L’art sous la dynastie des Yuan 1271-1368





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Écriture de la dynastie Yuan


La langue mongole était, jusqu'à ce moment, principalement une langue orale, utilisant l’écriture tibétaine quand le besoin s’en faisait sentir.

Kubilaï eut l'ambition de créer une écriture capable d’unifier les échanges écrits à l’intérieur de l'Empire mongol.

Il confia cette tâche à Drogön Phagpa (1235 - 1280), un lama tibétain.

Il lui demanda de composer un nouvel alphabet pour l’ensemble de son empire.

Phagpa le dériva de son écriture natale, l’écriture tibétaine, pour être étendu au chinois et au mongol.

  • Texte en phagspa et « Mongol » en deux écritures

Les 38 lettres créées ont été connues sous divers noms, tels « l’écriture carrée », en raison de leur forme, mais elles sont surtout connues de nos jours sous le nom d'alphabet « phags-pa ».

Malgré ses origines, l’écriture était écrite verticalement (du haut vers le bas).
Kubilai Khan décida d'utiliser l'écriture Phagspa comme écriture officielle de l'empire à la place des idéogrammes chinois. Elle fut utilisée pendant 110 ans. Elle est tombée en désuétude après l'effondrement de la dynastie Yuan.

On la trouve sur des documents officiels de l'époque : bons monétaires, passeports, sceaux officiels (utilisés par les moines jusqu'au xxe siècle) et certaines porcelaines.

Cette écriture est toujours utilisée, avec le mongol bitchig (également appelée alphabet ouïghour) et le mongol cyrillique sur les billets de Mongolie.
L’architecture

La rupture la plus sensible se manifeste dans l'architecture.

Après la hardiesse gracieuse des édifices Song aux savants enchevêtrements de consoles, les bâtiments Yuan adoptent des lignes plus régulières, plus massives (le style n'en changera pas beaucoup jusqu’au XIXème siècle).

  • Pagode blanche du temple Miaoying

L’esthétique de l’architecture mongole met l’accent sur la masse, contrairement aux édifices Song.

  • Temple Zenjhue (des cinq pagodes) 1270 Pékin


L’artisanat

Les Mongols vont amplifier la densité économique de la production de la céramique d’exportation à destination du Sud Est asiatique, du Japon, et du Proche-Orient et créer de façon inédite au XIVe siècle, une concentration d’entreprises ainsi qu’une organisation rationnelle du travail.

La rencontre du bleu de cobalt et de la porcelaine donnera naissance à une technique célèbre qui occasionnera un développement nouveau de la céramique chinoise, qui deviendra une sorte d’emblème national.

  • Potiche « bleu et blanc » + Assiette « bleu et blanc » + Pichet

Durant la période Yuan, on découvre que le cobalt moulu, un pigment noirâtre, peut être délayé dans de l’eau et appliqué sur une pièce de porcelaine non cuite. Dans le four, elle prend une riche teinte de bleu profond. C’est le début de la tradition des porcelaines « bleu et blanc », expédiées pendant des siècles sur les marchés chinois, musulmans et européens.

  • Vase meiping

Témoignage intéressant et rare de la céramique des Yuan, il n’existe effectivement que deux autres pièces semblables, dont une au palais impérial de Pékin. Le galbe épuré, le pied étroit, le revêtement uni sont fidèles aux critères esthétiques traditionnels. Un dragon appliqué à l’engobe finement rehaussé d’incisions, entoure la panse de la pièce ; le museau effilé, le long cou sinueux terminé par une petite tête, l’arête dorsale et les pattes à trois griffes sont caractéristiques des Yuan, tout comme l’est la présence d’un cobalt bleu intense. Ce vase était probablement destiné à un usage officiel.

  • Assiette céladon + Vasque céladon + Cruche à deux anses céladon

L'âge d'or du céladon va s'étendre du xie siècle au xive siècle porté, en Chine, par la dynastie des Song puis des Yuan. Les pièces fabriquées vont être de plus en plus destinées au seul plaisir de la contemplation, la couleur allant jusqu'au vert pâle, argenté, presque transparent.

La technique de décoration, sobre au xiie siècle, commence à décliner. À la fin du xiiie siècle, les motifs deviennent moins variés, plus grossiers.

