Croire et annoncer l'évangile





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dans des temps difficiles,

Croire et annoncer l'évangile :

que nous dit le P. Chaminade ?
Conférence à deux voix :

P. André Fétis sm – M. Jean-Louis Schlegel

Bordeaux 25 janvier – Périgueux 26 janvier 2011


I. PARCOURS D'UN FONDATEUR – P. André FETIS
Nous sommes un dimanche de l'été 1806, à la chapelle de la Madeleine, au cœur de Bordeaux.

"A six heures quarante-cinq les jeunes gens sont rassemblés à l'oratoire. Le [responsable] commence le psaume 8 … que l'on récite en deux chœurs.

… à huit heures précises, le Père Chaminade monte à l'autel. … [le responsable] tend au célébrant le registre qui contient les noms des congréganistes en disant : "Monsieur le Directeur, les jeunes gens dévoués au culte de Marie se recommandant à vos suffrages : puissent leurs noms, de l'autel de l'Agneau immolé pour nous, être transportés dans le Livre de Vie !". Le registre restera sur l'autel pendant toute la messe.

Après l'Evangile, l'abbé Chaminade fait une [brève] instruction.

L'après-midi les vêpres sont chantées, puis il y a un sermon de trois quart d'heures cette fois-ci suivi d'une bénédiction du saint sacrement ; le reste du temps est occupé par des divertissements."1

Durant la semaine, ces mêmes jeunes vaqueront à leurs activités et prendront en charge quantité d'activités apostoliques, éducatives ou sociales.

Tel est l'étonnant spectacle qui se poursuivra, avec des variantes, des années durant, à partir de l'année 1800, regroupant tour à tour des jeunes gens et des jeunes filles, des pères et des mères de famille.

Nous sommes pourtant à quelques années seulement du grand bouleversement révolutionnaire, dans une période où les structures ecclésiales sont encore souvent déficientes…

L'homme qui anime tout cela est un périgourdin, il a alors un peu plus de quarante ans, il s'appelle Guillaume-Joseph Chaminade.

C'est lui qui nous rassemble une fois de plus ce soir. Laissons-le nous guider et nous dire ce qu'a été son génie pour entrainer ainsi jeunes et moins jeunes au travers d'une époque en plein mouvement.

Nous allons découvrir ses grandes intuitions missionnaires en évoquant les étapes de sa vie, c'est là qu'elles naissent et se développent. Chaminade est bien l'homme de son temps et c'est sans doute pour cela que sa parole a touché et attiré.
1° PERIODE

1. 1761-1800, DE LA NAISSANCE AUX FONDATIONS : 40 ANS DE PREPARATION
Guillaume Chaminade naît, il y a bientôt 250 ans, le 8 avril 1761 à Périgueux2, à quelques pas de la cathédrale saint Front ; il est baptisé le même jour3. Il est né sous l'Ancien Régime, au sein de la société bourgeoise et stable d'une petite ville de Province. Son père tient avec succès un négoce de drap et de verre, rue Taillefer.

Il est le quatorzième enfant d'une famille très chrétienne : des six enfants qui survivent au-delà du bas âge, quatre seront prêtres diocésains ou religieux.
1.1. Mussidan (1771-1791)

A dix ans, en 1771, commence une étape fondamentale de sa vie : il va poursuivre son éducation au Collège-séminaire Saint Charles de Mussidan, à 60 kilomètres de Périgueux4. Pourquoi là ? Tout simplement parce que deux de ses frères s'y trouvent alors : l'aîné Jean-Baptiste en est l'économe avant d'en devenir pratiquement le directeur, Louis-Xavier, son aîné de trois ans y est élève. L'établissement est animé par la Congrégation des Prêtres de Saint Charles dont fait déjà partie Jean-Baptiste et où entreront successivement les deux cadets.

Guillaume va rester vingt ans en ce lieu, comme élève, puis économe, puis enseignant de mathématiques. Il entre lui aussi dans la communauté des Prêtres de saint Charles, et il est ordonné prêtre en 1785, à 24 ans. Dès lors, il sera aussi aumônier.

