Vincent Broqua, upec et Christophe Lamiot-Enos, Université de Rouen





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Race-consciousness v. colorblindness : two competing models

Olivier Richomme, Université Lyon 2.
Since the minority rights revolution of the 1960’s, the US has implemented race-conscious public policies in order to reform its institutions and eradicate racial discrimination. In spite of the undeniable results they produced these policies have been highly controversial. From a pratical standpoint opponents argue that they are imperfect tools that are too divisive and need to be temporary. But maybe more importantly, from a phylosophical standpoint they argue that these policies do nothing to eliminate racism, quite the contrary. They contend that taking race into account to fight racism actually amounts to the reification of race and undermines the meritocratic ideal. Scociologists and political scientists in many countries have been discussing these two rival models for decades and have tried to determine the better approach to reach race equality. And in this international discussion, the US has often been used as a model or a countermodel.

This workshop proposes to analyse the political and cultural clash between the race-conscious and colordblind models in a comparative approach or in one centered solely on the US. For exemple one could discuss the role the US plays in other countries as a model or a countermodel in the debates about the implementation of anti-discrimination public policies. But because the american system is often used as a caricature by proponents and opponents alike, it could also be useful for our workshop to focus on the US and the ways in which this issue divides the country and often cuts across party lines and ethno-racial affiliations. Indeed a more detailed analysis of the debate around race and equality in the US through the political instrumentalisation, the tortuous jurisprudence or the opaque implementation of race-conscious public policies (affirmative action policies in jobs recruitment and university enrollment, busing of school children and eletoral redistricting…) would allow us to highlight how this figth between these two models has defined the political and cultural landscape of the last half century.
Proposals to be sent to olivier.richomme@univ-lyon2.fr by December 20.
Les Etats-Unis : modèle ou contre-modèle écologique ?

Gelareh Djahansouz-Yvard (Université d'Angers)

La politique de l'environnement s’enracine au coeur de la culture américaine. Le respect de la terre et de ses ressources fait partie des mythes fondateurs américains. Le mouvement écologique de la deuxième moitié du 20ème siècle trouve ses origines à la fin du dix-neuvième et au début du vingtième siècle, époque à laquelle les actions concernaient la protection des terres du domaine public. Les Américains ont été parmi les premiers à agir en matière d'environnement, préservant d'abord les terres, puis étendant cette action, un siècle plus tard, à la lutte contre les diverses pollutions. C'est à partir de la deuxième moitié du 20ème siècle avec l'apparition des diverses pollutions, que l'on peut noter une évolution dans la mentalité des Américains et un intérêt véritable pour l'environnement sur tous les plans, ce qui a conduit le gouvernement fédéral à brandir le flambeau de la lutte contre toutes les formes de pollution et à devenir le précurseur du mouvement écologique sur le plan international. Les initiatives écologiques et énergétiques des Etats-Unis ont servi de modèle aux autres pays industrialisés. Mais  l’attitude du gouvernement américain et son rôle dominant dans la communauté internationale en tant que modèle écologique ont évolué depuis les trente dernières années, les intérêts économiques passant en premier, bien avant les préoccupations écologiques. Si certains états, comme la Californie, peuvent faire figure de modèle en matière d’environnementalisme, ce n’est pas le cas du gouvernement américain qui a refusé d’assumer son rôle de leader écologique global, en dépit des efforts de l’administration actuelle pour donner l’exemple afin de relancer l’économie verte en promouvant les énergies alternatives et les emplois verts. D’autres pays industrialisés, comme le Canada ou certains membres de l’UE, ont pris de l’avance dans le domaine.

L’objectif de cet atelier est d’analyser les enjeux politiques, économiques, sociaux et idéologiques de l’écologie aux Etats-Unis afin de s’interroger sur l’existence d’un modèle ou contre-modèle américain. Les propositions pourront explorer l'environnementalisme dans l'arène politique américaine aux niveaux local, national, ou international, ainsi que l’impact des partis politiques sur les diverses administrations présidentielles et le Congrès. Pays de contraste et de diversité, on pourra également s’interroger sur l’importance accordée à l’écologie dans la société américaine et dans l’existence quotidienne des Américains aujourd'hui.