  • Vase à grains

  • Vase polychrome rouge + Assiette polychrome rouge

L’oxyde de cuivre donne naissance à une catégorie de porcelaines rouges sous couverte.
La faveur accordée au bouddhisme, pour des raisons politiques (facteur d'unification des idées, religion des nomades constituant les catégories ethniques privilégiées), se concrétise par une production intéressante de sculptures à thèmes religieux et par l'arrivée d'artisans népalais.

  • Bouddha Bois laqué. Traces pigments polychromes 1279-1368

Sculpté avec infiniment de finesse, assis sur un socle de lotus, le Bouddha esquisse une expression sereine et bienveillante.

Coiffé d’un chignon élégant, vêtu d’une dhotî et d’un drapé autour des épaules, il s’inscrit dans la tradition de l’art lamaïste développé dès le XIIIe siècle en Chine par les dirigeants mongols convertis au bouddhisme tantrique tibétain. La cour Yuan favorisa la venue en Chine d’artisans népalais qui travaillèrent à des réalisations sculpturales et architecturales. Ils développèrent une esthétique nouvelle qualifiée de « sino-népalaise ».

L’ovale doux du visage, les yeux mi-clos en forme d’abricot finement incisés, sont, quant à eux, des caractéristiques stylistiques chinoises.
  • Bodhisattva assis


La posture d’aisance royale, le bodhisattva Guanyin est représenté assis Il est paré d’un bijou perlé ornant le torse et d’une tiare finement orfévrée composée de trois sections de motifs floraux, enserrant un chignon. Il est vêtu d’un long drapé couvrant élégamment le bas du corps, noué à la taille et d’un second drapé enroulé autour des épaules. Une expression méditative et sereine se dégage du visage aux traits fins, à l’ovale doux, encore d’inspiration Yuan.

  • Tête Féminine Bronze avec patine brune et verte 1279-1368

Les yeux finement dessinés en forme d’abricot, la petite bouche délicatement ourlée, les cheveux traités à l’aide de stries symétriques, noués en deux couettes sur le haut de la tête, confèrent à ce visage féminin typiquement Yuan une expressivité et un naturalisme empreints de douceur. (26 cm)
La peinture

Après le raffinement splendide des Song, l'accession au pouvoir de la dynastie mongole marque une coupure dans l'histoire de la peinture chinoise.

Les sentiments qu'inspire l'indignation nationale coïncident avec une violente réaction artistique qui prend alors deux formes:

  • d'une part l'épanouissement de la peinture lettrée,

  • d'autre part le retour à un certain archaïsme.

Les peintres professionnels et les lettrés sont dans l’ensemble hostiles à l’envahisseur qui a supprimé l’Académie.

Beaucoup partent loin de la capitale.

Certains vont exprimer dans leurs œuvres la nostalgie de l’art antérieur en adoptant un style archaïque. D’autres, libres des entraves conventionnelles vont créer leur propre mode d’expression dans une peinture individualiste.
Les Loyalistes (dissidents)

# Zhao Meng jian (1199/1267) membre de la famille impériale Song.

  • Les trois amis de la saison froide

Dans son œuvre exemplaire, ‘’les Trois Amis de la Saison Froide’’, il mêle le pin, le bambou et la fleur de prunier, symboles de la Chine ancienne. Il développe le thème de l’hiver comme symbole de la résistance à l’occupation.
# Qian Xuan  (1235/1300) partage son temps entre la poésie, la peinture et la boisson. Les peintures de Qian sont souvent accompagnées de poèmes, qui expriment subtilement la tristesse causée par la chute de la dynastie autochtone et la «venue des ténèbres».

  • En Automne au Bord de l’Etang et Yang Kouei montant à cheval

Son art est fortement teinté d’archaïsme. Il réutilise la manière bleu vert et revient à une peinture sans profondeur fondée seulement sur la recherche esthétique. Il préfère le mode délicat de la ligne fine et des lavis de couleur.

Ce style aux résonances archaïques, avec des personnages anciens, fait référence au lointain passé, à la dynastie des Tang en particulier, qui, vue depuis l'époque de la dynastie des Yuan, peut apparaître comme un âge d'or de la Chine.
Toutefois certains vont rester peintres de la Cour et collaborer avec le nouveau pouvoir.

Les Collaborateurs

# Zhao Meng Fu  (1254/1322) membre de la famille impériale Song, il a entraîné une vingtaine d’autres artistes à la Cour mongole. Il s’est considéré sa vie durant comme ‘’reclus’’ à la Cour, ce qui a influé sur les choix de ses thèmes.