Les vingt ans passés à Mussidan vont exercer une influence décisive sur lui ; il y acquiert des convictions qui l'accompagneront tout au long de sa vie. Je voudrais commenter quatre d'entre-elles :

1.1.1. L'évangélisation de la jeunesse est une priorité. C'est de fait celle de la communauté où l'on promet "de regarder l'éducation de la jeunesse comme un des premiers et principaux moyens de procurer le salut des âmes"5.

1.1.2. Tout concourt à ce projet. Dans la communauté, on désire travailler non seulement pour "une bonne éducation chrétienne de la jeunesse", mais aussi pour la "bonne éducation littéraire" et la "bonne éducation civile"6.

Le Père Chaminade est lui-même très polyvalent. Il a un peu tout fait.7 Pour la mission, à ses yeux, tous les aspects comptent : la formation intellectuelle, la gestion et la pastorale ; ils concourent, chacun à sa manière, au même bien. C'est peut-être pour cette raison que, sous l'influence des frères Chaminade, le Collège-Séminaire de Mussidan devient florissant.

1.1.3. La sainteté personnelle et collective est le premier acte de toute évangélisation. En ce temps, le Concile de Trente est le point de référence de l'Eglise. Il a fait de l'instruction et de la sanctification du clergé la clé de voûte de son plan de réforme de l'Eglise. C'est ce à quoi travaillent un saint Charles Borromée en Italie – le collège porte son nom – et en France, un saint Vincent de Paul dont on connaît l'influence dans le Sud-ouest de la France.8 La Règle de la communauté de saint Charles mentionne : "Associer à l'enseignement une vie cachée et intérieure".9

On sait que le jeune Guillaume, sur sa requête, a été initié à l'oraison par son frère Jean-Baptiste. Un témoignage nous parle aussi de ses longs temps de prière solitaires et des inspirations intérieures qu'il en a reçues.

Les trois frères seront par la suite plus d'une fois décrits comme les "saint frères Chaminade".

1.1.4. Marie agit fortement dans notre vie chrétienne. Un événement va fortement marquer la dévotion à Marie du jeune Guillaume. Encore adolescent, au cours d'une séance de jeux, une pierre vient heurter l'enfant violemment au pied. La plaie qui en résulte évolue de telle manière que l'on peut être inquiet pour ses jours. Les traitements se révèlent incapables d'enrayer le mal, mais une guérison rapide survient après qu'il ait fait, avec son frère Jean-Baptiste, le vœu d'un pèlerinage d'action de grâce en cas de guérison. C'est ce qu'ils feront effectivement peu de temps après, parcourant à pieds les quatre-vingt kilomètres séparant Mussidan du sanctuaire de Verdelais. L'attachement qu'il manifestera toujours pour ce pèlerinage révèle l'importance qu'a eue cet événement dans sa vie.

C'est encore à cause de son attachement pour Marie, qu'il ajoutera au moment de sa confirmation le prénom de Joseph à celui de Guillaume10.

Enfin, il est possible que ce soit à Mussidan que le Père Chaminade ait eu pour la première fois l'inspiration de fonder, ce qui révèle l'ampleur de l'expérience qu'il a déjà accumulé au cours de son séjour en ce lieu11 12.
Tout cela aurait pu durer jusqu'à la fin de la vie de notre héros, mais la Révolution met une fin brutale à cette situation et ouvre une deuxième période de la vie de Guillaume-Joseph.13 Les frères Chaminade ayant refusé le serment de fidélité à la Constitution, ils entrent désormais dans la catégorie des prêtres réfractaires. Ils perdent le droit d'enseigner et le collège se vide des ses élèves quelques jours plus tard.14
2° PERIODE

1.2. Dans le Bordeaux révolutionnaire

Les frères Chaminade perdent donc la direction de l'établissement de Mussidan et pratiquement tous les biens qu'ils y possèdent. Guillaume-Joseph part s'installer à Bordeaux à l'automne 179115.

