Allocution de Sir John Holmes





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Allocution de Sir John Holmes

Association France-Grande-Bretagne

8 novembre 2006

France / Grande-Bretagne : mythes et préjugés

Comme vous le savez sûrement, ma mission d’ambassadeur à Paris touche à sa fin. Je compte partir à la fin février. C’est pourquoi j’ai pensé que le moment était venu de saisir l’occasion, grâce à votre colloque, d’examiner une dernière fois les relations franco-britanniques et, qui plus est, de jeter un regard sans concession sur le pouvoir d’influence que peut exercer à cet égard un ambassadeur. Ce qui m’amène inévitablement à réfléchir aux obstacles qui se mettent en travers de ces relations. Comme je suis convaincu que les stéréotypes, les mythes, les clichés et les préjugés, qui abondent dans les relations entre nos deux pays, en sont un des principaux ressorts, je voudrais essayer d’en passer quelques-uns brièvement en revue.
Permettez-moi de commencer par deux citations :

  • « Quoiqu’il arrive, même si l’un des deux, est pour un temps, tombé sous le joug de l’ennemi, nos deux grands peuples demeurent liés l’un à l’autre ; Ils succomberont tous les deux ou bien ils gagneront ensemble ».




  • Deuxième citation :

« Il faut vous méfier des Anglais, pour la bonne raison qu’ils sont anglais, c’est-à-dire des étrangers pour nous, et que nos intérêts, évidemment, ne sont pas toujours les mêmes que les leurs ».
Comme vous l’avez sûrement constaté, ces deux citations ne disent pas exactement la même chose, mais elles émanent de la même personne, en l’occurrence du général de Gaulle. La première date de 1940 et la seconde, de 1961. Mon but n’est pas d’en souligner les contradictions, mais d’illustrer le fait que les relations entre deux pays, quels qu’ils soient, sont forcément complexes, ambivalentes, changeantes et même souvent contradictoires et incohérentes, à l’image de ce que sont les pays. Je me méfie toujours de ceux qui se répandent en généralisations hâtives sur la nature des Français ou des Britanniques, comme s’il s’agissait de vérités absolues. Dans des pays modernes et sophistiqués comme les nôtres, pourvu qu’on se donne un peu de mal, on peut trouver tout et son contraire. Bien sûr, nous avons tous recours à des généralisations, car ce sont des raccourcis de pensée commodes et il est toujours possible d’identifier les caractéristiques des uns ou des autres : le pragmatisme britannique et l’attachement des Français aux concepts et aux idées, par exemple. Ce sont des généralisations, qui n’ont pas valeur de vérités universelles, mais qui dépeignent des caractéristiques nationales reconnues. Entre parenthèses, je pourrais ajouter que l’une des particularités les plus amusantes de la vie diplomatique est de pouvoir observer à quel point, au sein des institutions multinationales et dans les négociations multilatérales, les délégués nationaux semblent coller aux stéréotypes attribués à leur pays, à de rares exceptions près, qui sont alors autant de grands moments.
Mais ce que je veux dire ici, c’est qu’il est tout simplement inepte de vouloir réduire des nations ou des peuples à une caricature. Et à plus forte raison, leurs relations bilatérales. Quand il s’agit d’analyser des relations aussi sensibles, aussi anciennes, aussi complexes que celles existant entre la France et la Grande-Bretagne, dont les gouvernements et les peuples se sont frottés l’un à l’autre, avec plus ou moins d’hostilité, depuis plus de mille ans, il faut faire preuve d’encore plus de circonspection.
Bien sûr, le problème tient en partie à ce que nous aimons tous simplifier et caricaturer les choses. Nous rions lorsque les médias évoquent des anecdotes qui renforcent nos préjugés et nous entrons allègrement dans le petit jeu des rivalités sportives. Tout cela fait partie de la nature humaine et c’est bon pour le moral, bien en berne en ces temps de morosité. Mais il ne faut pas prendre ce genre de divertissement pour argent comptant, ni décider du comportement à adopter dans les circonstances sérieuses de la vie en fonction de ce type de caricatures. Ce serait donner libre cours au nationalisme, au chauvinisme, à l’étroitesse d’esprit et finalement, à des différents stériles.
Alors, où en sommes-nous aujourd’hui dans nos relations bilatérales ? Quels sont les mythes et les préjugés dont elles souffrent ? Et que peut y faire un ambassadeur ?
Je dirais que, d’une manière générale, nos relations sont bonnes. Bien entendu, nos gouvernements ne sont pas toujours d’accord sur tout. C’est le contraire qui serait surprenant de la part de deux vieux États-nations dont les traditions et les comportements, bien sûr, diffèrent malgré une histoire parallèle. Mais nous sommes d’accord, et nous collaborons, dans bien plus de domaines qu’on ne l’imagine quand on observe nos chamailleries politiques récurrentes. En matière de défense et de politique étrangère, sur les grands dossiers européens tels que l’environnement, le développement durable, la santé et l’éducation, nous partageons les mêmes valeurs et nous avons des objectifs qui se rejoignent et des habitudes de coopération bien ancrées. Ce qui rend notre collaboration à la fois étonnamment facile et très gratifiante. Nous avons nos dissensions, de temps à autre. Au cours des cinq ans que j’ai passés à Paris, les exemples les plus frappants en ont été l’Irak et, dans une moindre mesure, le budget européen. Nos débats peuvent être vifs, passionnés. Mais ce qui est important, c’est que nos relations ne sont pas affectées par ces désaccords. Ces divergences de vues n’empoisonnent pas les autres aspects de notre collaboration et de notre dialogue que, tant les hommes politiques que les fonctionnaires, sont fermement décidés à préserver.
