Croire et annoncer l'évangile





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2. QU’EST-CE QUI A CHANGE ?

A l’époque de Chaminade : la sécularisation est encore commençante, c’est toute une modernité commençante, qu’il a très bien senti venir. Nous sommes, nous, à l’autre bout, dans l‘épuisement de la modernité, de la sécularisation. On parle désormais de « postmodernité », dont on pourrait donner bien des définitions et des signes. J’en signale une : Chaminade était frappé, forcément, par la montée et la puissance du rationalisme, du « philosophisme », des Lumières triomphantes partout : en politique, dans les sciences et les techniques, dans le monde économique et industriel, dans les villes, partout naissait un monde autonome, qui comptait uniquement sur les forces humaines, temporelles…

Nous aujourd’hui, nous sommes dans le « post », le « post-moderne », le « post-urbain », la « post-sécularisation », le « post-métaphysique », le « post-chrétien »…, dans le sens suivant : on parle depuis quelques dizaines d’années d’un « retour du religieux » ou d’un « retour de Dieu ». L’expression est très mauvaise, mais deux siècles après, la « Raison » n’est plus triomphante : les religions se réaffirment vivement, parfois abruptement, à travers des formes d’intégrisme et de fondamentalisme, mais aussi des recherches spirituelles personnelles, des conversions inédites et, disons-le, des formes multiples et parfois étranges de religiosité. Il y a aussi le fait qu’au temps de la mondialisation, donc aujourd’hui, toutes les religions sont présentes, possibles en même temps : il y a une rencontre généralisée des religions du monde, et cela veut dire aussi un choix religieux immense, avec des risques de relativisation, forcément, de toutes les religions et de toutes les vérités. Les dieux se multiplient donc dans cette société prétendument indifférente. Cette société sécularisée, société d’indifférence, est ainsi une société contrastée : elle est autant attente de Dieu qu’absence de Dieu. Mais il y a une difficulté spécifique de l’Eglise, si anciennement établie toute seule, avec une très longue tradition : les dieux multiples qui naissent, « ces dieux nouveaux » comme disait Nietzsche, paraissent en quelque sorte jeune, libres de tradition. Toute la question est de savoir ce qu’ils « pèsent » vraiment, s’ils ne sont pas aussi légers que toute la société éphémère et superficielle qui les voit naître.

Nous ressentons donc la complexité extrême de la situation de sécularisation, qui est tout autre chose que l’indifférence sans plus, et encore moins l’ « athéisme ». De manière générale, au-delà de la religion, la grande différence par rapport au temps de Chaminade, c’est l’éclatement, le pluralisme de nos sociétés, la rapidité, l’urgence, l’accélération de tout, et donc aussi le relativisme généralisé, où Dieu lui-même est inclus comme « un choix parmi d’autres ».

Deuxième différence : j’ai parlé de « choix » ; nous vivons en effet dans des « sociétés du choix » individuel. Attention : les choix peuvent être marqués par un grand conformisme social, aussi sous l’empire de la publicité, ou de la dictature de l’opinion, qui orientent les choix et formatent les consciences. Mais globalement, nos sociétés sont des sociétés de l’individualisme démocratique ; ce qui peut signifier paradoxalement deux choses : d’un côté, l’individu, sa réussite, son épanouissement sont la valeur maximale ; vivre pour soi, avec soi, de façon narcissique, est l’attitude la plus répandue. Cela, ce n’est pas un choix des individus, c’est notre société qui réclame et fait des individus. L’individu démocratique est central, c’est le type d’homme sur lequel « fonctionnent » nos sociétés post-modernes. Mais d’un autre côté, le manque de cadres, de traditions, fait que cet individu est pour lui-même un problème : dans la société éclatée où il vit, qui ne fait plus société, qui est marquée par tous les déchirements économiques et sociaux, les problèmes d’identité et d’intégration sont puissants et répandus. Mais l’individu est « lourd » à porter à assumer. Le choix permanent de sa vie est fatiguant. Il y a une « fatigue de soi », comme dit Alain Ehrenberg.

