Notice historique sur les orgues de l’Eglise Saint-Gervais et Saint-Protais de Gisors





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2ème clavier, Positif, 15 jeux, 56 notes

Montre 8

Cromorne 8

Bourdon 8

Tierce 1 3/5

Salicional 8

Piccolo 1

Flûte harmonique 8

Cornet V

Prestant 4

Fourniture III

Unda maris 8

Trompette 8

Doublette 2

Clairon 4

Nasard 2 2/3






3ème clavier, Récit expressif, 13 jeux, 56 notes

Bourdon 16

Octavin 2

Bourdon 8

Nasard 2 2/3

Diapason 8

Trompette 8

Flûte harmonique 8

Clairon 4

Gambe 8

Basson Hautbois 8

Voix céleste 8

Voix Humaine 8

Flûte octaviante 4






4ème clavier, Pédale, 8 jeux, 30 notes

Flûte 32

Bourdon 8

Flûte 16

Bombarde 16

Flûte 8

Trompette 8

Soubasse 16

Clairon 4



15 Pédales d'accouplement et de combinaison

1er clavier sur le pédalier.

Expression des jeux du 3ème clavier.

2e clavier sur le pédalier.

Conbinaisons, registres du Récit.

3e clavier sur le pédalier.

Anches pédale.

Appel des jeux du premier clavier.

Anches, premier clavier.

2e clavier sur le premier.

Anches, deuxième clavier.

3e clavier sur le premier.

Anches, troisième clavier.

3e clavier sur le deuxième.

Trémolo.

3e clavier sur le premier à I’octave grave.




Les grandes orgues de Gisors ont été tant de fois remaniées et renouvelées de fond en comble qu'on n’y peut plus guère reconnaître de parties très anciennes, à part le buffet édifié, nous l'avons vu, en 1773. Cependant si l'on considère la composition et la répartition des jeux, on ne peut manquer de remarquer qu'elles témoignent des œuvres des divers facteurs qui ont travaillé à l'instrument du XVIe siècle au XIXe siècle. Au grand orgue, douze des jeux actuels se trouvaient déjà dans l'orgue primitif de Barbier en 1579, le bourdon de 16 pieds et la tierce témoignent de la réfection de Carlier, la flûte et la deuxième trompette de celles de Lefebvre, en 1751 et en 1774 ; au positif, cinq des jeux actuels existaient déjà dans I'orgue de 1579 : la flûte et la fourniture témoignent de l'œuvre de l'organier de 1631 ; la tierce et le nasard de celle d’Ingout ; la montre de 8 pieds, la trompette et le cornet, de la réfection de 1870 ; le bourdon et la trompette du pédalier faisaient partie de l'orgue de Barbier, le clairon a été introduit par Lefebvre, en 1751, ainsi que la bombarde, la flûte de 8 pieds en 1770 ; seuls les jeux du récit ne remontent pas au-delà du XIXe siècle ; ainsi ces trente-trois jeux sur cinquante-cinq ne forment ils pas la preuve qu'il n'y a pas, à proprement parler, de solution de continuité entre le magnifique instrument de M. Gutschenritter et son ancêtre du XVIe siècle ?

MARCEL BAUDOT

Archiviste départemental de l'Eure.

1 Ces documents sont aujourd’hui conservés aux archives départementales de l’Eure.

2 Laurent James apparaît à partir de cette date comme organiste de la confrérie. Les orgues de la chapelle de l’Assomption furent restaurées en 1499 par le facteur de Beauvais, Jean d'Abancourt.

3 Compte du procureur de la fabrique pour I520.

4 Martyrologe de la confrérie de l'Assomption aux Archives de l’Eure, Folio 4920 au 3 juillet 1493.

5 Nicolas Barbier ou Lebarbier, facteur d'origine picarde travaille au début de sa carrière dans la région de Saint-Quentin ; la construction de l'orgue de Gisors le fit connaître avantageusement en Haute-Normandie et spécialement à Rouen où il travailla dans la plupart des Eglises de 1580 à1600. Il se retira à Lyons-la-Forêt.

6 Fortin n'était pas un sculpteur très habile ; les portes du grand portail qui lui sont dues sont bien médiocres.

7 « Tableau de l’Eglise de Gisors »- -Archives de l’Eure b 701.

8 Les historiens de Gisors et spécialement Victor Patte (Histoire de Gisors p. 817-18), ont commis de singulières bévues dans l'interprétation de ce passage du poème de Dorival. Ils se sont particulièrement mépris dans la description de la balustrade de bois sculpté de la tribune des orgues en imaginant voir des personnages mus par un savant mécanisme et jouant divers instruments là où Dorival énumère les sujets des divers médaillons qui ornent cette balustrade.

