La race bovine Rouge des Prés a 100 ans





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ROUGE DES PRÉS / MAINE-ANJOU

1908 – 2008

La race bovine Rouge des Prés a 100 ans
La race bovine Rouge des prés produit une viande Maine-Anjou qui bénéficie, depuis 2004, d’une Appellation d’origine contrôlée (AOC). On fête cette année le Centenaire de la création de sa société des éleveurs (8 janvier 1908 à Château-Gontier, Mayenne) de la race Durham-Mancelle, devenue Maine-Anjou, puis Rouge des prés.

Pour marquer ce Centenaire, le Salon international de l’agriculture de Paris a choisi un animal de la race comme image officielle de l’édition 2008.

Cette reconnaissance du dynamisme de la Rouge des prés,et de son AOC Maine-Anjou, intervient au cours d’une Année du Centenaire qui voit les éleveurs et les instances professionnelles se tourner résolument vers l’avenir en avançant dans plusieurs domaines :

- la fusion de l’Unité de promotion (UPRA) et de l’organisme de sélection en une Entreprise et organisme de sélection (EOS). La race bovine Rouge des prés est la première à mener à bien cette évolution contenue dans la Loi d’orientation agricole de 2006 ;

- le regroupement des services administratifs et techniques sur un site unique appelé à devenir l’élément moteur d’un projet agro-touristique de première importance. Le domaine des Rues (Chenillé-Changé, Maine-et-Loire) fut la ferme modèle du président fondateur de la race, Olivier DE ROUGE ;

- la création d’une société de commercialisation du produit AOC, dont 64 éleveurs sont actionnaires aux côtés des distributeurs et transformateurs.

Deux événements marquent l’année du Centenaire :

- le Salon international de l’agriculture (23 février – 2 mars). La Rouge des prés y occupera une place particulière : concours dans le ring d’honneur, présentation des animaux et espace d’accueil commun avec la Région des Pays de la Loire et d’autres races locales ;

- la semaine du Centenaire (1er – 7 septembre). Elle sera marquée par un cycle de visites, fermes ouvertes et conférences mettant en avant les atouts génétiques, techniques et économiques de la race. Elle se terminera par le concours national qui inaugurera le théâtre foirail de Chemillé (Maine-et-Loire).

Contact, Albéric Valais, directeur de l’UPRa Rouge des prés et du syndicat AOC Maine-Anjou : 02 43 07 22 94 – 06 60 21 53 05.

Infos@domainedesrues.com

www.maine-anjou.fr
« La Rouge des prés – Maine-Anjou, une terre, une race, un produit » Editions France Agricole (2005),

1er ouvrage publié dans la collection « Races bovines françaises ».
ROUGE DES PRÉS / MAINE-ANJOU

1908 – 2008

La Rouge des prés vedette du SIA 2008
Hommage à la race Rouge des prés qui fête son Centenaire en 2008 : elle est cette année l’emblème et l’image du SIA. Sur tous les supports de communication du salon, s’affiche « Volente » une vache de 4 ans élevée dans le Maine-et-Loire. Elle porte fièrement la belle robe rouge et le « cœur en tête », cette tache blanche en forme de cœur sur le haut de la tête caractérise chaque animal de race.
AVEC LA RÉGION DES PAYS DE LA LOIRE
Cette « petite » race de 50 000 vaches a cette année les honneurs du ring principal du hall n°1 pour son concours. 26 animaux, contre 16 habituellement, sont présentés pendant toute la durée du SIA. A cette occasion, et pour la première fois, un stand de la Région des Pays de la Loire sera présent dans le hall des éleveurs. 90% des cheptels Rouge des prés, dont la quasi-totalité de ceux qui commercialisent leurs animaux en AOC, sont situés dans cette Région. Près du stand régional et de la présentation des Rouge des prés, ont été rassemblés d’autres productions ligériennes sous signe de qualité : Bœuf fermier du Maine, moutons Bleu du Maine, porc fermier de la Sarthe, poulets de Loué.
CONCOURS DANS LE RING PRINCIPAL
Pour le concours de la race, le mardi 26, de 9 h à 11 h, aux habituels prix individuels et prix de championnat ont été ajoutés des prix spéciaux pour le meilleur taureau, pour la meilleure vache, et pour « l’animal du Centenaire» ainsi que le challenge France UPRa Sélection et le challenge du meilleur apporteur en filière AOC.
LES AUTRES TEMPS FORTS DU SALON
Les officiels et éleveurs de la race Rouge des prés accueillent sur leur stand :

- les élus de Loire-Atlantique le dimanche 24 février ;

- leurs partenaires distributeurs et les élus de Vendée le mardi 26 ;

- les élus de la Région Pays de la Loire, de la Mayenne et des chambres d’agriculture régionales le mercredi 27 ;

- les élus du Maine-et-Loire le jeudi 28 ;

- les élus de la Sarthe le vendredi 29.