  • Cavalier et cheval dans la tempête

Son ‘’ Cavalier et Cheval dans la Tempête’’, traité dans la manière de Han Kan montre un groupe face à l’adversité.

Dans la peinture à l’encre monochrome, il utilise beaucoup le sec et reprend la tradition de l’espace et du dépouillement.

Les maisons du fond de l’œuvre sont plus grandes que celles du premier plan, les montagnes sont très foncées, toutes choses en opposition avec l’art antérieur.
# Sheng Mao, élève de Zhao Meng Fu, reprend la manière bleu vert et la composition ‘’Song’’ de l’école du nord, la nature traitée en plans successifs.

  • En bateau sur le fleuve à l’automne 1361 et Attente du bac

Sheng Mao est un maître aux talents variés. Sa formidable compétence technique lui permet des tableaux simples jusqu’aux grandes compositions.

Cette diversité lui permet de satisfaire un grand éventail de demandes. Cet éclectisme n'est pas apprécié par les écrivains lettrés, pour qui son professionnalisme et sa méticulosité trahit, à leurs yeux, une absence d'équilibre et de calme.
Les Quatre Grands

Au cours de cette dynastie Yuan, quatre artistes se distinguent nettement :
# Wu Zhen  (1280/1354) Peintre de la tendance lettré d’origine simple. Il vit hors de la Cour mais il est le voisin géographique de Sheng Mao.

Il utilise l’encre monochrome sur un thème récurrent  qui symbolise la solitude des lettrés loin de la Cour.

D’une grande sobriété, les plantes sont d’une facture très personnelle.
# Huang Gong Wang (Ta Tche ‘’ le grand hébété’’) (1269/1354)

Paysagiste du Sud, il pratique la peinture ‘’sur place’’.

Très long rouleau horizontal dont il a tracé les grandes lignes sur place puis a réalisé les finitions chez lui pendant ... plusieurs années ! C’est une œuvre représentative de l’art lettré, monochrome et dépouillée.

# Ni Zan  (1301/1374) Issu d’une riche famille du Sud, gentilhomme excentrique, d’un caractère très réservé, après une série de catastrophes naturelles dans sa province, il vend tout son bien et devient errant.

  • Studio du Champignon Pourpre

Chaque partie peut être un tableau à elle seule. Il développe le dépouillement à l’extrême.

  • Lointain cours d’Eau et Pin froid  

Ses paysages sont faits d’à peu près rien : une rive, quelques arbres, une hutte (vide) une étendue d’eau, au fond quelques collines tracées d’une encre égale et sèche, sans souci de l’espace ni des règles classiques de la composition.

« Ma peinture est un ensemble de quelques traits de pinceau qui expriment les pensées spontanées de mon esprit, pour m’amuser, jamais pour atteindre une ressemblance. » A quelqu’un qui lui fait remarquer que ses bambous ressemblent plutôt à du chanvre ou à des roseaux, il répond simplement : «  Ah ! Qu’il est difficile de parvenir à un manque total de ressemblance. »
# Wang Meng (1308/1385) Petit fils de Zhao Meng Fu, poète des forces secrètes de la nature. Son style est opposé à celui de Ni Zan.

  • Habitation dans la Forêt de Chu Chu 1378

Sa composition est surabondante, convulsive, parfois surréaliste, toujours chargée, colorée.

Les lignes sont zigzagantes et dynamiques. 

  • Le modeste refuge 1370

Les arrière-plans sont marqués. Il est à la charnière des styles Yuan et Ming.

Il est mort en prison du fait d’une amitié trop marquée pour un ministre rebelle.
Dans la peinture chinoise : le YI est l'intention qui précède l'exécution.

Comme le dit l'adage classique "l'idée doit précéder le pinceau".

Pour l’inspiration, le stimulant auquel les peintres ont le plus souvent recours est la lecture de poèmes…. Ou l’alcool…
Le silence qui entoure les Yuan, ou le mépris qu'on leur voue, ne manque pas de poser problème et d'être paradoxal.

Loin d'être misérable ou indigne, la domination mongole correspond, en Chine comme ailleurs, à une grande époque et influe considérablement sur la structure économique, sociale et politique et sur la vie culturelle.

Après elle, rien n'est plus exactement pareil et, sur certains points, tout est entièrement nouveau.

L’art sous la dynastie des Ming 1368-1644

La dynastie des Ming est la dernière des dynasties “vraiment” chinoises. Elle suit la dynastie Mongol des Yuan et sera renversée par des tribus venues du Nord : les Mandchous.

