Entretien avec l’auteur, Christine cognat





télécharger 40.88 Kb.
titreEntretien avec l’auteur, Christine cognat
date de publication11.05.2017
taille40.88 Kb.
typeDocumentos
h.20-bal.com > documents > Documentos
LE NOUVEAU POLAR SANTE  : LE MASQUE DE CHAIR

Entretien avec l’auteur, Christine COGNAT




Quel est le sujet de ce polar ?
La greffe de visage, mais qu’on ne s’y trompe pas, il ne s’agit pas de celle réalisée en novembre 2005 sur Isabelle Dinoire à Amiens, mais de la greffe du visage en général, celle déjà effectuée en Chine et surtout toutes celles à venir et qui viseront la greffe totale du visage. Ce type d’opération pose des problèmes importants sur le plan scientifique mais également éthique et médiatique. Il n’est pas question de condamner, ni même de dénoncer, mais de donner à réfléchir.

Votre polar rappelle, comme le Pr. Devauchelle et le Pr. Dubernard l’avaient fait lors de leur conférence de presse, que les greffes du visage ne concernent qu’une toute minorité de patients défigurés. Pourquoi ?
Pour toutes les raisons citées, risque de rejet, effets secondaires des traitements, problème d’identité, atteinte à l’image, etc., la greffe de visage devrait demeurer exceptionnelle. Il serait illusoire de croire qu’elle constitue une solution pour toutes les personnes défigurées, comme il serait illusoire de promettre une greffe de membre à tous les amputés. Et son aspect spectaculaire ne doit pas masquer la pauvreté de la chirurgie réparatrice : autogreffes, culture de peau, qualité esthétique des prothèses qui restent à développer. Les médecins préfèrent rester prudents face à l’engouement que les greffes du visage pourraient susciter. Mais est-ce que cela sera suffisant pour éviter que la réalité rattrape la fiction, j’en doute.

Quelles différences faites-vous entre greffes partielles et greffes totales ? Est-ce si important ?
La différence entre greffe partielle et greffe totale est mince sur le plan scientifique mais énorme sur le plan psychologique et éthique. C’est pourquoi le Comité national d’éthique a refusé les greffes totales du visage alors qu’il a accepté les greffes partielles à certaines conditions. Jusqu’où peut-on aller pour refaire un visage ? L’aspect esthétique, s’il est supérieur à celui obtenu avec des autogreffes (ce qui n’est pas certain compte tenu des formidables progrès dans ce domaine), justifie-t-il qu’on transfère le visage d’un autre avec tous les enjeux et les inconvénients que cela soulève ?

Doit-on redouter les conséquences d’une banalisation des greffes totales du visage ? Peut-on imaginer qu’un vieux riche qui voudra le visage d’un jeune vulnérable pourra lui prendre, comme cela se pratique dans les pays pauvres avec des reins ou des cornées ?
C’est un risque, en effet, qui n’a absolument pas été évoqué jusqu’à présent, sans doute parce que cela semble monstrueux, inconcevable, inadmissible. Dans la course effrénée au « jeunisme » il n’est pas interdit d’imaginer que de « vieux riches » pourront s’offrir un jour un « jeune visage », prélevé sur un cadavre, voire sur un individu assassiné à cet effet. Pendant longtemps on a nié les trafics d’organes. Dans certains pays pauvres, ce n’est même plus un trafic mais un commerce très organisé, dont profitent certaines cliniques privées. Pour l’instant, le patient est contraint de prendre à vie des traitements immunosuppresseurs susceptibles de provoquer des cancers, ce qui constitue un frein. Mais si demain les chercheurs mettent au point des techniques ou des molécules sans danger, alors il n’y aura plus d’obstacle.

Il y a quelques années, le clonage humain semblait lui aussi inconcevable. Aujourd’hui, chacun sait qu’il est réalisable et que des équipes de chercheurs s’avancent sur ce terrain. Il n’est pas plus difficile à réaliser en tout cas que le clonage animal qui, lui, fait désormais partie de la routine. Et l’on sait qu’il y a des médecins prêts à le faire, sans même parler de la secte Raël.