Réputée pour ses pratiques d’élevage respectueuses de l’environnement (cadre de vie et sols) comme pour les qualités gustatives de son produit, la race Rouge des prés est associée à la journée du mouvement Slow Food le dimanche 2 mars.

ROUGE DES PRÉS / MAINE-ANJOU

1908 – 2008

L’histoire d’une race à viande française
La Rouge des Prés / Maine-Anjou est le résultat de croisements entre les taureaux anglais Durham et la race locale mancelle commencés au milieu du XIXe. De la Mancelle, la race Maine-Anjou tient sa rusticité, sa sobriété, sa vigueur et sa prédisposition à l'engraissement. Le Durham lui a apporté la précocité. 
QUALITÉS BOUCHÈRES

Fin XIXe, au concours d’animaux gras de Poissy, l’ancêtre du concours général agricole de Paris, les Durham-Manceaux sont déjà reconnus comme les plus précoces et les plus aptes à s’engraisser. Les promoteurs de la nouvelle race portaient l’idée d’améliorer les animaux pour leurs qualités bouchères plutôt que pour en faire de simples bons reproducteurs.
LA SOCIÉTÉ DES ÉLEVEURS

Le jeudi 8 janvier 1908, jour de marché, à deux heures de l’après-midi, à l’Hôtel du Dauphin de Château-Gontier, paisible ville où le Maine et l’Anjou se marient, Olivier de Rougé et 77 propriétaires fondent la société des éleveurs de la race Durham-Mancelle.

1910, la société réunit mille adhérents.

1911, elle organise son premier concours spécial

1912, Olivier de Rougé publie la première édition du « Manuel pratique de l’éleveur Maine-Anjou ». Il y explique ce qui, selon lui, a fait réussir ici, et nulle part ailleurs, le croisement Durham-Manceau : « L’apport du sang Durham avait été justement dosé et les qualités de la race mancelle soigneusement conservées. Les animaux de cette région avaient derrière eux des ascendances suffisantes pour que le Durham-Manceau y fut bien fixé. »
LES ANNÉES FASTES

Rapidement, l’aire géographique de la race s’agrandit, tandis que la sélection continue d’améliorer le troupeau. L’ascension de la race est reconnue par l’album de l’Elevage français qui, dans son édition de 1929, écrit : « La race Maine-Anjou, race rustique par excellence, se classe principalement, par la précocité et l’aptitude à l’engraissement rapide, le rendement et la qualité de sa viande persillée, particulièrement appréciée par la boucherie. » Pendant plusieurs dizaines d’années, la race vivra sur ses succès locaux et sur cette réputation, entretenue par les convois de bœufs gras Maine-Anjou engraissés à l’herbe et acheminés aux abattoirs de la Villette.
LES ANNÉES DIFFICILES

Après la Deuxième Guerre mondiale, les intérêts particuliers prendront le pas sur la volonté collégiale de continuer à promouvoir la race. Race mixte qui ne veut pas choisir entre la viande et le lait, la Maine-Anjou va être débordée par l’arrivée massive sur ses terres des Charolais et de la Frisonne, déstabilisée par les mutations de l’agriculture : le contrôle laitier, l’insémination artificielle, etc. Les prix obtenus dans les concours, les records de poids célébrés par les journaux rythment l’alternance des périodes de vaches grasses et de vaches maigres sans sortir du registre « grande race à viande et bonne laitière ».
L’AVENTURE INTERNATIONALE

La race va éviter le mariage avec la race Armoricaine qu’encouragent les pouvoirs publics en faveur d’une grande race Rouge de l’Ouest. Elle va s’offrir un peu de rêve européen, puis mondial. On agite l’idée de création d’une fédération des races européennes de type Rouge. C’est l’époque où éleveurs et importateurs viennent d’Amérique, d’Australie, de Nouvelle-Zélande et même d’Angleterre pour acheter les meilleurs reproducteurs de la race. Il se crée même à Kansas City (Missouri), au pays des cow-boys, une société Maine-Anjou dont l’activité rayonne sur toute l’Amérique du Nord.
ENFIN, « RACE À VIANDE »

Au tournant des années 1980, l’instauration des quotas laitiers va servir d’électro-choc pour admettre l’évidence de la voie à suivre  : « retrouver une productivité en viande et la faire reconnaître ». En septembre 1985, alors que la présence de 470 animaux donne un relief particulier au concours spécial, la France Agricole titre : « La Maine-Anjou, une race à viande française. »

Restera à trouver le positionnement commercial et le signe de qualité qui aideront la Maine-Anjou, bientôt Rouge des prés, à assurer son avenir.

