Travail de recherche effectué dans le cadre de





télécharger 0.52 Mb.
titreTravail de recherche effectué dans le cadre de
page22/26
date de publication11.05.2017
taille0.52 Mb.
typeTravail de recherche
h.20-bal.com > documents > Travail de recherche
1   ...   18   19   20   21   22   23   24   25   26

ANNEXES




Annexe # 1 : Retranscription de l’entretien IFSI Rennes



Date de l’entretien : vendredi 13 novembre 2015

Durée : 59 minutes

IFSI de Rennes, Monsieur D, Ingénieur pédagogique et formateur, en charge du déploiement des T.I.C dans le cadre des formations dispensées auprès d’un public en formation soins infirmiers.

Entretien semi directif, mené par Lydie Dondelli et Joëlle Liorzou.

Lydie Dondelli demande à M.D de s’exprimer sur :

Son environnement de travail incluant les technologies. 
     M.D répond :

« Moi - je suis formateur en institut de formation soins infirmiers – 3 promotions d’étudiants infirmiers de 150 – sachant que c’est un institut qui intègre un pôle de formation où on va trouver toute une série de formations en lien avec la santé – les aides soignants – les ambulanciers – les manipulateurs en électroradiologie - les infirmiers spécialisés en anesthésie – puériculture – bloc opératoire et les cadres – et on y intègre même les sages femmes – donc on est sur un énorme pôle de formation sachant que moi je suis plutôt sur la filière infirmières aides soignants actuellement mais avec à terme - en plus - un passage dans ma fonction sur l’ensemble du pôle  pour développer (le) justement les outils (euh) e-learning – donc voilà – donc  (euh) – description autrement (euh) d’un point de vue technique là pour le coup – tous les formateurs quel qu’ils soient et quelque soit leur filière sont équipés d’un P.C avec une adresse mail – toutes nos salles sont équipées (euh) de vidéoprojecteurs (euh) avec ordinateurs bien évidemment – (euh) accès à internet – alors – limité hein plus ou moins en fonction (de) des sites dans la mesure ou on est sur un lieu quand même assez sécurisé – (euh) par ailleurs on a un accès wifi qui est différent du réseau hospitalier mais un réseau wifi qui n’est pas très très performant avec de nombreux clashs et de coupures – sachant qu’on a à terme là aussi (euh) l’ouverture d’un centre – un espace de ressources multimédias à l’orée 2016 puisqu’actuellement il est en finalisation de travaux - avec un projet aussi de développement d’un wifi encore plus performant – donc ça veut dire que techniquement on est bien outillés - on va dire - et dans ma fonction moi actuellement - j’ai 50% de mon temps dédié au déploiement des outils e-learning et comme je vous le disais tout à l’heure – l’année prochaine – c’est 100% de mon temps dédié au déploiement sur l’ensemble des bâtiments des écoles – donc en terme de présentation – donc voilà – ça veut dire qu’on utilise beaucoup les technologies – juste présentation aussi – on a une plateforme – plateforme commune à l’ensemble des (euh) des filières – sachant que après elle se décline en fonction des différentes filières de formation – même si c’est plutôt l’IFSI IFAS qui utilisent plus particulièrement cette plateforme dans une vraie logique e-learning distanciel – (euh) les autres filières l’utilisant plutôt sur un format dépôt de contenus – ce qui ne revoit pas forcément à la notion de formation à distance ni d’ouverture type FOAD quoi – donc voilà  »
Lydie Dondelli demande :

Et quelles observations, vous faîtes justement de cet usage, par exemple de cette plateforme e-learning ou des TIC par vos collègues ?
M.D répond :

« Alors – la plateforme est active depuis (euh) – elle a été déployée il y a 4 ans – elle est réellement (euh) utilisée depuis un an et demi - deux ans – donc elle a mis 2 ans avant de se (euh) – d’être acceptée – d’être (euh)- d’être utilisée par (euh) les formateurs – il n’empêche que (euh) à part quelques uns qui y ont vraiment vu un intérêt – et (euh) tout le monde ne va pas utiliser la plateforme – il reste quand même un modèle (euh) très enseignant où seul (euh) le présentiel des étudiants en amphi ou des cours - d’un cours magistral fait que le formateur portant – vous savez bien – la bonne parole – il n’y a que la parole d’un formateur qui peut être acceptée donc il y a – on va dire – 2 types de publics – le public qui est très enthousiaste qui va vraiment déployer l’utilisation de la plateforme – un public un peu intermédiaire – qui (euh) y voit un intérêt mais n’a pas encore osé franchir le pas – donc la (euh) – mon travail c’est aussi de les accompagner – de travailler par petites touches avec eux – et puis – bien je pense qu’il y aura toujours – en tous les cas pour – il reste quelques irréductibles qui n’y croient pas – hein euh – mais je pense que à un moment donné sans être contraint et forcé – mais (euh) ils n’auront pas le choix – malheureusement – un truc qui a quand même été très étonnant – dans nos heu – quand on voit nos étudiants – nous – en salle d’activité hein – que ce soit en cours ou en amphithéâtre ou en salle de TD – il y a 2 ans il y avait 2-3 ordinateurs – l’année dernière il y en avait (euh) la moitié de la promo – et là maintenant c’est quasiment (euh) – allez – 100% ce serait peut être un peu excessif mais 90% des étudiants sont derrière leurs écrans – qu’est ce qu’ils y font ? – ça j’en sais rien – je ne sais pas – mais c’est leurs usages en tous les cas. »
Joëlle Liorzou demande :

Quand vous dites que ces formateurs n’ont pas le choix, qu’il reste quelques irréductibles... vous entendez qu’ils n’ont pas le choix, comment ?
M.D répond :