La situation politique se dégrade rapidement, on entre progressivement dans la Terreur. Des prêtres sont tués ainsi que des laïcs16. Des prêtres choisissent alors l'exil ; mais Guillaume-Joseph fait le choix de rester mais il entre dans la clandestinité.

Cela va durer trois ans. On sait que le Père Chaminade y exerça son ministère de manière héroïque, au péril de sa vie, au travers de toute une série de stratagèmes entrés dans la légende. Cette expérience a certainement été pour lui une expérience de purification et d'affermissement de la foi. Que reste-t-il d'autre alors que la confiance en Dieu et en son action ?

Une cinquième dimension fondamentale de son expérience s'est affermie en ce temps. Je veux parler du rôle irremplaçable des laïcs dans la mission de l'Eglise. Certes les prêtres et les religieux ont joué en cette période un rôle essentiel pour continuer l'action de l'Eglise. Mais rien n'aurait été possible sans l'engagement extraordinairement fort et audacieux des laïcs qui vont non seulement soutenir l'action des prêtres, mais également prendre eux-mêmes en main une grande partie de l'activité missionnaire de l'Eglise. Une liste, peut-être à compléter, mentionne 17 laïcs martyrisés entre le 6 juin et le 21 juillet 1794 à Bordeaux17. Comme figure emblématique, on pourrait mentionner une Marie Gimet, condamnée à mort et exécutée le 6 juin, à 30 ans, pour avoir caché des prêtres et facilité leur activité clandestine. Mais la famille marianiste ne peut pas oublier l'extraordinaire personnalité de Marie-Thérèse de Lamourous (1754-1836) qui se montre admirable au temps de la persécution : elle exerce un véritable ministère d'évangélisation dans le secteur du Médoc où elle vit. En 1795, le Père Chaminade devient son directeur spirituel, ce qui aura des conséquences décisives sur sa vie et sur sa collaboration dans la naissance de la Famille marianiste.

Cette deuxième période représente donc pour le Père Chaminade une expérience très forte qui l'ancre plus profondément en Dieu, lui fait expérimenter fortement son assistance et celle de Marie. C'est aussi pour lui une ouverture sur le rôle des laïcs dans l'Eglise et dans son œuvre d'évangélisation. D'ailleurs, une grande partie de son activité durant ces années se concentre sur l'accompagnement personnel de laïcs18. Il se souviendra de tout cela au moment des fondations.
3° PERIODE

1.3. L'exil a Saragosse – le temps de Marie

En septembre 1797, le Père Chaminade doit finalement s'exiler : par erreur il a été mis sur la liste des émigrés et sa présence à Bordeaux est perçue comme résultant d'un retour illégal. Pour éviter la prison et sans doute la mort, il doit partir pour l'Espagne. Il se fixe à Saragosse, où il reste trois ans et où il retrouve une forte communauté d'exilés français19.

Là-bas, il se trouve auprès du plus grand pèlerinage marial d'Espagne, dédié à Notre-Dame du Pilier.

Dans ce moment très particulier de la vie du Père Chaminade, pour la seconde fois dans sa vie, l'influence mariale va être décisive. C'est dans la prière, aux côté de Marie, et sous sa protection qu'il va relire toute son expérience et se préparer à reprendre la route de la mission en France. En effet, loin d'être résigné, ce groupe de prêtres et religieux réfléchit très activement à la manière de reprendre l'évangélisation en France dès leur retour.20

Il est probable que ce soit là, à Saragosse que l'inspiration de la fondation a pris toute sa force et sa clarté. Ce moment a joué un rôle essentiel pour la préparation du projet qui allait l'occuper désormais jusqu'à la fin de sa vie.
2. LES INTUITIONS D'UN FONDATEUR POUR RALLUMER LE FLAMBEAU DE LA FOI

De retour en France, à Bordeaux, en novembre 1800, le Père Chaminade peut constater l'état de désolation de la chrétienté dans son pays. Il peut observer divers éléments :

  • la faiblesse du clergé : encore divisé entre prêtres jureurs et réfractaires ; au moins vingt prêtres ont été exécutés et un grand nombre a vécu en exil, hors de France ; il y a eu aussi beaucoup de scandales dans le clergé21. Il est difficile de se remettre de tout cela.