ROUGE DES PRÉS / MAINE-ANJOU

1908 – 2008

Naissance de l’EOS des éleveurs Rouge des prés
A ce jour, dans le monde de l’élevage français et de l’élevage bovin en particulier, la race Rouge des prés est celle qui allé le plus loin et le plus vite dans la création d’un organisme de sélection unique, réorganisation souhaitée par l’Etat et inscrite dans la dernière loi d’orientation agricole.
LE CONTEXTE

La loi d’orientation agricole (5 janvier 2006, article 93) donne le cadre de la réorganisation du dispositif génétique de l’élevage français qui vivait sur les principes de la loi de 1966. Présentée comme une adaptation et une simplification du dispositif collectif d’amélioration du cheptel, cette évolution intervient dans un contexte français et européen qui a pour perspective la réduction des aides à l’agriculture et l’échéance 2013 de la PAC. Cela se traduit par un désengagement de l’Etat dans la qualification des animaux, la tenue des livres généalogiques et la promotion des races.
LE CHOIX DE L’UNION

La race Rouge des prés a choisi, dès maintenant, de prendre acte de ces orientations et d’adapter ses organismes représentatifs. Au 1er juillet 2008, naîtra l’EOS (Entreprise et organisme de sélection) Rouge des prés, succédant aux structures actuelles UPRa Rouge des prés (promotion de la race) et Rouge des prés Sélection (génétique).

Cette mutation a été longuement préparée par les administrateurs des structures actuelles qui ont analysé, une à une, toutes les incidences. Les éleveurs adhérents de l’une et/ou l’autre organisme ont été informés des étapes de cette réflexion.
LES OBJECTIFS

L’EOS Rouge des prés devient l’organisme de sélection de la race, bénéficie de la mise en commun des compétences et des moyens et privilégie les objectifs suivants :

- un équilibre dans la participation et dans la prise de décision entre les éleveurs adhérents de l’ex-UPRa et les partenaires de l’ancien organisme de sélection (avec AMELIS et GENOE) ;

- une approche prospective des futures réglementations et des conditions pour obtenir, puis conserver l’agrément du ministère de l’Agriculture ;

- une participation des autres organismes concernés (le syndicat AOC Maine-Anjou, Bovins Croissance, SERSIA) ;

- une économie de gestion du fonctionnement futur et une phase de mise en œuvre la moins onéreuse possible.
LES MISSIONS

L’EOS Rouge des prés aura deux types de missions permanentes :

- la gestion de la race au moyen de la tenue du fichier racial, de la qualification des reproducteurs, de la mise en œuvre du programme de sélection et de toutes les opérations liées à la promotion de la race.

- la diffusion de la race à travers la vente de semences et d’embryons, les prestations de service de la station de contrôle, la dynamisation de la synergie offre / demande.
LES ADMINISTRATEURS

L’EOS Rouge des prés aura un statut de Société d’intérêt collectif agricole (SICA). Au conseil d’administration on retrouvera les représentants des éleveurs (8), des coopératives de sélection GENOE (5) et AMELIS (3), du syndicat AOC (2), de la Fédération Bovins Croissance (1), ainsi que quelques personnalités qualifiées représentant SERSIA France, la direction régionale de l’agriculture et les directions de GENOE et d’AMELIS.
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1908 – 2008

