olivier Frayssé, Université Paris 4 et Eliza Koechlin,
Il n’est pas exagéré de dire que les États-Unis ont été à l’origine de la dissémination / exportation de trois régimes ou modèles de travail au cours du « siècle américain ».

Le premier est l’embrigadement des ouvriers attachés à la machine sur la ligne de montage : le Fordisme. Les idéologies véhiculées étaient alors la maximisation de la production par l’utilisation de la technologie et le rationalisme scientifique.

Le second fut le compromis social issu du New Deal et recadré par la loi Taft-Hartley, que l’école française de la régulation a également baptisé Fordisme. Ses slogans idéologiques étaient la négociation, l’équilibre et le compromis. Le troisième modèle, dit « néo-libéral », intègre le paradigme du télétravail (travail virtuel) et du « capitalisme numérique » ainsi que la dynamique de la mondialisation. Les maîtres mots à présent sont liberté, flexibilité et le gouvernement par le marché.

Les contributions pourront porter sur tous les sujets liés à cette problématique, formation des régimes/modèles, expansion, réception à l’étranger. Les approches historiques, géographiques, sociologiques, économiques sont les bienvenues. Le corpus peut inclure les médias, la littérature et le cinéma.

Les propositions de communication (400 mots) sont à envoyer à Olivier Frayssé, fraysseo@aol.com et Elisabeth Koechlin, eliza.koechlin@gmail.com/ avant le 20 décembre.
The new information and communication technologies and the restructuring of employment relationships

Olivier Frayssé, Université Paris 4 et Eliza Koechlin
The United States may rightly be said to have been at the origin of the dissemination / exportation of three work regimes or models over “the American century”:

The first work regime was the regimentation of workers bound to the machine on the assembly line known as Fordism. Its ideological underpinnings were the maximization of production, science and rationality. The second was the social compromise between Capital and Labor born of the New Deal and recast by the Taft-Hartley Act, which the French school of regulation also called Fordism. It was founded on regulation, balance and compromise in industrial relations. The third one is the current “neo-liberal” model that incorporates the paradigm of “virtual work” and “digital capitalism” as well as the dynamic of globalization. Freedom, flexibility and market-driven management have become the main tenets of this new creed.

Contributions are welcomed on any and all related subjects, including formation, ideological justification, expansion and reception abroad. These may be based on historical, sociological, geographical and/or economic approaches. The corpus can be extended to include the media, literature and cinema.

Proposals (400 words) are to be sent to Olivier Frayssé, fraysseo@aol.com and Elisabeth Koechlin, eliza.koechlin@gmail.com by December 20.

Culture rebelle ou modèle ? Le populaire et ses genres, entre défi aux conventions et établissement de nouvelles normes.

Elsa Grassy, Université de Strasbourg & John Dean, Université de Versailles:
La culture américaine populaire use et abuse des genres, et semble reposer sur un mécanisme perpétuel de subversion et de construction de normes, a priori opposé au concept même de « populaire ».

Il s’agira lors de cet atelier, dans le cadre du thème général du congrès, « Les Etats-Unis, modèles, contre-modèles… fin des modèles ? » de réfléchir au rôle de la culture populaire dans l’économie des modèles culturels, notamment par un examen du statut de ses genres, et de la façon dont ils ont été utilisés, dépassés ou remplacés aux xxe et xxie siècles.

Une des questions centrales que nous poserons est le rapport entre les conventions et la créativité. Les exigences des genres ont-elles permis à la culture populaire de se renouveler et de se sophistiquer, ou bien l’ont-elles enfermée dans des schémas connus, et amenée ainsi vers une répétition et donc appauvrissement intellectuel et créatif ?

Comme en témoigne la bibliographie constituée pour cet atelier, poser la question du genre dans la culture populaire peut paraître témoigner du même manque d’imagination : le sujet a déjà maintes fois été analysé. Nous inviterons les participants à cet atelier à l’explorer sous l’angle de la définition même du populaire et de ses rapports avec le conformisme. Alors que le populaire offre une alternative aux règles et aux conventions de la culture savante, il possède ses propres codes, qu’on peut briser et subvertir. Le populaire lance-t-il un défi à l’orthodoxie de la culture instituée, ou bien ne peut-il proposer qu’un autre type de conformité ? Musique, mode, BD, littérature pulp, films de super-héros, sport… il n’est pas un domaine populaire qui ne connaisse l’opposition entre le mainstream et l’underground, entre le populaire quantitatif qui remporte l’adhésion du plus grand nombre, et la marge alternative qui se définit par opposition à la masse. La norme du plus grand nombre est subvertie, pour créer une nouvelle norme, qu’un nouveau mouvement viendra bientôt renverser. Les genres du populaire lui apportent ainsi une structure autant que des occasions de la renverser.

