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Institut Universitaire de Formation des Maîtres
de l’Académie d’Aix-Marseille


Année universitaire 2006-2007

MEMOIRE PROFESSIONNEL


Titre : INVITER AU GREC ANCIEN

EN CLASSE DE QUATRIEME

Présenté par : DURUPT Marie-Sixtine

PCL2, Filière Lettres Classiques
Directeur de mémoire : Madame Sophie Imbert-Vergniet, professeur agrégé au Collège Font d’Aurumy de Fuveau, Conseillère pédagogique, responsable de l’ouverture internationale à la Délégation Académique à l’Action Culturelle du Rectorat d’Aix-Marseille

Soutenu le : 13 avril 2007
Je remercie chaleureusement Madame Imbert pour les conseils et l’aide qu’elle m’a prodigués.

En hommage à Jean-Pierre Vernant, décédé en ce 9 janvier 2007



Sommaire

SOMMAIRE



Introduction

Première partie : Une sensibilisation au poids culturel et linguistique du grec
A – Implication dans la Journée Européenne des Langues et sondage des élèves
B – Participation à un projet culturel
C – Systématisation de la démarche étymologique
D – Sensibilisation aussi des familles

Seconde partie : Une micro-séquence d’invitation
A – Une visio-conférence en introduction
B – La séquence en elle-même
C – Un Cd-rom d’invitation comme complément ludique
Troisième partie : Bilan de cette invitation
A – Des élèves n’ont pas été intéressés
B – Des moments de jubilation
C – Evaluation des résultats de cette invitation

Conclusion
Bibliographie
Table des annexes
Annexes




INTRODUCTION

INTRODUCTION

1.Le latin et le grec pour tous avec la réforme de 1996



Avant la réforme de 1996, le grec ancien était une option proposée à l’entrée en quatrième, au même titre que le latin et que les autres options offertes par les collèges, et en même temps, aussi, que le commencement obligatoire d’une seconde langue vivante. Il était donc d’une part presque impossible de pratiquer en même temps le latin et le grec, puisque revenait aux deux langues anciennes le même créneau horaire réservé aux options, alors qu’elles forment à elles deux les deux facettes inséparables de la culture humaniste. Et d’autre part, le surcroît de travail déjà demandé par l’apprentissage d’une nouvelle langue vivante en dissuadait beaucoup de commencer dans le même temps une langue ancienne, même si, lors de la classe de 5ème, une initiation au latin (et au latin seulement) avait été réalisée dans ce but par le professeur de français.

Or l’un des objectifs de cette réforme était d’ouvrir au plus grand nombre d’élèves possible les portes de cette culture humaniste au travers des civilisations et des langues latines et grecques, dans un but de « formation » et de « promotion sociale »1. A cet effet, les langues anciennes furent proposées de manière à n’entrer en concurrence avec aucune autre matière, ce qui était une manière d’en souligner le caractère unique : le latin fut désormais la seule option proposée dès la cinquième, et le grec la seule option proposée en troisième, le cumul des deux restant possible, selon le soutien accordé par le chef d’établissement.


2. Quelle « invitation » au grec ?

L’initiation au latin comme séquence spécifique a disparu avec la réforme de 1996 : le programme de français de sixième, en complémentarité avec le programme d’histoire, visant à transmettre un peu du patrimoine gréco-latin par l’étude des textes fondateurs, et en particulier l’Odyssée d’Homère, les Métamorphoses d’Ovide et l’Enéide de Virgile, peut fournir au professeur de français de cette classe d’innombrables occasions d’inviter ses élèves au latin, en les préparant à « un choix réfléchi de l’option latin en cinquième »2 comme le préconisent d’ailleurs les accompagnements du programme de sixième. Mais qu’en est-il du grec ?

Avant 1996, aucune initiation ou invitation au grec n’était déjà prévue officiellement, même si l’on peut penser que le programme d’histoire de sixième qui couvrait la période de l’histoire de la Grèce ancienne (guerre de Troie, Grèce homérique, Grèce classique) pouvait, pour certains, susciter le désir de mieux connaître cette civilisation avec sa langue. Qu’en est-il aujourd’hui, puisque le programme d’histoire de la classe de quatrième commence à la Renaissance et va jusqu’à 1914, tandis que le programme de français prévoit de lire des œuvres porteuses de références culturelles du 17ème au 19ème siècles ?
3. Le grec, pour les latinistes seulement ?

Eventuellement, on peut travailler l’invitation au grec ancien avec les élèves de latin de quatrième, grâce au thème de « Rome et la Grèce » qui est inscrit à leur programme. Mais qu’en est-il des autres élèves, qui n’ont pas déjà la chance de faire du latin ? Le grec n’est-il, ne doit-il pas être offert à tous, non seulement en vertu du principe démocratique de « l’égalité des chances », mais aussi parce qu’il est un moyen de travailler à cette maîtrise de la langue3 demandée par le socle commun de connaissances et de compétences, notamment auprès d’élèves pour qui le français est une langue seconde, voire étrangère?