Une race « grand format »
« Des animaux rouges, avec une tâche en forme de cœur sur le haut de la tête, et des chaussettes blanches. » Très important pour des éleveurs, la blancheur des chaussettes... comme en témoigne cette formule qu’utilisent les éleveurs pour présenter leur race.
LE LIVRE DES RECORDS
La Rouge des Prés est un grand format. Le poids adulte moyen de la vache est de 800 à 900 Kg et dépasse fréquemment la tonne. Le mâle, à l’âge adulte, peut atteindre 1 500 Kg, voire 1 600 ou 1 700 Kg. Le top de la Rouge des Prés, race où l’esthétique est proche du dogme, c’est la recherche de l’équilibre entre le muscle (la viande) et le squelette (l’ossature). Les concours nationaux ont souvent fait état des records de poids atteints par les taureaux de la race : la Rouge des prés a été longtemps la race la plus lourde au concours général de Paris.
POIDS UTILE
Ce poids est un argument zootechnique : le grand format des animaux leur permet de stocker des réserves en période d'abondance alimentaire pour les mobiliser pendant la disette estivale des prairies « paillassons ». Les éleveurs appellent « faire l'accordéon » cette caractéristique forte de la race qui voit sa croissance à peine perturbée par les variations saisonnières, et son poids progresser imperturbablement. La vache Rouge des Prés, race rustique à croissance rapide, parvient à un développement squelettique et musculaire incomparable, tout en préservant ses qualités maternelles.
VRAIES VACHES ET VRAIS BŒUFS
Les animaux Rouge des prés commercialisées en AOC sont ceux qui extériorisent le mieux l'effet terroir et la typicité Maine-Anjou.

Lorsque le consommateur achète de la viande AOC Maine-Anjou, la vache est réellement une vache, c’est-à-dire qu’elle aura eu au moins un veau. Elle a été préférée à la génisse, parce que sa viande aura plus de couleur, plus de persillé et donc plus de goût. Elle devra faire plus de 380 Kg en carcasse, c'est à dire plus de 800 Kg en vif.

Le bœuf, animal de référence de la notoriété Maine-Anjou, doit être âgé d'au moins 30 mois, et peser au moins 400 Kg de carcasse. Les animaux d'exception étant des bœufs de 36 mois de plus de 500 Kg de carcasse, soit environ 1 tonne en vif.
LA ROUGE DES PRÉS EST UNE RACE...

docile : atout important pour l'élevage en plein air ;

d'herbe : elle valorise bien l'herbe et les fourrages grossiers ;

précoce : la vache peut vêler jeune, de 24 à 30 mois ;

performante : avec son excellente production laitière, elle domine les races françaises pour le poids des veaux au sevrage ;

lourde : elle possède les poids de carcasse les plus élevés, ce qui donne une grande valeur aux vaches et aux génisses de réforme.

(Synthèse de Sersia France, premier exportateur de génétique française).

ROUGE DES PRÉS / MAINE-ANJOU

1908 – 2008

Un terroir et un paysage Maine-Anjou


La région privilégiée de l’élevage des Rouge des prés est l’aire de son AOC Maine-Anjou. Située dans les Pays de la Loire, et quelques cantons du nord des Deux-Sèvres, elle se distingue du reste du Grand-Ouest par des traits physiques, géologiques, climatiques particuliers. Ces caractéristiques s’observent souvent dans chaque élevage, à tel point que les géographes et géologues associés aux études de l’AOC ont parlé de « paysage Maine-Anjou ».
LE « MYSTÈRE » DU TERROIR
Trois constats ont encouragé à percer le mystère de ce terroir :

- alors que la majorité des races locales de France ont été croisées, au XIXe, avec des taureaux Durham, seul le croisement Durham-Mancelle a réussi ;

- aujourd’hui encore, 95% des élevages Rouge des prés se situent dans le berceau historique de la production ;

- dès que les animaux sont élevés hors du berceau historique, leur format à tendance à diminuer. À l’inverse, les animaux des autres races prennent du poids sur le terroir Maine-Anjou.
SÉCHERESSE ESTIVALE
La zone d’élevage reconnue par l’AOC se caractérise par un déficit hydrique des sols, du milieu du printemps au début de l'automne. Elle reçoit une pluviométrie faible (de 700 à 800 mm) et plutôt mal répartie dans l'année. Sur ces sols peu profonds, le déficit hydrique peut être en été le même que celui de la région de Montpellier. Cette sécheresse pédoclimatique en été donne ces prairies sèches, dites « paillassons », où souffrent les autres races et où la rusticité de la Rouge des Prés exprime toutes ses qualités.
DES LIMITES NATURELLES
Dès que le terrain s’élève, que la pluie est plus abondante et que le hêtre trouve un terrain favorable, la vache Rouge des prés n’est plus chez elle. Dès que le pédoclimat des sols reste plus humide en été, soit par modification de la nature des sols (argilo-calcaires profonds du Bassin Parisien), soit par modification du régime pluviométrique et thermique, on ne trouve plus d'élevage Maine Anjou.