Bien entendu, entre deux pays tels que la France et la Grande-Bretagne, les liens gouvernementaux ne constituent qu’une infime partie des relations bilatérales, même si c’est souvent eux qui donnent le ton. Qu’en est-il dans les autres domaines ?
Entre nos deux peuples, les contacts n’ont jamais été aussi étroits. L’Eurotunnel, lien physique, a représenté, à mon avis, un tournant psychologique extrêmement important, plus spécifiquement peut-être pour les Britanniques. Treize millions d’entre nous viennent passer leurs vacances en France chaque année et près de 500.000, dont une majorité est établie ici de manière plus ou moins permanente, y ont acheté une maison. Les Britanniques sont partout. Ryan Air et les autres lignes aériennes low cost ouvrent chaque mois de nouvelles liaisons reliant les différentes villes de France et du Royaume-Uni. Trois millions de touristes français se rendent en Grande-Bretagne chaque année et près de 300.000 Français – des jeunes surtout – sont installés au Royaume-Uni, principalement à Londres.
Le chassé-croisé des étudiants atteint des niveaux records. Les jumelages et les échanges scolaires sont devenus chose courante. Les liens culturels - tant officiels que dans les nombreux domaines qui ne sont pas officiellement recensés - sont nourris. Les échanges commerciaux et les investissements, dans les deux sens, n’ont jamais été aussi importants.
Rien de tout cela n’est bien nouveau - surtout pas pour les membres de l’Association France/Grande-Bretagne – ni vraiment passionnant. Mais il convient de le rappeler régulièrement, parce que ces faits aident à mieux réfuter l’hypothèse, récurrente des deux côtés de la Manche, selon laquelle les relations entre nos deux pays ne seraient pas bonnes, ne l’auraient jamais été et ne le seraient jamais. Bien entendu, et là je me répète, je ne dis pas que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Je connais, comme tout le monde, les difficultés auxquelles nous avons à faire face régulièrement. Mais, contrairement à ce qui se passe dans le cas des relations franco-allemandes, qui me donnent souvent l’impression d’être bien plus difficiles en réalité que ce qui transparaît, je le répète, les relations franco-britanniques n’ont rien à voir avec ce qu’on s’imagine.
Alors d’où viennent ces images négatives ? Est-ce tout simplement que nous ne nous aimons pas en tant que peuples et que ce sera probablement toujours le cas ? Je ne le crois pas, malgré les remarques que l’on glane de temps en temps, Outre-Manche, chez un peuple qui dit aimer la France à une chose près : c’est plein de Français ! - ou auprès des Français, qui expriment les mêmes récriminations vis-à-vis de la Grande-Bretagne et des Britanniques. Encore une fois, il est normal que 1.000 ans d’histoire mouvementée nous aient laissé une certaine méfiance mutuelle. Mais, je sais d’expérience et j’en suis même convaincu, qu’une fois mis en contact, Français et Britanniques peuvent s’entendre. Nous avons en commun le sens de l’humour (à mon avis, la légende qui en réserve l’apanage aux seuls Britanniques repose presque uniquement sur le fait que nous sommes prêts à nous moquer de nous-mêmes en public, tandis que les Français ne le font qu’en privé). Une fois dissipés les stéréotypes, faire des affaires ensemble nous parait souvent étonnamment facile. Que je sache, les Britanniques qui s’installent en France et les Français qui s’installent en Grande-Bretagne ne rencontrent pas de problèmes majeurs au sein des communes qui les accueillent, même si les uns et les autres ont tendance à rester entre eux et à continuer à parler leur langue, plus que de raison. En somme, je ne pense pas qu’il y ait dans nos gènes quoique ce soit qui nous porte à une hostilité mutuelle. Ce qui nous ramène, une fois de plus, aux mythes et aux préjugés.
Ce qui me plaît dans ces clichés, dans le cas des Britanniques et des Français, c’est de constater à quel point ils se ressemblent. Bien des Britanniques affirment n’avoir pas confiance dans les Français. Or, quel est le premier cliché qui vient à l’esprit des Français quand ils pensent aux Britanniques ? La perfide Albion, bien sûr.
Quelqu’un a un jour souligné la différence qui existe entre les Français et les Britanniques : tous deux étaient arrogants mais seuls les Français le savent. Si je rapporte cette anecdote ici, c’est pour souligner encore une fois la similitude et la réciprocité des clichés et pas la soit disant incapacité des Britanniques à l’autocritique.
Il y a bien sûr plein d’autres mythes. Permettez-moi d’illustrer mon propos en commençant par le plus simple :


