Chateaubriand





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Le génie du christianisme ou Beautés de la religion chrétienne’’

(1802)
Essai
Chateaubriand n'entendait nullement prouver la vérité de la religion chrétienne, mais répondre aux sarcasmes des philosophes du XVIIIe siècle et en particulier à ceux de Voltaire. Ceux-ci avaient ridiculisé non seulement le clergé, mais la religion même ; ils avaient soulevé la haine et le dégoût contre l'Inquisition, contre les jésuites, contre l'immoralité et l'ignorance des moines. Il voulut montrer que la religion est belle, qu'elle sert la cause de la civilisation, qu'elle a inspiré les grandes œuvres des temps modernes, que la civilisation est chrétienne même si elle le nie, qu'enfin la religion accompagne et rend plus humaine la vie de chaque jour.

Selon ses détracteurs, «le christianisme était un culte né du sein de la barbarie, absurde dans ses dogmes, ridicule dans ses cérémonies, ennemi des arts et des lettres, de la raison et de la beauté ; un culte qui n'avait fait que verser le sang, enchaîner les hommes, et retarder le bonheur et les lumières du genre humain. […] On devait donc chercher à prouver au contraire que, de toutes les religions qui ont jamais existé, la religion chrétienne est la plus poétique, la plus humaine, la plus favorable à la liberté, aux arts et aux lettres ; que le monde moderne lui doit tout, depuis l'agriculture jusqu'aux sciences abstraites ; depuis les hospices pour les malheureux jusqu'aux temples bâtis par Michel-Ange et décorés par Raphaël. On devait montrer qu'il n'y a rien de plus divin que sa morale, rien de plus aimable, de plus pompeux que ses dogmes, sa doctrine et son culte ; on devait dire qu'elle favorise le génie, épure le goût, développe les passions vertueuses, donne de la vigueur à la pensée, offre des formes nobles à l'écrivain et des moules parfaits à l'artiste ; qu'il n'y a point de honte à croire avec Newton et Bossuet, Pascal et Racine ...» (I, 1, 1).
Première partie
Elle est consacrée aux dogmes et doctrines. Chateaubriand, voulant allier« les raisons poétiques et les raisons de sentiment», évoque la beauté et la noblesse morale du christianisme. Il étudie successivement :

- dans le livre I, les mystères (Trinité, Rédemption, Incarnation) et les sacrements (du Baptême à l’Extrême-Onction) ;

- dans le livre II, les vertus (Foi, Espérance et Charité) et les lois morales ;

- dans le livre III, la vérité des Écritures (chute originelle, Déluge) en dépit des objections scientifiques.

Au livre V, il arrive à ‘’L'existence de Dieu prouvée par les merveilles de la nature’’. La volonté organisatrice de Dieu se manifeste dans le spectacle de l’univers (un majestueux coucher de soleil sur l’Océan, «une nuit dans les déserts du Nouveau Monde»), l’instinct des animaux, le chant des oiseaux qui est un hymne à l’Éternel et un enchantement «commandé pour notre oreille par la Providence», la perfection de leurs nids, leurs migrations ou contestables. «La mythologie rapetissait la nature» tandis que le christianisme a enrichi le sentiment de la nature.

L’immortalité de l’âme est prouvée par la morale et le sentiment.
Deuxième partie
Elle est consacrée à la supériorité des œuvres inspirées par le christianisme sur les poèmes païens.

Au premier livre, Chateaubriand y étudie les «épopées chrétiennes» : ‘’La divine comédie’’ qu'il révéla à la France, ‘’La Jérusalem délivrée’’, ‘’Les lusiades’’, ‘’La messiade’’ de Klopstock, ‘’Le paradis perdu’’ de Milton, dont il devait plus tard donner une traduction (dans un étrange décalque qui rend peut-être l'étrangeté de l'original), enfin ‘’La henriade’’.