En 1368, Zhu Yuanzhang (Hongwu) monte sur le trône et fonde la dynastie.

  • Portrait + Portrait impératrice Ma

Zhu Yuanzhang  est l'empereur fondateur de la dynastie Ming. Il règne en Chine de 1368 à 1398.
La dynastie avait été fondée pour chasser les étrangers et faire revivre des conceptions librement et authentiquement chinoises.

La capitale d'abord fixée à Nanjing (Nankin) est transférée en 1421 à Beijing (Pékin) où commence la construction de la Cité interdite.

  • La Cité interdite

  • La grande muraille de Chine


Sciences et techniques

L'époque Ming est marquée par le retard de la Chine dans le domaine scientifique et technique. La Chine, qui avait été pendant si longtemps en avance sur l'Occident, stagne.

En 1368, à l'arrivée des Ming, la Chine et l'Occident étaient au même niveau quant à la technique et à l'outillage.

En 1644, à la fin de la dynastie, l'Europe est entrée dans la science moderne, alors que la Chine n'a presque pas évoluée, à part peut-être sur le plan artistique.
Le trait le plus caractéristique de la société des Ming est l’apparition d’une puissante bourgeoisie.

Les résidences des personnages les plus riches et raffinés se devaient donc d'avoir de beaux meubles dans les différentes pièces, des peintures, des bibliothèques disposant de nombreux livres, des vases de qualité contenant des bouquets de fleurs, tout cela devant manifester le goût et le sens du style assurés du maître de maison.

Mobilier

La conception de meubles est un des domaines qui ont fait la réputation artistique de l'époque des Ming (même si les ébénistes sont restés des artisans anonymes), par la qualité des œuvres mêlant une esthétique simple à la recherche de la fonctionnalité. 

  • Table et chaise ; Armoire ; Lit à baldaquin ; Garde robe

Les bois durs et bois précieux étaient prisés pour ces réalisations, en particulier le Dalbergia odorifera (bois de rose : huanghuali). Les formes furent plus épurées, grâce à un assemblage discret par tenons et mortaises. Ce mobilier raffiné fut très recherché par les hommes de goût.
Jardins

Le soin apporté au décor des résidences cossues se manifestait également à l'extérieur de celles-ci, dans les jardins qui formaient un univers à part, élaboré dans une optique artistique et méditative.

  • Vues de jardins chinois

Le jardin devait laisser une impression de nature idéalisée, paradisiaque, s'inspirant de la peinture paysagère et de celle associant animaux et fleurs : il comprenait donc des rochers recréant un semblant de relief, des sources et points d'eau, des arbres, des plantes choisies de façon à éveiller les sens, aussi bien la vue que l'odorat, aux différents moments de la journée et aux différentes saisons de l'année. Pour mieux admirer ces lieux, on y disposait des kiosques, pavillons, cabinets d'étude, terrasses, etc. et même les balcons et fenêtres de la maison étaient pensés pour permettre cette contemplation.

Porcelaines


On considère généralement que la dynastie des Ming a été l'âge d'or de la porcelaine.

  • Porcelaines « Blanc de Chine »

La production de « blanc de Chine » d'époque Ming a deux origines : elle vient tout d'abord de Jingdezhen, le grand centre de production depuis l'époque des Yuan, d'où sortent des pièces à la couverte onctueuse liée à l'utilisation d'une argile particulière, blanche, pure, à faible teneur alcaline, appelée le « blanc de lait ».

Mais d'autres « blancs de Chine » sortent des ateliers du Fujian, dans le sud, et proviennent des fours de Dehua : leur style est plus lourd, et la couverte plus empâtée.

  • Porcelaine « Blanc de Chine » à décor secret « anhua »

La plus célèbre fut la porcelaine dite « bleu et blanc » (qinghua), blanche à décor au bleu de cobalt.
  • Porcelaines « bleu et blanc » Vases

Jusqu'à la dynastie des Ming, et depuis les Tang, la couleur bleue des céramiques provenait du cobalt exclusivement importé du Moyen-Orient. Mais, au début de la dynastie des Ming, on découvrit du cobalt en Chine; il était un peu différent du cobalt persan, car le cobalt chinois contient un peu de manganèse, et donne en conséquence un bleu un peu moins pur. Aussi les potiers chinois mélangeaient-ils le cobalt chinois avec du cobalt importé.


