Un cours a petit effectif ou une classe spécialisée





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L’hyperactivité



OLLIVIER Laëtitia

PETIT Maud

L3 Pluridisciplinaire 2004/2005

Pour le professeur de psychologie : Loïc Pulido

Sommaire

Introduction
I – Hyperactivité

  1. Définition

  2. Caractéristiques d’un enfant hyperactif

  3. Troubles associés à l’hyperactivité

  • Troubles de la mémoire

  • Troubles du langage

  • Troubles de dyspraxie

  • Troubles du sommeil

  • Troubles émotionnels

  • Troubles tes que les tic et le syndrome Gilles de la Tourette

  1. Traitements

  • Un traitement médicamenteux

  • Une indication de rééducation ou de thérapie psychomotrice

  • Une thérapie comportementale

  • Une thérapie cognitivo-behaviorale

  • Une psychothérapie individuelle, pédagogique ou avec la famille 

  • Un cours a petit effectif ou une classe spécialisée 

  • Une rééducation orthophonique venue parfois remplacer le cours d’orthographe 



    1. L’enfant hyperactif à l’école

  1. Comportement de l’enfant à l’école

  2. Rôle de l’enseignant

    • Une bonne gestion de sa classe

    • Une bonne gestion des devoirs

    • Une intervention pédagogique adaptée




  1. Moyens permettant d’améliorer certains troubles

  • Moyens visant à limiter l’inattention

  • Moyens visant à limiter l’agitation

  • Moyens visant à limiter l’impulsivité

  • Mesures visant à améliorer l’estime de soi



Conclusion
Bibliographie

Introduction

Longtemps minimisés, les troubles de l’attention ou troubles de l’hyperactivité sont actuellement mieux étudiés.

Historiquement, l’hyperactivité, nommée comme telle, est décrite par un médecin allemand, Heinrich Hoffmann. En France on parlera d’instabilité et d’enfant instable. Ce qualificatif disparaît dans le vocabulaire des psychologues de l’éducation dans ces 40 dernières années. Aujourd’hui on parle d’enfants agités, remuants, hyperactifs, et on estime que l'hyperactivité affecte entre 3 et 6 % des enfants d'âge scolaire avec une prépondérance chez les garçons mais les filles souffrant de trouble de l’hyperactivité sont plus difficiles à diagnostiquer. La majorité des enfants hyperactifs (70 %) garderont ce syndrome à l'âge adulte.

L’hyperactivité est un sujet de plus en plus présent dans notre quotidien, que ce soit dans les médias tels que la télévision (actualités, documentaires) ou les magazines spécialisés (médicaux ou psychologiques) ainsi que dans notre propre entourage : les amis, la famille par exemple. En tant que futures enseignantes il nous paraissait intéressant de se pencher sur ce « phénomène » d’hyperactivité afin de comprendre les différents types de comportements suscités par un tel trouble chez l’enfant, et de connaître les différentes mesures médicales et psychologiques apportées à ces enfants. De plus sachant que nous avoir un jour un enfant ayant des troubles de l’hyperactivité dans notre classe. Et jugeant le rôle de l’enseignant très important dans ce type de situation, il nous semblait nécessaire de connaître les différents moyens pouvant être mis en œuvre pour que l’enfant hyperactif puisse se développer correctement et sans pour autant perturber le bon fonctionnement de la classe et l’attention des autres élèves.
I – Hyperactivité


  1. Définition


Un enfant atteint du trouble de l’hyperactivité avec ou sans déficit de l’attention, ou encore appelé trouble hyperkinétique, est un enfant qui a un niveau d’attention et d’impulsivité qui ne correspond ni à son âge ni à son développement.

D’après la définition du DSM-IV (1996), le TDHA (Trouble de Déficit de l’Attention/Hyperactivité) est « un mode persistant d’inattention ou d’hyperactivité-impulsivité plus sévère et plus fréquent qu’on observe habituellement chez des sujets d’un niveau de développement similaire ».

D’après Gagné (1996), l’attention est comprise comme un mécanisme cognitif qui permet le traitement et la gestion de l’information. Elle permet de sélectionner les informations pertinentes et d’en mettre d’autres de côté en fonction des buts et des motivations de l’individu.

Il existe différentes sortes de trouble :


  1. Le déficit de l'attention/hyperactivité avec prédominance de déficit attentionnel (TDAH-DA), qui inclut les personnes avec un déficit attentionnel mais sans manifestation importante d'impulsivité ou d'hyperactivité.

  2. Le déficit de l'attention/hyperactivité avec prédominance d'impulsivité et d'hyperactivité (TDAH-IH), qui regroupe les personnes avec des problèmes d'impulsivité et d'hyperactivité sans grandes manifestations de déficit attentionnel.

  3. Le déficit de l'attention/hyperactivité de type combiné (TDAH-TC), qui regroupe les personnes ayant des difficultés importantes, tant au niveau de l’attention que de l'impulsivité et de l'hyperactivité.