« Bah je pense que – quand ils n’ont pas le choix – si – ils pourront toujours faire un peu de résistance – de temps en temps ça ne nuit pas de faire un peu de résistance hein – mais – je pense que les étudiants les y amènent eux aussi – il ne faut pas se leurrer – (euh) – un formateur qui arrive en cours – même si il a bien préparé son CM – l’étudiant de toute façon l’ensemble des contenus il y a accès – il y a eu accès en amont à partir du titre du cours – il y a accès pendant parce qu’il a sa tablette – il a son téléphone – voilà- donc heu – à moment donné les formateurs – ils y ont bien conscience de ça – bon – y- y – soit ils ne sont pas à l’aise avec les outils – ça peut être ça aussi – hein le formateur – qui - parce qu’on a aussi des formateurs qui arrivent bientôt au terme de leur carrière - ils ont nés (heu) – c’est pas une génération digital learning (euh)– c’est des gens qui – à moment donné - ont déjà fait le pas d’utiliser une adresse (euh) – une adresse mail – ce qui était déjà un effort considérable – donc – là maintenant (bah) il préfèrent (hein) soit être sur des formats un peu plus (euh) standards – mais au demeurant c’est pas grave – dans l’absolu – c’est pas grave – à partir du moment où ils ont un public – c’est ça le souci que ça pose – alors en TD le problème ne se pose pas – parce qu’en TD on est plutôt sur de l’échange avec les étudiants mais dans un CM quand vous avez 150 personnes en face de vous – même s’ils ne viennent pas tous parfois en cours mais – 150 personnes l’interactivité – elle n’est pas facile – elle n’est peut être pas aussi simple que ça – je pense qu’il y a des formateurs à ce moment là qui prennent conscience que ils vont devoir changer donc – s’ils sont à un an ou deux de la retraite – je ne suis pas sûr qu’ils vont avoir envie de changer mais je me trompe peut être hein parce que j’ai moi même fait des enquêtes auprès des formateurs il y a quelques années – et on voit bien qu’il y a l’envie – mais même quand il y a l’envie – on reste quand même accroché a un format qu’on connaît bien – donc certains se sont mis au power point de présentation ce qui était déjà un truc colossale - pour eux (hein) - et à côté de ça ils ne vont pas forcément vouloir dépasser ça pour aller sur de l’élaboration de contenus mis à disposition en ligne pour pouvoir travailler après avec les étudiants en présentiel – après c’est des choix – le tout c’est de réussir  à créer une harmonie entre ces différents (euh) – types de formateurs – différents modèles pédagogiques choisis – le tout c’est que ce soit cohérent avec les stratégies pédagogiques – un projet pédagogique qui est choisit – donc – donc (euh) – c’est pas péjoratif quand je dis contraint et – je crois que c’est les générations aussi qui nous amènent parfois à faire évoluer dans nos pratiques – à ajuster nos modèles et c’est vrai que c’est une vraie question actuellement – je ne sais pas comment vivent mes collègues le fait d’avoir face à eux une forêt d’ordinateurs – parce que c’est ça (hein) – quand vous avez 150 personnes en face de vous avec chacun un clavier ouvert – voilà – (heu) je me suis posé la question – il n’y a pas longtemps parce que là on a refait une rentrée en septembre et – c’est vrai que j’ai vu cet élément très nouveau – (hein) comme je vous disais l’année dernière on était à la moitié à peu près – donc là maintenant l’amphi il est blindé d’ordis – (euh) je ne sais pas comment ils le vivent – j’ai entendu – il n’y a pas très longtemps – on va interdire les ordis en amphi – je l’ai entendu – alors ça n’a pas été plus loin qu’une chose un peu lâchée comme ça mais – sans doute qu’à moment donné le débat (euh) – ou alors on supprime le cours – et c’est ce à quoi je suis favorable – c’est pas supprimer le contenu – c’est modifier le format – je ne dis pas que les cours ne sont pas bons du tout (euh) – mais peut être qu’il va falloir progressivement arriver alors – soit des formats conférence (euh) avec des experts très pointus sur une thématique mais le cours – un peu classique – de transmission d’informations – sans doute qu’il faut le faire évoluer au travers de ressources mises à disposition d’étudiants où ils ont une autonomie pour gérer le moment où ils veulent le travailler – le choix éventuellement - parce qu’on peut mettre plusieurs types de supports (hein) - certains préfèrent voir une vidéo – d’autres – lire un article – d’autres - je ne sais pas moi -  un diaporama interactif – chacun (euh) – par contre c’est vrai que ça demande de la part des formateurs de créer ces ressources – ou en tous les cas de les chercher – on invente pas tout – il ne faut pas se leurrer (hein) – mais les scénariser – et c’est ça tout le travail – (bé) des formateurs à venir – je pense que les formateurs – dans – déjà maintenant – mais dans l’avenir ce sera des metteurs en scène – des scénaristes – des – vraiment la terminologie du cinéma hein – (euh) et et donc ils auront – à mon avis – pas vraiment le choix – ou alors ils sont expert et ils font une conférence – pourquoi pas – pourquoi pas. »
Joëlle Liorzou demande :

Combien de formateurs y a-t-il en fait à l’IFSI ?
M.D répond :

« On a – oui c’est vrai je – (euh) donc – sur l’IFSI (Institut de formation soins infirmier) IFAS (Institut de formation soins aides soignants) 30. »
Joëlle Liorzou reformule :

30  
M.D reprend :

« à peu près 30 – dans les autres filières qui sont moins conséquentes en terme de nombre d’étudiants – (euh) – il doit y en avoir 4 chez les manipulateurs en électro – il y en a 2 en formation cadre – il y en a 2 en formation … ? et il y en a 1 en formation … ? et il y en a 2 en formation puèr’- pour des promotions aux alentours des 30-35 – (hein) les autres promotions et donc nous – alors – formation IFSI IFAS – parce que les 2 formations sont (euh) pilotées par le même directeur – et on est dans une transversalité de nos interventions auprès des publics qui ont des points quand même (euh) communs. »
Joëlle Liorzou demande :

Ce sont des formateurs permanents ?
M.D confirme :

« Oui »
Joëlle Liorzou demande :

Vous avez également des intervenants extérieurs ?
M.D répond :

« Oui – oui –on peut – (euh) en fonction de l’unité d’enseignements ou du module qui est enseigné le formateur a une liberté pour choisir – après avis de la direction bien évidemment – mais de faire appel à des intervenants extérieurs – le tout c’est de trouver un équilibre entre la fonction des formateurs permanents et l’intérêt d’une intervention extérieure en terme d’expertise – là pour le coup (hein) – mais oui on a la possibilité. »
Joëlle Liorzou demande :

Combien d’étudiants ?
M.D précise :

« Alors je disais 150 par promotion d’infirmiers – 100 par promotion d’aides soignants – et (euh) 35 – à peu près 35-40 sur les autres (euh) filières – ce qui fait - quand on additionne tout ça – alors – je n’ai pas les chiffres en tête mais on est – dans la mesure où il y a déjà 3 promotions infirmières en permanence – donc ça fait déjà 450 étudiants infirmiers – on est aux alentours de 1000 – 1000 personnes – je crois qu’il y a un peu plus de 1000 personnes inscrites sur la plateforme – on a aussi – chez les aides soignants – on a des cursus partiels – on a des gens qui viennent pour des modules particuliers – donc on est sur un pool permanent à peu près d’un peu plus de 1000 (euh) apprenants. »
Joëlle Liorzou demande :

Vous avez fait des observations, j’imagine, concernant les usages des apprenants sur cette plateforme ?
M.D confirme :

« Oui »
Joëlle Liorzou demande :

Quels ont été les retours que vous avez pu avoir ?
M.D répond :

« Alors – globalement ils sont assez positifs (euh) on a fait une enquête l’année dernière sur (euh) leur degré de satisfaction quant aux ressources – les (euh) modalité de (euh) de de de de de de contact des tuteurs – parce que chaque séquence pédagogique fait l’objet don d’une présentation (hein)- avec des objectifs – avec (euh) des ressources mais aussi un tutorat – un tutorat tant pédagogique que technique – et (euh) une des questions qui nous interrogeait c’était la réactivité qu’on pouvait avoir – on prend l’engagement nous de répondre au plus tard dans les 48h de toute demande d’aide qu’elle soit pédagogique ou technique – on ne va jamais au delà de – alors - pourquoi on amis 48h ? – c’est à dire que – on se dit que si on reçoit une demande d’aide le vendredi à 17h – bon on a le droit aussi d’avoir des weekends – donc on se dit (euh) on y répondra au plus tard le lundi matin – c’est pour ça qu’on a mis cette amplitude là – maintenant en règle générale on y répond un peu plus vite et avec un bon degré de satisfaction – certaines séquences pédagogiques qui précédemment étaient faites en présentiel et puis des fois pour des raisons – l’intervenant ne peut plus venir – moi j’ai des collègues qui me disent – bah voilà qu’est ce qu’on fait ? – pour proposer un e séquence à distance – (euh) toutes les séquences qu’on a transformées comme cela – globalement les étudiants sont satisfaits – ils sont satisfaits parce que ça leur donne plus d’autonomie – où ils ne sont pas satisfaits – c’est quand la plateforme est utilisée pour du dépôt de contenus – parce que c’est pas fait pour ça – donc ça c’est un problème technique qu’on a là – nous actuellement – qui normalement devrait être réglé –là – assez rapidement – mais comme la plateforme – elle est utilisée pour du vrai e-learning et pour (bah euh) – je ne sais pas il y a un cours magistral et le power point va être mis à disposition des étudiants – c’est pas du e-learning ça – mais par contre – ça utilise un espace donné et pour les étudiants – tout comme pour certains formateurs – il y a confusion – alors c’est vrai que je suis intervenu à plusieurs reprises  pour réexpliquer les choses mais – c’est pas simple (hein) – effectivement sur le même espace – une plateforme – donc il y a un espace dédié au dépôt de contenu puis il y a d’autres séquences qui sont des vraies séquences e-learning donc qui s’inscrivent sous (euh) une durée plus ou moins longue (hein) – en règle générale un temps qui est – alors tous les temps nous sont inscrits sur l’hebdomadaire des étudiants de façon à ce que ce soit identifié en tant que séquence de formation – mais le temps inscrit il est purement – je dirais – temporel – donc souvent – 3 semaines avant cette date là – les étudiants ont déjà le contenu et ça va courir jusqu’au terme du semestre (hein) – parce que comme ça à tout moment  ils peuvent y faire appel – mais c’est vrai que là actuellement le gros souci c’est de bien faire la part des choses entre ce qui est du registre du e-learning pur et de ce qui est simplement du registre de dépôt de contenus pour des séquences qui ont eu lieu en présentiel à l’institut – normalement ça devrait être réglé assez rapidement avec un autre type de logiciel qu’on va utiliser »
Joëlle Liorzou demande :

Qui accompagne les formateurs, justement, dans les usages, la mise en place... ?