  • Porcelaines « bleu et blanc » Assiettes

Vers la fin de la dynastie, la production de porcelaine « bleu et blanc » s'intensifia, à la suite de l'essor de l'exportation: on retrouve des porcelaines Ming « bleu et blanc » en Iran, à Istanbul, en Indonésie, au Japon, et en Europe.

  • Vaisselle fond jaune à décor et assiette rouge

D'autres pièces de vaisselle à fond jaune et à décor de couleurs vives, comme les « couleurs contrastées » (doucai), furent également très populaires.

  • Porcelaines polychromes

Ainsi que la vaisselle colorée en rouge vif et des porcelaines polychromes
Les ateliers contrôlés par l’État devaient répondre à l'importante demande de la cour et des autres amateurs de ces pièces.

Les manufactures de porcelaines répondirent à la demande européenne en créant des articles suivant les gouts des consommateurs en Europe. On a estimé qu'environ 16 % des exportations de céramiques de la fin de la période Ming étaient destinées à l'Europe.

Sculpture


Le culte des ancêtres fait partie intégrante des traditions, les tombeaux sont donc très importants dans la culture chinoise.

  • Tombeau des Ming

D'après les rites des Ming, on traite les morts comme les vivants. Ainsi, les bâtiments des tombeaux sont des palais impériaux en plus petits avec le mur rouge (symbolisant la terre) et les tuiles jaunes (symbolisant le ciel).  Sur les seize empereurs de la dynastie, treize sont enterrés dans une nécropole.

  • Déesse en marbre et Statuette en ivoire laqué noir et rouge

  • Statue en bois laqué

  • Bouddha en grès verni et Musiciens

  • Bouddhas en bronze laqué et un des rois de l’enfer


Calligraphie

On abandonne l’alphabet Yuan pour un retour à l’écriture des Song.

La calligraphie perd son importance au profit de la peinture.

  • Calligraphies


Peinture

Un mouvement de retour aux valeurs traditionnelles éclate dans tous les domaines et surtout dans celui de la peinture chinoise.

L’avènement des Ming donne le signal de la répression, avec une prise de distance de certains artistes et une forte incidence sur leur style.

La famille impériale privilégie le style Song en Gong Bi (tracé des contours et colorisation des zones créées)

L’académie de peinture créée sous les Song puis supprimée sous les Yuan est rétablie.

Mais l’état chinois, pour renforcer son autorité, contrôle de près toutes les formes possibles de création et l’académie ne pourra pas retrouver sa gloire et son dynamisme d’antan.


  • Peintres de l’Académie : (Peintres de la Cour)

# Fang Cong Yi moine tao inspiré par la peinture de Mi (Mi Fu et Mi Youren)

  • Pavillon en hauteur

Utilisation plus audacieuse de l’encre. Les formes du paysage deviennent ‘’informelles’’, la tendance à l’abstraction est forte.
#Pien Wen Chin  (actif 1413 1435) peintre d’oiseaux très raffiné.

  • Oiseaux


# Mü Chi  moine

  • Six kakis  XIIIème siècle

Le tableau, peint à l'encre noire et bleue sur papier, représente six kakis semblant flotter au dessus d’un sol de nature indéterminée mais habilement marbré.

La peinture est devenue célèbre pour l'extraordinaire habileté des coups de pinceau et la finesse du modelé. Les coups de pinceau épais et minces qui modèlent le plus léger des kakis semblent le faire flotter par opposition au kaki brun à côté de lui. Le traitement des tiges et des feuilles rappellent les sinogrammes et montre un exceptionnel contrôle du pinceau.


  • Hors de la Cour

Deux écoles rassemblent les talents hors de la Cour.

Celle des professionnels : école de Zhe ( Tchö)

Celle des lettrés, méridionale : école de Wu

Ecole de Zhe

# Dai Jing  1388/1462

Evincé de la Cour, il se réfugie dans le sud du pays.

  • Voyageurs traversant les montagnes et Retour du bateau dans le vent et la pluie

Il allie la précision du détail et l’usage de la ligne zigzagante à une composition en trois plans avec brumes.

Il va jusqu’à figurer la pluie, souci du détail oblige.
# Wu Wei  1459/1508

Œuvre d’une grande simplicité.

