Rapport de visite: centre pénitentiaire de Nouméa (988)





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Le quartier du service général


Vingt-quatre personnes détenues sont logées dans un bâtiment modulaire de type container aménagé en cellules, installées en 2010. Il s’agit de vingt-trois condamnés et un prévenu, tous travaillant à la cuisine centrale ou aux services techniques de l’établissement.

Chaque cellule, d’une superficie de 25 m², comporte trois paires de lits superposés avec échelles d’accès au lit supérieur, trois étagères métalliques suspendues entre les lits avec quatre rangements de 50 cm de large, 60 cm de profondeur et 50 cm de hauteur, une table métallique fixe de 2,90 m sur 0,60 m avec un banc métallique fixe, un meuble bas de rangement, de 95 cm de haut avec quatre niveaux de 80 cm de largeur et 45 cm de profondeur et six tabourets en plastique.

Deux fenêtres coulissantes de 1,40 m sur 1 m laissent largement entrer la lumière au travers de barreaux et de métal déployé. L’éclairage électrique est assuré par deux lampes au néon au plafond et, à la tête de chaque lit, une lampe individuelle au néon.

L’aération est assurée par deux ventilateurs et une ventilation mécanique contrôlée (VMC).

Dans chaque cellule, une porte donne accès à un coin toilette composé de deux douches individuelles de 1,35 m sur 1,15 m avec un lavabo et deux WC de 1,10 m sur 0,70 m avec siège en faïence, lunette et abattant en plastique ; chacun de ces quatre locaux est isolé par une porte avec verrou.

L’ensemble de ces quatre cellules est en très bon état.

Devant le bâtiment, un terrain grillagé et nu de 150 m² tient lieu de cour de promenade ; il est accessible toute la journée.

Dans sa réponse, le directeur précise : « Les personnes détenues affectées dans ce bâtiment […] sont toutes condamnées […]. Ce bâtiment, le premier de ce type, a été ouvert en 2010. La décoration des cellules a été réalisée à la demande de la direction pas un artiste mélanésien ».

Les contrôleurs ont pourtant constaté la présence d’une personne prévenue dans une des cellules de ce quartier, situation confirmée par la liste des détenus qui leur avait été remise.

Le quartier de semi-liberté


Le quartier de semi-liberté (QSL) est composé d’un bâtiment, ou « case », cerné par un mur partiellement rehaussé – la hauteur varie entre cinq et sept mètres –, qui englobe un espace extérieur de 100 m² tenant lieu de cour de promenade. Situé à l’intérieur de l’enceinte du centre pénitentiaire, on y accède en pénétrant dans la zone de détention et en passant devant le terrain de sport et toutes les cases du centre de détention ouvert. Auparavant, une porte permettait d’accéder directement à la cour de promenade après avoir franchi l’entrée principale de l’établissement ; la porte a été condamnée à la suite d’évasions.

La case est formée d’un ancien bâtiment prolongé par un bâtiment en modulaire de type métallique.

L’ancien bâtiment comporte cinq boxes situés de part et d’autre d’un couloir central sans aucune porte ; à l’entrée des boxes, les occupants ont installé des tissus faisant office de rideau.

Chaque box, d’une dimension de 2,65 m sur 2,22 m – soit une superficie de 5,88 m² - contient entre trois et cinq lits superposés par deux ou trois sans échelle : trois boxes ont trois lits, et deux boxes ont cinq lits ; les matelas, de 9 cm d’épaisseur, sont enveloppés dans des housses. L’unique meuble de rangement comporte cinq tiroirs métalliques de 63 cm de profondeur, 37 cm de large et 29 cm de haut.

Dans un angle du box, un WC se trouve derrière un muret d’un mètre de hauteur sur les deux côtés ouverts. Dans deux boxes, les WC sont inutilisés et bloqués par le meuble de rangement. Un des autres boxes est inoccupé : les matelas ont été retirés et il a été dit aux contrôleurs qu’il servait de WC commun pour l’ensemble du quartier.

L’éclairage électrique est assuré par une lampe au plafond. Deux prises électriques sont installées à la tête de chaque lit. Un ventilateur est fixé dans chaque box.

La construction métallique qui prolonge l’ancien bâtiment comporte quatre cellules. Chaque cellule, d’une superficie de 7 m², est équipée de deux lits superposés, une table et un banc fixes de 1,90 m de long et une étagère métallique comportant quatre niveaux de 1 m² chacun. Une fenêtre à deux pans ouvrables laisse passer la lumière au travers de barreaux et de métal déployé ; l’ensemble est lumineux et propre.

Le quartier dispose de deux cabines de douche, d’une superficie de 1 m² chacune, fermées par un rideau, et un lavabo avec un miroir, le tout alimenté uniquement d’eau froide. La commande de l’eau dans les douches se fait par un bouton poussoir ; un des deux boutons revient instantanément en place, ce qui arrête l’arrivée d’eau ; la personne est donc obligée de le tenir en permanence enfoncé pendant qu’elle fait sa toilette.

Au milieu de la case, un espace central occupe toute la largeur du bâtiment. Equipé d’une table de 2,50 m sur 0,98 m, deux bancs et un lavabo en zinc, il tient lieu de « salle commune ». On y trouve l’unique poste de télévision ainsi qu’un hamac et deux matelas qui ont été retirés du box qui sert de WC à l’ensemble des occupants.

Le repas est déposé dans la salle commune ; le soir, chacun récupère sa barquette lorsqu’il arrive, sans possibilité de la réchauffer.

Aucune activité n’est proposée. Les occupants n’ont accès ni au terrain de sport ni à la bibliothèque.

Au moment de la visite des contrôleurs, dix-huit personnes étaient logées dans le QSL, dont un jeune sans emploi. Agé de 18 ans, il attendait la décision d’un placement dans une entreprise de menuiserie et passait la journée seul et inoccupé.

Les autres personnes étaient toutes à l’extérieur. Les horaires de sortie et de retour sont très souples et dépendent des besoins des employeurs et des distances à parcourir ; les premiers partent le matin à 3h30, les derniers rentrent le soir à 20h30 ; certains ne rentrent

Certains ne rentrent que le week-end, d’autres rentrent tous les soirs mais disposent d’une permission de sortir tous les week-ends. Au moment de la visite des contrôleurs, treize personnes rentraient le soir en plus du jeune homme sans emploi ; le week-end, onze restaient au QSL dont le jeune homme sans emploi.

Un projet de remplacement du QSL par la construction sur le terrain de l’établissement pénitentiaire d’un centre pour peine aménagée (CPA) est bloqué, comme il a été indiqué, en raison du refus de la mairie de Nouméa de signer le permis de construire.
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