Des activités coordonnées de soutien, d'approfondissement, d'aide méthodologique et d'aide à l'orientation





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Séance d’accompagnement personnalisé : activité d’approfondissement, TES.




  • Les objectifs de l’accompagnement personnalisé


Extrait du BO n°1 du 04 février 2010

« L'accompagnement personnalisé comprend des activités coordonnées de soutien, d'approfondissement, d'aide méthodologique et d'aide à l'orientation, pour favoriser la maîtrise par l'élève de son parcours de formation et d'orientation".

"L'accompagnement personnalisé comprend, à l'initiative des équipes pédagogiques, des activités comportant notamment:

  • le travail sur les compétences de base: compréhension du travail attendu et organisation personnelle pour y répondre, expression et communication écrites et orale, prise de notes, analyse et traitement d'une question, capacité à argumenter, recherche documentaire, maîtrise et utilisation responsable des technologies de l'information et de la communication, activités contribuant au renforcement de la culture générale (conférences), aide méthodologique à l'écrit comme à l'oral, etc;

  • les travaux interdisciplinaires: thèmes de travail choisis par les élèves ou les professeurs, projets individuels ou collectifs;

  • la construction d'un parcours de formation et d'orientation réfléchi prenant appui sur le passeport orientation formation, l'orientation active, la préparation à l'enseignement supérieur, la participation de représentants des différentes branches d'activité professionnelle, la découverte in situ des métiers, etc. ».


« En classe terminale, il prend appui sur les enseignements spécifiques, et sur les enseignements constituant les dominantes disciplinaires des séries concernées. Il contribue à la préparation de l'enseignement supérieur ».


  • Objectifs pédagogiques de la séance:

- Mener une recherche documentaire en utilisant les TICE.

- Analyser et traiter une question.

- Renforcer la culture générale en sociologie.

- Définir l’objet d’étude de la sociologie et présenter la démarche du sociologue (rappel cours 1ES).

- Montrer que le raisonnement sociologique prend en compte à la fois les déterminismes sociaux et le jeu des acteurs.

- Identifier les différents courants théoriques en sociologie.

- Associer les auteurs et les concepts importants à ces différents courants théoriques.
« La sociologie comme science »


  • Activité 1 : définir l’objet d’étude de la sociologie et identifier la démarche du sociologue.


Document 1.
La sociologie en tant que discipline entend depuis son apparition faire œuvre de connaissance objective sur le monde social.




Depuis le positivisme d’Auguste Comte, qui l’affirme avec force, la sociologie se doit de rompre avec les considérations purement spéculatives de la philosophie sociale afin de devenir une science empirique reposant sur la production de faits observables et démontrables.

L’affirmation de la discipline repose en effet largement sur la production de données qui doivent servir à valider ou non les thèses émises par le sociologue au cours de sa recherche.

Auguste Comte 1798-1857





Le rôle majeur exercé par E Durkheim se comprend pleinement en raison de l’ambition de son projet consistant à édifier Les Règles de la méthode sociologique (1895). Au-delà du profond désir d’émancipation de la sociologie vis-à-vis des disciplines qui l’ont précédée, le projet scientifique de Durkheim consiste, en effet, à faire de la sociologie une véritable science expérimentale [...].

Dans sa définition du fait social, Durkheim considère que la sociologie possède un objet propre, les phénomènes sociaux, irréductibles aux autres phénomènes, biologiques ou psychologiques par exemple. Le sociologue est donc conduit à délimiter avec précision le domaine de son étude. La phase d’observation est capitale pour Durkheim, puisqu’elle permet au sociologue de rompre avec les prénotions [...]. Le sociologue, être social, doit réussir ainsi à s’écarter des préjugés de son temps, de son milieu, de son sexe... Sa formule célèbre : « traiter les faits sociaux comme des choses » signifie donc bien que le sociologue doit se prémunir contre toute « opinion » non fondée scientifiquement, même autorisée socialement [...].

Durkheim considère que la sociologie dispose d’instruments méthodologiques appropriés, tels que l’utilisation de statistiques pour observer les phénomènes collectifs et les tenir à distance de ses propres représentations.

Après avoir observé la réalité sociale, le sociologue doit, selon E Durkheim, procéder à un classement des faits [...]. Le classement des faits autorise le sociologue à recourir à la démarche comparative qui tend à se rapprocher de la méthode expérimentale. Il peut ainsi, analyser les types de société afin de mieux saisir, pour chacune d’entre elles, leurs principes de fonctionnement. Le sociologue fournit ensuite une explication au phénomène étudié: celle-ci doit écarter soigneusement les causes relevant d’un ordre autre que du social (« expliquer le social par le social »). Il ne doit pas se contenter, en outre, d’expliquer un phénomène par la fonction qu’il est censé exercer dans la société. L’explication sociologique est, en effet, une explication causale : elle consiste à aller rechercher un autre phénomène social susceptible de rendre compte du premier, et non de recourir à la facilité qui consisterait à s’en remettre à une explication extra-sociologique.