(M.D démarre de suite sans laisser le temps de finir la question)
M.D répond précipitamment :

« Alors – c’est à dire qu’on a un agent technique – informaticien – développeur multimédias – et donc moi qui ai un Master Tef comme vous – et (euh) donc qui est 50% de mon temps – (euh) pour pouvoir accompagner les formateur – donc c’est par rapport – les formateurs viennent me voir en me disant tiens on aurait envie sur telle séquence de (euh) modifier le format – donc (euh) on travaille ensemble à partir de ce qui se faisait avant – comment ils envisagent de le faire évoluer – quelles ressources on peut trouver déjà existantes – qui seraient susceptibles d’alimenter le travail des étudiants – ou on crée une ressource – donc une partie de mon temps – donc par exemple là je suis en train de créer – il y a l’intervenant qui devait présenter le – dans le cadre d’une U.E il y a une présentation sur les syndicats et le syndicalisme – la personne ne peut pas venir donc là je vais monter une séquence avec un power point – pas un power point mais je m’appuie d’abord sur un power point que je rends interactif après avec des séquences vidéo – puis des quiz – en règles générale nos séquences elles sont montées comme ça – objectif – ressources – quiz - et le tutorat qui va avec – donc c’est moi qui propose avec mon collègue – plutôt dans le versant technique lui – l’accompagnement des formateurs »
Joëlle Liorzou reformule partiellement et demande :

Donc là vous venez de nous parler des formateurs qui viennent vers vous, qui sont dans la sollicitation, y en a-t-il qui réagissent différemment et dans ce cas comment ?
M.D répond :

« Alors il y en a qui ne viennent pas forcément spontanément – auprès de qui on peut – alors faire régulièrement des relances – ce qu’on fait très souvent c’est qu’on va aussi communiquer sur l’avancée du projet en montrant un petit peu ce qu’on a fait - en reparlant de notamment lorsqu’on a des réunions générales qui regroupent l’ensemble des formateurs – on fait un petit point étape – comme ça régulièrement on – on permet aux formateurs qui pour le moment n’ont pas encore souhaité (hein) travailler sous ce format là d’entendre le discours puis peut être qu’à moment donné ils y viendront – j’ai utilisé tout à l’heure le terme un peu contraints et forcés mais ce ne sera jamais nous qui ne les contraindrons ni ne  les forcerons à aller vers ce format là, au contraire il faut que ça se fasse de façon spontanée – ce qui est marrant aussi c’est qu’il y a certains formateurs qui d’emblée n’étaient pas forcément très à l’aise (hein) avec les outils - et qui sont venus et d’autres que moi je pensais plus utilisateurs déjà – et qui en fait ne viennent pas – est ce que c’est lié – parce que vous savez dans la dimension technique - qu’est ce qu’on y cherche ? – c’est de la technique pour de la technique ? – est ce qu’on veut faire des super beaux supports qui ne font plaisir qu’à celui qui les a crée ? – ou est ce que c’est une vraie logique centrée sur l’apprenant pour lui permettre une autonomie – une diversité d’approche – c’est toutes les réflexions autour de ces fameux usages (hein) – pourquoi on utilise les technologies ? »
Joëlle Liorzou demande :

Est ce que ce que vous mettez en œuvre est encouragé par la direction ?
M.D répond :

« Oui – oui – complètement »
Joëlle Liorzou demande :

De quelle façon ?
M.D répond :

« Là - l’exemple type c’est déjà – là – l’inscription de mon temps - 50% de mon temps actuellement et une évolution vers 100% - donc ça veut dire qu’il y a une vraie volonté de la direction de faire évoluer ce genre de dispositif et de le déployer – donc (euh) oui oui la direction est favorable - et la nouvelle direction mais l’ancienne direction aussi qui y était tout à fait favorable – alors – peut être pas forcément pour les mêmes raisons – (hein euh) – c’est vrai que parfois on considère que le déploiement de ces outils là ça va (euh) diminuer le nombre de formateurs – mais bon très vite on se rend compte que c’est pas vrai – donc (euh) il faut être prudent il faut être vigilent quoi – par rapport à ça – mais non non c’est encouragé et c’est aussi encouragé dans quelque chose qui est en train de se mettre en place actuellement – (euh) le partenariat universitaire donc on est en train de développer un partenariat dans le cadre des U.E plutôt du registre des sciences médicales et donc là on fait un travail de fond et de création de ressources numériques – (euh) avec l’université là – fac de médecine – il n’y a qu’un souci à ce niveau là c’est que – alors que nous on a notre propre plateforme – comme c’est un partenariat qui ne va pas intéresser que notre IFSI mais l’ensemble des IFSI de la région – à terme et bien ils veulent que ce soit sur une autre plateforme – ce qui moi en tous les cas me pose un vrai – il va falloir jongler avec 2 plateformes  et je pense que c’est l’unité de plateforme qui donne du sens – aussi – mais bon c’est une des contraintes - et ça c’est pour demain (hein) – parce que là – rentrée septembre 2016 il y aura au minimum une U.E qui sera (euh) sous ce format là – pareil – la totalité de l’U.E non – mais à peu près 20% de l’U.E en format avec des ressources numériques – que j’attends de voir – parce que là c’est pareil (hein) - on m’a fait des propositions (euh) complètement farfelues – disant (bah) voilà – on va enregistrer un gars qui est en amphi pendant une heure et demie – qui fait cours – et comme ça l’année prochaine on mettra la vidéo – je leur ai dit – si vous faites ça vous allez les écœurer ça  ne va pas marcher donc il y a un vrai travail d’accompagnement – je pense – auprès de ces gens là – et puis ça nous échappe un peu (hein) – je ne suis pas à la fac de médecine (hein) – mais de temps en temps on essai de ramener notre petit grain de sel en disant soyez vigilant – ça répond à des critères de qualité (hein) ses ressources là – si vous leur faites un truc d’une heure et demie ils n’iront pas – il faut être sur du séquençage – il faut alterner du contenu avec de l’exercice – et puis il faut surtout les accompagner sur une médiation – s’il n’y a pas de médiation vous allez vous planter. »
Joëlle Liorzou demande :

Est-ce que vous faites part de ces changements, de cette volonté de la direction à votre équipe de formateurs ?

