Réflexologie





télécharger 169.46 Kb.
titreRéflexologie
page6/6
date de publication20.10.2016
taille169.46 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > documents > Documentos
1   2   3   4   5   6

Dans les années 50/60, on parlait de la structure langagière seulement au niveau lexical & phonologique, & de structure syntaxique & non pas de structure phonologique ou pragmatique. Ces 2 dernières structures sont le résultat de travaux de psychologie cognitive d’où la branche psycholinguistique i.e. l’étude des fonctionnements psychologiques du langage.


On utilise le protocole langagier pour analyser les processus cognitifs utilisés par le sujet dans une situation(introspection : analyse par le sujet de ses propres processus)analyse cognitive du langage, analyse du protocole langagier.


  1. L’analyse de protocole verbal :

NEWEL & SIMON en 1972 ont ouvert le chemin de l’analyse de verbalisation des sujets afin d’étudier les processus cognitifs mis en œuvre dans telle ou telle activité.

Critiques vis à vis de cette pratique :

  • En réalisant la verbalisation avant la réalisation d’une activité, le sujet est incapable d’expliquer fidèlement tous les processus qu’il va réaliser.

  • Si on demande la verbalisation pendant la réalisation de la tâche, on ajoute ainsi un effort cognitif supplémentaire qui pourrait perturber son activité spontanée.

  • Lors de la verbalisation, le sujet risque d’oublier une partie des les processus réalisés à cause de la capacité limitée de la MCT.

  • Une partie des les processus cognitifs deviennent inconscients, le sujet ne pourrait y avoir accès. L’acquisition avec le temps devient automatique(exemple : vous conduisez, soudain un feu rouge. 1er geste moteur ? Non pas freiner mais lever le pied de l’accélérateur).




  1. APPLICATIONS :

  1. L’ordre de présentation des informations : le fait que le sujet choisisse dans son énoncé une information comme thème ou comme commentaire révèle ou montre l’importance qu’il accorde à cette information. Exemple : quelques canadiens sont des francophones ou quelques francophones sont des canadiens. Les 2 propositions ont la même signification logique ou la même représentation ; l’utilisation du 1er ou du 2ème énoncé par le sujet a une interprétation différente. Dans le 1er cas, attention sur les Canadiens ; dans le 2ème, attention sur les francophones. Le thème a plus d’importance que les commentaires. Autre exemple : phrase active/phrase passive : le gâteau a été préparé par maman ou maman a préparé le gâteau : l’importance n’est pas la même.

  2. L’utilisation des adverbes temporels dans le discours permet d’expliquer la succession temporelle des actions(l’enchaînement) : tels que «là » ou «maintenant ». D’autres expressions comme : une fois, toujours, montrent une réitération.

  3. Des expressions : telles que «j’affirme » ou «je promets », «je suggère »... montrent la prise en charge, l’implication par le sujet de son énoncé.

  4. L’utilisation des verbes de modalité : comme devoir, pouvoir, falloir, s’interprète comme le choix d’une décision.

  5. Le choix des connecteurs : comme car, puisque, mais, parce que, fait appel à la nature des enchaînements entre les énoncés.

  6. Les quantificateurs : font partie des mots fonctionnels qui peuvent nous expliquer certains processus cognitifs utilisés par le sujet. L’utilisation de «les » au lieu de quelque ou chaque ou plusieurs, montre que le sujet est dans une situation de difficulté cognitive car il n’est pas capable de désigner une quantité précise. La compréhension pose un problème aux enfants : la notion de quantité n’est pas développée. Opposition logique naturelle/logique formelle. N B : écart logique naturelle/logique formelle à prendre en compte lors des activités mathématiques notamment, avec les enfants.


**************************

VIDEO : suite


Apprentissage : à parler à l’âge de la puberté : notion d’âge critique, limite ?

Victor de l’Aveyron, avec le docteur ITARD : 16 ansmaîtrise sémantique par rapport aux sens des phrases. Limites : progrès : lecture de mots simples. Pas de réel dialogue. Constats limités : mort à 40 ans en 1828 : isolé avec la bonne du docteur ITARD.
Génie : choix d’apprentissage : langue parlée ou langue des signes.

Question : attardée mentale. Etudes par rapport à son sommeil : présente des déficiences révélatrices graves. Mais progrès successifs : gagne un an à chaque test par rapport à l’âge mental. Automne 1974 : fin du projet. Pas de résultats concrets.

Bilan de Susan CURTIS : sociolinguiste : pas de maîtrise : d’ordre grammatical : confirmation de la thèse de l’âge limite d’apprentissage : mauvais «agencement » des phrases. En 1975 : fin des travaux de linguistique par rapport à Génie. Elle retrouve sa mère chez elle. Puis elle est placée en différents endroits, maltraitéeaggravation des troubles mentaux.
Procès contre RIGGLES : acharnement sur Génie : choix du monde scientifique : tests par rapport à l’intérêt de Génie.

Utilisation : filmographie sur elle.
Ses comportements sont parfois difficilement supportables.

Selon les différents tuteurs : progrès de Génie.

Situation actuelle : 44 ans, handicapée mentale, vit en foyer.
LA COMPREHENSION
Qu’est-ce que comprendre un texte ?

Ma définition : latin : cum prendere : prendre avec, s’approprier, intégrer, mettre en mémoire. Dans un 1er temps : le lire, être capable d’en restituer le sens.

Bachira TOMEH : comprendre un texte c’est faire une représentation mentale de ce texte en s’appuyant sur les processus d’inférence. Les connaissances de sujet & les mécanismes cognitifs utilisés jouent un rôle important dans la compréhension.