Son intempérance le fit renvoyer un temps de la Cour. Revenu en grâce, sa vie fut alors une succession de fuites et de rappels par l’empereur. Lors d’une de ses fugues, il tomba ivre mort !
Ecole de Wu

# Zhen Zhou  1427/1509 Il est la figure dominante de l’école de Wu. Très apprécié, il préféra vivre retiré à la campagne

  • Autoportrait et Se promenant seul avec un bâton

Œuvre monochrome d’un grand dépouillement 

  • Ode à la grenade et à la vigne vierge et Paysage



# Wen Zheng ming  1470/1559 formé à la peinture par Zhen Zhou.

  • Vieux Arbres près d’une cascade

Structuré par deux verticales, la cascade et les pins.

  • Trois arbres en hiver

Œuvre d'une grande simplicité.
Enfin, ne formant pas une école mais appartenant à une même voie, une troisième tendance se distingue des deux autres par la recherche d’un retour du style de l’académie de peinture des Song.

Les artistes s’affirmeront par une technique et un souci du détail impressionnant.
# Zhou Chen ( Tcheou Tchen )( 1472 1535 )

Son exécution est très soignée, les détails sont fouillés avec un soin extrême.

Il recherche souvent les contrastes très marqués entre zones d’ombre et de lumière.
# Qin Ying  1494/1552 autre élève de Zhou Chen.

Il reprend la manière bleu vert des peintres de la dynastie Song.

Il excelle également dans la représentation de scènes de la vie quotidienne à la Cour
Le 3 avril 1644, le dernier empereur de la dynastie Ming, Tchouang-lie-ti (ou Chongzhen), se pend dans la Cité interdite de Pékin tandis qu'un chef de brigands entre dans la capitale chinoise. Les farouches Mandchous du nord arrivent à leur tour sous le prétexte de secourir les armées impériales. Ils en profitent pour éliminer les Ming et fonder leur propre dynastie. Elle durera jusqu'à la fondation de la République chinoise.

L’art sous la dynastie des Qing 1644-1912

La dynastie Qing est la dernière dynastie impériale de Chine.

L'adaptation rapide des Mandchous à la civilisation chinoise leur fit conserver la bureaucratie des mandarins qui rejette toutes innovations. Le gouvernement devient de plus concentré et autoritaire.

D'abord favorables aux missionnaires catholiques (en particulier les Jésuites qui fournissent des conseillers aux empereurs) les Qing sont déçus par le refus de la papauté de permettre l'existence d'une adaptation du catholicisme à la Chine. À partir de 1717, le gouvernement persécute les Chrétiens. La Chine se ferme alors aux étrangers, seul le port de Xuangzhou (Canton) permet le commerce avec le reste du monde.

Continuation au niveau de la calligraphie, de l’architecture, du mobilier, de la sculpture.

Des changements vont intervenir surtout dans la céramique qui va faire de grands progrès.
Céramique

Sous la dynastie des Qing, les techniques et les décors se firent de plus en plus élaborés.

On continua à fabriquer certaines productions des époques antérieures, en particulier Song et Ming comme le « bleu et blanc ».

  • Céramiques « bleu et blanc » + Céramique « Bleu de Hué »

Toutes ne sont pas conçues pour l'exportation, une autre partie, de très grande qualité est destinée au marché intérieur. Certaines étant réservées à la cour ou aux cours des états voisins, comme les « Bleu de Hué » destinés aux souverains et seigneurs ou aux mandarins du Viêt Nam.
La variété des différents styles de céramiques devint considérable.


  • Porcelaines « doucai » (couleurs liées), 

Le doucai est une variété de porcelaine décorative formée par la combinaison de décors bleus et blancs et d’une décoration sur glaçure. Avant la cuisson, le contour du dessin est peint sur la base avec du bleu et du blanc, puis la base peinte doit être cuite pour devenir une porcelaine bleue et blanche, sur laquelle l’ébauche du motif précédemment esquissé doit être rempli avec de la peinture de différentes couleurs. Le blanc et le bleu composent donc la trame principale du doucai et les autres couleurs sont utilisées pour remplir les zones vides.

Ensuite, elle doit être à nouveau cuite dans un four à basse température (800°).


  • Porcelaines « wucai » (cinq couleurs) « famille verte »

La porcelaine wucai est une sorte de porcelaine décorative à glaçure qui est faite en recuisant une base blanche déjà cuite, sur laquelle on peint quelques motifs colorés. Elle présente de riches couleurs, comme le rouge, le jaune, le vert, le bleu et le violet. 

Le wucai n’a pas de lignes de motifs. Le blanc et le bleu sont peints sur la base de la même manière que les autres couleurs, rouge, jaune, vert et ainsi de suite.