Clonage et greffe totale, ça se ressemble…
Oui, il y a un rapport évident entre le clonage et la greffe de visage, car dans les deux cas, on procède à un transfert, transfert du patrimoine génétique pour le premier, transfert du siège de l’identité pour le second. L’homme devient reproductible à l’identique ou interchangeable. Si pour l’instant la communauté scientifique rejette le clonage d’un homme dans sa totalité, elle n’est pas hostile au clonage thérapeutique, c’est-à-dire la possibilité de cultiver des cellules pouvant devenir un foie, un rein, un cœur etc. à partir de l’ADN du malade, et qu’on pourrait greffer à ce dernier pour « réparer » un organe malade, sans risque de rejet. Cette vision utilitariste de la biologie modifie considérablement notre rapport au corps et à ses marques d’identité, alors que justement notre monde contemporain valorise l’image à l’extrême, la porte aux nues. Un monde où les standards de l’apparence comptent plus que les singularités de chacun et la valeur réelle des gens et des choses…

Un visage n’est-il pas un organe comme les autres ?
Non. Ce n’est d’ailleurs pas un organe, c’est un ensemble de tissus dits « composites », peau, muscles, tendons, os, cartilages. Il rassemble tous les sens dont nous sommes dotés : la vue, l’ouïe, l’audition, l’odorat, goût, le toucher… Mais surtout, le visage reflète les particularités de son propriétaire, c’est la marque de l’individualité, le reflet de l’âme, Il nous différencie des autres, nous rend uniques. Il se modifie au cours des années, non seulement en raison du vieillissement, mais parce qu’il prend les traits de notre caractère. D’où une question qui concerne le donneur : si on peut reconnaître son visage, l’anonymat inscrit dans la loi de bio-éthique est levé. C’est un problème éthique épineux car les médecins auront plus de mal à obtenir l’accord des proches du défunt auquel ils voudront prélever le visage, si celui-ci est reconnaissable une fois greffé. La greffe du visage représente un tournant dans l’histoire de la chirurgie. Cela soulève d’énormes interrogations qu’il est temps d’aborder devant la perspective d’une multiplication des greffes totales du visage dans le monde.

Quels sont les problèmes médicaux liés à ce type de greffe ?
Le problème numéro un est d’ordre immunitaire. La peau est considérée comme le tissu le moins facile à greffer. Aucune greffe de peau n’a jamais réussi chez l’animal, ni chez l’homme quand elle a été tentée toute seule. Le receveur qui devra toute sa vie prendre des médicaments immunosuppresseurs risquant de déclencher chez lui des cancers. Il existe une maladie, qu’on appelle la maladie du greffon contre l’hôte : le greffon provenant d’un autre organisme, donc d’un autre système immunitaire, prend le dessus. Se développent alors chez le greffé des anticorps qui vont attaquer son propre organisme. Le greffon peut être également rejeté par le système immunitaire du greffé. Ce rejet peut être aigu, il survient dans les semaines ou les mois qui suivent la greffe. Il peut être aussi chronique. De nombreux organes sont ainsi rejetés ainsi après vingt ou trente ans de greffe, soit parce que les traitements n’agissent plus, soit parce que le système immunitaire du receveur finit par vaincre cet intrus. Lorsqu’il s’agit d’un cœur, d’un rein ou d’un foie, on peut procéder à une nouvelle transplantation. C’est ce qui s’est passé pour la sœur de Richard Berry par exemple Pour limiter ce risque, les médecins complètent la greffe de visage par des greffes de moelle osseuse provenant du donneur. Ils espèrent induire de la sorte un plus grande tolérance, créer une « chimère » à partir des cellules du donneur et celles du receveur. La question est cruciale. On ne pourrait détacher un greffon aussi facilement qu’un organe, ou même qu’un bras comme on l’a fait pour Clint Hallamn en 2001, trois ans après sa greffe. J’ai posé la question au Pr. Devauchelle qui a greffé la première patiente à Amiens. Il m’a répondu : « On repartirait de zéro. »

Des équipes se préparent dans différents pays pour réaliser des greffes totales du visage. Pensez-vous que cela nécessiterait d’abord un débat dans l’opinion publique ?
Certainement, c’est d’ailleurs pour cela que j’ai écrit ce livre, quitte à bousculer les idées reçues. Face au « progrès », la société civile est muselée par ses propres peurs, peur de paraître ringarde, de ne pas comprendre… Comme toujours, c’est une question d’information. Il y a d’un côté ceux qui savent et de l’autre ceux qui subissent. Ce livre, avec son côté policier accessible à tous, prend résolument le parti de briser les tabous, de heurter les consciences, pour que ce débat existe. Le public a des inquiétudes, mais il ne sait pas souvent les formuler et les journalistes eux-mêmes sont paralysées face au jargon et au pouvoir médical. Si débat il y a, il a de toute façon toujours un temps de retard sur la science, que cela concerne les nanotechnologies, le clonage, les OGM, le nucléaire…