Représentation mentale : le sujet va fabriquer des images mentales(abstraites ou concrètes).

Les inférences : nouvelles informations tirées d’un texte, d’un discours, d’un énoncé & qui ne sont pas directement données, citées. Elles varient selon leur degré de complexité.

Les informations simples demandent peu d’effort mental. Les informations complexes demandent un processus d’analyse.

Le syllogisme : les prémisses(ou propositions) : mineure, moyenne & majeure + la conclusion.

Exemple : 1. Tous les étudiants sont sportifs. étudiants : terme mineur ; sportifs : terme moyen.

2. tous les sportifs sont peintres.sportifs : terme moyen ; peintre : terme majeur

3. tous les étudiants sont sportifs.conclusion : le terme moyen a disparu. Sinon, la conclusion est fausse.

Autres exemples : 1. Tous les étudiants sont sportifs.

2. quelques sportifs sont peintres

3. pas de conclusion valide.

  1. Quelques étudiants sont sportifs.

  2. Tous les sportifs sont peintres.

  3. Quelques étudiants sont peintres OU quelques peintres sont étudiants.

Certains syllogismes sont non concluants, non valides.

Les mécanismes mentaux pour résoudre un problème :

  • Capacité du sujet à lire une proposition.

  • Capacité du sujet à comprendre(expressions difficles à comprendre par les enfants en maths par exemple). Attention à la formulation : elle influence, a un effet sur la capacité du sujet à résoudre un problème. Un même contenu mathématique, présenté sous différentes formes aboutit à des résultats différents de la part des élèves : exemple : formulation passive d’une phrase.

  • Capacité de la MCT qui peut jouer un rôle important sur la réponse : la MCT des enfants est plus faible que celle des adultestextes courts qui ne demandent pas trop d’effort en ce qui concerne la MCT.

  • Capacité du sujet à faire des inférences i.e. à déduire des informations. Ce n’est pas une Capacité innée, c’est un processus à apprendre dès la petite enfance : habituer l’enfant à faire le lien entre cause & conséquence ; à constater les différences entre les objets, les ressemblances, les similitudes, les appartenances : tous les liens possibles entre eux.


Les théories sur la compréhension :

KINTSH & VANDIJK : psychologues hollandais, émigrés aux USA. Leur théorie : «Le modèle de situation » en 1982. Le traitement lexical & syntaxique est la 1ère étape du traitement que le sujet doit effectuer pour comprendre un texte. La 2ème, qui demande un effort cognitif plus important, est l’analyse sémantique i.e. la compréhension de chaque terme. Ce niveau de traitement nécessite un traitement local & global des significations qui vont être ainsi intégrées au fur & à mesure.

Leur 1er modèle, s’appuie sur la capacité limitée en MCT ou mémoire de travail pour dire que le sujet ne sélectionne qu’une partie des informations. Cette sélection porte sur les informations les plus importantes. A partir de ces informations, le sujet construit des microstructures qu’il condense & globalise ensuite en macro-structures. La règle de construction d’une macro-structure répond au principe de cohérence ou de logique interne qui sert de support pour établir une base de texte propositionnelle i.e. 1er réseaumicro-proposition puis 2ème sélection en fonction de l’intérêt personnelles macro-propositions. Il y a un lien mais un lien personnel, une logique propre au lecteur. Puis résumé, condensé avec toujours des liens logiques personnels : la partie la plus importante, les informations les plus importantes.

Entraîner les élèves à passer par ces 3 étapes pour lui apprendre à faire un résumé. 3ème étape : mots-clés, concepts & liens entre eux.

Quels sont les facteurs qui peuvent influencer la compréhension de texte ?

  1. Les facteurs dépendants du texte :

  1. La forme du texte : si on présente un texte avec des paragraphes, avec des ponctuations, on facilite la compréhension du texte. Un titre aide également à la compréhension. En 1993, expérience de B TOMEH avec des étudiants d’IUT à Brest. Sujet : l’invention du Père Noël. 1er texte sans titre & sans espace entre les paragraphes : le 2ème avec titre & espace entre les paragraphes : meilleurs résultats.

Importance du titre : activation d’informations en relation avec le texte(cf. beurre/pain). D’où l’importance d’un bon choix de titre, représentatif du contenu.

  1. Le contenu du texte : i.e. la difficulté. Si le texte est très facile : pas d’intérêt ; s’il est très difficile : situation de stress, d’échecbaisse de la motivation. La difficulté doit être de niveau moyen par rapport aux connaissances du sujet.

  1. Les facteurs dépendant du sujet :

  1. Les connaissances lexicales, linguistiques, syntaxiques & sémantiques : importance pour la compréhension du texte.

  2. Les connaissances antécédentes : elles pourraient influencer les processus d’inférence. En 1932, un psychologue anglais, BARTLETT : texte sur les Indiens d’Amérique ; légende sur «la guerre des fantômes » : transmission orale par les étudiantstexte final sans lien avec le texte original. Les connaissances du sujet jouent un rôle important sur l’interprétation des informationsprudence.

  3. La capacité du sujet à effectuer des inférences : i.e. à déduire de nouvelles informations.

Exemple de B. TOMEH :

Sur un quadrillage :

  • Quelques carrés sont rouges :

vert







bleu







rouge

vert




vert










rouge




bleu




rouge




rouge










bleu




  • Plusieurs carrés ne sont pas bleus :







bleu










vert




bleu

rouge

bleu




rouge










rouge




vert
















rouge

Pour le 1er & le 2ème quadrillage, on peut utiliser différentes couleurs : inférences.

Les inférences sont plus difficiles à faire dans le cas d’une formulation positive(la 1ère).


1   2   3   4   5   6






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com