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EXPRESSION ORALE ET ÉCRITE

30 h

OBJECTIFS DU COURS

Ce cours est destiné aux étudiants de la première année de graduat. Ils sont censés avoir des connaissances générales de la langue française aussi bien sur le plan de l’oral que sur le plan de l’écrit.

Cependant, il leur faut des connaissances supplémentaires sur des usages particuliers du français en plus de la fixation des notions mal assimilées au secondaire. C’est dans ce cadre que ce cours été conçu.

Aussi, poursuit-il comme objectifs généraux de fournir à l’étudiant une somme d’informations en guise d’initiation à la lecture en général pour améliorer aussi bien son expression orale que son expression écrite. Il constitue aussi une préparation lointaine à la rédaction, dans une langue acceptable, des rapports de stage et des travaux de fin de cycle.

De manière spécifique, ce cours poursuit trois objectifs terminaux. Ainsi, l’étudiant qui l’aura suivi avec succès sera capable de :

1° S’exprimer dans un français acceptable exempt d’incorrections phonétiques et de barbarismes de tout genre ;

2° Rédiger quelques écrits techniques tels que les compte rendus, les curriculum vitae, les notes de service, etc ;

3° Déceler les diverses fautes aussi bien à l’oral qu’à l’écrit en vue d’une éventuelle correction.

PLAN DU COURS

0.INTRODUCTION

I. EXPRESSION ORALE

I.1. Quelques concepts ;

I.2. La phonétique ;

I.3. La liaison ;

I.4. L’Elision

II. EXPRESSION ÉCRITE

II.1. Quelques écrits techniques

II.1.1. Les lettres

II.1.2. Le CV

II.1.3. L’Avis

II.1.4. Le communiqué de service

II.1.5. Le procès-verbal, le compte rendu, etc.

II.1.6. Le rapport

II.2. Divers accords

II.2.1. Les déterminants numéraux

II.2.2. L’accord du participe passé

II.2.3. NU, DEMI, MI, SEMI

II.2.4. Le participe présent et l’adjectif verbal

II.3. Quelques barbarismes
III. BIBLIOGRAPHIE
AMON E. & BOMATI Y., Expression ; Paris, Magnard, 2002.

AQUIEN M. & MOLINIÉ G., Dictionnaire de rhétorique et de poétique, Paris, LGF, 2007.

BACCUS N., Grammaire française, Paris, Flammarion, 2011.

BONNARD, De la linguistique à la grammaire, Paris, SUDEL, 1974.

CUQ J.P, GRUCA I. ; Cours de didactique du français langue étrangère et seconde, Grenoble, P.U.G., 2005.

DESSAINTES M., Eléments de linguistique descriptive, Bruxelles, Casterman, 1960.

GANDOUIN J., Correspondance et Rédaction administratives, Paris, Armand Colin, 1986.

HANLET C., La technique du style, Liège, Dessain, 1955.

JOUETTE A., Dictionnaire de l’orthographe. Tous les pièges et difficultés de la langue française, Paris, Nathan, 1993.

LARANE R., Difficultés grammaticales, Paris, Larousse, 2008.

LÉON, P., Phonétisme et prononciations du français, Paris, Armand Colin, 2011.

PEYROUTET C & POUZALGUES DAMON E., Les techniques du français, Paris, Nathan, 1990.

REY-DEBOVE J. & REY A., Le nouveau Petit Robert, Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française, Paris, Dictionnaires le Robert, 2004.

RIEGEL M., et Alii, Grammaire méthodique du français, Paris, PUF, 2011.

SOUTET O., Linguistique, Paris, PUF, 1997.

VANOYE F., Expression, Communication, Paris, Armand colin, 1990.

YANN LE LAY, Savoir rédiger, Paris, Larousse, 2008.


  1. INTRODUCTION


Le français se subdivise en deux langues :

  • Le français écrit ;

  • Le français oral.