Par rapport aux Wucai de l'époque Ming, la famille verte se distingue par la disparition du bleu turquoise et l'apparition d'un émail bleu lavande. On trouve aussi le rouge (tiré du fer), le violet (tiré du manganèse), le jaune (tiré du titane), et une palette de verts comprenant jusqu'à huit nuances différentes. Succédant aux décors " bleu et blanc ", les décors de la famille verte ont été massivement développés et exportés vers l'Europe par les céramistes chinois sous le règne de l'Empereur Kangxi (1662-1730).


  • Porcelaine yangcai (couleurs occidentales) « famille rose »

Sous l'empereur Yongzheng (1723 - 1735) commence la vogue des « coquilles d'œuf », porcelaines très fines et très dures, décorées d'émaux de la « famille rose ».

Mais le terme utilisé par les Chinois pour décrire ces porcelaines est Fencai (« couleurs pâles ») ou encore Yangcai(« couleurs étrangères ») : en effet, l'émail rose utilisé est un précipité d'or découvert par le chimiste allemand Andreas Cassius, de Leyde, introduit en Chine vers 1720.

La Chine se procure très rapidement cette formule - le pourpre devient la " couleur étrangère " - et utilise alors les tons roses pour les porcelaines destinées au marché intérieur mais aussi et surtout pour les produits d'exportation.
Le nom donné à ces céramiques ne vient pas de Chine mais d'un célèbre écrivain et historien français de l'art de la céramique : Albert Jacquemart (1808-1875), qui classa ces céramiques par « familles », selon leurs émaux et leur donna donc le nom de Famille verte et Famille rose.


  • Porcelaines falangcai (couleurs émaillées)

  • Les glaçures monochromes  yanghong (rouge occidental)


Peinture
Les premiers temps de la dynastie sont marqués par des nostalgies et des réminiscences. Les peintres  trouvent leur inspiration dans le sillage des peintures Song « fleurs et oiseaux », « herbes et insectes ». Cette tendance se trouve accentuée au sein de la cour et dans les commandes impériales par l'esprit encyclopédique qui tend à recenser tout ce qui existe et à le pérenniser tout en le contrôlant.
De la fin du XVIème siècle jusqu’au début du XXème siècle, seules quelques figures originales ont marqué la peinture chinoise prise dans les conventions et la répétition.

Au XVIème siècle

# Xu Wei  1521/1593 originaire du Sud. Calligraphe, poète d’influence bouddhiste, possède un goût prononcé pour la boisson. Il devient fou après le suicide de son protecteur. Une autre origine de sa folie est parfois cherchée dans le meurtre de sa seconde épouse après une querelle et de l’incarcération qui s’en suivit...

Peu apprécié de ses contemporains, il eut toujours une vie difficile.

  • Bambou

C’est un maître du monochrome, il se sert d’un pinceau dégradant l’encre dans ses poils, à larges traits. Il tire aussi profit du blanc volant. Ses œuvres supportent souvent des colophons tristes ou révoltés.
Au XVIIème siècle

L’avènement des Qing en 1644 marque les débuts d’une nouvelle invasion mandchoue.

Pour les peintres nés entre 1610 et 1640 s’ouvre une nouvelle ère de résistance, dans la tradition des périodes antérieures !

Les Quatre Moines peintres  ressortent tout particulièrement autour de 1650.
# Hong Ren  ( 1610 1664 ) Originaire de Anhui ( les Montagnes Jaunes ), il y vit en ermite.

  • Au bord du lac

Dans ses œuvres, il affiche un parti pris de dépouillement. Il utilise l’encre et parfois des rehauts d’un bleu-vert léger. Il tend à la stylisation des formes, leur purification.

  • Venue de l’automne

Ses montagnes sont ‘’géométriques’’. Ses pavillons sont inhabités afin de marquer la solitude.
# Kun Can  ( 1612 1673 ) était moine chan avant la chute des Ming. Résistant lors de l’invasion mandchoue, il doit s’enfuir. Il se réfugie dans les montagnes jusqu’à la fin de sa vie.

  • Le temple de Pao-Ngen

Il propose un monde de visionnaire où les forces organiques de la nature bouillonnent sous formes de rochers, de gorges profondes, de cascades ou de falaises qui se dressent jusqu’au ciel.
Autres individualistes

# Gong Xian  ( 1619 1689 ) Il produit des œuvres très sombres, dramatiques, mélancoliques, mystérieuses. Ses œuvres sont nombreuses. Malgré cela, à sa mort, sa famille ne trouvera pas chez lui assez d’argent pour payer ses funérailles.