Est-ce qu’ils sont au courant ?
M.D répond :

« Bien sûr »
Joëlle Liorzou demande :

Comment le prennent-ils ?
M.D répond :

« (bah) pas mal en plus là on a une nouvelle direction qui vient d’arriver donc – qui est là depuis (euh) récemment – une nouvelle direction qui est là depuis 1 mois – avec une logique (euh) – alors le terme est un peu étonnant mais – à l’époque de la cop 21 c’est intéressant c’est une logique polaire – donc on est dans une logique de pole donc le seul adjectif qu’on ait c’est polaire – il ne faut pas être frileux – je pense que ce changement là il est bien accepté – alors après quelle forme il va prendre ? – je vous disais qu’il y a l’espace de ressources multimédias – donc qui a été débuté il y a un an – donc en construction – qui va être opérationnel là – début de l’année prochaine donc ça crée une synergie entre différents projets et je trouve que globalement c’est bien accepté – puis c’est vrai qu’en plus (euh) l’utilisation d’outils numériques c’est des choses dont on entend parler mais partout je veux dire – il n’y a pas une journée sans que – un article – à la télé – à la radio – on en entend parler et puis la prochaine loi Macron là qui est en train de nous proposer NOE – je crois que c’est ça que ça portera comme nom ? – je pense que les formateurs en ont pris conscience alors après – comment est-ce qu’ils s’y investiront ? – Est-ce que tout le monde doit s’y investir ? – je ne sais pas – je crois que de temps en temps ça fait du bien quand les gens ne s’investissent pas et viennent gratter là où ça fait mal – pour nous rappeler que – (bah) on est peut être en train de faire des bêtises – que peut être – on a pris des orientation qu’il faut peut être réfléchir – moi je trouve ça bien de temps en temps qu’il y ait des poils à gratter comme ça – ça fait du bien. »
Lydie Dondelli demande :

Il y a une chose qu’on n’a pas abordée, c’est votre parcours professionnel et justement votre évolution jusqu’à ce poste ?
M.D répond :

« Alors – à l’origine je suis infirmier – puis (euh) – donc (euh) je fais une formation de cadre – alors déjà moi – il y a très longtemps (hein) – j’achète un ordinateur – le truc tout bête hein – j’achète un ordinateur – c’est 1986 (euh) – je débute comme infirmier (euh) – un ordinateur qui maintenant est 100 fois moins puissant que ce qu’on a dans nos téléphones – mais bon – je me dis on doit pouvoir faire des trucs avec ça – c’est pas possible – on doit pouvoir apprendre – on doit pouvoir travailler avec ça – ça doit me simplifier la vie – et (euh) donc quand je deviens formateur – j’arrive dans l’institut – il y a un ordinateur que personne n’utilise – qui est un vieux mac là – énorme – qui prend la moitié du bureau – personne ne l’utilise et donc moi – je commence à – j’amène mon ordinateur au bureau »
Joëlle Liorzou demande :

C’était quand ça ?
M.D répond :

« (euh) c’est en 1995 – je suis diplômé cadre – je viens et j’explique à mes collègues que quand par exemple j’écris des choses – l’année d’après –j’ai pas besoin de les réécrire – parce que je peux simplement changer – je peux mettre une étude de cas clinique avec des images – je peux faire des choses comme ça – puis arrivent les premiers vidéos projecteurs qu’il fallait quasiment trimballer avec un monte charge – c’est des trucs qui sont énormes et je – et les premiers power point arrivaient et je me dis que c’est intéressant – ça dynamise les choses - on avait que le fameux rétroprojecteur qui mettait une image noir et blanc – là je montrais aux étudiants une image colorée sur laquelle je pouvais agir – je pouvais souligner des choses - bon  – et je me dis oui on peut avancer – puis arrive à ce moment là internet – alors là ça a révolutionné les choses – mais - je me dis il faut que j’essaye d’aller dans ce sens là – je fais une première formation à Bordeaux – avec un monsieur qui est merveilleux – qui doit maintenant être parti au Canada je crois – Didier Paquelin – qui était un gars sur la fac de Bordeaux – et je fais un diplôme universitaire là dessus alors – moi j’y allais avec une volonté très technique et puis je sors de là au bout d’un an avec plutôt que de la pédagogie dans la tête et puis la technique – certes – support –mais que moyen – qui doit à moment donné me servir mais ce n’est pas là dessus qu’il faut s’appuyer mais plutôt sur la dimension pédagogique – et puis dans la foulée après je fais un – un Master TEF – avec toujours (hein) cette idée – d’ailleurs je choisis le Master TEF dans cette idée là – une autre approche – plutôt approche ethno-anthropo et sciences humaines et surtout pas une approche technique – (bah) moi la technique – c’est pas moi qui gère ça c’est mon collègue – il est informaticien – il se démerde en infographie – il fait de la vidéo – c’est son truc – moi – j’en fais un peu mais mais ce qui m’importe le plus c’est la réflexion autour de la scénarisation pédagogique – ça ça me plaît bien – et donc de ce fait puisque j’avais ces diplômes là – mon Master c’était – je ne sais pas – il y a 4 ans à peu près – et donc de fait j’ai obtenu – on m’a proposé ce poste là – on m’avait proposé un autre poste à moment donné – très technique que j’ai refusé – un directeur m’avait bien voilà vous avez votre collègue informaticien qui s’en va – ce serait bien si vous preniez le poste à 100% - j’ai dit non – moi je ne suis pas un informaticien et je ne veux surtout pas être un informaticien – ce qui m’intéresse c’est de garder ce regard purement pédagogique – donc voilà – voilà un peu mon parcours. »
Joëlle Liorzou demande :

Lorsque vous dîtes que « internet a révolutionné », je reprends vos termes, qu’est ce que ça a révolutionné concrètement, justement ?
M.D répond :

« (euh) un truc assez – (euh) à l’origine - je me dis mais comment je pourrais mettre à disposition de nos étudiants – des petites séquences – des articles – sans être obligé de faire de la reprographie et en plus c’est pas facile de reprographier un film – et donc – commence à s’ouvrir alors je crois que – sans faire la promotion de personne (hein) – Yahoo commence à proposer des boîtes mail avec des espaces – qui – à l’époque étaient assez conséquents – de 2 gigas – et je me dis – mais – je vais m’appuyer là dessus – et donc j’ouvre – je propose l’ouverture pour chaque promotion – d’un espace – j’avais d’ailleurs proposé pour chaque promotion par année – c’est à dire que – il y avait 3 boîtes différentes – mais auquelles les étudiants avaient accès – alors le problème à ce moment là – c’est que – comme c’est une boîte – ça se gère en fonction de la personne qui s’y connecte donc si – ils avaient les identifiants et tout ça mais – dès fois il y avait des bêtises – certains étudiants l’architecture de la boîte avec leur architecture de PC  et effaçant la totalité de ce qu’il y avait sur la boîte – mais il n’empêche que c’était une première étape – où on mettait à disposition du contenu aux étudiants et ils pouvaient à n’importe quel moment y avoir accès – on pouvait commencer à communiquer avec eux – nous quand nos étudiants partaient en stage – on avait aucun moyen ou il fallait prendre le téléphone – là maintenant – en plus les étudiants ont tous une adresse mail professionnelle (hein) – qu’on leur propose dans le cadre de notre plateforme – donc on peut communiquer aussi avec eu – c’est ça aussi qui a – on gardait un contact – moi je leur permettais d’avoir accès à du contenu – on pouvait faire du tutorat et de la médiation à distance – fabuleux quoi – fabuleux. »
Joëlle Liorzou demande :

Et à ce moment là, quand vous avez commencé à développé ce système avec Yahoo, justement ça a été vécu comment, vu comment par l’équipe ? Parce que c’est assez novateur à ce moment là
M.D répond :