Troisième différence, qui concerne le rapport à la foi : malgré tout ce que j’ai dit des proximités, on sent bien que la société de Chaminade reste encore chrétienne, même s’il s’effraie à bon droit de l’indifférence qui s’accroît. On sent aussi que les jeunes gens et jeunes filles de son époque, et les laïcs en général vivent encore une vie et une foi très intégrées, que leur ferveur est très englobante de toute la vie. Franchement, ce que disait au début André F. m’enchante : le dimanche entier était consacré à la prière, aux offices, aux cantiques… ! Il nous est dit que « le reste du temps est occupé par des divertissements » : on aimerait savoir lesquels et combien de temps il restait pour les pratiquer ! Peu importe : on voit bien que c’est un catholicisme non pas du tout intégriste, mais intégral qui est vécu.

Aujourd’hui, et le dernier « rapport Dagens »(« Entre épreuves et renouveaux : la passion de l’Evangile ») y insiste beaucoup, c’est le risque d’une religion de l’extériorité qui guette : c’est-à-dire qu’il y a danger d’ une identité chrétienne qui ne serait pas bâtie sur une expérience spirituelle personnelle, un peu large et englobante. C’est une idée pertinente et juste. « Extériorité », « rapport d’extériorité », veut dire : une religion qui est là, chez les individus, mais elle ne mord pas sur sa vie. La vie est faite de cases successives à remplir : la profession, la vie privée, les divertissements, la consommation, la culture, et rien n’est relié ; et il y a aussi une case « religion » : un sacrement par ci, une prière par là, une émission de télévision, un petit pèlerinage, et le soutien au pape bien sûr même quand on fait l’inverse de ce qu’il dit, le tout étant privé de culture et d’ancrage religieux, de consistance. Cette « maladie » de l’extériorité est aussi une maladie, une faiblesse de l’identité, éclatée en multiples domaines éparpillés, et elle n’atteint pas seulement les plus jeunes : tous les âges sont atteints.
Voilà quelques défis nouveaux qu’un nouveau Chaminade pourrait relever. Je n’ai pas parlé encore de Marie, mais en fait beaucoup de ce que j’ai dit pourrait s’appliquer à son sujet (je parle en tant que sociologue, bien sûr). Si je voulais dire les choses d’un mot, je dirais : Marie se porte aujourd’hui bien, très bien, sa place est plus assurée qu’il ya quelques décennies, mais aussi avec le risque que Marie soit très bien, trop bien portée… Le grand défi que nous adresse Marie, c’est que, sans rien effacer de son immense passé et des immenses dévotions qu’elle a suscitées, nous sachions en parler autrement, avec des mots neufs, et peut-être aussi « lui parler » autrement (puisqu’à Marie, on parle) ; et c’est ainsi que, contre l’extériorité dont je parlais, Marie indique le chemin d’une intériorité, d’une foi vraiment intérieure.

Jean-Louis Schlegel

III. ET AUJOURD'HUI ? – P. André FETIS
Grâce à M. Schlegel, nous avons pu mettre en dialogue les intuitions du Père Chaminade et les appels que le monde actuel renvoie à l'Eglise. Comment les marianistes essayent-ils d'y répondre selon l'inspiration de leur Fondateur ? Je voudrais l'évoquer maintenant. Je garde en mémoire pour cela ses six intuitions missionnaires et les convictions fondatrices du Père Chaminade que j'ai mentionnées au cours de la première partie. Vous ne les avez sans doute pas nécessairement en tête mais j'espère que vous les retrouverez aisément dans ce que je vais évoquer maintenant brièvement.

Dans cette rapide réflexion, je voudrais me et nous poser quatre questions et mentionner la réponse que nous essayons de donner en tant que Famille marianiste.
1. QUELLE EGLISE CONSTRUIRE AUJOURD'HUI ? – DES COMMUNAUTES DIVERSES ... MAIS UNE SEULE FAMILLE : UN PEUPLE DE SAINTS !

Il me semble entendre le Père Chaminade nous parler d'une Eglise faite de communautés diverses, indépendantes mais complémentaires, comme une seule famille, mais surtout un peuple de missionnaires et de saints.

Sous l'influence du Concile Vatican II, nous avons renforcé en nous la conviction que la vie et la mission chrétiennes prennent appui sur notre vocation commune de baptisés, qui est aussi un appel à la mission et une vocation à la sainteté. Dans la famille marianiste, comme dans l'Eglise, chacun vit cet appel commun d'une manière distincte en tant que laïc, consacré ou religieux.

Nous avons aussi renforcé en nous la conviction que notre particularité dans l'Eglise vient en grande partie de notre structure. C'est une part importante de ce que nous pouvons offrir aujourd'hui.