A niveau commun, les deux langues n’ont ni la même morphologie, ni la même grammaire, ni les mêmes moyens expressifs. Il est capital pour comprendre les problèmes de l’expression et de la communication verbale, de mettre en évidence cette distinction.

Le français est principalement parlé en France, au Canada, en Suisse, en Belgique et en Afrique francophone. Il est utilisé comme langue officielle ou d’enseignement dans une trentaine de pays francophone et est avec l’anglais à vocation internationale.

En RDC, le français est à l’origine une langue coloniale dont les Belges se sont servie pour le besoin de la cause. Depuis l’accession du pays à l’indépendance en 1960, le français est devenu une langue officielle. Il n’est pas seulement formé de mots et de sons, il est également riche en vocabulaire (lexique) et en structures.

Il importe de souligner que l’apprentissage du français rencontre bien des obstacles.

Il s’agit entre autres du substrat linguistique, de la tendance à la traduction littéraire, du manque d’intérêt ou de motivation, des difficultés individuelles et/ou collectives, de l’environnement malsain ainsi que de la prétention de maîtrise de la langue.


  1. EXPRESSION ORALE


I.1. Quelques concepts
- La langue : C’est un code de lois dont le seul rôle est la communication. En tant que code, la langue est un ensemble de signes correspondant chacun à une signification précise. La langue est un produit humain. Le code peut aussi désigner le mode de communication de certaines espèces animales.

Une langue ne saurait vivre sur son seul patrimoine hérité ; elle vit aussi d’emprunts permanents, qui contribuent, pour une bonne part, à son enrichissement lexical et à son ouverture disciplinaire. Les meilleurs serviteurs d’une langue sont les écrivains qui l’utilisent et qui, ce faisant, en exploitent au maximum les potentialités. Par ailleurs, la langue comporte plusieurs formes :

  • La langue maternelle est celle parlée dans le milieu d’origine du locuteur ou la première langue qui s’impose à chacun. Cependant, il existe de nombreuses sociétés dans lesquelles la langue de la mère biologique n’est pas la première à être transmise à l’enfant;

  • La langue officielle est celle qu’un gouvernement impose dans l’administration et l’enseignement. Ex : Le français en RDC, au Burundi, à Madagascar ; l’anglais en Ouganda, au Ghana, aux Etats Unis d’Amérique.

  • La langue nationale est celle d’usage intertribal ou interethnique au service d’une nation. Son choix est généralement dicté par son expansion géographique et l’importance du nombre des locuteurs qui l’utilisent.

Ex : Le Swahili, le Lingala, le Kikongo & le Chiluba pour la RDC.

  • La langue vernaculaire est la langue du terroir, celle parlée dans un espace géographique assez limité. Ex : Le Kinande dans le Lubero ;

  • La langue véhiculaire est la langue utilisée de façon privilégiée pour faciliter la communication entre des locuteurs appartenant à plusieurs communautés linguistiques mais vivant dans une même aire culturelle. Le swahili est la langue véhiculaire de Goma ;

  • Le dialecte est une variante d’une langue donnée. Notons qu’une langue peut avoir plusieurs dialectes.


Les niveaux de langue
Pour communiquer, il faut avoir un code commun. On dit, plus généralement, qu’il faut « parler la même langue » : le français, par exemple, puisque c’est cette langue que nous utilisons. Le français de Paris n’est pas celui de Marseille. Celui du médecin est-il celui de son malade ? Les milieux sociaux, les cultures n’ont-ils pas déterminé ces langues respectives ? Ces questions ont conduit à considérer qu’il existe des niveaux de langue. Le vocabulaire, la syntaxe, l’accentuation même varient suivant ces niveaux. Il en existe trois :

  • Le langage courant (commun) ;

  • Le langage familier ou populaire ;

  • Le langage soutenu (spécialisé).



