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ne se traduit pas bien. On le met en réserve, et on joue un temps du signifié, plus accessible et plus douillet à ceux qui s’y retrouvent, dans l’illusion qu’ils pensent quoi que ce soit

qui vaille plus que tripette.
Le long de la route on s’aperçoit - avec retard heureusement, c’est mieux de ne pas s’y arrêter - que s’élèvent

des protestations. « Le rêve ne pense pas... », écrit un professeur fort pertinent dans toutes les preuves qu’il en donne.

Le rêve est plutôt comme une inscription chiffonnée. Mais quand ai-je dit quoi que ce soit qui y objecte ?

Même si au « chiffonné », je n’ai – selon ma méthode de commentaire qui s’astreint à s’en tenir aux documents –

fait sort qu’au niveau de la girafe que le petit Hans en qualifie.
Outre que cet auteur ne saurait même avancer les faits dont il argue qu’à tenir pour établi ce que j’articule du rêve, soit qu’il requiert un support textuel – ce que j’appelle proprement l’instance de la lettre avant toute grammatologie –

où peut-il prendre que j’aie dit que le rêve pense ? Question que je pose sans m’être relu.

Par contre il découvre que ce que j’inscris comme effet du signifiant, ne répond nullement au signifié

que cerne la linguistique, mais bel et bien au sujet.
J’applaudis à cette trouvaille d’autant plus qu’à la date où paraissent ses remarques, il y a beau temps que je martèle

à qui veut l’entendre, que le signifiant (et c’est en quoi je le distingue du signe) est ce qui représente un sujet pour un autre signifiant.

Je dis « à qui veut l’entendre », car une telle articulation suppose un discours ayant déjà porté des effets,

effets de λεκτόν précisément.
Car c’est d’une pratique de l’enseignement où se démontre que l’insistance de ce qui est énoncé n’est pas à tenir pour seconde dans l’essence du discours, que prend corps...

quoique je l’aie pointé de ce ressort dès sa première sortie

...mon terme du « point de capiton », par quoi λεκτόν se trouve traduit à mon gré, sans que je m’en targue,

étant, plutôt que stoïcologue, stoïque d’avance, à l’endroit de ce qui pourra s’en redire.
Ce n’est pas pour autant aller aussi loin que je pourrais, dans ce que m’apporte ma parution en livre de poche.

Elle tient pour moi d’un inénarrable que seul mesurera un jour un bilan statistique d’un matériel de syntagmes auxquels j’ai donné cours. J’ai fourni de meilleurs emboîtages tout un marché de la culture. Mea culpa.
Il n’y a pas de métalangage. Cette affirmation est possible de ce que j’en aie ajouté un à la liste de ceux qui courent

les champs de la science. Elle sera justifiée, s’il produit l’effet dont s’assurera que l’inconscient est un discours.

Ce serait que le psychanalyste vienne à en être le λεκτόν, mais pas démoli pour autant.
Que le lecteur du livre de poche se laisse prendre au jeu que j’ai célébré à moi tout seul, à Vienne d’abord,

puis à Paris, en l’honneur de la Chose freudienne pour le centenaire de FREUD. S’il s’anime de la rigolade pincée,

dont l’a accueilli mon auditoire d’alors, il saura qu’il est déjà de mes intimes et qu’il peut venir à mon École,

pour y faire le ménage.
...de quelque chose à lire de ce 14. XII. 69.

