Congrès de Grenoble des 25, 26, 27 et 28 septembre 2008





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Masterisation de la formation des enseignants :

Motions votées par les universités et les sociétés savantes

(par ordre chronologique et avec indication de la source)
____________________________________________________________________________

septembre 2008

Jean-Louis Fournel Jean-Louis.Fournel@ens-lsh.fr
Société des Italianistes de l’Enseignement Supérieur (S. I. E. S.)

Congrès de Grenoble des 25, 26, 27 et 28 septembre 2008




Le congrès plénier de la SIES a pris connaissance de la Charte relative aux principes directeurs de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants rédigée lors de la séance plénière du jeudi 18 septembre 2008 de la Conférence des Présidents d’Université (CPU). Le congrès constate que l’on demande aux Universitaires de proposer des maquettes pour les nouveaux Masters avant même que les modalités d’organisation des concours et particulièrement de la mastérisation du Capes soient connues. La SIES appelle ses adhérents et les Italianistes de l’Enseignement Supérieur à refuser de répondre à toute demande d’élaboration de maquette tant qu’une discussion entre les acteurs concernés n’aura pas été entamée.
La SIES prendra contact avec les autres Société de l’Enseignement Supérieur.
Cette motion a été votée à l’unanimité des congressistes.
septembre 2008

Commission Française pour l’enseignement des mathématiques (CFEM)

« La mastérisation et la formation des enseignants en mathématiques »

http://www.cfem.asso.fr/
Ce que nous approuvons

• La validation par un diplôme universitaire (en l’occurrence le master) des cinq années d’enseignement supérieur qui constituent, depuis 1990, la formation initiale des professeurs d’école, de collège ou de lycée.

• La généralisation, dans cette formation initiale, de modules de pré-professionnalisation et de stages de sensibilisation au métier d’enseignant, dès la licence.
Ce que nous refusons

• La sélection sociale que représenterait à l’évidence la suppression du statut de professeur stagiaire rémunéré qu’ont actuellement les étudiants en deuxième année d’IUFM (5e année d’université).

• La disparition d’une formation professionnelle associant apports théoriques et pratique accompagnée, dispensée conjointement par des enseignants « de terrain » et par des formateurs et chercheurs d’horizons variés (mathématiciens, didacticiens, épistémologues, historiens…).

• La notion de compagnonnage telle qu’elle est décrite dans les projets ministériels, où elle se réduit à l’apprentissage sur le tas, à une simple reproduction du savoir faire des aînés, à le transmission des « ficelles » du métier, ignorant complètement les avancées de la recherche, tant disciplinaire que didactique.

• L’obligation d’effectuer un service d’enseignement à temps plein l’année même du recrutement, le « compagnonnage » annoncé venant s’ajouter à ce service (ce qui en dit long sur la portée de ce compagnonnage…)

• L’abandon par l’état de sa mission de service public dans le domaine de l’éducation, illustrée par la disjonction complète de la formation et du recrutement, rendant plausible un tarissement de celui-ci, et l’apparition d’une nouvelle population constituée de personnes dont l’aptitude à enseigner aura été officiellement reconnue et sanctionnée par un diplôme et qui en seront cependant réduits à occuper des emplois précaires, voire à s’inscrire au chômage.

• L’absence, dans le système annoncé, de tout dispositif cohérent de formation continue.
Ce que nous proposons

• L’instauration d’un pré-recrutement (s’inspirant du modèle des IPES)

• La refonte complète du système de formation continue des enseignants, jugé actuellement sinistré, et la mise en place d’une formation continue digne de ce nom offerte à tous les enseignants tout au long de leur carrière, avec notamment des semestres sabbatiques permettant une reprise de contact régulière avec la communauté scientifique.

• L’affirmation comme principe essentiel de la formation par la recherche, pour tous les enseignants, en particulier pour les futurs professeurs des écoles, auxquels il est indispensable d’offrir une formation culturelle et scientifique de qualité.