Il se pourrait alors que, bien que les genres et leurs conventions semblent a priori s’opposer à l’esprit de liberté et d’accessibilité du populaire, ils participent en réalité à la simplicité et à l’immédiateté qui caractérisent ce domaine culturel. Les genres fournissent au public une satisfaction supplémentaire par la reconnaissance de conventions, de personnages-types, de ressorts dramatiques – satisfaction qui peut à tout moment glisser vers la saturation ou l’ennui.

Nous aborderons également la question de l’origine : la culture populaire américaine a-t-elle hérité ses genres des traditions dans lesquelles elle puise son inspiration ? Les a-t-elle modifiés, et comment ? Des folklores scandinave, germanique, celte et anglo-saxon, en passant par les mythologies européennes, asiatiques et moyen-orientales et la Bible, la culture populaire américaine s’est enrichie de traditions narratives qui lui ont fourni forme et fond. Nous apercevrons ainsi aussi peut-être comment les genres populaires reflètent cet héritage et le fait que « l’histoire des États-Unis est celle de l’interaction entre la culture de la Vieille Europe et l’environnement d’un Nouveau Monde, c’est-à-dire celle d’une modification précoce de la culture par l’environnement, et de la modification consécutive de l’environnement par cette culture » (Nevins & Commager; Pocket History of the US).

Nous laissons le choix aux participants : film, musique, littérature pulp, polars, modes vestimentaires, sport, jouets, argot, jeunesse, seniors, crime organisé, classes moyennes des banlieues, à l’échelle fédérale ou des Etats, lecteurs, auditeurs, internautes… quels que soient le public et le médium visés, le genre, en tant que modèle, contre-modèle, aspirant à la fin des modèles ( ?) conduira nécessairement à poser des questions essentielles sur le fonctionnement de la culture populaire américaine.

Les propositions de communication de 300 mots maximum, ainsi qu’une courte biographie, sont à envoyer à John Dean (jdlutece@yahoo.com) et à Elsa Grassy (grassy@unistra.fr) avant le 20 décembre 2013.
"Challenging Conventions or Establishing New Norms?

The Use of Genres in US Popular Culture."

John Dean, UVSQ et Elsa Grassy, Université de Strasbourg
They are used and abused. Supported and subverted. Genres are the basic models and slippery building blocks that shape all US popular culture.

With particular regard to "The USA: Models, Counter-models, the End of Models," our inquiry addresses the issue of how American popular culture genres have been used, surpassed, or replaced in the 20th- and 21st-centuries' global gallery of popular culture. Consider the creative tension. Do genres provide the supple rules by which the popular culture of all mass media achieves freedom of expression? Or are popular culture genres cumbersome molds more than they are means?

The critical mass of genre study in popular culture is immense (see brief bibliography below). But, among others, a list would easily include: Adorno, Aristotle, Benjamin, Frye, Bakhtin, Chandler, Eco, Barthes, Jameson, King, Lyotard, Calwetti, and others.

While the popular offers an alternative to the rules and conventions of high culture, it does have its own codes that one can challenge and break. Beyond the multitude of popular genres – from music to fashion, from comic book genres to pulp literature, superhero movies and sports – the rift between the popular mainstream and the subcultural underground is evidence to the fact that norms structure the popular as much as they muddle it.

Could it be that while genre conventions seem at first to be at odds with the popular ethos, they might in fact add to the attractiveness and straightforwardness of popular culture. Are genre conventions the key to why audiences find popular culture so satisfying? Or – alternatively – superficial? Plus, how do popular genres facilitate repetition and continuity for both producer and receiver? How do they effect reciprocity, provide a given social construct, stabilize personal and national identity?

We invite participants in this workshop session to question the relation between popular culture and conformity. Does the popular challenge high culture's orthodoxy because it doesn't like rules, or does it create another set of conventions -- however funkier? Does this go beyond genre conventions? It seems that one of the dynamics of the popular is the tension between a mainstream and an underground set of genres - both successful in their own way - that edge each other on. While the mainstream popular culture flourishes in a more quantitative, conservative, comforting way, the underground exists in a more qualitative, subversive way that is in-your-face and rebellious.

