Ce document de travail a pour sources principales





télécharger 203.73 Kb.
titreCe document de travail a pour sources principales
page1/3
date de publication03.11.2017
taille203.73 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > documents > Documentos
  1   2   3
c:\users\alain\desktop\lacan séminaires\ressources\doc s12b\illustrations\dame-a-la-licorne.jpg c:\users\alain\desktop\lacan séminaires\ressources\doc s18\illustations\shiki_95-155b2.jpg c:\users\alain\desktop\lacan séminaires\ressources\doc s7\illustrations\minne\meproject.jpg

LACAN

Trois préfaces

aux Écrits
Ce document de travail a pour sources principales :


  • Préface à l’édition des Écrits en livre de poche, sur le site de l’E.L.P. : « Pas-tout Lacan » 1969-12-14,

p. 7 de l’édition Points Seuil de 1970, p. 364 de l’édition Points Seuil de 1999 - tome II.


  • Préface à l’édition japonaise des Écrits, sur le site de l’E.L.P. : « Pas-tout Lacan » 1972-01-27,

parue dans La lettre mensuelle de l’École de la cause freudienne, octobre 1981, n° 3, pp. 2-3.


  • Introduction à l’édition allemande des Écrits, sur le site de l’E.L.P. : « Pas-tout Lacan » 1973-10-07,

parue dans Scilicet, 1975, n°5, pp. 11- 17.
Ce texte nécessite l’installation de la police de caractères spécifique, dite « Lacan », disponible ici :

http://fr.ffonts.net/LACAN.font.download (placer le fichier Lacan.ttf dans le répertoire c:\windows\fonts)
Les références bibliographiques privilégient les éditions les plus récentes.

N.B.  Ce qui s’inscrit entre crochets droits [ ] n’est pas de Jacques LACAN.

(Contact)

Préface à l’édition de poche des Écrits
Préface à l’édition japonaise des Écrits
Préface à l’édition allemande des Écrits

Préface à l’édition de poche des Écrits (p. 7 de l’édition Points Seuil de 1970, p. 364 de l’édition Points Seuil de 1999, tome II)
À quelqu’un, grâce à qui ceci est plutôt signe...
Un signifiant qui donne prise sur la Reine, que soumet-il à qui s’en empare ?

Si la dominer d’une menace vaut le vol de la lettre que POE nous présente en exploit, c’est dire que c’est à son pouvoir qu’il est passé la bride. À quoi enfin ? À la Féminité en tant qu’elle est toute-puissante, mais seulement d’être à la merci de ce qu’on appelle, ici pas pour des prunes, le Roi.
Par cette chaîne apparaît qu’il n’y a de maître que le signifiant. Atout maître : on a bâti les jeux de cartes sur ce fait

du discours. Sans doute, pour jouer l’atout, faut-il qu’on ait la main. Mais cette main n’est pas maîtresse.

Il n’y a pas trente-six façons de jouer une partie, même s’il n’y en a pas seulement une. C’est la partie qui commande, dès que la distribution est faite selon la règle qui la soustrait au moment de pouvoir de la main.
Ce que le conte de POE démontre par mes soins, c’est que l’effet de sujétion du signifiant, de la lettre volée

en l’occasion, porte avant tout sur son détenteur d’après-vol, et qu’à mesure de son parcours, ce qu’il véhicule,

c’est cette Féminité même qu’il aurait prise en son ombre.
Serait-ce la lettre qui fait la Femme être ce sujet, à la fois tout- puissant et serf, pour que toute main à qui la Femme laisse la lettre, reprenne avec ce dont à la recevoir, elle-même a fait lais ? « Lais » veut dire ce que la Femme lègue

de ne l’avoir jamais eu : d’où la vérité sort du puits, mais jamais qu’à mi-corps.
Voici pourquoi le Ministre vient à être châtré - châtré, c’est le mot - de ce qu’il croit toujours l’avoir cette lettre