  • le temps qu’il fait, et tout particulièrement la pluie et le brouillard anglais. Bien sûr que le climat du sud de la France est meilleur que celui de la Grande-Bretagne, mais la différence de climat entre Londres et Paris est, pour le moins, minime ! Et cependant, en dépit des progrès de l’information et de l’expérience de nombreux Français qui ont séjourné à Londres sans avoir été obligés de recourir systématiquement à leur parapluie, le cliché du mauvais temps londonien a la vie dure. Certes, il n’a pas cours qu’en France. Il y a longtemps, quand j’étais à Moscou, tout Russe, nourri de romans de Dickens comme il se doit, était évidemment persuadé qu’à Londres, le brouillard vous empêchait quasiment de voir le trottoir d’en face, sans compter le fait que tout le monde portait un chapeau melon en toutes circonstances. Je mentionne ceci, non pas parce que pluie et brouillard sont en soi des questions primordiales, mais parce qu’ils illustrent bien la longévité et l’immuabilité des clichés. Nous en avons aussi quelques exemples de l’autre côté de la Manche. Je suis toujours surpris de constater que bien peu de Parisiens portent un béret ou roulent sur des bicyclettes décorées de tresses d’ail ou d’oignons.




  • Un autre exemple, tout simple, la nourriture : La cuisine britannique n’est pas uniquement faite de gelées, de fish and chips, de sauce à la menthe et de crème anglaise. Les Français mangent, certes, beaucoup d’escargots – et ils ont bien raison - mais pas très souvent des cuisses de grenouille, en tous cas pas plus que nous du rosbif. Encore une fois, ces exemples sont tout juste de l’ordre du folklore - comme l’affirmation selon laquelle tous les commerçants de Paris seraient odieux – mais ce qui est frappant, c’est de voir à quel point ils peuvent s’imprimer négativement dans les esprits, peut-être plus que nous ne le voulons l’admettre.


Venons en maintenant à quelques exemples plus politiques et plus pertinents.


  • Les Français sont ingouvernables et toujours en grève : en réalité, la France est bien en-dessous de la moyenne européenne en ce qui concerne les jours de travail perdus à cause des grèves, presque à égalité avec la Grande-Bretagne. Mes compatriotes sont toujours surpris quand je leur dis que les salariés sont bien plus syndiqués chez nous qu’en France. La vérité, c’est qu’en France certains grands services publics sont fortement syndicalisés et durement touchés par les grèves périodiquement, et que les Français sont plus prompts à descendre dans la rue pour défendre leurs droits que les Britanniques. Mais la relation entre le stéréotype et la réalité n’en est pas moins ténue.




  • L’économie britannique, c’est « le libéralisme sauvage » : en d’autres termes, le sacrifice de la protection sociale sur l’autel du plein emploi. Il se peut que la couverture sociale soit un peu moins généreuse en Grande-Bretagne qu’en France, mais nous avons, ici encore, un bon exemple de caricature. Le modèle social britannique est décidément européen, bien loin des pratiques américaines, par exemple. Et on peut fort bien se demander de quel côté de la Manche la précarité du travail est le plus durablement installée. Reste en effet à savoir de quel côté la précarité tant décriée pèse le plus sur les salariés, de part et d’autre de la Manche. Ce stéréotype est solidement ancré dans les esprits en France.




  • La France est incurablement protectionniste : là encore, il y a un brin de vérité, venant de la tradition colbertiste. La France reste néanmoins une économie très ouverte en ce qui concerne les biens et les services, bien plus ouverte même que ce que semblent parfois penser les hommes politiques et les fonctionnaires français. Et cette ouverture rencontre de nombreux succès, même s’ils passent trop souvent inaperçus.




