Programme du service éducatif





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Réponses et compléments d’informations




Question 1 :

b-) Jusqu’au début du XXe siècle, le travail ouvrier dans les mines de fer est réalisé essentiellement à la main : c’est un travail difficile qui conforte le mythe valorisant du mineur seigneur en son chantier. L’homme chargé de l’abattage du minerai est responsable de son matériel qu’il se procure en partie lui-même (explosifs et mêches). Il doit également posséder un savoir-faire très particulier qui le différencie beaucoup des ouvriers des autres secteurs de production. En effet, le caractère dangereux de ce travail souterrain en fait un producteur à part qui doit souvent faire appel à une sorte de 6e sens : le fameux « nez » du mineur.

Question 2 :

b-) Dès la fin du XIXe siècle, la traction électrique commence à se substituer à la traction animale notamment pour le roulage dans les galeries.

L’introduction des marteaux pneumatiques ou électriques constitue également une innovation importante. Elle débute à l’extrême fin du XIXe siècle mais ne se généralise qu’au cours des années 1920 : « On trouve là une constante de l’évolution technique des mines de fer de Lorraine qui demande toujours un temps d’adaptation progressive des nouveaux matériels aux conditions du gisement. Cette caractéristique se retrouvera pour l’introduction du chargement mécanique ou celle des mineurs continus »3.

Le tir à l’oxygène liquide était utilisé par les Allemands en Lorraine annexée dès les années 1910 en remplacement de la poudre en grain vendue par les exploitants aux mineurs. Toutefois, il faut attendre les années 1920 pour que le procédé se généralise notamment après son amélioration par Guillaume Weber qui fut directeur de la mine d’Hayange et qui a laissé des mémoires sur la période 1888-19404.

Question 3 :

b-) Le terme de mineur ne s’applique pas seulement aux ouvriers de l’abattage. Il concerne l’ensemble du personnel ouvrier de la mine. En effet, il existe deux catégories professionnelles ouvrières différenciées dans les entreprises minières de Lorraine : les mineurs d’abattage et les mineurs de régie. D’ailleurs, avec le processus de mécanisation/modernisation des mines de fer qui s’accélère durant les années 1950, les « gars de régie » deviennent de plus en plus essentiels dans le processus de production5.

Question 4 :

a-) Les méthodes d’exploitation par traçage, dépilage, foudroyage se généralisent des années 1920 à la veille de la Seconde Guerre mondiale et permettent de mieux rationaliser l’exploitation des mines. Il faut noter que : « Cette méthode permet de défruiter 85 à 90 % de la couche (le taux de défruitement est le pourcentage de minerai extrait rapporté au minerai en place), alors que les méthodes anciennes par chambres et piliers abandonnés ne permettaient d’obtenir qu’un défruitement de 50 % à 60 % environ »6.

Question 5 :

a-) Il a fallu adapter les machines aux contraintes des galeries de mine : gabarit des voies de circulation souterraine, cadences de tir et chutes de blocs.

Les mineurs se sont vite adaptés à la mécanisation même si, au passage, ils perdent un peu de leur aura de travailleurs de force. Cependant, la nécessité d’utiliser et de réparer de la meilleure façon possible leurs divers engins en font rapidement des ouvriers réputés pour leur ingéniosité.

Question 6 :

c-) La chargeuse Joy est utilisée pour ramasser le minerai abattu. Ce type de chargeuse remplace les estacades de raclage et les chargeuses catapultes pour être à leur tour concurrencées par les chargeuses transporteuses qui les supplantent à partir de la fin des années 1970. Comme beaucoup de matériels miniers, leur conception a pour origine l’adaptation de machines américaines aux conditions du gisement lorrain par les ingénieurs et les techniciens des mines. Après la Libération, leur travail est facilité par la création de la Société d’Etude et de Chargement Mécanique (SECM) de Briey. De plus, des commissions de travail composées des directeurs des mines du bassin ferrifère permettent de faire progresser les méthodes et techniques d’exploitation dans différents domaines : méthodes d’exploitations, soutènement, tir - foration, abattage, chargement – transport, extraction – sécurité et règlement, aérage exhaure – prévention des accidents – productivité – formation –.

Question 7 :

b-) C’est en 1955 que le port du casque devient obligatoire !

Question 8 :

c-) Le soutènement par boulonnage devient systématique au cours des années 1950. Il consiste en un ancrage du plafond pour lui assurer une bonne stabilité et donc éviter les chutes de blocs ou les effondrements des parois supérieures des galeries. Il permet également de réaliser des élargissement dans les voies souterraines. Sa systématisation correspond à la mise en place de la mine mécanisée.

Question 9 :

a-) Comme vu précédemment, c’est le caractère intrinsèquement dangereux du travail minier souterrain qui explique la poursuite des accidents graves. Même si la sécurité se renforce jusqu’à la fermeture des mines de lorraine : en 1950, le taux de fréquence des accidents est de 32,6 et le nombre d’accidents mortels est de 40, en 1990, ces deux chiffres chutent respectivement à 4,86 et 17.

Le mineur a un grand sens des responsabilités et son autonomie ouvrière l’oblige à s’assurer de sa propre sécurité comme de celle de ses camarades. Pour les patrons, en fait des ingénieurs des mines nommés à des postes de direction, la recherche de meilleures conditions de travail et donc de l’amélioration de la sécurité de « leurs » mineurs est de plus en plus essentielle dans leur fonction.

Question 10 :

c-) Ce sont les mineurs eux-mêmes, dans le cadre des campagnes de sécurité, qui ont réalisé en grande partie ces affiches. En revanche, leurs supports papier ou métal n’ont rien d’original tout comme leur multilinguisme évident dans une région de forte immigration.

Plan des salles d’exposition


LEXIQUE
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