Nous nous comprenons comme une famille spirituelle composée de quatre branches distinctes et complémentaires. C'est une manière particulière de vivre et de témoigner, marquée par la fraternité, l'égale dignité et responsabilité de tous malgré la diversité des états de vie et la variété de la mission qui en découle. Marie, collaboratrice humaine et laïque du Christ, en est l'inspiratrice active.

Dans cette famille, les laïcs occupent une place centrale et y sont appelés à prendre toutes leurs responsabilités missionnaires propres.41 Cela invite les religieux/ses à mettre en valeur leur rôle spécifique.

Concrètement, un Conseil de Famille stimule et aide le fonctionnement, dans l'unité et avec autonomie.

Nous croyons que cette image mariale de l'Eglise est une réponse pertinente aux besoins de l'évangélisation pour aujourd'hui. Le Père Chaminade a été créatif dans sa manière d'inventer de nouvelles communautés pour l'évangélisation. Quelle créativité nous est demandée pour aujourd'hui ? De quelles communautés notre époque a-t-elle besoin ?
2. VERS QUI ALLER ? – VERS LES JEUNES D'ABORD !

Evangéliser les jeunes par l''éducation a été depuis toujours, et donc depuis le Père Chaminade, un choix privilégié que nous voulons poursuivre. C'est celui par lequel nous sommes généralement connus. Nous croyons que la formation humaine, intellectuelle et spirituelle des jeunes est un enjeu majeur dans toute société et à toute époque. Il s'agit par ce moyen de travailler à poser les bases d'une culture inspirée par l'Evangile qui puisse permettre au jeune puis à l'adulte de répondre plus pleinement à sa vocation humaine et chrétienne. Cela suppose de répondre à des défis particuliers :

  • porter au cœur de l'éducation le débat entre foi et culture comme une rencontre féconde et stimulante pour l'intelligence comme pour la foi.

  • vivre selon ce que l'on croit ; avec un souci de cohérence dans le quotidien. C'est à ce prix que l'on peut influencer la vie des jeunes et lui donner des critères pour sa vie d'adulte et son engagement dans la société.

  • utiliser tous les moyens pour rendre possible la rencontre de Dieu, autant que possible, chacun à son niveau. En finale, on souhaiterait que la foi soit l'élément unificateur et illuminateur de la vie.

Que ce soit au travers d'œuvre ou sous forme d'un engagement personnel, beaucoup de membres de la Famille marianiste travaillent dans ce domaine, pas toujours dans une œuvre marianiste.

Au niveau mondial les défis ne manquent pas et nous essayons en particulier de nous mettre plus fortement au service des enfants qui ne bénéficient pas de structures d'éducation : enfants de la rue, éducation scolaire en milieu de pauvreté, comme par exemple l'école "Our Lady of Nazareth", à Nairobi, implantée au milieu d'un bidonville et qui éduque 1400 élèves (permettant à plus d'un de poursuivre ensuite des études universitaires et professionnelles). Dans le domaine de l'éducation, nous sommes aussi présents dans des milieux non catholiques comme à Tunis ou encore au Népal ou en Inde.
3. VERS QUI ? (2) – PRENDRE DE NOUVEAUX CHEMINS ("Nova Bella")

La Famille marianiste est devenue très internationale. Nous sommes aujourd'hui dans quarante pays environ avec environ dix mille membres, un peu moins de deux mille religieux et religieuses et huit mille laïcs.

Mais même sans cela, aujourd'hui, le monde vient à nous, il s'est fait plus proche.

Cela nous demande de répondre à de nouveaux défis.

  • Quelles nouvelles solidarités au sein de la globalisation. Par exemple entre tous les lieux de notre présence. Quel style d'aide mutuelle instaurer ? Quel style de vie et de mission mener dans chaque pays pour respecter les particularités locales sans pourtant se fermer à l'internationalité. Il y a en même temps besoin de plus de solidarité et de plus développer les caractéristiques locales.

  • Comment mieux répondre aux défis sans cesse croissants de la pauvreté, de la violence, des conflits locaux ou nationaux, des injustices …

  • Comment répondre aux crises internes à l'Eglise elle-même. Comment aider à leur solution.

  • Comment être présent dans les domaines nouveaux de la technique, de la communication, …

Nous avons besoin de faire mieux dans tous ces domaines.

Et, progressivement, sans doute trop lentement, ils occupent plus de place dans nos activités. .