Aviez-vous imaginé que ce polar pourrait susciter un tel intérêt de la part des éditeurs puis des journalistes qui, avant même la conférence de presse pour sa sortie en librairie, ont voulu vous interviewer ou écrire des articles.
Cet intérêt est d’abord lié à l’actualité : la première greffe partielle de visage a eu lieu en novembre dernier, la seconde au printemps en Chine. D’autres suivront. On est passé d’un seul coup de la science-fiction à la réalité, avec des enjeux éthiques considérables. Les éditeurs ne s’y sont pas trompés. La Mutualité et les éditions Pascal l’ont tout de suite accepté et ont relevé le défi de le publier très vite, alors que le débat sur les greffes du visage ne fait que commencer.

Je vois dans cet engouement une deuxième raison : le fait d’avoir écrit non pas l’histoire de la première femme greffée, ni un essai ou un livre scientifique sur la greffe de visage, mais un polar, un vrai, avec des meurtres et des assassins. On n’est guère habitué en France à traiter les sujets sérieux, en particulier ceux touchant à la médecine, sur un mode policier. Ce qui m’intéressait, c’était cette possibilité de mêler la fiction et la réalité, d’inventer des personnages et une intrigue tout en abordant des questions aussi graves que le don d’organes, la place de l’identité, celle du donneur et celle du receveur, dans ce type d’opération, les peurs qu’elle peut susciter… sans oublier non plus ses enjeux économiques et médiatiques.

Vous dites que c’est un roman d’anticipation, pourquoi ?
D’une part parce qu’il s’agit d’une greffe totale du visage, ce qui n’a pas encore été réalisé et ce qui nous confronte aux questions cruciales que personne n’ose encore se poser. C’est aussi parce que je l’ai écrit entre 2004 et 2005, avant que la première greffe partielle du visage soit réalisée. Je pensais bien que le pas serait franchi un jour puisque les greffes de mains avaient ouvert la voie mais j’étais loin de m’imaginer que ce serait aussi tôt ! Ce sont ces questions que j’ai posées par anticipation et qui prennent aujourd’hui tant de relief.

Pouvez-vous nous parler de l’héroïne ?
C’était très important pour moi de choisir une héroïne de condition modeste, sans ambition, candide presque, mais capable de déplacer des montagnes au nom de l’amour plus encore que de la vérité. Ce qui fait sa force, c’est qu’elle n’accepte pas nos conventions, parce qu’elle vient d’un autre pays où il y a bien sûr aussi des conventions, mais différentes des nôtres. C’est en ce sens que le regard de l’autre est enrichissant. Il bouleverse nos habitudes, nos préjugés et cela ne peut être que bénéfique. Je ne voulais surtout pas d’une enquête classique menée par un policier : je trouve que le monde hospitalier ne s’y prête pas, il reste hermétique aux yeux du profane. D’ailleurs ce polar montre comment des  « étrangers », en l’occurrence une soignante noire et une journaliste, déclenchent sans le vouloir et sans les voir une série d’évènements, jusqu’au dénouement.

Dans votre roman, le greffé est un tueur professionnel. Pourquoi ?
Ce polar reste avant tout un roman, les personnages sont inventés, faut-il le rappeler ? Je n’ai aucune animosité à l’encontre les médecins et du milieu médical, je le trouve seulement trop souvent fermé et sclérosé. De même, je n’ai pas voulu qu’il y ait des personnages entièrement sympathiques et d’autres complètement antipathiques : Ternay, le chirurgien, opère pour le bien de l’humanité, même si sa volonté d’atteindre son but peut le conduire à des actes extrêmes. Mes héroïnes, l’aide-soignante et la journaliste, ont leur part d’ombre, ce sont presque des anti-héros.

Je voulais un personnage qui ait un rapport insensible à lui-même et aux autres, une vision mécanique du monde. Il considère que le visage n’est qu’un agglomérat de tissus, d’os, de muscles, de peau, de muqueuses, de matières donc de matériaux, interchangeables comme les pièces détachées d’une voiture en quelque sorte. Et pour atteindre ce détachement vis-à-vis du corps, de son propre corps, il fallait avoir soi-même un rapport du même type avec le corps des autres. Ce n’est pas un assassin qui aurait une passion pour la mort, c’est un mercenaire qui ne connaît que la loi du plus fort : tuer ou être tué. Pour lui, un visage n’a pas plus d’importance que le reste du corps, ce n’est pas le siège de l’identité mais un morceau de chair, un matériau malléable et utilisable.