  • du fait de cette situation, les paroisses sont démantelées. Un certain nombre sont restées sans pasteur, beaucoup de chrétiens ont abandonné la foi ou au moins la pratique ; nombre de lieu de culte ont été transformé en théâtre, grange, …

  • une distance nouvelle existe entre l'Etat et l'Eglise ; une autonomie s'est développée entre les deux et ouvre une nouvelle alternative de société et de conception de la vie privée. Certains sont séduits et d'autres désorientés. Cette nouvelle situation évoluera d'une période à l'autre mais sans jamais revenir à l'état antérieur.

  • Au-delà de cela, le Père Chaminade perçoit un ennemi plus pernicieux et pour lui plus dangereux : il s'agit de l'indifférence, de la torpeur, de l'apathie dans laquelle est tombé le plus grand nombre des chrétiens. Il y voit deux causes. L'une est culturelle : le démantèlement de la société chrétienne a fait perdre aux chrétiens, aux jeunes surtouts, le milieu nécessaire pour l'élaboration des fondements de leur foi. L'autre – qui n'est pas tout à fait indépendante – est intellectuelle : au culte de Dieu s'est substitué un usage de la raison qui ne permet plus de retrouver Dieu. Ce sont ses deux grands ennemis, ceux qu'il s'engage à combattre : l'indifférence et ce qu'il appelle le philosophisme.

"Combien grande est depuis longtemps ma douleur à la vue des efforts incroyables de l'impiété, du rationalisme moderne, … conjurés à la ruine du bel édifice de la révélation"22

Et dans les Constitutions de la Société de Marie de 1839, article 339 :

"Que de conquêtes le philosophisme moderne a faites dans le royaume de J.C.! La foi s'est affaiblie, son flambeau s'est éteint dans un grand nombre d'individus, et même dans des corporations entières. Les principes de la religion s'altèrent toujours de plus en plus. Combien peu il y a d'éducation chrétienne ! La génération naissante trouve si peu de maîtres qui s'attachent à former l'esprit et le cœur au christianisme ! Quels remèdes à opposer à tant de maux ?"

L'objectif qu'il se fixe est donc "de raviver ou de rallumer partout le flambeau de la foi."23

Pour cela, il se propose un plan, sans doute mûri par l'exil et à l'écoute de l'Esprit. De fait, tout va se faire très vite !
2.1. Nova bella : de nouveaux combats !

C'est le titre que pourrait porter son plan. Il emprunte cette expression au livre des Juges : Le Seigneur a choisi de nouveaux combats24. Il constate que les défis sont nouveaux et que la structure habituelle d'évangélisation ou de soutien de la foi ne fonctionne plus, il faut donc choisir de nouvelles voies. A vin nouveau, outres neuves… L'adaptation aux réalités nouvelles sera une constante dans sa vie.

En préalable, il va demander un appui explicite à l'Eglise : il sollicite, et obtient, du Pape le titre de Missionnaire apostolique. Loin d'être un simple honneur, cela exprime son lien explicite avec l'Eglise dans tout ce qu'il va entreprendre. Pour lui ce sera toujours très important : travailler avec et pour l'Eglise, en solidarité avec elle.
2.2. Une méthode : des communautés, et surtout le témoignage d'un peuple de saints.