  • La France est viscéralement anti-américaine : cette opinion trouve certainement son origine dans certaines postures traditionnelles du gaullisme et, en vérité, certains hommes politiques français la cultivent, encore de nos jours. Mais ce type de généralisation ne tient absolument pas compte de la complexité des relations franco-américaines, ni des éléments communs existant dans tant de domaines de l’activité économique et politique de ces deux pays. Le fait que cette opinion soit largement répandue aux Etats-Unis et en France ne la rend pas plus vraie pour autant. Elle ne fait que rendre les relations bilatérales plus difficiles et compliquer les relations internationales.




  • La Grande-Bretagne est et sera toujours anti-européenne : il est vrai qu’une partie de l’opinion publique britannique est insulaire et fait preuve de scepticisme vis-à-vis de l’Europe. C’est vrai aussi de certains hommes politiques. Mais cette généralisation à l’emporte-pièce est excessive et peut avoir des effets dangereux, même sur des personnes, par ailleurs, bien informées. Elle ne rend pas compte de la complexité des relations de la Grande-Bretagne et de l’Europe, dans ses aspects positifs ou moins positifs - ne serait-ce qu’au cours de deux guerres mondiales - et, là encore, elle ne fait qu’empirer la situation.


Je pourrais continuer ainsi, mais je pense que la plupart de ces clichés vous sont aussi familiers qu’à moi. Ce que je veux dire, c’est que la propagation sempiternelle de ces caricatures, qui abondent dans nos relations plus que dans d’autres, vient mettre à mal ce que nous pouvons accomplir ensemble.
Alors, que peut faire un ambassadeur ? J’étais conscient de tout ceci quand je suis arrivé à Paris et je me suis efforcé de lutter contre ce phénomène. Mon ambassade, tout comme l’ambassade de France à Londres, s’est particulièrement investie pendant l’année 2004, qui a marqué le centenaire de l’Entente cordiale et qui avait, entre autres buts, d’aider à surmonter les préjugés de part et d’autre de la Manche. J’ai montré un optimisme à toute épreuve et cherché à éviter de ressasser les difficultés, tant en privé qu’en public. Ai-je réussi ? Avons-nous réussi ?
J’espère que le bilan n’est pas totalement négatif. Mais je dois bien reconnaître que je suis un peu déçu de n’avoir pas pu faire plus. Les mythes et les préjugés sont toujours là, bien vivants, et pèsent toujours de manière négative sur nos relations. Bien sûr, je n’étais pas naïf au point d’imaginer qu’à moi tout seul - voire avec l’aide de mes collaborateurs - je pourrais surmonter mille ans de coexistence difficile. Mais j’espérais que nous entrerions dans une phase encore plus positive que celle que nous connaissons à l’heure actuelle.
L’une des principales difficultés est bien sûr que la voix d’un ambassadeur, et la voix du corps diplomatique en général, n’est qu’une des nombreuses voix qui se font entendre au sein d’une relation aussi intense que celle qui existe entre nos deux pays. Le moindre événement ou incident peut venir ruiner les stratégies diplomatiques les mieux préparées. Il ne s’agit pas nécessairement de différend majeur comme la question irakienne, l’ESB ou une quelconque maladie, ou encore du phénomène du houliganisme dans les stades. Il faut bien reconnaître qu’une certaine presse, notamment en Grande-Bretagne voire quelques hommes politiques, ne se privent pas d’alimenter ces stéréotypes et ces préjugés, dans le cadre de leur propagande xénophobe et anti-européenne.
Je sais bien que tout ceci est bon pour le moral et fait partie de notre paysage culturel. Dieu merci, les gens ne croient pas tout ce qu’ils lisent dans la presse ni ce qu’on leur raconte. Mais l’impact répété de ces clichés est forcément profond et pernicieux. Comme la plus belle fille du monde, un simple diplomate ne peut donner que ce qu’il a.
Je suis néanmoins convaincu que lutter contre les mythes et les préjugés est nécessaire et utile. Ainsi, je crois que la perception que les Français ont des succès économiques britanniques a évolué ces dernières années. Je suis également convaincu que de nouvelles perspectives vont s’offrir à nous. En 2007, des changements importants interviendront à la tête de nos deux pays, avec très probablement l’arrivée d’une nouvelle génération aux commandes en France. Il nous faut saisir ces occasions. Ce sera la tâche de mon successeur. C’est à lui que reviendra la chance d’ouvrir une ère nouvelle dans notre collaboration. Et ce, dans de nombreux domaines, où les mythes et les préjugés - même s’ils ne disparaissent pas totalement – pourraient peser moins qu’aujourd’hui. C’est mon vœu le plus cher.

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