Avis au lecteur japonais
Qu’on me traduise en japonais, me laisse perplexe. Parce que c’est une langue dont je me suis approché : à la mesure

de mes moyens. J’en ai pris une haute idée. J’y reconnais la perfection qu’elle prend de supporter un lien social très raffiné

dans son discours. Ce lien, c’est celui même que mon ami KOJÈVE - l’homme le plus libre que j’aie connu -

désignait du « snobisme ». C’était là chez lui fait d’humour 2, et fort loin de l’humeur qu’on se croit en devoir de montrer

quant à ce mode d’être, au nom de l’humain. Plutôt nous avertissait-il - j’entends : « nous » les Occidentaux -

que ce fût à partir du snobisme qu’une chance nous restât d’accéder à la chose japonaise sans en être trop indigne,

qu’il y avait au Japon matière plus sûre que chez nous à justifier le dit mode.
Note marginale : ce que j’avance ainsi, certains en France le rapprocheraient sans doute de cet « Empire des signes »3

dont BARTHES nous a ravis, pour peu qu’ils en aient vent. Que ceux qui au Japon se sont agacés de cette bluette4 étonnante,

me fassent confiance : je n’en ferai part qu’à ceux qui ne peuvent pas confondre.
Ceci dit, du Japon je n’attends rien. Et le goût que j’ai pris de ses usages, voire de ses beautés, ne me fait pas en attendre plus. Notamment pas d’y être entendu. Ce n’est certes pas que les Japonais ne tendent l’oreille à tout ce qui peut s’élucubrer

de discours dans le monde. Ils traduisent, traduisent, traduisent tout ce qui en paraît de lisible : et ils en ont bien besoin. Autrement ils n’y croiraient pas, comme ça ils se rendent compte.
Seulement voilà : dans mon cas, la situation est pour eux différente. Justement parce que c’est la même que la leur :

si je ne peux pas y croire, c’est dans la mesure où ça me concerne. Mais ceci ne constitue, entre les Japonais et moi,

pas un facteur commun. J’essaie de démontrer à des « maîtres », à des universitaires, voire à des hystériques, qu’un autre discours

que le leur vient d’apparaître. Comme il n’y a que moi pour le tenir, ils pensent en être bientôt débarrassés à me l’attribuer, moyennant quoi j’ai foule à m’écouter. Foule qui se leurre, car c’est le discours du psychanalyste, lequel ne m’a pas attendu pour être dans la place. Mais ça ne veut pas dire que les psychanalystes le savent. On n’entend pas le discours dont on est soi-même l’effet.
Note marginale : ça se peut quand même. Mais alors on se fait expulser par ce qui fait corps de ce discours.

Ça m’est donc arrivé. Je reprends de cette note : les Japonais ne s’interrogent pas sur leur discours, ils le retraduisent,

et dans ceux mêmes que je viens de dire. Ils le font avec fruit, entre autres du côté du Nobel. Toujours le snobelisme.
Que peut dès lors leur faire le fait de mes difficultés avec un discours des psychanalystes auquel personne d’entre eux que j’aie rencontré ne s’est jamais intéressé ? Sinon au titre de l’ethnologie de la peuplade américaine, où ça n’apparaît que comme détail. L’inconscient – pour savoir ce que c’est, lire le Discours que ces Écrits consignent pour être celui de Rome – l’inconscient, dis-je,

est structuré comme un langage. C’est ce qui permet à la langue japonaise d’en colmater les formations [de l’inconscient] si parfaitement que j’ai pu assister à la découverte par une japonaise de ce que c’est qu’un « mot d’esprit » : une japonaise adulte.

D’où se prouve que le mot d’esprit est au Japon la dimension même du discours le plus commun, et c’est pourquoi personne

qui habite cette langue, n’a besoin d’être psychanalysé, sinon pour régulariser ses relations avec les machines-à-sous,

voire avec des clients plus simplement mécaniques. Pour les êtres vraiment parlants, l’on-yomi suffit à commenter le kun-yomi.