Nous voulons y répondre d'une manière mariale, convaincu que Marie a su, dans sa faiblesse, aider à susciter des réponses neuves. Elle est aussi un témoin – mais aussi la collaboratrice – de l'action transformatrice de Dieu au cœur du monde, c'est ce qu'elle proclame par le Magnificat.
4. SELON QUELS MOYENS ? – TOUS ET TOUT CONCOURENT A L'EVANGELISATION.

Depuis les origines, toutes les œuvres marianistes sont animées selon trois axes : l'axe spirituel, l'axe intellectuel (culturel ou éducatif) et l'axe économique (qui comprend aussi toute la dimension de la justice sociale). Dans nos structures d'animation, il y a un responsable pour chacun de ces trois axes, avec la conviction que tous trois concourent à l'évangélisation.

Cela nous aide à ne pas oublier que l'évangélisation bénéficie de la variété des personnes qui y travaillent, variété de formation, de vocation, d'état de vie, de milieu…

La conception du Père Chaminade est inclusive et se veut universelle. Dans les faits elle est bien sûr limitée à ce qui est possible avec nos forces humaines !

On peut retenir de lui que tous les domaines (spirituels, intellectuels et économiques ou matériels) et toutes les personnes servent à l'évangélisation.42 Ce que nous exprimons aujourd'hui par l'idée d'inclusivité.
5. COMMENT ? – AVEC ET COMME MARIE.

Dans la vie et l'action quotidienne, les marianistes restent relativement discrets sur Marie ; elle l'a elle-même été. Mais c'est pourtant sa présence et son action qui sous-tendent tout ce que nous vivons ou faisons. Nous croyons à l'actualité de la relation particulière que nous nouons avec elle, c'est pour cela que nous voulons la partager autour de nous. Nous croyons à l'importance de cette figure féminine dans notre foi et dans l'Eglise pour nous centrer sur le Christ par l'action de l'Esprit. Elle ne s'est jamais détachée de notre humanité et a collaboré humainement à l'œuvre de Dieu pour nous. Nous croyons qu'elle continue à le faire de la même façon pour chaque être humain et nous voulons l'assister dans sa tâche, nous laissant nous aussi guider par l'Esprit. Nous sommes stimulés par son exemple de croyante, humble, discrète, courageuse et efficace. Elle nous invite à la créativité dans la collaboration homme-femme à l'intérieur de l'Eglise.
C'est donc avec l'esprit de Marie et à sa manière que nous voulons travailler à l'évangélisation aujourd'hui, dans les traces du Père Chaminade et de ses associés et collaborateurs.
Que le Père Chaminade qui a été un homme extrêmement créatif, jusque dans les dernières années de sa vie pourtant difficiles nous inspire et nous aide à répondre aujourd'hui encore pour notre monde.


1 D'après J. Verrier, La Congrégation, p. 151-152. Voir aussi l'intéressante description "Une séance du soir à la Congrégation de la Madeleine", d'après un Dialogue de M. Larrieu (1826), in : EF III, § I. 213, pp. 243-247.

2 Il semble que ce soit au 32 de l'actuelle rue Berthe Bonaventure (alors rue Froide).

3 Dans sa paroisse d'alors, l'église Saint Silain, détruite après la Révolution

4 Collège fondé en 1744 par trois prêtres du diocèse de Périgueux.

5 'Règles pour l'éducation de la jeunesse' in : "Les Règles de la Congrégation de Saint-Charles de Mussidan", in : L'Apôtre de Marie, 22° année, n° 234, mars 1931, p. 373.

6 Ibid.

7 Un de ses disciples écrit de lui en 1830 : "Monsieur Chaminade n'est pas seulement un saint homme, mais un savant…"Lettre de J.-B. Lalanne, Bordeaux, 4 octobre 1833, à J. Chevaux, Saint Remy (Haute Saône), AGMAR B 25,1, 20)

8 Le P. Chaminade lui voue un attachement personnel tout spécial révélé par deux méditations écrites qu'il lui consacre parmi les rares notes que nous conservons de lui de cette période Cf. Ecrit et Paroles, I-4 & 5.

9 'Règles pour l'éducation de la jeunesse', op. cit., p. 373.

10 C'est désormais à la saint Joseph que l'on fêtera son saint patron et il signera le plus souvent ses lettres G.-Joseph Chaminade.