« (euh) il y a eu des – des prises de becs (hein) – avec (euh) – ouais ouais – alors – je l’ai fait avec l’aval de ma direction – c’est à dire que je ne l’ai pas (euh) – moi j’ai eu cette idée – je l’ai proposée – on m’a dit banco – (euh) je l’ai présenté – ça a été présenté – et puis (euh) – mais à chaque fois qu’il y a quelque chose qui est proposé qui est un petit peu innovant – en tous les cas différent – la question qu’on se pose c’est (euh) – quel est le bénéfice pour celui qui le propose ? – et c’est là dessous que ça coince en général – alors que moi – je m’en fout – ce qui m’intéressait c’était que les étudiants puissent avoir du contenu – donc c’est vrai que de temps en temps ça a été un peu tendu – et puis – bien – j’ai laissé passer les orages (hein) – j’ai essayé d’expliquer en quoi ça pouvait être intéressant – j’ai cherché à impliquer les formateurs – et puis à moment donné alors ce qui a été particulièrement intéressant – c’est lorsque l’équipe de direction a décidé de (euh) – d’embaucher un technicien – parce qu’à ce moment là moi je déchargeais toute cette dimension là sur le technicien – donc – moi – j’étais plus responsable de rien – alors je gardais une responsabilité d’ordre pédagogique au même titre que mes collègues mais sur la partie technique – au moment où on embauche un technicien – on loue un serveur – on déploie un site internet – un intra un extra (euh bah) – moi - c’est le technicien qui gère ça – pas moi – et donc - c’est pour ça que je n’avais pas voulu non plus cumuler les deux fonctions mais de bien garder moi ma fonction pédagogique – à ne pas confondre avec la fonction très technique et donc quand ça ne marche pas c’est le technicien qui se fait engueuler – (bah ouais) »
Joëlle Liorzou dit et demande :

Justement, je trouve que c’est intéressant ce que vous dîtes sur votre rôle, qui n’est pas centré sur la technologie mais plus sur la pédagogie.  Comment les formateurs voient cela justement ? Ont-ils conscience que vous soyez le techno-pédagogue, plus spécialisé dans la scénarisation et qu’il y ait justement quelqu’un d’autre qui soit là ? Comment ils vivent cela à votre avis ?
M.C répond :

« Bien je pense – on a à la fois crée un binôme de fonctionnement mais aussi avec une différenciation des fonctions – et c’est vrai qu’avant – tout ce qui était d’ordre technique il y avait un souci avec un vidéoprojecteur – un ordinateur – on faisait appel à moi – il y en a d’autres – j’ai d’autres collègues (hein) – moi je ne veux pas gérer ça – c’est pas mon problème ça et donc (euh) je peux encore ponctuellement donner encore un coup de main quand le technicien n’est pas là mais c’est au technicien que revient cette responsabilité de façon à ce que moi je sois toujours marqué avec la dimension pédagogique et je pense que là – là le Master que j’ai fait a légitimé ma fonction – (euh) les 50% qui m’ont été octroyés ont été acceptés par l’équipe pédagogique – alors je ne dis pas (hein) – de temps en temps qu’il n’y a pas des trucs qui se font – mais c’est parce que c’est un groupe humain – il y a des trucs qui se font en loucedé – il y a des trucs que j’apprends – je me dis mince c’est un peu dommage quand même – on m’a fait un truc dans le dos là c’est pas très sympa mais bon – c’est la loi humaine (hein) je veux dire – faut pas en prendre ombrage parce qu’au bout d’un moment (euh) – globalement – on va dire que c’est accepté – bien accepté – et j’ai le sentiment (hein) en tous les cas – d’être reconnu d’un point de vue professionnel dans cette dimension pédagogique – pédago-technicien ? technico-pédagogue ? – tout dépend (hein) comment on le met – mais non non je pense que je suis reconnu par rapport à cela – d’abord parce que dans de plus en plus d’IFSI maintenant c’est des choses qui se déploient – qui se développent – alors après – c’est vrai qu’il a pu y avoir à un certain moment une forme de jalousie parce que certaines personnes auraient aimé – (bah) oui mais bon – c’est moi qui ai fait le Master. »
Joëlle Liorzou dit :

Vous avez su être au bon endroit au bon moment  
M.D ajoute :

« Sans doute - j’ai su saisir les opportunités – (euh) quand j’ai proposé de faire un Master (bah) les autres à ce moment là ne l’avaient pas proposé – alors après c’est vrai on peut toujours envier ce qu’à fait quelqu’un enfin (euh) je ne vais pas vous apprendre que l’année de Master que vous faîte bien c’est – pendant un an je n’ai pas eu de weekend – je n’ai pas eu de vacances – donc voilà donc (euh) maintenant je ne cherche pas non plus à en tirer une gloriole mais en tous les cas une légitimité de de poste occupé »
Joëlle Liorzou demande :

Les formateurs qui s’investissent davantage peut être dans la scénarisation à travers la plateforme, quelle reconnaissance ont-ils des autres et de la direction notamment ?

M.D répond :

« La direction – comme il y a une volonté que les choses se développent – donc il y a un intérêt porté à ce qu’ils font – je ne pense pas qu’il y ait de conflits entre ceux qui font et ceux qui ne font pas – en tous les cas moi je n’ai été témoin de rien du tout (hein) – et puis comme je vous le disais tout à l’heure – l’idée étant de toujours proposer même à ceux qui ne l’ont pas fait et éventuellement de venir – et il est toujours temps (hein) le train il avance certes mais enfin on peut toujours prendre à moment donné un wagon (hein) – et même si on a un train de retard – c’est pas grave on peut toujours récupérer – donc non non je trouve que c’est assez sain – maintenant je ne peux pas présupposer de ce que sera l’évolution dans la logique polaire – là j’en sais rien puisqu’on est en train de constituer les groupes projets là – avec une réalité – une efficience en septembre 2016 – donc peut être que là il y aura des choses qui se joueront – j’en sais rien – n’oublions pas qu’on est malgré tout autour de groupes humains – donc (euh) on retrouve toujours à la fois de la résistance au changement ou à trouver toujours des formes de jalousie – ça c’est – bon c’est comme ça maintenant – c’est aussi aux directions de le gérer – donc (euh) – c’est pas facile (hein) -  parce que là on va passer d’un groupe de 30 autour IFSI IFAS à un groupe de – on va dire globalement 50 personnes – donc (euh) oui sans doute que dans les 50 personnes il y en a qui n’auront absolument pas envie d’investir ce champ là – ça leur appartient – il faudra sans doute toujours les solliciter – les accompagner – leur montrer que – c’est souvent ce que je dis moi à mes collègues qui viennent un peu – je dis – « t’as trouvé un article intéressant – il est en pdf – on le dépose sur la plateforme – on fait du e-learning – je veux dire – c’est pas – on n’est pas obligé de faire des trucs qui vont clinquer, je veux dire c’est pas ça – on peut être efficace avec quelque chose d’extrêmement modeste – mais par contre tu permets à l’étudiant d’aller le récupérer lui même – de le lire quand il en a envie – de faire un exercice que tu as proposé – un quiz – ça peut être 3 questions – c’est pas grave – mais un quiz qui fait la synthèse de l’article que tu as proposé – à mettre en place c’est pas sorcier et on met le pied dedans – et quand on a mis le pied dedans je pense que on y revient. »
Joëlle Liorzou demande :

Diriez-vous qu’il y a un esprit de partage, de collaboration entre les formateurs ?      
M.D répond :

« Ah oui, oui oui, pas exclusivement dans ce champ là (hein) – nous on a déjà un truc qui peut paraître idiot mais on a un espace partagé entre tous les formateurs – un espace où tous les formateurs mettent à disposition les projets - les ressources – (euh) et le mettent en accès à tous – donc (euh) et ça c’est quelque chose qui a été initié il y a maintenant – ouais un dizaine -  une bonne dizaine d’années – et ça a été aussi – cet espace partagé – ça a développé une philosophie de l’échange – donc ça – je trouve ça positif – ça veut dire qu’un formateur maintenant il n’est pas attitré à une unité d’enseignement (hein) – l’année prochaine il change d’unité d’enseignement – et bien il a accès à l’ensemble des ressources qui ont été choisies – maintenant il peut le faire évoluer au contraire – c’est bien l’idée (hein) – il prend un projet existant et puis il va y apporter sa patte avec des ressources nouvelles – avec des modifications dans le format – passer d’un CM à un TD – d’un TD à une ressource d’e-learning – peu importe – en tous les cas il a à disposition quelque chose – donc (euh) – alors après – cet esprit collaboratif (euh) – parce que c’est un peu ça quand même – c’est un esprit collaboratif – bon bien il y en a certains qui le font plus vifs que d’autres – mais parce que c’est lié à l’humain et puis vous le savez bien il y en a qui pensent que ce qu’ils font c’est ce qui se fait de mieux – en dehors de points de salut – ils peuvent se sentir assez isolés au bout d’un moment ces gens là – donc (euh)  »
Joëlle Liorzou demande :