Au second livre, il compare les caractères naturels et sociaux, dans les poèmes antiques et modernes. Les oeuvres des écrivains chrétiens sont loin d’être inférieures à celles des Anciens. Connaissant mieux l’âme humaine, ils sont «plus favorables à la peinture des caractères», ils ont mieux dépeint les époux, le père, la mère, le fils, la fille, le prêtre, le guerrier.

Le troisième livre reprend le même thème envisagé sous un angle différent : celui du rapport des passions. Le christianisme «montre la nature de l’homme sous un jour nouveau», «a changé les rapports des passions en changeant les bases du vice et de la vertu» : «Chez les anciens l’humilité passait pour bassesse et l’orgueil pour grandeur : chez les chrétiens au contraire l’orgueil est le premier des vices, et l’humilité une des premières vertus»), et les conflits qu’il éveille dans les âmes conduisent à des analyses plus profondes : l’humilité d’’’Andromaque’’ de Racine devient une des formes du «beau idéal moral» qui rend l’être humain « plus parfait que nature et comme approchant de la divinité ». Le christianisme est lui-même une passion qui « fournit des trésors immenses au poète » (ainsi pour Corneille dans ‘’Polyeucte’’, «cette querelle immense entre les amours de la terre et les amours du ciel»). Enfin, par son action sur la sensibilité, il est à l’origine de la mélancolie moderne, du « vague des passions ». Bannissant la mythologie, il nous rend plus sensibles aux beautés de l’univers, et son merveilleux a plus de grandeur que celui du paganisme. ‘’René’’, publié à part en 1805, formait l'illustration de la thèse soutenue par l'auteur.

Au livre IV, il s'efforce de démontrer la supériorité du merveilleux chrétien sur le merveilleux païen. La seconde partie se termine sur un parallèle entre la Bible et Homère : la Bible soutient victorieusement la comparaison.
Troisième partie
La troisième partie est consacrée aux arts et à la littérature.

Le premier livre traite de la musique, de la peinture et de la sculpture. Le christianisme a inspiré les plus grands peintres et sculpteurs, leur fournissant «des sujets plus beaux, plus riches, plus dramatiques, plus touchants que les sujets mythologiques». Un chapitre est consacré aux églises gothiques : «L'ordre gothique, au milieu de ses proportions barbares, a toutefois une beauté qui lui est particulière» - «On ne pouvait entrer dans une église gothique sans éprouver une sorte de frissonnement et un sentiment vague de la Divinité» - «Un monument n'est vénérable qu'autant qu'une longue histoire du passé est pour ainsi dire empreinte sous ces voûtes toutes noires de siècles» - «Ces basiliques toutes moussues» sont « toutes remplies des générations des décédés».

Le second livre a pour sujet la philosophie. Loin d'être hostile à la «vraie philosophie» et au progrès scientifique, le christianisme s'honore d'avoir inspiré des philosophes comme Bacon, Newton, Leibnitz, Malebranche, La Bruyère, Pascal.

Le troisième livre est consacré à l'influence du christianisme sur la manière d'écrire l'Histoire où s’est illustré Bossuet.

Le quatrième livre est consacré à l'éloquence sacrée chez des orateurs comme les Pères de l'Église, Massillon et Bossuet.

Le cinquième livre traite des ‘’Harmonies de la religion chrétienne’’ et plus particulièrement de la poésie des ruines. ‘’Atala ou les Amours de deux sauvages dans le désert’’, publié un an auparavant (1801), y prenait place.