Source : P Riutort, Précis de sociologie, PUF, 2004.
Document 2.
Dans l’introduction, Emile Durkheim écrit :

« Comme le mot de suicide revient sans cesse dans le cours de la conversation, on pourrait croire que le sens en est connu de tout le monde et qu'il est superflu de le définir. Mais, en réalité, les mots de la langue usuelle, comme les concepts qu'ils expriment, sont toujours ambigus et le savant qui les emploierait tels qu'il les reçoit de l'usage et sans leur faire subir d'autre élaboration s'exposerait aux plus graves confusions. »




Après des recherches approfondies et une longue réflexion, Emile Durkheim propose une définition : « On appelle suicide tout cas de mort qui résulte directement ou indirectement d'un acte positif ou négatif, accompli par la victime elle-même et qu'elle savait devoir produire ce résultat. » Le sociologue se pose ensuite la question suivante : « Puisque le suicide est un acte de l'individu qui n'affecte que l'individu, il semble qu'il doive exclusivement dépendre de facteurs individuels et qu'il ressortisse, par conséquent, à la seule psychologie. En fait, n'est-ce pas par le tempérament du suicidé, par son caractère, par ses antécédents, par les événements de son histoire privée que l'on explique d'ordinaire sa résolution ? »

Émile Durkheim, 1858-1917

Émile Durkheim présente son plan de travail :

« Nous nous demanderons d'abord quelle est l'influence [des causes extra-sociales] et nous verrons qu'elle est nulle ou très restreinte. Nous déterminerons ensuite la nature des causes sociales, la manière dont elles produisent leurs effets, et leurs relations avec les états individuels qui accompagnent les différentes sortes de suicides. Cela fait, nous serons mieux en état de préciser en quoi consiste l'élément social du suicide, c'est-à-dire cette tendance collective dont nous venons de parler, quels sont ses rapports avec les autres faits sociaux et par quels moyens il est possible d'agir sur elle. »

Dans le Livre I, chapitre II, Partie IV il écrit :

« Si l'on compare la part proportionnelle de chaque mois dans le total des suicides annuels à la longueur moyenne de la journée au même moment de l'année, les deux séries de nombres que l'on obtient ainsi varient exactement de la même manière (v, tableau XIII). [...] Quand les jours s'allongent vite, les suicides augmentent beaucoup (janvier à avril) ; quand l'accroissement des uns se ralentit, celui des autres fait de même (avril à juin). »

Source : D’après Emile Durkheim, Le Suicide, 1897, Extraits, Les classiques des sciences sociales en version numérique.
Document 3.
Le positivisme est un scientisme pour qui seule la connaissance scientifique des faits peut prétendre à la vérité. La physique en constitue le modèle : à partir d’expériences, et grâce à l’utilisation des mathématiques, le physicien peut déterminer des lois universelles qui rendent intelligible le monde [...].

La sociologie que Comte entend fonder, se situe d’abord en continuité des sciences qui l’ont précédée. Non seulement la sociologie leur est redevable de sa méthodologie, mais elle bénéficie également de l’ensemble des savoirs accumulés par ces sciences. [...].

L’homme étant un être social, il n’est pas possible nous dit Comte, d’expliquer les phénomènes sociaux en partant des individus (contrairement à ce que soutient le courant de « l’individualisme méthodologique »). Il faut au contraire partir de la totalité (la société) pour en comprendre les parties (l’individu ou plutôt la famille, qui constitue pour Comte, l’élément de base de la société).

La tâche du sociologue consiste alors à mettre en évidence des lois sociales qui, à l’image des lois de la physique, permettent de déduire les conséquences d’une combinaison de phénomènes sociaux.

Source : M Montoussé, G Renouard, 100 fiches pour comprendre la sociologie, Bréal 2012.
À l’aide du dossier documentaire et de vos recherches sur internet, vous répondrez aux questions suivantes :
Questions :

  1. Quel est l’objet de la sociologie ?

  2. Qui est A Comte ? Que doit dégager la sociologie pour A Comte ?

  3. Qui est E Durkheim ? Quel est son projet ?

  4. À quelles difficultés se heurte l’explication sociologique ?

  5. Qu’est-ce qu’un fait social ?


Conclusion.

Complétez le texte en utilisant les termes suivants : science, préjugés, social par le social, causalité, objectivité, faits sociaux, sens commun, contrainte sociale, conscience collective, actions sociales, régularités statistiques.
La sociologie, projet d’analyse « objective » des faits sociaux, naît au terme d’une longue structuration de la société occidentale. A. Comte invente ce terme en 1838. La nouvelle discipline se définit comme « la vraie ........................... de la nature humaine », se rapportant « à l’étude positive de l’ensemble des lois fondamentales propres aux phénomènes sociaux ».