Avez-vous une fonction managériale vis à vis de cette équipe de formateurs ?
M.D répond:

« Non, pas en tous les cas dans la dimension e-learning - pas actuellement - sans doute l’année prochaine à 100% oui – mais actuellement non – actuellement on va dire que c’est plutôt un 58% de production – alors que l’année prochaine je serai sur un 100% qui sera à la fois du management de projets – de la production – (hein) où là je combinerai les deux – et là je suis en train de constituer le groupe projet qui va travailler – d’ailleurs le groupe projet que j’espère à parité – je le voudrais à parité – je ne veux pas que – parce que souvent – on le sait –il y a une question de genre dans les technologies – et les hommes sont plus présents dans les technologies comme si il fallait savoir comment marche un aspirateur pour passer l’aspirateur – et donc (euh) là ce que je souhaite moi c’est une vraie parité – et donc c’est un vrai problème parce que il va y avoir des insatisfaits – il va y avoir des gens contents – mais – et j’aimerais en plus dans la constitution des groupes – du groupe projet - des candides – et des gens même quasi opposants – il faut que je stratégise un peu ça – mais parce que je pense que de temps en temps un candide ou un opposant - c’est ce que je vous disais (hein) -  c’est le poil à gratter qui nous fait peut être éviter de faire des bêtises – donc je vais voir – mais ça c’est encore en construction – donc j’en parle que très modestement »
Joëlle Liorzou demande :

Donc la posture que vous imaginez pour l’instant avoir, c’est celle de travailler beaucoup plus en mode projet, solliciter la collaboration et de prendre de chacun, à tous stades, ce qu’il peut éventuellement apporter ?
M.D répond :

« Même s’il y aura un groupe de production – mais le groupe de production il ne fera que mettre en forme ce qui sera amené par d’autres et discuter par un groupe – et d’ailleurs in fine la production – elle sera validée par un groupe – (hein) rediscutée – modifiée – oui oui il faut – sans paraphraser Clémenceau mais l’informatique est une chose trop sérieuse pour ne la laisser qu’aux informaticiens et comme la pédagogie est une chose trop sérieuse pour ne la laisser qu’aux pédagogues – donc (euh) voilà – donc il faut vraiment des gens qui viennent d’horizons différents qui ont effectivement des expériences différentes – qui sont capables – dans une logique d’innovation – de créativité – d’avancer – mais on ne met surtout pas entre les mêmes mains d’experts des projets – non non ça c’est trop dangereux – ça vous pète à la gueule parce que vous faite des constructions des supports clinquants – mais dès que vous avez passé la première image – et bien derrière c’est du vide sidéral quoi – et donc – il ne faut pas oublier qu’on est dans une formation professionnelle – donc il y a du contenu – il y a une logique de construction professionnelle – d’acquisition de compétences et de développement de compétences et d’acquisition d’identités professionnelles – non non il faut que ce soit partagé – échangé – validé – réajusté – parce que entre ce qu’un groupe valide – à moment donné et moi j’espère bien – je ne sais pas comment je pourrai le faire mais alors faire participer les étudiants – eux aussi dans ces groupes là – c’est à dire le destinataire c’est l’étudiant – alors après comment on fera je ne sais pas – (hein) dans une logique de démocratie étudiante (hein) -  une vraie logique de partenariat (hein) – la nouvelle gouvernance c’est ça – donc il faut les intégrer – alors après certes c’est une équipe pédagogique qui à moment donné choisit – tranche – mais avec l’ensemble des avis et notamment celui de ceux qui vont être les bénéficiaires – c’est évident. »
Joëlle Liorzou demande :

Je voulais revenir sur la posture enseignante dont vous parliez en début d’entretien

Qu’est ce qui fait qu’il y en ait certains formateurs qui soient dans une posture enseignante et d’autres dans une autre posture ?  
M.D répond :

« Parce que je pense que certains s’y rassurent – certains peut être ont choisi de faire de la pédagogie non pas dans une logique où c’est l’apprenant qui apprend mais une logique où c’est l’enseignant qui dispense – parce qu’il reste encore (hein) ces formats là – on les trouve même à la fac […] – je pense que certains formateurs sont rassurés – ça a été leur façon de fonctionner pendant des années – donc actuellement ces outils numériques ça bouleverse un peu les façons de faire – les pratiques de nos étudiants bouleversent un petit peu nos façons de procéder mais ils n’ont pas encore franchi le cap – donc ils restent sur un modèle très transmissif – au demeurant certains étudiants et notamment dans les formations professionnelles – alors nous ça tend à changer mais certaines formations professionnelles les étudiants ils veulent du construit – (euh) – mettre l’étudiant en réflexion – de temps en temps ça leur demande - c’est un truc qu’on leur a pas appris – on ne les a pas mis la dedans – l’éducation Nationale comme disait Claude Allègre - c’est un Mammouth – et donc à l’éducation Nationale  on nous explique que au final ils font énormément de trucs magistraux – alors pas tous (hein) – il y a des gars là qui commencent à déployer les classes inversées - c’est fabuleux – mais pour un qui fait – il reste encore un format assez (euh) – ça tend à changer mais mais les formateurs qui sont là – les étudiants qu’on a là – ils étaient il y a 1 an 2 ans 3 ans à l’école – (bah) ils – et ont voit bien que certains sont totalement déstabilisés (hein) des fois – quand vous commencez à leur dire – (bah) oui là vous allez d’abord consulter les ressources que je mets à votre disposition et on mobilisera ce que vous allez avoir à travailler en TD en présentiel – d’ailleurs la première fois qu’ils viennent ils n’ont pas fait le boulot – donc on leur dit (bah) une fois ça passe – la deuxième fois vous irez faire le boulot pendant le présentiel – (bien dame) ils n’y reviennent pas – il y a aussi la mentalité des formateurs mais il y a aussi la mentalité des étudiants – puis il ne faut pas croire (hein) les étudiants sont derrière leurs ordinateurs – mais ils ne sont pas forcément derrière leurs ordinateurs dans la même logique que nous par rapport à une dimension socioconstructiviste (hein) – (euh) ils peuvent faire tout autre chose ou ils peuvent considérer que copier coller c’est apprendre – voilà donc il y a tout ça et on fait un travail nous avec les étudiants dès la première semaine – ce qu’on appelle web et culture informationnelle – c’est à dire qu’on les amène à aller chercher de l’info sur internet et à avoir une analyse critique – mais dès fois on est très surpris (hein) – ils sont capables de vous présenter quelque chose – je me souviens l’année dernière – un groupe d’étudiants qui prend sur un site très orienté scientologie – pour argent comptant – le contenu qui était mis à disposition – (bah) ouais – donc on fait un travail de déconstruction – d’analyse critique (hein) avec un certain nombre de critères (hein) pour dire bien oui mais faites attention quand même – qui a écrit ? – quand est-ce que ça a été écrit ? – qui sont ces gens là ? – Est-ce que c’est scientifique ? – c’est pas la même chose (hein) – il y a peut être « scient » mais entre l’église de scientologie et la dimension scientifique il y a un écart quand même – donc (euh) – et donc ça se travaille – et et je ne suis pas sûr que les nouvelles générations – alors certes ils utilisent ces outils numériques – mais ils ne les utilisent pas forcément pour apprendre – donc – c’est notre boulot de pédagogue là pour le coup – d’accompagnement et j’ai assisté il n’y a pas très longtemps à une conférence où le gars – (bah) oui – il rassurait tous les formateurs disant mais non – ne vous inquiétez pas vous avez toujours une utilité – vous aurez même encore plus d’utilité avec ces outils là que vous n’en aviez avant – par contre il faut que vous changiez votre façon de voir – changement de paradigme (hein) – passer d’un paradigme d’enseignement à un paradigme de formation où je suis avec l’étudiant pour le questionner – pour l’amener à mobiliser – puis à moment donné moi formateur – il y a des trucs que je ne sais pas – ok – je ne sais pas – bon – et bien ce n’est pas parce que je ne sais pas qu’on va s’arrêter là – on va aller chercher ensemble et puis on peut trouver des solutions – et puis des fois on a l’impression de savoir des choses et puis nos connaissances elles ont un peu évolué puis elles sont des fois obsolètes – il faut être humble par rapport à cela – il faut être avec les étudiants – la seule chose que j’ai tendance à leur dire – la différence entre vous et moi c’est que moi je l’ai déjà mon diplôme d’état d’infirmier et que vous vous êtes en train de le passer – c’est tout – après. »
Joëlle Liorzou demande :