Les «harmonies de la religion chrétienne avec les scènes de la nature et les passions du cœur humain» sont elles-mêmes source de beauté. Chateaubriand consacre plusieurs pages au thème des ruines.
Quatrième partie
Elle a pour objet le culte. Chateaubriand y traite des églises, parle en artiste du charme poétique des cloches (scènes rustiques, émotions de sa lointaine enfance, angoisses plus récentes : autant de souvenirs qui concourent à nous montrer que les cloches sont associées à toutes nos émotions et répondent à notre besoin d'infini, qu’elles éveillent en nous des sentiments d'allégresse, de pitié et de terreur), des ornements, des chants, des prières, des cérémonies liturgiques (la fête des Rogations), des tombeaux, des cimetières. Il esquisse une ‘’Vue générale du clergé’’, puis passe aux missions, aux ordres militaires et à la chevalerie, enfin aux ‘’Services rendus à la société par le clergé et la religion chrétienne en général’’.
Conclusion
Évoquant la barbarie qui menaçait l’humanité à la chute de l'Empire Romain, Chateaubriand montre que, par le christianisme, «la face du monde a été renouvelée» : il «sortira triomphant de l'épreuve qui vient de le purifier».
Commentaire
Chateaubriand avait commencé la rédaction de cet ouvrage en 1798, dans « les ruines des temples » comme il l'a écrit lui-même, c'est-à-dire dans une atmosphère d'irréligion, suite de la Révolution. Il y avait loin des idées qui inspirèrent cette œuvre à celles de l'’’Essai sar les révolutions’’. Revenu à la foi de son enfance, il voulut aussitôt en dépeindre les beautés. Dès 1799, il en avait terminé une première rédaction qu'il essaya de mettre en vente, mais sans succès. Il travailla de nouveau à son livre en 1801. L'ouvrage s'intitulait alors ‘’Beautés morales et poétiques du christianisme’’ et était attendu du public avec une grande impatience, sa parution ayant été annoncée longtemps à l'avance.

Chateaubriand, en voulant «porter un grand coup au cœur et […] frapper vivement l’imagination», «appeler tous les enchantements de l'imagination et tous les intérêts du cœur au secours de cette même religion contre laquelle on les avait armés», en rendant sensibles à ses contemporains l'émouvante beauté des croyances et des cérémonies chrétiennes, et les services rendus à l'humanité par la religion de l'Évangile, en cédant à la tendance excessive à mobiliser tout ce qui, de près ou de loin, pouvait témoigner en faveur de sa foi (la composition de l'ouvrage s'en ressent), promouvait un catholicisme sentimental, dans l’esprit de Fénelon.

En effet, dans cet ouvrage touffu, l'apologie rationnelle est faible. La démonstration de la première partie n'a pas de caractère théologique ou métaphysique, elle est exclusivement poétique : ce que Chateaubriand veut montrer, c'est seulement qu'il est beau de croire et que la beauté de l'Univers porte à la foi : c'est un prétexte à des descriptions aimables ou solennelles, d'un style admirable, qui comptent parmi les plus belles pages de cet écrivain. Il traita de haut les difficultés soulevées par l'exégèse biblique. Il confondit trop souvent le christianisme avec la religion naturelle, et ses preuves de l'existence de Dieu sont parfois puériles ou contestables. Enfin, on peut surtout lui reprocher de croire qu'il suffit d'exalter la beauté d'une religion pour en démontrer la vérité.

Il a affirmé la supériorité du merveilleux chrétien sur le merveilleux païen, a exalté le Moyen Âge, les vertus héroïques de la chevalerie, la beauté de la cathédrale gothique qui était encore méconnue à cette époque où l'architecture religieuse s'inspirait des temples grecs (exemple : l'église de la Madeleine). Il l'avait perçue à Saint-Malo et à Westminster. Le livre consacré aux églises gothiques eut le mérite de réhabiliter cette architecture et fut à l'origine de l'engouement romantique pour cet art. Cependant, ses hypothèses architecturales, inspirées de la littérature anglaise, ne paraissent guère fondées : on admet aujourd'hui que le gothique est issu progressivement du roman. Mais cette interprétation symbolique de la cathédrale a aidé à en retrouver le sens véritable et la poésie mystique. Désormais, le Moyen Âge chrétien allait susciter l'intérêt des historiens et des archéologues et inspirer l'art romantique.

Le livre qui a pour sujet la philosophie demeure très superficiel ; néanmoins, les quelques pages qui se rapportent à Pascal sont classiques.