Ce mercenaire a des problèmes d’identité avant même d’être greffé…
Oui, ce n’est pas par hasard. Comme de nombreux mercenaires, son passé est trouble, on suppose qu’il s’est engagé dans les armées parallèles à la suite d’un forfait. Sans doute a-t-il changé de nom. L’identité pour lui n’a donc pas la même valeur que pour nous. Changer d’identité, et par voie de conséquence changer d’apparence, n’est pas un problème. C’est au contraire un moyen de survivre, d’échapper peut-être à des tueurs qui le poursuivent. Défiguré à la suite d’une explosion, il ne cherche pas à retrouver son visage, son identité antérieure.

Le thème du mépris et de la manipulation des femmes est omniprésent. Pourquoi ?
Parce que c’est la réalité, en l’occurrence la réalité hospitalière ! Même si 50 % des médecins sont des femmes, les chefs de service restent en grande majorité des hommes tandis qu’il y a très peu d’infirmiers, excepté dans les hôpitaux psychiatriques car il faut de la force pour maîtriser les malades mentaux quand il font des crises. Les infirmières et les aides-soignantes sont placées sous l’autorité des surveillantes, mais c’est le patron qui commande. Et il n’est pas question qu’elles s’opposent à ses ordres. Ni même qu’elles émettent la moindre critique. Ce que vous appelez mépris et manipulation ne sont que le reflet d’un machisme ordinaire, entretenu par l’organisation même de l’hôpital. On ne peut mépriser ou manipuler que si on a le pouvoir. Or à l’hôpital, ce sont les hommes qui ont le pouvoir – du moins en règle générale.

La mise en scène d’hommes qui font passer leur travail, leurs ambitions ou leur idéal avant l’amour et qui ne se donnent pas complètement dans les relations affectives reflète-t-elle votre vision des hommes ou de certains hommes ?
Non, elle correspond à la réalité, encore une fois. Beaucoup d’hommes font en effet passer leur ambition avant l’amour et la famille et ce ne sont pas les conditions actuelles de l’emploi qui vont changer cet état de fait. Mais les femmes ambitieuses prennent souvent le même chemin. C’est encore une question de pouvoir. Dans les relations affectives, il faut savoir faire preuve de faiblesse. L’amour ce n’est pas un combat, c’est un abandon. Cette vision me semble incompatible avec l’énergie qui est exigée pour réussir. Mais les choses ne sont pas si tranchées. Le jeune assistant, qui veut tant réussir, est capable d’abandon, de rêverie. C’est un artiste aussi. Il est à deux doigts de faire tomber les conventions, au risque de mettre en péril sa carrière. Il est déchiré entre l’image qu’il doit donner et une certaine authenticité. C’est le cas de la plupart des gens qui jouent la comédie sur leur lieu de travail et sont plus « vrais » chez eux.

Identité, amour et individualisme… S’agit-il de thèmes simplement de problèmes d’aujourd’hui ?
En fait, ce sont des thèmes éternels. L’amour surtout se trouve au cœur du roman, c’est une passion inassouvie qui guide l’héroïne, qui lui donne la force d’aller au bout de sa quête, jusqu’à la folie. Dans ce polar, j’ai voulu qu’il y ait de l’amour, des histoires d’amour à plusieurs niveaux, qui rendent le contexte médical moins sec. Car au-delà de la performance, il y a des hommes et des femmes. Quant à l’individualisme, il s’agit d’un sentiment contradictoire auquel est confronté le chirurgien par exemple. Cette greffe représente certes l’aboutissement de sa vie, mais il la réalise dans le but de secourir un patient et aussi pour faire progresser la médecine.

D’où vous est venu le personnage attachant de la vieille femme qui guette le regard des mourants ?
Comme tout le monde j’ai peur de vieillir, mais non de mourir. Je ne crois pas en Dieu, je ne crois ni à un au-delà, ni à la réincarnation, mais je suis curieuse de savoir ce qu’on ressent. Un soulagement, un apaisement, une délivrance ou bien au contraire de la frayeur, des regrets, de la peine ? Cette question me fascine et je l’ai transposée chez un personnage du roman, car je trouve qu’à l’hôpital, là où meurent tout de même la plupart des gens, on occulte encore beaucoup la mort. J’ai donc imaginé une femme qui a passé sa vie à guetter le regard des mourants, dans l’espoir de saisir cet instant furtif où on bascule dans la mort. A sa manière, ce personnage amusant et sympathique démystifie le regard sur la mort.