ROUGE DES PRÉS / MAINE-ANJOU

1908 – 2008

Un élevage respectueux du milieu naturel
L’utilisation la plus naturelle des ressources fourragères de l’exploitation, la limitation des compléments d’alimentation, le respect de l’environnement sont des constantes de l’élevage Rouge des prés. Cette conduite d’élevage Rouge des prés répond à un ensemble de pratiques, souvent spécifiques, et aussi anciennes que la race elle-même. La démarche AOC a mis en lumière ce qui les distingue d’éleveurs tournés vers des méthodes plus intensives. Pour les éleveurs de Rouge des prés, l’environnement naturel n’est pas un obstacle dont il faut s’affranchir. Leur savoir-faire est de combiner le potentiel du milieu et celui de la race.

AUTONOMIE ALIMENTAIRE


La gestion des surfaces de l’exploitation et l’utilisation des surfaces en herbe caractérisent le système Rouge des prés qui repose sur la connaissance et le respect de cet environnement. Non comme un but, mais comme le moyen de l’autonomie alimentaire du troupeau, en fourrage et en matières premières.
DÉVELOPPEMENT DURABLE
Longtemps jugé passéiste, ce mode de gestion peut aujourd’hui être regardé d’un autre œil. Les prairies naturelles, la nécessité de garder des haies pour apporter de l’ombre aux animaux sont autant d’éléments d’un entretien « actif » des paysages. L’attention portée au renouvellement de la ressource naturelle, la nécessité de ne pas fatiguer des sols peu profonds sont autant d’éléments qui entrent pleinement dans ce que l’on définit aujourd’hui comme le développement durable.
GESTION DE L’HERBE
Le système, basé sur l’herbe, accorde la priorité aux prairies permanentes ou de longues durée pour pratiquer le pâturage (huit à neuf mois par an) tout en constituant les stocks de fourrages. La production de céréales (en moyenne 20% des surfaces, parfois moins) a pour premier objectif d’assurer les besoins du troupeau. Pour maîtriser ce système, l'éleveur doit posséder une connaissance fine de son milieu naturel et la maîtrise des techniques de pâturage.
TRANSMETTRE
Transmettre une tradition dans les pratiques d’élevage et, en particulier, dans l’utilisation des surfaces : les universitaires et techniciens qui ont travaillé sur l’AOC ont constaté combien l’élevage de la Rouge des prés est une histoire de famille(s), pleinement inscrite dans l’histoire locale, et un mode de vie, presque un art de vivre.


L’élevage type Rouge des prés

est situé dans le berceau de la race (qui correspond à l’aire de l’AOC), sur une exploitation de 60 à 80 hectares. Le système naisseur-engraisseur est dominant : près de 70% des élevages conservent jusqu’à l’abattage les animaux qu’ils font naître.

L’éleveur type a autour de 40 ans, élève 45 vaches allaitantes (soit un troupeau d’environ 120 animaux toutes catégories confondues) et, dans 90% des cas, à une autre activité : troupeau laitier en Mayenne et en Maine-et-Loire, volailles dans la Sarthe, moutons Rouge de l’Ouest dans les Deux-Sèvres.

On exige des élevages agréés en AOC Maine-Anjou une superficie de 0,7 hectare pour chaque bœuf, et d’un hectare pour chaque vache suitée. Jusqu’à l’entrée en finition, les animaux pâturent, au moins, du 15 mars au 15 novembre. La finition (dernière phase d’engraissement) obéit à des règles rigoureuses et demande un suivi individuel de chaque animal selon son poids, sa conformation.

ROUGE DES PRÉS / MAINE-ANJOU

1908 – 2008

La génétique et le schéma de sélection
Les objectifs de sélection Rouge des prés s'articulent autour de la typicité de la Rouge des prés et de l'adaptation au terroir de l'AOC Maine-Anjou. Cela se traduit par la recherche d’animaux développant de grands formats à l’âge adulte, capables de supporter la sécheresse hydrique estivale du territoire où s’est développée la race.

Autre priorité : la recherche d’une plus grande facilité de naissance et de vêlage, illustrée par un programme d’accouplements dirigés et, surtout, par la détection systématique du gène culard chez les reproducteurs des troupeaux du schéma de sélection. Ce gène, déprécié par les critères AOC, était synonyme de vêlages difficiles, donc de risques pour les animaux et de surcoûts de production.
APTITUDES MATERNELLES

Parmi les aptitudes recherchées pour l’amélioration de la race, les aptitudes maternelles sont prioritaires :

La facilité de naissance, point essentiel du schéma de sélection Rouge des prés, se mesure par le poids à la naissance, la note de facilité de vêlage, l'intervalle entre vêlages.