Les propositions de communication doivent être adressées à gelarehdjyv@wanadoo.fr avant le 20 décembre.
Is the US an Environmental Example or Counter-Example?
Gelareh Djahansouz-Yvard (University of Angers)
Environmentalism is at the heart of American culture. Respect for the land and its resources has always been one of America's founding myths. The environmental movement of the second half of the 20th century had its roots in the late nineteenth and early twentieth centuries, an era which focused on the protection of public lands. The Americans were among the first to fight in favor of protecting the environment, initially by preserving nature, then a century later, by fighting against various forms of pollution. The Americans changed their approach to the environment in the mid-20th century and a genuine interest for the environment at all levels appeared, which encouraged the federal government to take up the battle against all forms of pollution and assume a leading role in the environmental movement internationally. The ecological and energy initiatives of the US served as examples for other industrialized countries. However the attitude of the U.S. government as an environmental role model has evolved in the last thirty years, as economic concerns have taken precedence over ecological concerns. If some states, such as California, are looked on as environmental models, such is certainly not the case for the US government, which refused to assume a leadership role in global environmentalism, in spite of the present administration’s efforts to set an example to boost the green economy by promoting alternative energies and green jobs. Other industrialized nations, such as Canada or some members of the European Union, have emerged as international environmental leaders.

The aim of this workshop is to analyze the political, economic, social and ideological issues at stake concerning the environment today, in order to understand whether the US can be considered as an environmental example or counter-example for the rest of the world. This workshop welcomes papers dealing with state, federal and global environmental policies, as well the impact of political parties on various presidential administrations and the Congress. The US is a nation of contrast and diversity; therefore papers may also focus on the importance of environmental protection in American society and daily life today.

Proposals for papers should be sent to gelarehdjyv@wanadoo.fr by December 20.
Le Modèle médiatique américain en question: fondements, mutations, évolutions.

Divina Frau-Meigs, Université Paris 3, Sébastien Mort, Université de Lorraine
Archétype du modèle « libéral nord-atlantique » selon David C. Hallin et Paolo Mancini (Comparing Media Systems: Three Models of Media and Politics, 2004), le système médiatique américain est fondé sur quatre principes qui le distinguent très nettement des modèles médiatiques européens : l’intervention limitée de l’Etat dans la gestion des supports techniques et des contenus, la prépondérance de la diffusion commerciale – apparue très tôt historiquement – et la quasi-absence de diffusion publique, le niveau élevé de professionnalisation des médias d’information rendu possible par l’adhésion à des normes et codes explicitement édictés et ratifiés – dont la « norme d’objectivité » constitue le pilier central –, et l’indépendance par rapport au pouvoir politique, garante à la fois du statut de contrepouvoir des médias et de leur rentabilité financière.

Au cours des dernières décennies, le modèle médiatique américain a toutefois subi des mutations de taille, et ce, sous les effets conjugués de l’évolution technologique – avènement de la télévision câblée à partir des années 1980 et de l’Internet au tournant des années 2000 –, des changements du cadre législatif – abrogation de la Fairness Doctrine en 1987 et passage du Telecommunications Act of 1996 – et de la mondialisation. Le modèle médiatique américain de l’ère numérique est donc bien différent de celui de l’ère hertzienne, et ces changements ne sont pas sans effets sur la façon dont les publics se représentent le monde, sur l’engagement politique ni sur la participation citoyenne.