que DUPIN a su repérer de son évidence entre les jambes de sa cheminée de haute lisse. Ici ne fait que s’achever

ce qui d’abord le féminise comme d’un rêve, et j’ajoute (p.41) que le chant dont ce LECOQ voudrait - en le poulet qu’il lui destine - faire son réveil (« un dessein si funeste... »), il n’a aucune chance de l’entendre, il supportera tout

de la Reine dès lors qu’elle va le défier.
Car la Reine redevenue gaie, voire maligne, ne fera pas pièce à sa puissance de ce qu’elle l’ait - sans qu’il le sache - désarmée, en tout cas pas auprès du Roi dont on sait par l’existence de la lettre - et c’est même tout ce qu’on en sait - que sa puissance est celle du Mort que chaque tour du jeu amincit. Le pouvoir du Ministre s’affermit

d’être à la mesure du masochisme qui le guette.
En quoi notre DUPIN se montre égal en son succès à celui du psychanalyste, dont l’acte, ce n’est que d’une maladresse inattendue de l’autre qu’il peut venir à porter. D’ordinaire, son message est la seule chute effective de son traitement : autant que celui de DUPIN, devant rester irrévélé, bien qu’avec lui l’affaire soit close. Mais expliquerais-je...

comme on en fera l’épreuve du texte qui ici garde le poste d’entrée qu’il a ailleurs [Écrits p.11, Le séminaire sur La lettre volée]

...ces termes toujours plus, moins ils seront entendus.
Moins entendus des psychanalystes, de ce qu’ils soient pour eux aussi en vue que la lettre volée, qu’ils la voient même en eux, mais qu’à partir de là ils s’en croient, comme DUPIN, les maîtres. Ils ne sont maîtres - en fait - que d’user

de mes termes à tort et à travers. Ce à quoi plusieurs se sont ridiculisés. Ce sont les mêmes qui m’affirment

que ce dont les autres se méfient, c’est d’une rigueur à laquelle ils se sentiraient inégaux. Mais ce n’est pas ma rigueur qui inhibe ces derniers, puisque ses pièges n’ont d’exemple que de ceux qui m’en font avis.
Que l’opinion qui reste Reine, m’en sache gré, n’aurait de sens que de lui valoir ce livre de poche,

vade-mecum qu’on l’appelait dans l’ancien temps, et rien de neuf, si je n’en profitais pour situer ce qu’elle m’apporte

de mes Écrits comme bruit. Je dois me persuader qu’ils ne soient pierre dans l’eau qu’à ce qu’elle en fut déjà l’onde,

et même l’onde de retour. Ceci m’est rendu tangible de ce que ceux ici choisis, me semblent épaves tombées au fond. Pourquoi m’en étonnerais-je ? quand ces Écrits, ce n’est pas seulement recueillis qu’ils furent en mémoire de rebuts, mais composés qu’ils ont été à ce titre.
Répétant dans leur sort de sonde, celui de la psychanalyse en tant qu’esquif gobé d’emblée par cette mer.

Drôle de radoub que de montrer qu’il ne nage bien qu’à atterrir. Car c’est un fait d’histoire : mettez à son banc

une chiourme éprouvée d’ahaner à la voix, et la psychanalyse s’échoue, au soulagement des gens du bord.

Jamais aucun progressisme n’a fait mieux, ni d’une façon si sûre à rassurer, ce qu’il faut faire tout de suite.
Bref on lira mon Discours dit « de Rome » en 1953, sans que puisse plus compter que j’aie été strictement empêché...

depuis le terme mis en France aux plaisirs d’une Occupation dont la nostalgie

devait encore la hanter vingt ans par la plume si juste en son exquisité de SARTRE

...strictement barré, dis-je, de toute charge, si mince fut-elle, d’enseignement. L’opposition m’en étant notifiée comme provenant d’un M. PIÉRON dont je n’eus au reste aucun signe direct à moi, au titre de mon incompréhensibilité.