  • Montagnes



Dans un mouvement divergent, dès la fin du xviie siècle, tout un ensemble de peintres lettrés restés délibérément hors des sentiers officiels se manifeste.

Ils vont bien au-delà du non-conformisme traditionnellement nécessaire à une conduite élégamment et savamment lettrée.

Cette fois, c'est une forte indépendance d'esprit qui caractérise cette génération de peintres « excentriques ».
# Chu Ta  ( 1626 1705 ) est issu d’une famille apparentée aux Ming. A l’avènement des Qing il perd – ou feint de perdre – la raison et se réfugie dans une communauté bouddhiste et devient moine.

Son goût immodéré pour la boisson est légendaire.

Les idéogrammes de sa signature peuvent se lire soit rire soit pleurer.

Toute l’ambiguïté du personnage affleure ici.

Il introduit le hasard dans la réalisation de ses œuvres afin d’ajouter encore plus de spontanéité. Ainsi, il tache le papier avec une lourde brosse puis ‘’habille’’ les taches dans lesquelles il puise son inspiration.

  • Le chant de la vigne et La branche de magnolia

Sa propension à l’abstraction est très perceptible.

  • Le joueur de vague et Montagne dans la brume

  • Pommier sauvage accroché à un rocher et La sauterelle

Dans ses végétaux et minéraux le déséquilibre – instabilité, danger - est recherché.

Ses figurations d’animaux sont toujours en équilibre précaire
# Shi tao  ( 1642 1707 ) issu d’une famille liée aux Ming, lors du massacre de sa famille, il échappe à la mort grâce à la présence d’esprit d’un serviteur qui le cache, enfant, dans un monastère.

Théoricien célèbre de la peinture sous la signature du moine Citrouille Amère. Il déclare que la meilleure méthode en peinture est de … ne pas avoir de méthode et de faire passer son expérience personnelle avant la copie des modèles célèbres. « Les barbes et les sourcils des vieux maîtres ne peuvent pas pousser sur mon visage. Leurs pensées et leurs sentiments ne se sont pas transplantés dans mon esprit».

Lui aussi retravaille des taches. 

Son but est de transformer la réalité, de rechercher l’essence des choses en évoquant l’emprise carcérale de la réalité.

  • Au marché et Aubergines

  • Fleurs et rochers et Lotus

  • Pêcheur dans un paysage et Cascade au mont Lu

Tous sont d'autant plus décidés à affirmer une forme d'individualisme, de révolte et de désespoir quand se répandent, sous les Qing, des cahiers de modèles imprimés, qui répertorient en les banalisant tous les procédés des peintres anciens, ruinant les plus hautes valeurs de la Chine.

Au XVIIIème siècle

Ils influencent à leur tour les peintres « excentriques » de Yangzhou et de Shanghai du XIXe.

Sous les Qing, dans la province de Yangzhou, fleurissent des peintres aux caractères et à l’expression très libres.

On les connaît sous le nom des  Excentriques de Yang Zhou :

# Li Fang ying  ( 1695 1755 )

  • Branche de prunier

Dans sa première période, il s’est concentré sur les pruniers en fleurs. Avec l’âge son spectre s’est élargi.
# Jin Hong  (1687/1764) 

  • Bambous

La naïveté apparente de ses peintures à l’encre sèche cache une puissante originalité, un souci d’expression dépouillée de tout artifice et libérée des règles habituelles. Il était autant connu pour sa poésie que pour sa peinture.
# Luo Pin  (1733/1799)

  • Yian ami de l’artiste

Il est le plus jeune des huit excentriques mais a beaucoup de connaissances et un style pictural unique. Il refuse de servir les Qing et vit pauvrement de la seule vente de ses œuvres.
# Zheng Xie  (1693/1765)

  • Bambous et rochers et Bambous

Lettré de haut niveau. Il est cassé de l’administration pour s’être trop intéressé au peuple. Il vit alors en vendant ses œuvres. C’est un grand spécialiste des bambous. 
# Huang Shen ( 1687 1768 )

  • Banquet au jardin une nuit de printemps

  • Suites du banquet..

Issu d’un milieu pauvre, il apprend la calligraphie et sa peinture s’en trouve marquée.
# Hua Yan  (1682/1765)

  • Neige sur le mont Tian et Zong Kui et démons

Son style est très épuré, il est considéré par certains comme le plus habile du groupe. 

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