La précocité mesurée par l'âge au premier vêlage, et conditionnée par une bonne croissance et un bon développement squelettique.

L'aptitude à l'allaitement appréciée par l'effet de la mère sur la croissance du veau jusqu'au sevrage.
APTITUDES A LA PRODUCTION DE VIANDE

Ces aptitudes sont mesurés sur les taureaux diffusés en insémination animale et les taureaux de monte naturelle qualifiés lors de leur séjour à la station de contrôle :

La croissance que l'on mesure avec le poids au sevrage des veaux et avec les étapes de croissances lors du passage en station.

L'efficacité alimentaire, lien entre l’alimentation et la prise de poids.

La conformation et le développement mesurées successivement au sevrage, en sortie de station de contrôle, à la mise à la reproduction.



STATION DE CONTRÔLE INDIVIDUEL

La station de contrôle individuel est la pierre angulaire du schéma de sélection. Chaque année, 2 séries de 40 à 45 veaux, sélectionnés par un comité d’éleveurs et de techniciens, entrent en station. Ceux qui en sortent avec un très bon index de synthèse (au dessus de 96) sont qualifiés pour la monte naturelle dans les cheptels des sélectionneurs. Parmi les meilleurs (indice 106 et au-delà) 2 veaux par série (4 par an) seront testés en insémination animale. Les responsables de la race incitent fortement les éleveurs à utiliser les taureaux de testage, c’est une nécessité pour maintenir et améliorer la qualité du schéma de sélection. 
ROUGE DES PRÉS / MAINE-ANJOU

1908 – 2008

La Rouge des prés au domaine des Rues - 1/éleveurs
Le 1er juin 2008, les animateurs, techniciens et administratifs de la race Rouge des prés s’installeront au Domaine des Rues, à Chenillé-Changé (Maine-et-Loire, à la lisière sud de la Mayenne). Ce site est aussi le berceau de la race.
RETOUR AUX SOURCES

Berceau de la race ? Le domaine des Rues, ferme modèle de la seconde moitié du XIXe siècle, abritait l’un des premiers troupeaux de référence de la race, celui de Olivier de Rougé, président fondateur de l’association des éleveurs. Dans ces murs et sur ces prairies des rives de la Mayenne, et dans quelques autres grandes propriétés de l’Anjou et du Maine, des croisements successifs et de géniales intuitions ont conduit les éleveurs à fixer le caractère d’une race adaptée à son terroir.
PÔLE D’EXCELLENCE RURALE

L’installation de la Rouge des prés au domaines des Rues s’inscrit dans un projet plus vaste, projet d’agro-tourisme dans lequel sont engagées les collectivités locales : la commune de Chenillé Changé, les communautés de communes du Lion d’Angers et de Châteauneuf-sur-sarthe. L’originalité de la démarche, l’utilité du projet pour un développement agricole respectueux de son milieu naturel et la conviction des partenaires publics et privés ont permis à l’opération « domaine des Rues » d’entrer dans le pôle d’excellence rurale du Haut Anjou Segréen.
LA MAISON DES ÉLEVEURS

La maison des éleveurs Rouge des Prés et un pôle dédié aux autres races locales composent le pôle professionnel et technique du domaine des Rues. La maison des éleveurs réunira les locaux administratifs (bureaux, salle de réunions) et la station de contrôle individuel.

Précédemment située à Azé, cette station est un élément moteur de l’animation professionnelle du site. Y sont suivis et testés les jeunes taureaux les plus prometteurs. 2 fois par an, ces jeunes reproducteurs vont l’objet d’une vente aux enchères (à la palette). Un hall de vente sera aménagé sur le site.
L’ANALYSE SENSORIELLE

Autre élément de la maison des éleveurs : un pôle de formation et de promotion de la race. La salle d’analyse sensorielle du produit AOC en sera l’innovation principale. Elle permettra d’accueillir des partenaires de la filière commerciale (bouchers, chefs de rayon, restaurateurs), des journalistes, des jeunes en formation. La salle d’analyse pourra accueillir des dégustations pour le grand public. L’équipement pourra être utilisé pour des contrôles ou des programmes de Recherche & Développement autour des produits AOC Maine-Anjou.
LA PROMOTION DES RACES LOCALES
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