Selon Barkley, ce trouble serait lié à un problème de développement des régions du cerveau qui contrôle l’inhibition et le contrôle de soi. Ce manque de contrôle affecte des fonctions importantes pour maintenir l’attention. En effet il a été démontré que le trouble de l’hyperactivité est d’ordre neurologique. Il est dû à un manque de sérotonine et à un excès de dopamine, deux neurotransmetteurs qui contrôlent l’activité nerveuse.

B- Caractéristiques d’un enfant hyperactif
D’après le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l'Association américaine de psychiatrie et le DSM-IV (1994), un tiers des enfants hyperactifs commencent à avoir des problèmes de comportement dès leur première année de vie : ils pleurent plus souvent et plus longtemps, leur parents ont du mal à les calmer avec les moyens habituels (Weiss et Heitchman, 1986). De plus ils ont des difficultés à s'alimenter, ils sont plus actifs et dorment moins.

Il a été remarqué qu’à l’âge préscolaire, certains enfants ne présentent pas nécessairement de troubles liés à l’hyperactivité (Barkley, 1986). Alors que d’autres, présentent des agitations motrices, des curiosités insatiables et des jeux très animés et parfois destructeurs. Une recherche, d’Alessandri (1992) a démontré que ces enfants ont du mal à rester concentré sur des jeux individuels ou en groupe et qu’ils présentent un sommeil agité ainsi qu’un retard dans leur développement de la motricité et du langage (Massé, 1999).

C’est à l’âge primaire (dès 6 ans) qu’on se qu’on se rend compte de la souffrance que ce trouble peut causé à l’enfant.

Ces enfants hyperactifs vont alors présenter les symptômes suivants :
- un manque d'attention soutenue
- une incapacité à se concentrer, à rester assis
- une instabilité émotionnelle
- de l’impulsivité
- des difficultés à obéir
- des signes neurologiques mineurs comme une incoordination motrice fine...

L’ensemble de ces symptômes engendrent alors des problèmes au niveau scolaire, familial et social.

Il ne faut toute fois pas se méprendre. Tous les enfants qui ont des difficultés pour apprendre, ou présentant les symptômes cités au dessus de manière indépendante, ne sont pas obligatoirement des enfants hyperactifs, mais par contre tous les enfants hyperactifs ont des difficultés pour apprendre.

Ce comportement difficile à dire en un mot juste et unique est en fait un réseau de réactions chez l’enfant, qui rend son activité peu efficace malgré le dynamisme apparent. Ce qui trouble ainsi ses relations avec son entourage : avec ses enseignants, ses parents, ses amis et les autres enfants.



  1. Troubles associés à l’hyperactivité


On parle de comorbidité lorsqu’un ou plusieurs troubles est couplé à l’hyperactivité tel que l’opposition ou la déficience légère par exemple. Il est important de diagnostiquer ces troubles pour pouvoir ainsi proposé un traitement adéquat à l’enfant.

On distingue différents troubles liés à l’hyperactivité :


  • Troubles de la mémoire

La capacité d’attention, de concentration est à la base de tout apprentissage et donc également à la base de toutes mémorisations. La durée à laquelle fonctionne la mémoire à court terme est de quelques dizaines de secondes. Et si l’enfant n’utilise pas cette unité de temps et perd l’information par manque d’attention, il ne pourra développer aucune stratégie lui permettant d’évaluer et de regrouper les informations de façon à arriver à mémoriser le plus grand nombre de données. Le fonctionnement de la mémorisation à court terme et les fonctions d’encodage vont alors être endommagés.


  • Troubles du langage

Environ 30% des enfants qui présentent un trouble déficitaire de l’attention va présenter un retard de développement du langage oral (Rapin I. , 1982). Ces troubles sont découverts à partir de l’âge de 9 ans, quand l’enfant à l’école, devra résumer par exemple une narration. Il aura dans ce cas du mal à restituer les éléments essentiels de l’histoire. La narration demande en effet, d’avoir la capacité d’une organisation séquentielle qui lui permettra d’avoir une suite logique dans le récit. Les enfants ayant ce trouble perdront le fil conducteur, et raconteront les éléments de l’histoire dans le mauvais ordre ou encore décriront uniquement les détails de celle-ci.



  • Troubles de dyspraxie

 La dyspraxie est un trouble du développement moteur dont la caractéristique est une altération du développement de la coordination motrice, ce qui se traduit par des maladresses de l’enfant.

La dysgraphie est l’expression de ce trouble au niveau de l’écriture. Il constitue un handicap important au niveau de l’école car l’enfant à alors du mal à former les lettres, elles ne sont pas attachées, trop grosses, et formées de manière peu ou pas lisible.


  • Troubles du sommeil

Il a été démontré en effet par des études de G. Willem (1994), que les troubles du sommeil avaient un lien direct avec les troubles de l’apprentissage. Les insomnies vont perturber la qualité du sommeil et altérer le système de mémorisation à long terme qui s’effectue au cours du sommeil paradoxal. Le trouble de l’apprentissage est donc corrélé aux altérations du cycle éveil-sommeil.