NIVEAU

CARACTERISITQUES

EXEMPLES

Langage soutenu


Langage courant
Langage familier

  • Langue des spécialistes, des professionnels ou des techniciens ;

  • Usage d’un vocabulaire précis, concis et approprié ;

  • Longues phrases

  • Compréhensible par tout le monde ;

  • Le plus utilisé ;

  • Vocabulaire simple avec phrases courtes;

  • Langue relâchée avec phrases courtes ;

  • Construction des phrases souvent incorrectes ;

  • Recours aux abréviations et aux termes argotiques.

  • Je souffre des céphalées ;

  • L’adjudant, très attaché à la discipline, ne voulait pas que les soldats fussent ivres.




  • J’ai mal à la tête.


  • J’ai mal au crâne ;

  • Le juteux, plutôt réglo question discipline, voulait pas que les bidasses soient saouls.


Ce qui fait, linguistiquement parlant, l’homme cultivé, c’est non seulement la maîtrise de tous les niveaux mais surtout la faculté de les adapter au mieux aux diverses situations de communication.
I.2. La phonétique
La phonétique est une branche de la linguistique qui étudie les sons du langage humain. Elle a la vocation à proposer le classement des sons du langage soit à partir du point de vue du locuteur (phonétique articulatoire), soit à partir du point de vue de l’allocutaire, personne à qui l’on parle (phonétique acoustique). Par tradition, elle étudie aussi les actions que les sons exercent sur leur environnement ainsi que les combinaisons des sons (phonétique combinatoire) et prend en charge l’évolution des sons dans l’histoire des langues (phonétique historique).


L’Alphabet Phonétique International (API).

  1. Les voyelles

Les voyelles orales
Ces sont celles prononcées en faisant sortir librement l’air de la bouche sans obstruction. Elles sont au nombre de 12.

[i] écrit i, î, ï, y : nid, épître, naïf, Égypte.

[e] é, er, es, ez, ai, aî : né, user, mes, nez, chantai, aîné

[ε] e, et, è, ê, ë, ai, aî, ay, ei, eî, ey : grec, muet, père, prêt, Noël, laid, ptre, tramway, neige, rtre, poney.

[a] a, e(mm), ao(nn) : patte, femme, paonne.

[ɑ] a, â : pas, pâte.

[ᴐ] o, au, u : sotte, Paul, minimum.

[o] o, ô, au, eau : sot, rôti, Paule, beau.

[u] ou, où : mou, .

[y] u, û, eu, eû : nu, dû, il eut, qu’il t

[œ] eu, œu, œ, : beurre, bœuf, œil.

[Ø] eu, œu : peu, bœufs.

[ә] cheval, maintenant, le.

Les voyelles nasales
Leur prononciation connaît une obstruction au niveau de la cavité buccale. Ces voyelles sont au nombre de quatre. Il y a passage de l’air par les fosses nasales.

[ɛ] in, im, ain, aim, ein, en, yn, ym : pin, imbu, pain, faim, ceint, examen, synthétique, thym.

[ɑ] an, en, em, am, aon :enfant, emprunt, ambition, faon.

[ᴐ] on, om, um: rond, tombe, lumbago.

[œ] un, um, lundi, parfum.


Quelques voyelles sont problématiques :

[ә] : il est appelé, selon les cas, e muet, e caduc ou e instable. Tantôt on le prononce (justement), tantôt on ne le prononce pas (acheter)

[a] est confondu avec [ɑ]

[ɛ] est confondu avec [œ]


  1. Les consonnes


[p] p, pp: point, papa, rapporter.

[t] t, tt, th : tas, étal, patte, thé.

[k] c(+a, o, u), cc, ch, k, kh, q, qu : car, col, cure, accrocher, chœur, képi, khédive, coq, qui.

[b] b, bb : bus, tube, baobab, abbé.

[d] d, dd: dent, fraude, bled, reddition.