En recherchant ce que les chefs-d’œuvre doivent à l’esprit chrétien, il révéla aux Français les grandes épopées étrangères ; il orienta la curiosité vers l'histoire nationale et éveilla ses lecteurs à l'intelligence du passé, amorçant ainsi l'essor de l'Histoire. C'est ainsi que cet initiateur de la littérature moderne s'est montré pourtant un fervent de l'Antiquité. Personne avant lui n'avait mieux commenté Homère et surtout Virgile, qu'au terme d'un beau parallèle il finit par préférer à Racine. Il réhabilita la Bible dont la poésie, tantôt simple et naïve, tantôt majestueuse et sublime, lui parut comparable à celle d'Homère.

Surtout, il s’est livré à de fines études littéraires et a contribué à fonder la critique littéraire historique, qui étudie l'évolution d'un même personnage, par exemple celui d'Iphigénie, suivant l'époque, le pays, la religion des poètes qui cherchent à le peindre. Il montra, après Mme de Staël, que l'artiste subit l'influence de son milieu et que nous le comprenons mieux quand nous connaissons les circonstances historiques, la civilisation, les mœurs de son temps, parfois même les œuvres étrangères qui ont pu l'inspirer. D'autre part, sa méthode comparative l'engageait à préférer à la critique mesquine des défauts la recherche féconde des beautés. Par delà la barrière des règles, des conventions et des rhétoriques, pour comparer les œuvres, il se référa à un «beau idéal» et rattacha la critique à ce qu'il y a de plus profond dans l'âme humaine. Cependant, prenant parti, à la suite de Mme de Staël, dans la vieille querelle des Anciens et des Modernes, il soutint que les modernes ne pouvaient plus, sans artifice, faire appel à la mythologie païenne. Il montra que nos classiques, eux-mêmes admirateurs des Anciens, ont surpassé leurs modèles en puisant dans la civilisation chrétienne une connaissance plus complète de l'âme et une notion plus haute de la beauté morale. De là l'idée que, loin d'être asservie aux traditions surannées, la littérature doit marcher avec son temps et que l'art moderne ne peut vivre que s'il repose sur une inspiration moderne.

Le premier livre de la troisième partie, qui traite de la musique, de la peinture et de la sculpture, est le plus faible de tout l'ouvrage : les connaissances de Chateaubriand dans ce domaine étaient trop insuffisantes pour lui permettre de parler de ces questions avec compétence
Surtout, en décrivant la pompe ou la simplicité rustique des cérémonies religieuses, en évoquant le pittoresque et le mystère de la cathédrale gothique, en chantant le charme mélancolique des ruines («les ruines étaient décorées de ronces et d’ancolies safranées par l’automne et noyées dans la lumière»), en brossant, dans de véritables poèmes en prose, «les grandes scènes de la nature» : l'immensité mouvante de l'Océan ou la splendeur étrange des nuits américaines, fresques puissantes et d'une admirable perfection littéraire, en signalant ces merveilles de grâce et de délicatesse que sont les nids des oiseaux, leurs migrations, leur chant, il a surtout fait œuvre d'artiste. De ce fait, le sentiment de la nature, déjà libéré de la mythologie par Rousseau et Bernardin de Saint-Pierre, allait contribuer à enrichir l'art littéraire. Par la théorie et par l'exemple, il montra que, loin d'être un fond de tableau, la nature peut être l'objet de magnifiques descriptions, que par sa majesté, sa solitude mystérieuse, sa «divinité immense», elle répond aux aspirations de notre âme et que ses spectacles éveillent en nous des émotions profondes. Ses peintures, toutes baignées de sentiment, se prolongent souvent en desméditations, en des analyses pénétrantes de la mélancolie moderne. Élargissant les horizons du goût, il attirait l'attention sur des sources de beauté à peu près méconnues auxquelles puisa bientôt l'inspiration romantique
‘’Le génie du christianisme’’, en le faisant apparaître comme une grande source de poésie et d'émotion, en lui redonnant tout son éclat, en montrant aux Français qu'ils n'avaient pas à rougir de leur foi, qu’un peuple ne peut avoir de grandeur sans une grande foi, qu’il importait moins de prouver la vérité du christianisme à la manière des théologiens (d'autres l'avaient tenté avant lui) que de triompher du mépris qui pesait sur la foi, coïncidait avec le réveil du sentiment religieux qui, blessé par les sarcasmes des philosophes et après l'éclipse due à la Révolution, retrouvait de la force, la ferveur restant cependant comme paralysée par la crainte du ridicule.