La méthode d'évangélisation du Père Chaminade est fondamentalement communautaire, existentiellement. Pour lui seule la communauté peut convaincre, alors qu'un témoignage isolé peut sembler une exception et ne pas encourager. Il écrit :

"Quelques hommes religieux et probes, … mais épars et isolés, seront d'un bien faible exemple pour les besoins de toute la jeunesse, tandis qu'autour d'elle tous les dangers sont en masse."25

"L'homme vertueux a beau [resplendir]26 ; on dit assez ordinairement qu'il n'est pas imitable. […] Il n'y a qu'une réunion d'hommes vertueux qui puisse amoindrir ou détruire ce funeste préjugé. […]

"Si l'assemblée est étendue, si elle est nombreuse, elle frappera plus les regards ; elle ouvrira plus de portes à ceux qui demandent ce que c'est que la religion."27

Le modèle à imiter est celui de la communauté des chrétiens de Jérusalem, décrite dans les Actes des Apôtres.28 Cette méthodologie communautaire est développée dès le début auprès des laïcs et elle sera poursuivie ensuite pour les religieux
2.3. Tous missionnaires : les laïcs d'abord !

Il faut inventer quelque chose de nouveau : son choix va se porter non d'abord sur la paroisse, mais sur des communautés laïques.

Le 8 décembre 1800, au 7 rue Arnaud-Miqueu (à Bordeaux), il rassemble un petit groupe de onze jeunes gens qui, après une brève mais intense préparation s'offrent à Marie le 2 février 1801. C'est l'acte de naissance de la Famille marianiste. Ils ont promis : "je me donne et me dédie au culte de l'Immaculée Conception de la très sainte Vierge Marie. Je promets de l'honorer et de la faire honorer autant qu'il dépendra de moi comme Mère de la jeunesse." Juste avant cela, ils ont renouvelé la profession de foi de leur baptême, montrant que leur engagement consiste à vivre plus pleinement les dons et la responsabilité de baptisés.

Le 25 mars, ce sera la naissance de la branche féminine de ce qui s'appelle désormais la "Congrégation de l'Immaculée", puis en 1802 les adultes hommes, en 1804 les femmes puis une cinquième section, celle des prêtres.

Cinq sections mais un seul mouvement. Et surtout beaucoup d'entraide, en particulier de la part des aînés qui prennent parmi leurs premiers objectifs le soutien des groupes de jeunes29. Cette solidarité interne est une grande force. Le mouvement essaye de créer une culture propre qui va aider à renforcer les attitudes et les vertus chrétiennes des membres.

Mais le mouvement est aussi fortement missionnaire. Je voudrais citer ici quelques exemples :

  1. Le catéchisme pour enfants et adultes, pour préparer les membres aux sacrements.

  2. Les « petits Auvergnats » : catéchèse et éducation des petits ramoneurs.

  3. Visites aux pauvres, malades, mourants, à domicile et à l’hôpital

  4. Patronages avec des temps d’instruction

  5. Habillement des enfants pauvres

  6. Visite des prisonniers par les hommes

  7. Association des boulangers animée tant d’un point de vue religieux que professionnel

  8. Retraites annuelles, etc…

Il faudrait citer aussi les œuvres que les membres de la congrégation ont fondées ou animées sur Bordeaux ou dans les alentours, mais le temps me manque.

Je ne peux pas taire cependant l’œuvre de La Miséricorde pour les prostituées repenties, née à deux pas de la Chapelle de la Madeleine. C'est Marie-Thérèse de Lamourous qui en prend la responsabilité le 2 janvier 1801 et qui deviendra la fondatrice de la congrégation religieuse qui y naîtra (Les sœurs de la Miséricorde). Rappelons-nous qu'elle est une des fondatrices de la branche féminine de la congrégation et qu'à cette date, le Père Chaminade est son guide spirituel depuis six ans et le restera jusqu'à sa mort en 1836. 30

Divers aspects sont nouveaux dans la conception de cette œuvre : elle réunit tous les âges, toutes les classes sociales et les hommes comme les femmes ; les assemblées sont publiques ; et un fort esprit missionnaire marial l'habite : nous y reviendrons"31.

La congrégation de l'Immaculée va prospérer durant une assez longue période. En 1813, une autre section féminine vient la rejoindre en bloc32 : celle créée par une toute jeune fille, Adèle de Trenquelléon (1789-1828), dans la région d'Agen. La réunion des deux groupes sera un grand enrichissement mutuel.
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