• La conception dans toutes les universités de parcours de masters consacrés à l’enseignement. En ce qui concerne les futurs professeurs du second degré, ces formations doivent être clairement adossées à la discipline (ou aux disciplines) concernée(s), mais la formation professionnelle, théorique et pratique, doit, aussi bien que la formation disciplinaire, y occuper une place éminente, et intégrer les composantes didactique, historique et épistémologique, psychopédagogique, etc.
6 octobre 2008
L’Assemblée générale du Département de français de l’Université Blaise Pascal, réunie le 6 octobre 2008, exprime ses réserves quant à la mise en place, à la rentrée prochaine et dans la précipitation, de la réforme sur les concours d’enseignement telle qu’elle se dessine actuellement. S’il est vrai qu’une réflexion permanente s’impose sur la place que doit avoir la pédagogie dans la formation des futurs enseignants, il est absurde de faire de celle-ci l’enjeu d’une rivalité entre la maîtrise des connaissances disciplinaires et le renforcement des capacités des étudiants à affronter une situation d’enseignement. Le développement des capacités pédagogiques des futurs enseignants ne passe pas par l’allègement ou la suppression d’épreuves disciplinaires, dont les champs d’étude et de recherche seraient mis en péril.
Les enseignants du département de français, parmi lesquels les membres des jurys de concours de CAPES et d’agrégation, sont fermement attachés au maintien de concours nationaux, anonymes, uniques et annuels, associés à un programme disciplinaire et à une préparation assez longue (une année universitaire au moins) et spécifique, liés à des postes de fonctionnaires sous statut, en nombre équivalent au nombre de places ouvertes aux concours. Ils s’inquiètent des effets d’une mastérisation dans des conditions qui porteraient atteinte à ces principes, non sans effets immédiats sur la nature de la formation des lauréats. En particulier, la fin du concours unique annuel favoriserait une différenciation des formes et des contenus des recrutements, contribuant à saper la logique d’un « service public de l’éducation nationale » au service des citoyens. Quant à l’affaiblissement des références disciplinaires, il aurait de rapides effets délétères sur les choix privilégiés au sein des formations ainsi que sur la maîtrise de connaissances indispensables à de futurs enseignants.
Tout aussi inquiétant pour leurs étudiants – et pour l’avenir de l’enseignement- leur apparaît le passage d’une logique de recrutement de fonctionnaires à une logique d’attribution d’une certification, dont l’effet serait la constitution de listes de candidats potentiels à des postes d’enseignement précarisés, relevant souvent de recrutements locaux.
Enfin, les enseignants s’inquiètent d’un calendrier qui les obligerait, au mépris des principes pédagogiques les plus élémentaires, à concevoir des maquettes d’enseignements destinés à préparer des concours dont ils ne connaissent à ce jour ni les modalités précises, ni les contenus. Pour toutes ces raisons, les enseignants du département de français demandent aux responsables et élus de l’UFR Lettres, Langues et Sciences Humaines et de l’Université Blaise Pascal, ainsi qu’aux présidents des jurys de concours dans lesquels ils siègent, de relayer leurs doutes quant à la mise en place de la réforme des concours à la rentrée prochaine, selon les modalités très floues et le calendrier de travail intenable qui leur ont été signifiés. Ils demandent un moratoire dans l’application de cette réforme, afin qu’une réflexion sereine puisse être menée dans des délais raisonnables sur l’ensemble des questions liées au recrutement des enseignants de demain.
10 octobre 2008
MOTION adoptée à l’unanimité par le C.A. de l’Université Paris IV (10 octobre 2008)

« Le Conseil d’Administration de l’Université Paris-Sorbonne, réuni en séance plénière le 10 octobre 2008, déplore solennellement les conditions dans lesquelles est mise en œuvre la réforme de la
formation des maîtres.
Il proteste contre un calendrier qui oblige l’Université à prévoir pour 2009-2010, dans la précipitation, l’application d’une réforme des concours dont le contenu n’est toujours pas défini à la rentrée 2008.

Il s’oppose à toute réforme ayant pour effet de réduire dans les concours la part des savoirs disciplinaires en vue d’un allègement des épreuves qui ne fera qu’abaisser le niveau de formation des futurs enseignants, en contradiction totale avec l’objectif affiché par la «mastérisation».
Il rejette l’idée de concours déclinés en « épreuves régionales » pour le recrutement des professeurs des lycées et collèges, ce qui serait contraire au principe, réaffirmé par le Ministère, d’attachement à des concours nationaux.
Il soutient l’action menée par les instances de l’Université pour construire, en étroite concertation avec son école interne, l’IUFM de Paris, et avec les autres universités de Paris et d’Ile-de-France, des
masters « Métiers de l’enseignement » qui concilient au mieux la
nécessaire formation professionnelle au métier d’enseignant et les exigences d’un haut niveau de formation scientifique.

En Sorbonne, le 10 octobre 2008. »

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