E. Durkheim a pour ambition de faire de la sociologie une ........................ Il veut faire de la sociologie, une discipline positive, en prenant exemple sur les sciences de la nature. Il commence par définir les ...................................... comme des « manières de penser et de sentir » qui existent en dehors des consciences individuelles et qui sont dotés d’un pouvoir de coercition.

Un fait social est une action ou pensée qui a une origine sociale (l’individu le fait en fonction d’une ............................................. qui le dépasse), et la société fait pression sur l’individu pour imposer cette action (................................................).

Dans Les règles de la méthode sociologique (1895), il définit l’objet de la sociologie (étudier .......................................) et il énonce les principales règles auxquelles doit s’astreindre le sociologue :

  • « considérer les faits sociaux comme des choses »

  • faire abstraction des prénotions qui font obstacles à la connaissance scientifique.

Il affirme que la « cause déterminante d’un fait social doit être cherchée parmi les faits sociaux antécédents ».

La sociologie cherche ainsi, à expliquer .............................................en suivant une démarche scientifique. C’est la science qui « se propose d’étudier scientifiquement l’homme vivant en société, les relations entre individus et le mécanisme de fonctionnement des sociétés humaines » (Y Crozet). Les principaux axes de la sociologie sont l’explication ..................................................., la recherche de l’..........................................et l’utilisation du principe de ............................................ La sociologie s’est constituée à partir du refus d’expliquer les .................................................... à l’aide d’une cause extérieure à la société (c’est-à-dire Dieu). Elle a pour ambition de rendre visibles et compréhensibles des phénomènes sociaux qui ne sont pas immédiatement apparents. Elle permet de prendre du recul par rapport ............................................, les opinions individuelles et publiques.

Le sociologue a des croyances, des certitudes dont il ne peut faire abstraction. Cependant le sociologue doit maîtriser ses ................................................ s’il veut faire une œuvre scientifique. Il doit pour cela adopter une démarche scientifique qui se déroule en trois étapes :

  • la formulation d’une question,

  • la construction d’hypothèses et d’indicateurs pour les tester

  • la vérification des hypothèses en confrontant les observations réalisées aux indicateurs retenus.

Au cours de son travail, le sociologue met en évidence des ............................................... L’analyse de la dépendance entre deux variables (corrélation) permet d’établir des relations de .......................................

Pour analyser le fonctionnement des sociétés, il existe différents niveaux d’analyse. Certains sociologues (E Durkheim 1858-1917), centrent leur analyse sur « ............................................. ». Ils s’intéressent aux éléments extérieurs aux individus, aux caractéristiques du groupe social qui déterminent les comportements individuels. On qualifie cette méthode de « holisme méthodologique ». D’autres sociologues (Max Weber 1864-1920) centrent leur analyse sur l’étude des « ................................................... » et s’attachent au sens que les individus donnent à leur action pour expliquer le social. On appelle cette méthode « l’individualisme méthodologique ».

Dans la réalité ces deux logiques jouent : le comportement des individus est en partie déterminé par des facteurs qui leur sont extérieurs, et en partie par des décisions individuelles.

L’approche holiste


  • Activité 2 : montrer que dans le cadre de l’approche holiste, la société n’est pas réductible à la somme des individus qui la composent.




  • L’analyse d’E Durkheim (1858-1917).


Document 4 : solidarité mécanique et solidarité organique.
La question qui est à l’origine de son ouvrage de 1893 est celle des rapports entre personnalité individuelle et solidarité sociale : « Comment se fait-il que tout en devenant plus autonome, l’individu dépende plus étroitement de la société ? Comment peut-il être à la fois plus personnel et plus solidaire ? [...]. Tel est le problème que nous nous sommes posés ».1

La solidarité sociale n’étant pas directement observable, Durkheim choisit donc de l’approcher par un indicateur. Cet indicateur sera le droit [...]. Sa typologie des formes de solidarité découle donc d’une typologie des formes du droit, dont il distingue deux grandes catégories : le droit répressif et le droit restitutif. [...] Or, on constate effectivement au cours de l’évolution historique des sociétés européennes que la place du droit restitutif a considérablement augmenté au détriment de celle du droit répressif. C’est là pour Durkheim, le signe d’un changement dans les fondements de la solidarité sociale. Ainsi, avec la division du travail, les causes de la solidarité sociale ont changé, on est passé d’une solidarité mécanique, fondée sur la ressemblance des individus, à une solidarité organique, fondée sur leur complémentarité. [...] Dans les sociétés à solidarité organique, au contraire, les individus sont fortement différenciés. La spécialisation impose aux individus de se particulariser, de devenir davantage autonomes même s’ils restent étroitement dépendants les uns des autres [...]. La division du travail s’accroît donc du fait d’un accroissement préalable de la « densité morale » de la société, laquelle peut être approchée par la « densité matérielle » [...]. La division du travail, loin d’être à l’origine de la désorganisation sociale ou de l’atomisation de la société, est donc une source de solidarité.
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