Then there's the question of sources. Where do genre models come from? Consider how Europe and the Mediterranean, Scandinavian, Germanic, and "Anglo-Saxon" legends, the Judeo-Christian Bible, mythologies of the Near and Middle East, routes and roots which extent to the Far East, and indigenous US popular culture models have each generated form and meaning. Isn't here the way to a wealth of inquiries? Specially since the "story of America is the story of the interaction of an Old World culture & a New World environment – the early modification of the culture by environment, and the subsequent modification of the environment by the culture” (Nevins & Commager; Pocket History of the US).

Choose any popular medium or consumer group -- from dolls to movies, clothing styles to spoken slang, youth culture through geriatric clusters, thug-headed organized criminals through suburban simpletons, the fandom of sports or adherents of detective fiction, the US audience regional or nation-wide in its relation to listenership, viewership, readership or digital web traffic -- and the model of genres is essential to understanding why a particular expression of popular culture works or not.

Send your proposals (300 words + a short biography) to both John Dean (jdlutece@yahoo.com) and Elsa Grassy (grassy@unistra.fr) before December 20, 2012.
Quel futur modèle pour l'Amérique politique: destiné manifestement partisane ou union réinventée?

Jérôme Noirot, Ecole Centrale, Lyon

Depuis la mise en ?uvre du New Deal sous Franklin Delano Roosevelt et l’opposition subséquente de Barry Goldwater et de Ronald Reagan à l’élargissement du rôle de l’Etat qui a résulté de cette politique, deux modèles distincts de la société américaine semblent se faire face au point de générer des blocages politiques et législatifs considérés comme néfastes pour la prospérité du pays. Cette confrontation repose sur les réponses prétendument antinomiques que les deux modèles apportent à deux questions philosophiques et politiques essentielles : quelles doivent être la nature du contrat social américain et la répartition appropriée des responsabilités individuelles, sociales et politiques ? Par ailleurs, quel doit être le rôle de la Constitution et, plus généralement, de la tradition judéo-chrétienne dans la codification de cette répartition ?

D’un côté, se trouve le modèle conçu par les Pères Fondateurs de la nation à la fin du 18ème siècle. Ce modèle reflète l’idée selon laquelle l’individu est, du simple fait de sa nature, doté des droits inaliénables notamment définis dans la Déclaration d’Indépendance. Dans le but de protéger ces droits et d’éviter « la guerre de tous contre tous » redoutée par Thomas Hobbes, les individus sont amenés à s’associer. Telle est la dynamique du contrat social qui donne finalement naissance à l’Etat, dont le rôle consiste alors essentiellement à favoriser l’exercice serein des droits individuels. Toutefois, en raison de ce qui est analysé comme la dépravation originelle de la nature humaine, manifestée à travers l’égoïsme et la propension à la domination, la prudence recommande de borner l’exercice du pouvoir politique. C’est donc de la crainte du despotisme que découle le principe de la séparation des pouvoirs. Selon les Pères Fondateurs, l’élaboration d’une constitution écrite devient alors indispensable pour procéder à cette séparation, à la fois horizontalement entre le législatif, l’exécutif, et le judiciaire, et verticalement, entre l’Etat fédéral et les Etats fédérés. Cependant, à lui seul, le document constitutionnel n’est pas en mesure de préserver l’intégrité du contrat social républicain fondé sur le principe de la liberté individuelle. Les Pères fondateurs soulignent, en effet, l’importance de cultiver simultanément, parmi gouvernants et gouvernés, le sens de la vertu, comprise alors comme la capacité morale d’inspiration religieuse de dompter les passions égoïstes dans l’intérêt général.

L’autre modèle du contrat social américain, successivement conçu, complété et partiellement mis en ?uvre par Woodrow Wilson, Franklin Roosevelt, Lyndon Baines Johnson et aujourd’hui Barack Obama, envisage avec optimisme la capacité de l’Etat à relever les défis économiques, sociaux, et sociétaux contemporains. Selon ce schéma de pensée, l’Etat prend des contours plus unitaires que fédéraux et doit pouvoir ainsi systématiquement intervenir afin d’administrer l’égale répartition des avantages du progrès, permettre l’exercice de la liberté individuelle, notamment à travers l’accès universel aux soins et à l’éducation, et adapter la tradition à l’évolution des pratiques courantes. Dans ce cadre, la séparation des pouvoirs élaborée par les Pères Fondateurs est dénoncée comme un carcan désuet. D’où la volonté, sinon de réécrire la Constitution, de faire au moins du texte un instrument souple, vivant et évolutionniste mieux à même de capter les valeurs contemporaines, un concept connu sous le nom de living constitution.