Le professeur de lettres classiques, même débutant, a une vive conscience que la culture humaniste dont le grec est porteur n’est pas « seulement un passé, voire un héritage, mais un patrimoine vivant »4 dont le potentiel formateur pour la personne humaine reste inégalé, et il ne peut se contenter de le proposer à ses seuls élèves de latin. D’ailleurs, les statistiques témoignent qu’il n’y pas que des latinistes dans les classes de grec de troisième en France, loin s’en faut : à la rentrée 2005, dans les classes de troisième, on dénombrait 14 454 hellénistes non latinistes, contre 5 935 latinistes hellénistes. Les latinistes représentent donc environ 30% des hellénistes, contre 70% de non latinistes.5 Ces chiffres ne prouvent-ils pas que les élèves de troisième, alors même que rien n’est institutionnellement prévu pour les sensibiliser, les inviter, les exhorter au choix courageux de l’option grec (3 heures de cours de plus que les autres élèves alors qu’il faut passer le brevet des collèges à la fin de l’année !), s’intéressent à cette langue, peut-être par l’intuition confuse de ce qu’elle peut leur apporter d’un point de vue culturel et humain ? 6

4. Inviter au grec, une tâche du professeur de français

Comment donc inviter au mieux tous les élèves, latinistes ou non, à ce qu’on pourrait appeler « un choix réfléchi de l’option grec en troisième », comment confirmer en eux cette intuition ? Cette question se pose à nous avec acuité, cette « invitation au grec ancien » n’est pas une lubie poussiéreuse de professeurs de lettres classiques accrochés à leurs antiquités ! Elle est en effet tout à fait dans l’esprit de la réforme de 1996, et figure bel et bien dans les accompagnements des programmes de quatrième, et c’est l’une des tâches du professeur de français, particulièrement envisagée dans les activités lexicales : « Pour sensibiliser les élèves de 4ème à l’héritage grec et les préparer à l’étude éventuelle de cette langue (en 3ème), on étudie l’étymologie de mots qui en sont issus dans les domaines de spécialités (artistique, scientifique et politique, par exemple). »7 Sensibiliser et préparer les élèves à l’étude du grec est donc bien une tâche à part entière du professeur de français dans sa classe de quatrième. Et cela est doublement vrai lorsque, comme dans mon collège, l’option grec ancien est effectivement proposée : l’invitation à cette option, contrairement aux autres options, n’est pas réservée au seul professeur qui l’enseigne, le professeur de grec, mais, justement parce qu’elle est d’une valeur « transversale » si je puis dire, et unique pour le français, c’est aux professeurs de français, qui ont les élèves de quatrième en effectifs complets, d’inviter au grec.

5. Mon projet

Pour ma part, étant professeur de lettres classiques, affectée dans un collège où le grec est effectivement enseigné, ce souci s’est imposé à moi dès que j’ai su que c’était une classe de quatrième qui m’était échue en français. Or j’ai recherché dans tous les manuels de français de quatrième disponibles au collège et à la médiathèque de l’I.U.F.M. des outils pour mener à bien cette tâche qui me tenait à cœur : j’ai pu constater qu’aucun manuel n’en parlait. Les éditeurs de manuels scolaires ont fait une impasse radicale sur ce chapitre. Alors que des pages intéressantes sont consacrées à la sensibilisation au latin et parfois même, ô paradoxe, au grec, dans la plupart des manuels de sixième8, rien ne figure à ce sujet actuellement dans les manuels de quatrième.

Face à un tel vide éditorial, placée devant cette terra incognita, j’ai décidé de réfléchir de façon plus approfondie aux moyens de mener à bien cette partie délaissée du programme de français de quatrième, si importante à mes yeux, et de profiter de ce mémoire professionnel pour proposer des pratiques et en tirer des leçons pour l’avenir.

Tout d’abord, j’ai choisi de travailler dès le début de l’année et d’utiliser à plein les ressources habituelles de tout professeur de lettres classiques soucieux de partager avec ses élèves les richesses dont il bénéficie, en insistant plus spécialement cette année sur l’héritage grec : ma première partie concerne donc les dispositifs mis en place tout au long de l’année pour sensibliser mes élèves à l’héritage grec pour nous, Français d’aujourd’hui.

En second lieu, j’ai proposé à mes élèves une micro-séquence d’invitation explicite cette fois, en ayant à cœur, d’une part, de procéder d’une façon ludique pour ne pas rebuter d’emblée l’élève moyen de quatrième peu enclin d’emblée au travail supplémentaire, et, d’autre part, de répondre aux demandes explicitement formulées par l’accompagnement du programme de quatrième, concernant les activités lexicales.

Enfin, je proposerai en troisième partie toutes les observations que j’ai eu l’occasion de faire lors de la réalisation des diverses activités, et le bilan et les leçons qu’il est possible d’en tirer pour une meilleure pratique à l’avenir.
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