9 Un article du compte de la fabrique pour 1584 mentionne l'achat de deux rouleaux pour taire marcher les images de Saint-Gervais et de Saint-Protais ; je ne suis pas sûr qu'il puisse s'agir de statues mouvantes ; je me demande s'il ne serait pas plutôt question de deux panneaux portant en médaillon les effigies des saints patrons de Gisors et qui, dissimulant les claviers et les boutons des jeux, roulaient sur une glissière lorsqu'on jouait de l'orgue.

10 Roch Dargillières répara les orgues de Saint-Michel de Rouen (1591) et de la cathédrale de Chartres. En 1606, il habitait la paroisse Saint-Thomas d'Evreux. Il semble avoir succédé à son père Jean Dargillières qui avait commencé la construction de l'orgue de Saint-Michel de Rouen.

11 Au début d'octobre 1618, Etienne Aubriot avait reçu mission d'aller à Chartres se rendre compte de la composition des grandes Orgues de la Cathédrale.

12 Crépin Carlier, probablement fils du facteur Lillois Erasme Carlier, était établi à Rouen. Il travailla de 1600 à 1660 à Rouen (Saint-Laurent, Cathédrale Saint-André) à Paris (Saint-Antoine), à Poitiers (Cathédrale, Saint-Hilaire).

13 Guillaume Lesselier, facteur d'origine écossaise établi à Rouen, travailla avec succès dans toute la Normandie de 1611 à 1641 (Andelys, Bernay, Mortagne, Rouen).

14 Je ne suis pas éloigné de croire que cet organiste de Saint-Jacques de la Boucherie, doit être identifié avec Ie facteur Crepin Carlier en qui précisément en 1630 refit les orgues de l'église Saint-Jacques de la Boucherie. Cf. : Jacques Meurgey, histoire de l'église Saint-Jacques de la Boucherie p. 188 et 221.

15 Claude de Villers refit l'orgue de Saint-Jean de Châlons en 1641 ; établi à Rouen en 1643 il travailla aux orgues des principales églises de la ville jusqu'en 1688, année de sa mort.

16 Adrien Anquetin, facteur établi à Rouen, travailla dans cette ville de 1668 à 1675.

17 Robert Ingout, facteur établi à Rouen, est le constructeur de plusieurs orgues normandes : Cathédrale de Saint-Lô (1660), Dominicains d'Argentan (1670), Notre-Dame de la couture de Bernay (1673).

18 Nicolas Labour travaille en 1757 au relevage de l’orgue de la Cathédrale de Saint-Omer.

19 Jean Regnault répara l'orgue de Saint-André de Pontoise en 1728 ; en 1712 il avait remis en état l'orgue de Saint-Maclou de Rouen.

20 Nicolas Collard, facteur, établi à Paris, travailla en 1714 à la Cathédrale et à Saint-Jean de Rouen ; et en1726 à l'orgue des Cordeliers de Meaux.

21 Charles Lefebvre, facteur établi à Rouen, travailla à différentes églises rouennaises de 1698 à 1730.

22 Jean-Baptiste-Nicolas Lefebvre, facteur rouennais, travailla à diverses églises de Rouen, de 1731 à 1762 ; à Saint-Etienne de Caen (1738), à la cathédrale de Tours (1753-61) où il construisit de nouvelles orgues ainsi qu'à la cathédrale d'Evreux (1774).

23 Nicolas Bessart, facteur établi à Paris ; restaurateur de l’orgue de Couperin, à Saint-Gervais (1760).

Note du transcripteur : il s'agit d'une erreur et il convient bien évidemment de lire 29 marches.

24 Cette rampe fut dorée suivant la décision du conseil de Fabrique du 25 mai 1774, par Jacques Batique de Rouen.

25 La composition des grandes orgues de Gisors à la suite de la restauration de Lefebvre s'établissait ainsi :

Grand orgue : 53 notes, 18 jeux ; montre 16, bourdon 16, bourdon 8, montre 8, prestant, flûte, nasard, quarte, tierce, doublette, fourniture, cymbale, deux clairons, deux trompettes, double tierce, flûte de 3 octaves.

Positif : 14 jeux, prestant, bourdon, flûte doublette, nasard, tierce, larigot, cymbale, fourniture, cromorne, trompette, voix humaine, cornet, montre 8.

Pédale : 10 jeux : clairon, bourdon 4, trompette, clairon, bombarde, trompette 8, flûte, nasard, quarte, bourdon 8.

Récit : 1 jeu : cornet.

26 Ces deux derniers se proposaient de construire un nouvel instrument, estimant l’orgue irréparable.


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