Cet atelier examinera l’ampleur et l’intensité des désaccords politiques, législatifs et juridiques que semblent générer ces deux modèles distincts de la société américaine tant au niveau fédéral qu’à celui des Etats fédérés. En particulier, la question sera posée de savoir si ces désaccords peuvent être le reflet de positionnements partisans plus ou moins artificiels, dictés par la notion d’alternance démocratique, ou s’ils se manifestent comme une sorte de contrepoids à l’unification des pouvoirs exécutif et législatif que l’on peut peut-être détecter depuis la présidence de George W. Bush lorsque l’un des deux partis détient ces pouvoirs simultanément. En d’autres termes, sommes-nous en présence de tensions centrifuges avérées, qu’il conviendra, le cas échéant, d’évaluer et dont il faudra envisager les conséquences à plus long terme, ou existe-t-il encore aujourd’hui aux Etats-Unis un socle culturel commun, dont les communicants s’efforceront alors de définir le contenu et les potentialités ? Si la survie des nations repose sur la dynamique du renouveau perpétuel, l’atelier se demandera si le renouveau américain peut passer par l’élaboration d’une synthèse entre d’une part, l’innovation, et d’autre part, la réactualisation de principes ancestraux.
What future model for political America: manifestly gridlocked destiny or reinvented union?

Conventional wisdom has it that ever since New Deal policies were first carried out and fuelled conservative opposition to the growth of government, two increasingly distinct visions of American society have vied for public support and moved the nation closer to political gridlock with potentially dire economic consequences. The gap between these two visions is said to originate in the seemingly irreconcilable answers which they give to two basic philosophical and political questions: first, what are respectively the proper limits of government and individual freedom? Second, what role should the Constitution, and more generally the country’s Judeo-Christian heritage, play in marking out those limits?

On one side is the vision of the Founding Fathers who designed a system of government focusing on the primacy of inalienable individual rights particularly as defined in the Declaration of Independence. From this perspective, the need to protect such rights and obviate any risk of a “war of all against all” mechanically brings individuals together and societies into existence. That in turn leads to the creation of government whose role consists essentially in promoting the peaceful exercise of individual rights and freedoms. However because of the fallen condition of human nature as reflected in selfishness and the lust for domination, limits must be set to political power. It is therefore to neutralize the threat of tyranny that separation of power came to be adopted as a guiding principle by the Founding Fathers. The Founders regarded a written constitution as the essential tool to codify that separation both horizontally between the legislative, the executive and the judiciary, and vertically between the federal government and the States. Yet such a constitution could not on its own guarantee the success of a republican form of government based on the consistent exercise of individual freedom. The Founding Fathers therefore stressed the need to foster durably, both among the governed and their elected representatives, the notion of virtue described as the religiously-inspired moral ability to tame selfish impulses for the common good.

The opposing vision of American society has successively been conceived and partly implemented by Woodrow Wilson, Franklin Delano Roosevelt, Lyndon Baines Johnson, and today Barack Obama. It is based on a more optimistic view of government’s ability to craft solutions to contemporary social and economic issues. Consequently, less divided government may well be needed to share out the country’s wealth more equitably, allow the exercise of individual freedom more fully particularly through universal access to health care and education, and adjust tradition to changing lifestyles. Seen from this perspective, the Constitution is dismissed as both obsolete and a political, social, and economic straitjacket that needs to be made more “living”, flexible, and inclusive to reflect society’s constantly changing norms.

The aim of this panel is to examine the actual scope and depth of the increasingly strident political, legislative, and judicial strifes that the two visions of American society seem to be generating both at the federal level and within the States. More particularly, the panel will look into whether such strifes reflect artificially partisan positioning naturally dictated by the rules of democratic electioneering, or whether they act as a check on the growing unification of the executive and legislative branches that may have been developing since the presidency of George W. Bush whenever either party has held the two branches simultaneously. In other words, is American society hopeless riven by divergent philosophical and political views of its nature and function, or is there still enough common ground for the American people to shape their country’s destiny consensually? If the survival of nations does depend on constant renewal, the panel will test the proposition that American renewal may ultimately rest on a combination of innovation and tradition in yet another rendition of E Pluribus Unum.
Merci d'envoyer vos propostitions à Jérôme Noirot (jerome.noirot@neuf.fr) avant le 20 décembre.
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