On voit que je l’étais de principe, car je n’avais eu l’occasion de la démontrer qu’aux plus banaux de ses entours,

et ce que j’avais écrit alors, n’était nullement abstrus (si peu que je rougirais de republier ma thèse, même si

elle ne relève pas de ce que l’ignorance alors enseignante tenait pour le bon sens en l’illustrant de BERGSON).

Je voudrais qu’on me crédite de ce que ce retard qui me fut imposé, de huit ans, me force à pousser - tout au long

de ce rapport - d’âneries, soyons exact : de paulhaneries, que je ne puis que hihaner pour les oreilles qui m’entendent. Même le cher PAULHAN ne m’en a point tenu rigueur, lui qui savait jusqu’où « Kant avec Sade » détonnerait

dans son bestiaire1 (cet écrit est ici absent).
Le ménage n’est jamais bien fait que par qui pourrait faire mieux. Le tâcheron est donc impropre à la tâche,

même si la tâche réduit quiconque à faire le tâcheron. J’appelle « tâche » : ranger ce qui traîne.

Énoncer que l’inconscient s’est rencontré d’abord dans le discours, que c’est toujours là qu’on le trouve

dans la psychanalyse, ce peut nécessiter qu’on l’articule avec appui, s’il en faut le préliminaire : avant qu’il vienne comme second temps que le discours lui-même mérite qu’on s’arrête aux structures qui lui sont propres,

dès que l’on songe que cet effet ne semble pas y aller de soi.
C’est une idée qui se précise de relever ces structures mêmes, et ce n’est nullement s’en remettre aux lois

de la linguistique que de les prier de nous dire si elles s’en sentent dérangées. On doit s’habituer aux maniements

des schèmes, scientifiquement repris d’une éthique - la stoïcienne en l’occasion - du signifiant et du λεκτόν [lekton].

Et aussitôt on s’aperçoit que ce λεκτόν
  1   2   3

similaire:

Ce document de travail a pour sources principales iconCe document de travail a pour sources principales

Ce document de travail a pour sources principales iconCe document de travail a pour sources principales
«après vous, j’vous en prie», «j’vous en pire», «passez donc les…» «’près vous…». Avec le temps, j’ai pris l’habitude de m’apercevoir...

Ce document de travail a pour sources principales iconLycée chaptal madame dechenoix
«Laboratoire de l’Histoire», elle vous forme à devenir Historien (ne) par la mise en œuvre d’un travail d’enquête à partir des sources....

Ce document de travail a pour sources principales iconOrigines du mot comptabilité
«Dubois,Mitterand et Dauzat», pour la France etc. Reste que toutes ces sources isolées ne permettent pas d’avoir une vue d’ensemble...

Ce document de travail a pour sources principales iconLa Publicité, le Sponsoring et le Mécénat
Le parrainage est devenu l’une des principales sources de financement des manifestations ou événements, locaux, régionaux, nationaux...

Ce document de travail a pour sources principales iconDocument de travail

Ce document de travail a pour sources principales iconLe devoir de mémoire est une expression qui désigne une obligation...
«les sources». IL n’y a pas d’histoire sans sources, des sources multiples que l’on doit recouper

Ce document de travail a pour sources principales iconCe document a été réalisé à partir de différentes sources documentaires
«l’histoire du ballet occidental». Cette approche correspond davantage aux pratiques de danse majoritairement enseignées dans le...

Ce document de travail a pour sources principales iconItinéraire de la danse Ce document a été réalisé à partir de différentes sources documentaires
«Le corps est nature et culture»*. Le corps représente en effet, une interface entre l’individuel et le social

Ce document de travail a pour sources principales iconPartie 1 : le monde qui nous entoure 4ème
«travail de recherche documentaire» en insistant notamment sur l’identification des sources d’informations






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com