Employez vous les mêmes termes et tenez-vous le même discours vis à vis des formateurs qui pourraient se poser des questions justement ?
MD répond :

« Oui – je pense oui – alors certes chaque formateur peut être différent et peut avoir une approche différente mais en tous les cas mon idées c’est – de montrer la plus value – ne rien imposer – d’avancer par petites touches – l’idée étant qu’à terme les gens prennent ou ne prennent pas - ça je veux dire on ne pourra rien imposer mais tant que je fais ce travail de pédagogie – de présentation – je me dis bien je suis dans ce pourquoi entre guillemets on me paye – mais ce n’est pas ça l’idée – c’est ce pourquoi je suis missionné (hein) – c’est pas ma mission – je veux dire c’est la la – ça peut porter à confusion ces termes là mais voilà maintenant je sais que j’ai des collègues – ça fait plusieurs fois que je les change – pour l’instant ça ne bouge pas – puis peut-être qu’à moment donné ça va bouger – puis peut être que ça ne bougera jamais – c’est comme ça. »
Joëlle Liorzou demande :

Il n’y a pas forcément d’obligations de mises en place pour l’instant ?
M.D répond :

« Non »
Joëlle Liorzou demande :

Y en aura-t-il dans l’avenir ?
M.D répond :

« Je ne peux pas vous dire - j’en sais rien - je ne sais pas - je doute – de toutes les façons je ne pense pas qu’on puisse rendre les choses obligatoires – il faut que les choses viennent – qu’elles soient choisies par les gens – l’obligation ça amène à l’échec – ça amène à la résistance encore plus importante – donc il faut plutôt faire œuvre de pédagogie – de présentation – pour qu’à moment donné les gens prennent conscience qu’ils peuvent avancer – alors c’est sur – on voit bien qu’avec ces outils là – tout avance très vite – et qu’on peut avoir la trouille que quelqu’un qui n’aurait pas à moment donné pris le train en marche soit complètement largué – je ne crois pas – je ne crois pas - parce qu’au final – c’est qu’une façon de voir les choses – dans la mesure ou la dimension technique elle appartient au technicien – la pédagogie elle avance toujours moins vite que la technique – par contre la question à se poser c’est – est-ce que cette technique elle est au service de mon projet pédagogique ou c’est simplement pour faire joli ? – parce qu’il y a des tas de formations comme ça qui s’octroient la dimension e-learning et au final – on sent bien que derrière ils se sont fait plaisir ils ont fait des montages – ils ont fait des machins – mais au final les bénéficiaires ? – moi les étudiants qui me diraient sur une séquence ça n’a pas fonctionné – ça ne nous intéresse pas – bon (bah) on va réinterroger – soit le format – puis peut-être qu’à moment donné ce n’est pas du distanciel qu’il faut mais du présentiel – là ce que j’explique à mes collègues c’est de ne jamais penser d’abord le distanciel mais d’abord de penser le présentiel – je vais travailler avec les étudiants là et de fait – de façon rétroplanning – je vais proposer en amont – de façon distancielle – et quand on a cette logique de penser d’abord le présentiel et notamment la construction parce que le TD – par principe (hein) – c’est l’étudiant qui est acteur – alors après ça – de temps en temps – vous le savez bien – ils y a des TD qui se transforment en cours magistraux déguisés – (hein ?) quand on rentre dans une salle on voit ça – est-ce qu’ils sont tous en rang les uns derrière les autres ou est ce qu’ils sont en petits plots de travail ? – s’ils sont tous en rang les uns derrière les autres on peut s’interroger -  autrement les gens qui ont vraiment envie que les étudiants produisent – réfléchissent – se trompent (hein) – aillent dans des chemins de travers – mais tant mieux à la limite à partir du moment ou moi – en terme d’animation – je suis capable – j’ai un objectif – on va y aller – alors après c’est vrai on est contraint par le temps même si parfois à mon avis le temps c’est une contrainte dont on satisfait bien parce qu’on fait ce qu’on veut aussi avec ça – mais (euh) à moment donné – ouais – ils ont avancé – mais s’ils n’ont pas avancé aussi vite que je voulais – quelle est ma part de responsabilité là dedans ? – voilà mais on en revient toujours à la pédagogie. »
Joëlle Liorzou demande :

Ils viennent vous voir les formateurs lorsqu’ils se questionnent ?
M.D répond :

« Oui – oui – et les étudiants aussi – je pense qu’il y a un système assez ouvert – ce matin j’ai deux collègues qui ont pris rendez-vous avec moi pour la semaine prochaine – qui ont envie de continuer à travailler – de déployer – il y a une collègue là – qui l’année dernière elle a fait un cours sur l’organisation du système de santé en France – elle dit de toutes les façons les étudiants ils ne viennent pas en cours – puis de toutes les façons ceux qui sont là ça ne les intéresse pas – elle me dit qu’est ce qu’on peut faire ? – je dis écoute on va voir – on va proposer un autre format – on va essayer de voir si en donnant quelques séquences vidéo – en alternant séquences vidéo avec un diaporama interactif – on va voir si ça marche – de toutes les façons là ça n’avait pas marché – ça ne les intéresse pas –on l’a fait l’année dernière sur une thématique qui est les outils de mesure des pratiques professionnelles – ma collègue me dit alors voilà – sans doute que le moment n’était pas bien choisi – c’était un vendredi – elle me dit – et bien écoute ils n’écoutaient pas – c’était le bordel – elle me dit j’aimerais bien voir ce qu’on peut faire – on a fait un montage dont je suis plus ou moins satisfait parce que le problème des fois – on part dans son machin et quand je l’ai revue après j’ai dit mince là on a merdé on n’a pas suffisamment séquencé les choses – on se retrouve avec un truc qui fait 30 minutes – on aurait dû avoir 10 10 et 10 -     
Joëlle aquiesce :

        d'accord

M.D continu :

