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Le fonctionnement dynamique de la mémoire :


  1. Mémoire à court terme & mémoire à long terme :

MCT : mémoire de travail. Capacité limitée à 7 items (expérience de MILLER : 1956). Un item = une unité d’information : un chiffre, une lettre, in mot, une image...

On ne peut pas retenir un nombre élevé d’informations à CT. Ce qui rentre en 1er sort en 1er sauf si a eu lieu la catégorisation par le sujet : procédé mnémonique qui nous permet de retenir plus d’informations à CT & d’organiser les informations afin de mieux les classer dans la mémoire sémantique.


  1. LA MEMOIRE (suite) :

Organisation de l’information dans la mémoire sémantique.

Le code sémantique :

Comment les informations sont organisées dans la mémoire sémantique. Plusieurs psychologues & informaticiens ont proposé des théories.

  • COLLINS & QUILLIAN en 69 : psychologues. Selon eux on trouve dans la mémoire sémantique une organisation des concepts : mémoire conceptuelle. Les concepts sont sous forme de nœuds & il y a des liens entre eux.

Animal peau

respire
poissonécailles oiseau plume

nage bec

il peut voler
truite merle

Entre oiseau et merle = la distance sémantique.

Principes de gestion :

  1. Principe d’héritage : le merle appartient au concept oiseau & oiseau appartient à animal : il hérite des qualités ou des caractéristiques sémantiques (i.e. peau, respire) appartenant à la catégorie supérieure.

  2. Principe d’économie cognitive : la typicalité = un mot ou un concept est le plus représentatif d’une catégorie sémantique. Exemple : oiseau merle mais pas autruche : pas aussi représentatif.

Application de la notion de typicalité dans les apprentissages : moyen d’évaluer les connaissances de apprenants : représentations vraies ou fausses d’un concept (réponses écrites individuelles). Typicalité = aller du général au particulier.

3 moyens d’étudier la typicalité d’un mot :

  • La fréquence : les mots les plus cités ; différence entre les individus & les groupes d’individus : les connaissances du sujet & les expériences culturelles, inter & intra individuelles.

  • Le temps de réponse : les mots les plus cités & le plus rapidement

  • Evaluation sur une échelle quantitative :

0 1 2 3

pas du tout moyen typique très typique

exemple : pour les mots de l’université : étudiant : 2+0+2+1+0... : moyenne générale = 1,8 ; multimédia : moyenne générale = 0,5  étudiant est plus typique.

Il est important que le maître s’assure que le lexique st bien compris par les élèves.

La distance sémantique :

  • Le perroquet est un oiseau : temps de réponse : oui : 100 millisecondes

  • L’autruche est un oiseau : oui : 200 millisecondes.

La distance sémantique entre oiseau & perroquet est plus courte qu’entre oiseau & autruche.

L’économie cognitive : on n’a pas besoin de réénumérer chaque caractéristique sémantique du concept.


  • La mémoire sémantique est certainement le niveau de codage le plus abstrait & fondamental de la mémoire avec une capacité phénoménale de dizaines de milliers de concepts.

  • Le code sémantique ne concerne que le sens des mots & des choses(exemple : les images) & il est distinct du code lexical : phénomène du « mot sur le bout de la langue » : toutes les caractéristiques lexicales mais pas le nom. Ne pas forcer le mémoire car ça éloigne les informations. Ce phénomène s’explique par la constitution modulaire de la mémoire qui aboutit à ces mémoires partielles. Il y avait activation sémantique du concept, du mot mais c’est l’accès à l’unité lexicale qui fait défaut.


La mémoire sémantique stocke des dizaines de milliers de concepts, elle est donc caractérisée par une organisation complexe qui représente la base de nos connaissances & de la reconstruction du passé. Les principales structures d’organisation sont :

  1. Les associations : qui permettent les associations d’idées ou de préparer mentalement nos phrases habituelles. Exemple : abeillemiel.

  2. Les catégories : bases de la compréhension du monde qui nous entoure. Exemple : fleur ; animal...

  3. Scénarios & cadres : qui représentent des assemblages courants de concepts. Selon COLLINS & QUILLIAN les informations sont organisées ; en réseaux sémantiques ; ou sous forme de scénario (script) & cadre : autre théorie. Exemple : cadre « médecin » : patient, malade, ordonnance, médicament, SS... ; script « médecin » : comme un film qui décrit des événements qui sont liés, concernant un terme : actions & liens entre ces actions : « aller chez le médecin » : prendre RV, attendre dans la salle d’attente, être examiné, payer,...faire des analyses... Le scénario ou script est une suite d’événements qui forment une histoire.


Auditif ou visuel ? Quelle est la notion de profondeur de traitement ?

Expérience de LOCKHART en 68 :

Listes de mots sur un écran ; quand le mot disparaît on pose une de ces 4 questions tirées au sort :

  1. Est-il en minuscules ou en majuscules ?

  2. Le mot rime-t-il avec école ?

  3. Le mot a-t-il la signification d’un moyen de transport ?

  4. Le peut-il faire partie de la phrase : « à cause des grèves de routiers, j’ai raté mon... » ?

Puis on demande aux étudiants de se souvenir des mots. Résultats : le meilleur rappel a lieu avec les mots suivis des questions 3 & 4.

1 & 2 : traitement de forme = sensoriel de 1er degré.

3 & 4 : traitement sémantique de l’information : le sujet est obligé de rechercher la signification du mot.

Les codes moteurs :

Le rappel n’est pas une expression directe sans intermédiaire de l’information ou des souvenirs stockés. Il nécessite en particulier le recodage des informations vers une sorte « d’imprimante » : c’est le système vocal. La vocalisation permet une auto-répétition que certains chercheurs ont appelé boucle articulatoire ou boîte à écho. L’auto-répétition sert ainsi de mémoire auxiliaire en répétant pour ne pas oublier. L’auto-répétition est courante lorsque nous voulons mémoriser un numéro de téléphone ou un poème, mais des recherches récentes montrent également son importance au cours de nombreuses activités mentales (du calcul mental à la lecture). Son importance apparaît par le fait que sa suppression baisse les performances de mémoire d’environ 40% (boucle verbale importante pour la compréhension). L’auto-répétition est un système qui permet la subvocalisation qui est utile lors de la lecture.
Bien que le domaine soit encore assez peu étudié, la mémoire des actions à partir des activités ordinaires vers les activités sportives nécessite des programmes moteurs. Des recherches en neuropsychologie ont montré une relative indépendance d’une mémoire procédurale basée sur l’action par rapport à une mémoire déclarative basée sur les représentations mentales (images & mots). Exemple : dans l’amnésie hippocampique le patient ne parvient plus à mémoriser des listes de mots ou d’images (pas plus qu’il n’acquiert de nouveaux souvenirs de la vie courante) mais il peut apprendre de nouvelles actions motrices, par exemple se servir de la souris & de l’ordinateur. A l’inverse, dans la maladie de PARKINSON où les gestes deviennent difficiles, la mémoire procédurale est très difficile pour le sujet ; elle correspond aux apprentissages sensori-moteurs(jouer du piano, conduire...).


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