  • Troubles émotionnels

La plupart des enfants hyperactifs souffrent de troubles émotionnels dus à la situation d’instabilité que l’enfant subit. En effet ce trouble entraîne chez l’enfant des difficultés scolaires, sociales et familiales, et celui ci se sent coupable de cette situation qu’il ne peut maîtriser.

Un quart des enfants hyperactifs sont anxieux. Cette anxiété augmente le handicap tout en atténuant son apparence hyperactive, l’échec scolaire que subit l’enfant est dans ce cas encore plus inexplicable ce qui accentue la détresse de l’enfant.

On sait également que, 10 à 38% des enfants hyperactifs subissent un trouble dépressif. Généralement, les signes de cette dépression apparaissent postérieurement aux signes de l’hyperactivité ce qui apporte une complication au trouble de l’hyperactivité.


  • Troubles tel que les tic et syndrome de Gilles de la Tourette

Le syndrome de Gilles de la Tourette est caractérisé par des tics moteurs (mouvement involontaire, rapide, soudain, répétitif,…) et par des tics vocaux (raclement de la gorge, reniflement, insultes…). D’après le docteur Marie France Le Heuzey dans l’œuvre L’enfant hyperactif, plus de la moitié des enfants hyperactifs seraient atteints par ce syndrome.

D- Traitement
Pour «  dépister » les enfants hyperactifs, des critères descriptifs ont été donnés par 3 classifications :

- le DSM-IV

- le CIM-10

- la classification française

Cf. annexe n°1 tiré du livre Trouble de l’attention, impulsivité et hyperactivité chez l’enfant, J Thomas et G. Willems, p.124 à 128

Ces critères permettent de différencier les enfants présentant les troubles de l’hyperactivité des enfants ne présentant que des troubles de l’attention ou que des troubles d’impulsivité.

Aujourd’hui, il n’existe pas de moyens biologiques permettant de prévenir les dysfonctionnements neurobiologiques à l’origine de cette maladie (Charlebois, 1999). Néanmoins, on peut répondre efficacement en ce qui concerne les éléments qui entourent et influencent le développement de l’enfant.

Il existe en effet différents traitements tel que :


  • Un traitement médicamenteux

    Il est utilisé pour calmer, pour harmoniser le développement physique et pour réduire les écarts du développement.

Ces médicaments sont des psychostimulants : la Ritaline (méthylphénidate), la Dexedrine (dextroamphétamine), l’Adderall (75% de dextroamphétamine et 25% de levroamphétamine) et la pémoline. En France, seule la Ritaline est commercialisée. L’efficacité sur les symptômes de déficit attentionnel, d’hyperactivité et d’impulsivité a été mise en évidence chez les enfants d’âge scolaire. Néanmoins la commercialisation de psychostimulants pose problèmes car ces médicaments ont été mis en cause en raison de craintes selon lesquelles ils pourraient conduire à la toxicomanie à l'âge adulte.
Certains pays ont par la suite considérablement restreint l'emploi de tels médicaments. (Conseil de l'Europe).



  • Une indication de rééducation ou de thérapie psychomotrice

    Ce type de traitement s’avère utile pour que l’enfant hyperactif puisse se détendre, se contrôler, se situer dans l’espace ou bien encore se maîtriser. 

Une thérapie psychomotrice, ou une rééducation sont souvent utilisées pour ces enfants, l’hyperactivité étant souvent liée à d’autres troubles, elle va pouvoir diminuer, améliorer certains d’entre eux. On connaît l’usage de médicaments pour calmer l’excitation de l’hyperactif ou stimuler le cerveau de l’enfant en échec ; on connaît aussi les rééducations classiques de la lecture (voir ci dessous : Une rééducation orthophonique). Tous ces traitements s’intéressent aux faits et non aux causes. Pour un enfant ayant des problèmes de lecture on va se focaliser sur des problèmes visuels ou bien auditifs par exemple. De même en ce qui concerne son comportement, son agitation, il faut considérer que l’enfant à du mal à maîtriser son corps. C’est la raison pour laquelle intervient la thérapie psychomotrice ; l’enfant va devoir exercer plusieurs exercices afin de maîtriser et de mieux connaître l’ensemble de son corps (voir annexe n°2).



  • Une thérapie comportementale

Elle permet de mettre en lien les antécédents, les symptômes et les conséquences (cf. annexe n°3 du livre de Thomas, J. et Willems, G. trouble de l’attention, impulsivité et hyperactivité chez l’enfant, p.170). On évalue ainsi des circonstances favorisantes induisant ou déclenchant les troubles de l’attention, l’identification du symptôme ou du syndrome et enfin les conséquences en particulier sur le plan affectif ou comportemental.

Ces méthodes sont basées sur les 10 principes de Barkley décrit dans le livre "Taking Charge of ADHD – The Complete Authoritative Guide for Parents", Russell A. Barkley, édition Guilford Press, 1995 (résumé dans la page http://www.aei.ca/~claudej/Barkley.html):

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