Cet atelier se propose d’explorer les fondements du système médiatique américain dans le domaine de l’information, ses spécificités, et ses mutations historiques et évolutions récentes. Les communications pourront porter sur les thèmes suivants :

- la déréglementation et ses effets : démultiplication de l’offre, libération de la parole partisane,

- les mutations du journalisme : redéfinition de l’objectivité, crowd-sourcing

- l’info-divertissement,

- l’information en continu,

- les médias alternatifs et leur relation à la citoyenneté,

- le documentaire « à la Michael Moore »

- les nouveaux contrats spectatoriels,

- la segmentation de l’offre et ses effets : polarisation des publics, émergence de communautés à intérêts spécifiques (issue publics)
Ces thèmes ne sont pas limitatifs, ni exclusifs d’autres propositions de communication. Les propositions n’excéderont pas 2 000 signes et devront être envoyées conjointement à Sébastien Mort (sebastien.mort@univ-lorraine.fr) et Divina Frau-Meigs (divina.frau-meigs@univ-paris3.fr) avant le 20 décembre 2013.

Questioning the US Media Model: Foundations, Changes, Evolutions.

Divina Frau-Meigs, Université Paris 3, Sébastien Mort, Université de Lorraine.
As part of its annual conference on “The USA: Models, Counter-Models, The End of Models?” (May 21st to 24th, 2014), the French Association of American Studies invites participants to a workshop on the US media model entitled “Questioning the US Media Model: Foundations, Changes, Evolutions.”
Defined as archetypal of the “Liberal or North-Atlantic” model by David C. Hallin and Paolo Mancini (Comparing Media Systems: Three Models of Media and Politics, 2004), the US media model is based on four distinctive principles: a limited Government intervention in the regulation of technology and content, the predominance of commercial broadcasting—an early development in the history of US media—and an almost inexistent public broadcasting, a high level of professionalization resulting from journalists’ abiding by explicitly stated and ratified norms and codes—chief among which is the “objectivity norm”—and the very low degree of political parallelism guaranteeing both the status of US media as watchdog and their financial profitability.

Over the past decades, the US media model has undergone significant changes resulting altogether from technological evolutions—the advent of cable television from the 1980s and of the Internet at the turn of the 21st century—changes in the legislative framework—the repeal of the Fairness Doctrine in 1987 and the enactment of the Telecommunications Act of 1996—and globalization. The US media model of the digital era does differ from that of the broadcast era, with considerable effects on how publics cultivate their representations of the world, on political engagement, as well as on citizen agency and participation.

This workshop aims to explore the foundations of the US media model, its specificity, the historical changes it underwent, as well as its recent evolutions. It invites papers addressing, but not limited to, the following topics:

- Deregulation and its effects: infinite media offer, unrestricted partisan discourse

- Changes in journalism: redefinition of objectivity, crowd-sourcing

- Infotainment,

- 24-hour news

- Alternative media and how they relate to citizenship

- Michael Moore style documentaries

- New forms of spectatorial contracts

- Media segmentation and its effects: audience polarization, emergence of issue publics

Abstracts not exceeding 3,000 characters should be sent jointly to Sébastien Mort (sebastien.mort@univ-lorraine.fr) and Divina Frau-Meigs (Divina.Frau-Meigs@univ-paris3.fr) by 20 December 2013.

« Modèle de charité chrétienne » ou nation pluraliste ?

L’Amérique comme (contre-)modèle religieux

Nathalie Caron (Paris Sorbonne) et Sabine Remanofsky (ENS Lyon)
Parce que l’Amérique a été imaginée dès l’origine la fois comme cité protestante exemplaire – « la cité sur la colline » de John Winthrop – et comme refuge spirituel pour les persécutés d’Europe, elle se pose tour à tour comme modèle de pureté réformée et comme havre de tolérance religieuse. Les colonies auraient en effet été fondées en réaction contre les modèles européens en matière de religion, que ce soit par des puritains désireux de fonder la cité protestante parfaite, ou bien par des Anglais tels le quaker William Penn, soucieux d’établir dans le nouveau monde une terre d’accueil où régnerait la liberté de culte.