[g] g(+a, o, u),g, gg, gu: gaz, maggot, ambigu, igloo, aggraver, gui.

[f] f, ff,ph: fou, œuf, affût, phare.

[v] v, w: valise, wagon.

[s] s, ss, ç(+a, o, u), c(+e, I, y), t, x, z:sein, essaim, ça, leçon, reçu, , cette, citron, cygne, ration, dix, quartz.

[ᶴ] ch, sch : cher, roche, schisme.

[ʒ] j, g (+e, i, y) : jaune, gel, gilet, gymnastique.

[z] z, s : zèbre, gaz, rose.

[l] l, ll : lapin, malin, ville.

[r] r, rr, rh : rare, partir, terreur, rhume.

[m] m, mm : mère, amer, pomme.

[n] n, nn : nerf, reine, année.

[ɲ] gn: agneau.

[ɳ] ng : camping, dancing.

[j] I, y, il, ill: iode, noyé, travail, caille.

[ɥ] u+voyelle : nuit.

[w] ou+voyelle : oui, ouest.

+[a] oi, oî : voisin, boîte.

+[ɛ] oin : groin.

Les trois dernières sont appelées « semi-consonnes » (tendance actuelle). Certains auteurs les appellent des semi-voyelles.
Exercices de transcription phonétique (La transcription phonétique est toujours tracée sans séparation entre les mots et est toujours encadrée par des crochets droits.)
Travail Bâtiment

Causerie Maison

Route Hôpital

Hôpitaux Maman

Pain Université

Grammaire Pharmacie

Gestion Désordre

Chou Choux

Fuite Ingénieur

Soulier Pantalon

Clou Chose

Dindon Coq

Mouton Boulangerie

Ration Chaise
Je bois du jus.

Au volant, la vue c’est la vie.

Les étudiants sont dans l’auditoire.
Jacques porte sa fiancée dans son cœur.
Jésus mangea des choux chauds chez Zachée.
Un chauffeur sachant chasser sans son chien de chasse est un vrai chasseur.


I.3. LA LIAISON

C’est un phénomène linguistique qui consiste à prononcer, devant un mot commençant par une voyelle ou un h muet, une consonne finale qui serait muette en toute autre position.

Un petit enfant [ ]

Un petit garçon [ ]

Parfois le phénomène est plus complexe, il ya modification du timbre de la voyelle précédente :

Le divin enfant [ ] L’enfant divin [ ]

Les consonnes de liaison sont peu nombreuses, il n’en existe guère que quatre réalisations dans la conversation courante :

  • Pour les graphies s, x, et z

Ex : Les uns

Deux ans

Prenez-en

  • Pour t et d

C’est un livre

Prend-il ?

  • Pour n

Un homme

  • Pour f

Neuf heures

On pourrait ajouter quelques rares liaisons en [R] et [p]

Premier avril

Trop aimable.
Toutes les liaisons ne doivent pas absolument être réalisées.

Cela dépendant à l’évidence du type de communication. Il y en a moins dans la conversation courante que dans un discours officiel.
La liaison est obligatoire

  • Entre le déterminant et le mot suivant, adjectif ou nom.

Ex : Les hommes Un étrange événement

Mon amitié

  • Entre l’indicatif (qualificatif, numéral, etc) et le nom qui le suit

Petit enfants ;

Les deux arbres

  • Entre le pronom personnel et le verbe (quelle que soit la fonction du pronom)

Elles ont faim ;

Je les ai vus.

  • Entre les verbes « avoir » ou « être » et le participe passé des formes verbales composées, ou encore entre « être » et l’attribut du sujet :

Ils ont aimé ;

Ce cas est exemplaire.

  • Entre la préposition et le syntagme nominal, entre l’adverbe et l’adjectif sur lequel il porte.

Dans un an  Très agréable.

  • Enfin, dans certains mots composés et certaines locutions figées :

Etats-Unis

Pas à pas

De temps en temps.
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