Or, après un début de publication à Londres (1800), parut à Paris, le 24 germinal an IX (14 avril 1802), quelques jours avant la proclamation officielle du Concordat à Notre-Dame de Paris, en présence du Premier Consul, donc au moment même où son utilité était le plus manifeste : l'Église et l'État venaient de se réconcilier, et le christianisme semblait renaître après les épreuves qu'il venait de traverser. Chateaubriand n'a donc pas rouvert les églises comme il s'en est vanté : elles l'étaient depuis plusieurs années.

Mais l'œuvre, parfaitement adaptée à la situation, avait aussi un but politique : il y appuyait le programme du Premier Consul, servait son dessein qui était d’unir et de tenir la France par la religion catholique, si pratique pour pénétrer par effraction dans le secret des conciences. Le livre plut à Bonaparte et, comme Chateaubriand y manifestait son ralliement, il fut rayé de la liste des émigrés. La seconde édition (1803) s'accompagna même d'une épitre dédicatoire au Premier Consul, où il déclarait : «On ne peut s'empêcher de reconnaître dans vos destinées la main de cette Providence qui vous avait marqué de loin pour l'accomplissement de ses desseins prodigieux.» Il exprimait ainsi les espoirs du parti catholique, désormais conquis à Bonaparte : «Continuez à tendre une main secourable à trente millions de chrétiens qui prient pour vous au pied des autels que vous leur avez rendus

‘’Le génie du christianisme’’ est, en fait, l'œuvre centrale de Chateaubriand, les autres découlant des idées qu'il exprime et des positions qu'il y prit. ‘’Atala’’, ‘’René’’, qui se rattachent tous deux à la vaste épopée indienne, ‘’Les Natchez’’, en sont extraits. ‘’Les martyrs’’ furent écrits pour justifier les théories du IVe livre.
S’il y eut des voix discordantes, celles des voltairiens athées, l'œuvre, venant à son heure, eut un succès immense, souleva l'enthousiasme, donna à Chateaubriand, du jour au lendemain, une gloire immense qui devait connaître un regain de faveur lors de la Restauration. Elle exerça une influence durable, favorisant le mouvement de renaissance religieuse du XIXe siècle, suscitant dans la poésie un nouveau genre : la méditation philosophique et religieuse, que devaient illustrer plus tard Lamartine, Vigny et Hugo, préparant l'avènement du romantisme en ouvrant la voie à la spontanéité créatrice, à l'imagination et au sentiment.

Dans le domaine de la critique littéraire, Chateaubriand s’était montré un novateur. Il influa sur l'Histoire en attirant l'attention sur une période complètement négligée jusqu'alors : le Moyen Âge). Il mit à la mode l'art gothique, où les artistes trouvèrent une nouvelle source d'inspiration et même d'imitation : enfin, elle créa un mouvement ou du moins elle l'appuya.

Si l'on n’est plus sensible aux arguments employés par l'auteur et à son système de défense du christianisme, dont l'efficacité valait surtout à son époque, si ‘’Le génie du christianisme’’ nous paraît une juxtaposition d'impressions, de descriptions, voire de considérations sentimentales, qui voisinent avec des réquisitoires et des polémiques contre certains écrivains et leurs tendances, plutôt qu'un système cohérent comme les œuvres des deux grands penseurs contemporains : Joseph de Maistre et Bonald, le livre n'en demeure pas moins un monument littéraire, rempli de pages admirables que la noblesse et la splendeur de leur style rendent immortelles.

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Du ‘’Génie du christianisme’’ faisait aussi partie, avec ‘’Atala’’, un autre épisode :

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