Cette lecture d’une Amérique chrétienne tolérante, terre d’asile religieuse, ainsi que la mise en place d’un cadre constitutionnel favorable au foisonnement des différentes dénominations du protestantisme comme des autres religions, explique que les États-Unis soient fréquemment cités comme exemple de pluralisme religieux par des personnalités politiques ou législateurs européens. Les États-Unis constituent également un exemple pour avoir été l’un des premiers pays occidentaux à établir une séparation durable entre Églises et État, en 1791, soit plus de cent ans avant la loi française de 1905.

Modèle de pluralisme et de laïcité précoces, les États-Unis sont souvent aussi perçus comme un contre-modèle de sécularisation, en raison du fort taux de religiosité, ainsi que de l’imbrication du religieux et du politique, telle qu’elle apparaît par exemple lors de moments politiques symboliques forts, comme les serments présidentiels prêtés sur la Bible, ou bien encore telle qu’elle a pu être manifestée par la proximité de certaines personnalités politiques avec des prédicateurs évangéliques en vue comme Billy Graham ou Jerry Falwell.

Les communications de cet atelier pourront s’intéresser à l’exceptionnalisme américain en matière de religion ou encore interroger la notion de « laïcité à l'américaine », dans ses fonctions de modèle et de contre modèle, à la fois pour la France mais aussi pour d'autres pays européens. Les contributions examinant la prégnance culturelle de la religion aux États-Unis et les confusions que le « retard » de la sécularisation occasionne seront également bienvenues. Dans une perspective historique, enfin, on pourra s’intéresser tout autant à la volonté des premiers puritains de fonder la cité religieuse exemplaire qu’aux débats du XIXe siècle concernant l'exemplarité du protestantisme américain par rapport aux catholicisme et protestantisme du vieux continent jugés dévoyés ou trop libéraux, ou encore au modèle religieux incarné par les Etats-Unis pendant la Guerre froide.

A Model of Christian Charity” or a Pluralistic Nation?

America as a Religious (Counter-) Model
Nathalie Caron (Paris Sorbonne) and Sabine Remanofsky (ENS Lyon)
Because America has been perceived as being both, since its origin, a model Protestant land—John Winthrop’s “city upon a hill”—and a spiritual refuge for the persecuted of Europe, the country alternatively appears as a model of reformed purity and a haven of religious tolerance. It is indeed commonly assumed that the American colonies were founded in reaction against European religious models, whether be it by Puritans, desirous of founding the perfect Protestant city or by Englishmen such as the Quaker William Penn, who sought to establish a promised land of religious freedom in the New World.

America’s image as a religious asylum having fostered the proliferation of the various denominations of Protestantism and the emergence of many other religions, together with a particularly favorable constitutional framework, explains why the United States is often viewed as an example of religious pluralism by European politicians or lawmakers. The United States also constitutes an example of early secularism, since the First Amendment established a durable separation between Church and State as early as 1791, more than a hundred years before France’s 1905 law.

A model of pluralism and secularism, the United States is also regarded as a counter-model of secularization, given its high rates of religiosity and also what has been perceived as an excessive intertwining of religion with politics, which transpires during symbolic moments, such as the incumbent president’s oath of office taken on the Bible, or has been evinced by the proximity between politicians and world-famous preachers like Billy Graham or Jerry Falwell.

This panel welcomes papers dealing with American religious exceptionalism and with the specificity of American “laïcité” in its function both as a model and a counter-model for France but also for other European countries. Contributions examining the enduring cultural significance of religion in the United States and the confusions American “backwardness” in terms of secularization engenders will also be welcome. Historically, proposals may address topics as varied as the early Puritans’ plan to establish an exemplary religious city in the New World, the nineteenth-century debates surrounding the exemplarity of American Protestantism as opposed to the Old World’s corrupt or too liberal Protestantism or Catholicism, or the place of the United States as a religious role model during the Cold War.

Les propositions sont à envoyer avant le 20 décembre 2013 à Nathalie Caron (nathalie.caron@univ-paris4.fr) et Sabine Remanofsky (sabine.remanofsky@ens-lyon.fr).
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