Les questions de la dépersonnalisation, du silence et de la dissimulation sont récurrentes dans ce roman. Dans votre parcours de journaliste, avez-vous- mené un combat face à eux?
Bien sûr, comme la plupart des journalistes, j’ai dû forcer des portes qui ne s’ouvraient pas facilement, en particulier dans le milieu médical où le secret médical est souvent mis en avant, contre la volonté même des patients. Mais ce qui me frappe le plus, c’est effectivement la dépersonnalisation non seulement des malades, souvent infantilisés, mais également du personnel médical, soudé vis-à-vis de l’extérieur dès qu’un élément peut mettre en jeu la réputation du service ou de l’établissement. L’article « l’hôpital est une secte » a véritablement existé, c’est moi qui l’ai écrit, et je sais que le patron qui a cru reconnaître son service a convoqué une à une les infirmières pour tenter de savoir laquelle avait donné son témoignage.

Comment vous est venue l’idée d’écrire un polar plutôt qu’un essai ?
La démarche initiée il y a quelques années par la Mutualité française avec la création de la collection Polar Santé m’a tout de suite emballée, car il est très difficile d’aborder des sujets de santé publique de façon originale… Il s’agit soit de livres écrits par des médecins, qui portent sur des pathologies ou le système de soins, soit de témoignages de malades ou de victimes, dans les deux cas, cela reste très conventionnel. Un polar santé offre la liberté de la fiction tout en sensibilisant le public à des questions importantes, dans un cadre réel.

On parle déjà de vos prochains polars. Etes-vous déjà au travail ?
Oui, le Masque de Chair est le premier d’une trilogie dont le lien est la méconnaissance du milieu et la difficulté à faire émerger des problèmes dissimulés au yeux du public. Le deuxième polar se déroulera dans le monde de l’entreprise, mais pas n’importe lequel, celui de la chaussure à Romans qui est en train de s’écrouler pour des raisons pas toujours liées à la concurrence mondiale. Le troisième se passera dans un journal. La situation catastrophique de la presse écrite résulte surtout de ses problèmes internes. La politique de ses dirigeants qui veulent copier la radio, la télé et les gratuits au lieu de s’en démarquer, est là aussi gravement en cause.

Propos recueillis par Mutualité Française/Editions Pascal



Mutualité Française Editions Pascal

www.mutualite.fr www.editionspascal.com

Contact : Bruno Taillefert Contact : Zoé Civange

Bruno.traillefert@mutualite.fr editionspascal2@wanadoo.fr

Tél. : 01.40.43.63.58 Tél. : 01.47.07.59.89

similaire:

Entretien avec l’auteur, Christine cognat iconUn dossier complet à partir d’une thèse sur le jeu sérieux, avec...

Entretien avec l’auteur, Christine cognat icon2eme partie de la retranscription de l’entretien avec M. Barbereau du 20. 11. 07

Entretien avec l’auteur, Christine cognat iconEntretien avec Edgar Morin L'homme et l'univers

Entretien avec l’auteur, Christine cognat iconPenser autrement l’histoire du monde – Entretien avec Christian Grataloup
«géohistoire», qui est un mot métis. Au fond, ce qui m’intéresse, ce sont les sociétés, dont leurs interactions avec leur milieu...

Entretien avec l’auteur, Christine cognat iconCours commun / Oral 2012-2013 qu’EST-CE qu’un auteur ? Foucault, «Qu'est-ce qu'un auteur ?»
«Qu'est-ce qu'un auteur ?», Bulletin de la Société française de philosophie, 63e année, no 3, juillet-septembre 1969, pp. 73-104

Entretien avec l’auteur, Christine cognat iconProgramme : Bulletin officiel spécial n°9 du 30 septembre 2010
«Entretien avec Alain Quinet, Directeur général délégué de rff, à propos de la signature du contrat de concession de la lgv – sea...

Entretien avec l’auteur, Christine cognat iconOrientation bibliographique et documentation
«Les Lumières», n° 307, mars 2006 [entretien avec Daniel Roche repris dans «Les Européens d’Hérodote à Erasmus», Les collections...

Entretien avec l’auteur, Christine cognat iconCe livre est actuellement étudié dans tous les lycées d’Espagne....
«Lulu femme nue»,» Les ignorants»… Etienne Davodeau nous revient avec ce reportage percutant ! Toujours aussi juste, l’auteur utilise...

Entretien avec l’auteur, Christine cognat iconBibliographie autour des deux guerres mondiales Cette bibliographie...
«L’album de Rachel et d’Hannah» mené avec sa classe de cm2 (école de saint Aubin sur mer)

Entretien avec l’auteur, Christine cognat iconAuthor: Christine mengin e-mail






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com