11 Autre fait étonnant, au Collège a été présent un élève brillant et extraordinairement fervent : Bernard Daries. Il a été le grand diffuseur d'un projet de restauration de la Compagnie de Jésus sous la forme d'une Société de Marie. Ses idées ont été connues de plusieurs fondateurs du début 19° et il a été en contact avec le frère aîné du P. Chaminade, Louis-Xavier, depuis toujours le plus proche confident de Guillaume-Joseph. Mais qui a influencé qui ? Les conjonctures les plus diverses planent sur cette question.

12 La brièveté de cet exposé n'a pas permis de mettre en valeur l'influence personnelle qu'a exercée Jean-Baptiste, l'aîné de la famille, sur le jeune Guillaume. Il lui fait sans doute connaître certains aspects de la pensée jésuite puisque Jean-Baptiste a été membre de la Compagnie de Jésus avant sa suppression. Cette suppression atteint Pau, où se trouve alors Jean-Baptiste, en avril 1763. Jean-Baptiste meurt en janvier 1790.

13 Pour ne parler que de ce qui touche directement l'intéressé, le 13 février 1790 sont supprimés tous les ordres religieux d'hommes et de femmes ; le 12 juillet est votée la constitution civile du clergé, promulguée le 24 août. En réplique à la protestation des évêques est exigé un serment de fidélité à la constitution de la part de tous les ecclésiastiques et des enseignants exerçant une fonction publique, faute de quoi ils seraient déclarés démissionnaires. Le décret est signé par Louis XVI le 26 décembre pour les ecclésiastiques, le 15 avril 1791 pour les enseignants.

14 D'autres professeurs et directeurs les remplacent, mais ils restent pour l'instant sur place, dans l'attente de voir s'ils vont être indemnisés des frais qu'ils ont engagés dans l'établissement sur fonds propres. Les biens ecclésiastiques ont été mis à disposition de la nation par décision de l'Assemblée nationale du 2 novembre 1789, mais l'application s'en fait progressivement par décrets particuliers. A Mussidan, cette application n'a pas encore eu lieu à cette date. Cf. Jalons, 2° ed., p. 181

15 Dans le quartier saint Michel, rue Abadie, au numéro 8 puis dans une autre propriété qu'il achète en banlieue, chemin du Tondu et où il installera ses parents.

16 A Bordeaux, le 15 juillet 1792 sont massacrés deux figures admirées du clergé bordelais, les pères Dupuy et Langoiran, vicaire général du diocèse. La persécution s'étend comme une trainée de poudre et beaucoup de prêtres commencent à émigrer (plus de 260 passeports sont délivrés à des prêtres entre le 16 et le 31 juillet !). Jalons I, ch. 8, 2° ed, p. 249.

18 On peut mentionner, pour être plus complet, qu'au cours de l'année 1795 il y a tout de même une accalmie, de mai à novembre, pendant laquelle le P. Chaminade est chargé de réconcilier les prêtres jureurs.

19 Son frère Louis-Xavier, déjà en Espagne, viendra l'y retrouver également

20 Nous en avons pour preuve l'édition d'une série de Manuels des missionnaires qui leur étaient destinés et offraient des pistes pour l'œuvre future ; il est intéressant de noter que le P. Chaminade possédait plusieurs de ces manuels dans sa bibliothèque. En particulier : COSTE Jean-Noël, Curé de Haute-Fage, Diocèse de Tulle, et nommé par le St. Siège Administrateur du même diocèse, Manuel des missionnaires ou Essai sur la conduite que peuvent se proposer de tenir les Prêtres appelés à travailler au rétablissement de la Religion Catholique en France, Rome, 1801, 502p.

21 Ainsi le mariage d'au moins cinquante prêtres et beaucoup de situations de compromission. Cf. GUILLEMAIN B., Le diocèse de Bordeaux, Paris, Beauchesne, 1974, p. 174.

22 Lettres IV, n° 1076, au Pape Grégoire XVI, 16 septembre 1838.

23 Ibid.

24 "Nova bella elegit Dominus", selon la version de la Vulgate, en Jg 5, 8.

25 "Instruction pour les chefs de division", EP I-43,32-33.

26 Litt. : "éclater".

27 "Instruction pour les chefs de division", EP I-43,34…36

28 Ainsi, il présente la "Congrégation" (le mouvement des laïcs) comme une "société de chrétiens fervents […] qui, pour
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