La pince qu’ils font l’un avec l’autre, c’est le bien-être de ceux qu’ils forment à ce qu’ils en sortent aussi frais que gaufre chaude.
Tout le monde n’a pas le bonheur de parler chinois dans sa langue, pour qu’elle en soit un dialecte, ni surtout - point plus fort - d’en avoir pris une écriture à sa langue si étrangère que ça y rende tangible à chaque instant la distance de la pensée

- soit de l’inconscient - à la parole. Soit l’écart si scabreux à dégager dans les langues internationales,

qui se sont trouvées pertinentes pour la psychanalyse. Si je ne craignais le malentendu, je dirais que pour qui parle japonais,

c’est performance usuelle que de dire la vérité par le mensonge, c’est-à-dire sans être un menteur.
On m’a demandé une préface pour mon édition japonaise. J’y dis ce que je pense pour ce dont, quant au Japon,

je n’ai aucune idée, à savoir : ce qu’est le public. De sorte que j’ai envie de l’inviter à fermer mon livre, sitôt cette préface lue ! J’aurais l’espoir de lui laisser un souvenir indulgent. Je tremble qu’il poursuive, dans le sentiment où je suis de n’avoir jamais eu, dans son pays, de « communication » qu’à ce qu’elle s’opère du discours scientifique, ici je veux dire : par le moyen du tableau noir. C’est une « communication » qui n’implique pas que plus d’un y comprenne ce qui s’y agite, voire même qu’il y en ait un.

Le discours de l’analyste n’est pas le scientifique. La communication y répercute un sens.

Mais le sens d’un discours ne se procure jamais que d’un autre [discours H, discours U, discours M, discours A].
Maintenant imaginons qu’au Japon comme ailleurs, le discours analytique devienne nécessaire pour que subsistent les autres,

je veux dire : pour que l’inconscient renvoie leur sens. Telle qu’y est faite la langue, on n’aurait à ma place besoin que d’un stylo.
Moi, pour la tenir cette place, il me faut un style. Ce qui ne se traduit pas, hors l’histoire d’où je parle.
Jacques Lacan, ce 27.1.72

Préface à l’édition allemande des Écrits
Le sens du sens (the meaning of meaning), on s’en est posé la question. Je pointerais d’ordinaire que c’était d’en avoir la réponse,

s’il ne s’agissait pas simplement là d’un « passez-muscade » universitaire. Le sens du sens dans ma pratique se saisit (Begriff)

de ce qu’il fuie : à entendre comme d’un tonneau, non d’une détalade. C’est de ce qu’il fuie (au sens : tonneau)

qu’un discours prend son sens, soit de ce que ses effets soient impossibles à calculer.
Le comble du sens, il est sensible que c’est l’énigme. Pour moi qui ne m’excepte pas de ma règle susdite, c’est de la réponse,

trouvée de ma pratique, que je pose la question du signe au signe : de comment se signale qu’un signe est signe.

Le signe du signe - dit la réponse qui fait pré-texte à la question - c’est que n’importe quel signe fasse aussi bien fonction

de tout autre, précisément de ce qu’il puisse lui être substitué. Car le signe n’a de portée que de devoir être déchiffré.

Sans doute faut-il que du déchiffrage, la suite des signes prenne sens. Mais ce n’est pas parce qu’une dit-mension

donne à l’autre son terme, qu’elle livre sa structure.
Nous avons dit ce que vaut l’aune du sens. Y aboutir ne l’empêche pas de faire trou. Un message déchiffré peut rester

une énigme. Le relief de chaque opération - l’une active, l’autre subie - reste distinct. L’analyste se définit de cette expérience.

Les formations de l’inconscient, comme je les appelle, démontrent leur structure d’être déchiffrables.
FREUD distingue la spécificité du groupe : rêves, lapsus et mots d’esprit, du mode - le même - dont il opère avec eux.

Sans doute FREUD s’arrête-t-il quand il a découvert le sens sexuel de la structure. Ce dont dans son œuvre on ne trouve

que soupçon, il est vrai formulé, c’est que du sexe le test ne tient qu’au fait du sens, car nulle part, sous aucun signe,

le sexe ne s’inscrit d’un rapport.
C’est à bon droit pourtant que de ce rapport sexuel l’inscription pourrait être exigée : puisque le travail est reconnu,

à l’inconscient, du chiffrage, soit de ce que défait le déchiffrage. Il peut passer pour plus élevé dans la structure de
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