      On va essayer de voir si en donnant des petites séquences vidéos en alternant - euh - une séquence vidéo avec un diaporama interactif - On va voir si ça marche - de toute façon la ça n’avait pas marché - Ça les intéresse pas - On l'a fait l'année dernière sur  -euh- la thématique est la mesure - les outils de mesure des pratiques professionnelles - Ma collègue me dit  voilà - alors c'était sans doute que le moment était pas bien choisi - C'était un vendredi  elle me dit « écoute - ils écoutaient pas -   c'était le bordel - J'aimerai bien voir ce qu'on peut faire » On a fait un montage - dont je suis plus ou moins satisfait - parce que le problème des fois - tu sais - on part dans son machin - quand je l'ai revu après je me suis dis « mince - la on a merdé - on n'a pas suffisamment séquencé les chose - on se retrouve avec un truc qui fait trente minutes » Et je me dis « non - on aurait dû avoir un truc qui aurait du faire dix - dix et dix » Je le referai - mais, je - je -  Mais voilà - on a fait évolué le système - Et bien même avec le truc dont on n'était pas satisfait - les étudiants - parce que ma collègue a fait un enquête auprès des étudiants et ils ont trouvé que c'était vachement bien - Mais voilà c'est pareil - c'est -  ils font au moment ou ils le veulent - Ils sont dans le train, ils prennent leur téléphone - ils travaillent dessus - Parce que nos - nos ressources sont optimisées pour téléphone - tablette - euh - ordi - Donc - euh - ils sont contents - Et alors les quizz - ça marche bien par contre - Ça c'est un truc - euh - je viens de finaliser - euh - une unité d'enseignement biologie fondamentale - Je leur ais mis toute une série d'exercice - ils peuvent y revenir comme ils veulent - Ben ils sont très contents - Calcul de dose - on arrive même à faire des calculs de dose comme ça - LA - avec des exercices soit on leur laisse - ils font comme ils veulent - ils font autant de fois les exercices qu'ils veulent - Soit on pose un cadre en disant voilà vous avez telle date pour réaliser l'exercice - et votre référent pédagogique aura connaissance du résultat obtenu - Et donc après - ben y a le formateur  référent va aller voir les résultats de l'étudiant va rencontrer l'étudiant par rapport à ça - Quelle aide personnalisée aussi - de quelle aide il a besoin par rapport à ça.

Joëlle Liorzou demande :

Et ce sont les formateurs qui construisent les quizz ?

    M.D répond :

   Euh - c'est les formateurs qui me proposent les quizz et c'est moi qui les mets en forme.

    Joëlle Liorzou répond :

       d'accord.

    M.D reprend:

    Parce que la j'ai toujours utilisé - on est quelques uns à utiliser la plateforme - Moi - ce que je voudrai à terme - c'est que tous les formateurs puissent utiliser la plateforme.

    Joëlle aquiesce :

       d'accord

    M.D continu :

   Euh - on a une plateforme - qui est - euh - on avait choisi de façon simple - Parce que quand on a fait notre choix de plateforme on avait fait un groupe de travail qui regroupait - euh- plusieurs formateurs  avec le centre de documentation intégré et ce - on avait testé cinq plateformes différentes - A la fin - il en restait deux - je fais la promotion de personne mais il restait moodle et chamilo - Euh - moodle c'est sans doute la plus performante - Mais c'est une usine à gaz - Et notre volonté c'était de rendre opérationnel avec trois clics une séquence de formation - Et la seule qui y répondait - alors je sais pas si vous connaissez chamilo - C'est - c'est une plateforme de formation - et donc on s'est arrêté sur celle la - On se pose toujours la question - c'est vrai qu'on est limité sur certaines choses - Mais - déjà si tout les formateurs l'utilisait avec les fonctionnalités qu'elle a - se serait déjà pas si mal -  Après c'est vrai qu'on peut toujours y rajouter - euh - euh - des classes à distance - des choses comme ça - mais bon - la visio - Il y a juste un truc je trouve qui manque - c'est la possibilité de créer des cartes - euh - des mind map -  Parce que je trouve, c'est des outils particulièrement intéressants et euh - bon ça c'est pas intégré - Bon ce qu'on fait c'est qu'on utilise autre chose - On a - parce que nous on a - euh - ben dans le cas euh - ben sans faire la promotion de google - Mais google ils ont au moins un avantage c'est qu'ils proposent aux  structures éducatives des espaces et des outils - Donc nous on a des - un - un google drive pour chacun de nos étudiants - Et donc sur ces espaces la on peut éventuellement proposer des rajouts de - de carte - Mais c'est vrai que j'aimerai autant que ce soit intégré à la plateforme.

    Lydie Dondelli acquiesse :

     hmm d'accord

Joëlle Liorzou demande :

       Et lorsque c'est pas intégré à la plateforme, justement, y a t-il une certaine liberté pour les formateurs de pouvoir justement accéder à d'autres outils ?

M.D reprend :

    Ah oui - les formateur - ils peuvent - Si ils ont d'autres propositions qui nous semblent intéressantes il y a aucun soucis - Aucun soucis - Moi ce que - je...on commence par regarder quelles sont les possibilités - de la - de la plateforme parce que c'est vrai  que quitte à avoir une plateforme et à la gérer et - ben autant qu'elle soit utilisée - Bon à coté de ça - si ce que souhaite  faire le formateur -on le trouve pas dedans - ben on va faire - on va - ben on va essayer de faire différemment - Des fois ça marche des fois ça marche pas hein - faut pas... Vous savez que la première fois que j'ai proposé une mid map collaborative - donc je propose - je - je - je mets à disposition aux étudiants l'ensemble - le descriptif - ce que - vous savez que cent cinquante étudiants sont venus à l'IFSI.

    Lydie Dondelli et Joëlle Liorzou aquiescent :

hmm hmm

    M.D continu :

   Comme quoi - Et pourtant des gens  qui ont entre - bon on va dire une moyenne  d'âge 22 ans - Je leur ai dit « mais qu'est ce que vous foutez la ? » je dis je vous ai proposé… Oui mais on préfère travailler ensemble en se voyant - Bon d'accord - donc ça veut dire ça c'était l'année dernière - y a deux ans - Cette année je la - je la propose - au mois de janvier tiens - Peut être qui va y avoir - on va changer - changer de - de  format et que là -  eux - ils vont vraiment travailler en collaboration à distance.

    Lydie Dondelli dit :

hmm, bien. Il est midi, comme on avait convenu.

    M.D répond :

     Oui oui - je suis désolé parce que j'ai effectivement un suivi de mémoire cet après-midi avec tout mon groupe d'étudiants - Je suis désolé - Mais si vous avez besoin de quoique ce soit - vous n'hésitez pas.




1   ...   18   19   20   21   22   23   24   25   26

similaire:

Travail de recherche effectué dans le cadre de icon«la belle et la bêTE» Dossier effectué dans le cadre du dispositif «Ecole et Cinéma»

Travail de recherche effectué dans le cadre de iconAu cours du 18
«un fait de civilisation participant du jeu et du travail dont la dominante est la recherche de la prouesse physique dans le cadre...

Travail de recherche effectué dans le cadre de iconAu cours du 18
«un fait de civilisation participant du jeu et du travail dont la dominante est la recherche de la prouesse physique dans le cadre...

Travail de recherche effectué dans le cadre de iconRecherche du temps libre Tome 2
«juvénilité» décroît quand on s’élève dans l’échelle des catégories socio-professionnelles : en 1975, à peine un employé sur cinq...

Travail de recherche effectué dans le cadre de iconFille de modeleur sur bois, Annie Haquette quitte son activité professionnelle...
«Il y a dans son travail une énergie, une inspiration offensive que l’on sent ancrées dans la recherche d’une dynamique première...

Travail de recherche effectué dans le cadre de iconTechnique Contemporain «patstec»
«Réflexion sur la place de l’objet dans la recherche scientifique. Premiers pas d’un projet mis en place dans le cadre du réseau...

Travail de recherche effectué dans le cadre de iconC inscrire son action dans le cadre des principes fondamentaux du...

Travail de recherche effectué dans le cadre de iconListe des Publications
«L'exclusion vue d'outre-Manche», dans Margaret Maruani (dir.), Egalité, équité, discrimination : hommes et femmes sur le marché...

Travail de recherche effectué dans le cadre de iconPréambule : L’objectif de ce travail n’est pas de se substituer au...

Travail de recherche effectué dans le cadre de iconEmmanuelle sibeud (département d’histoire, Paris 8)
...






Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
h.20-bal.com