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Annexe # 3 : Ressentis individuels des chercheurs



Joëlle
Mon ressenti sur la réalisation de ce travail de recherche réalisé en groupe porte sur mes intérêts professionnels, sur mes apprentissages en terme de méthodologie de recherche puis sur le travail collaboratif.
Mes premiers métiers, dans les secteurs de l'import-export, de la vente puis du marketing, m'ont appris à me centrer sur le client, cela m'a permis d'apprendre à exercer l'écoute active et à comprendre très vite comment il était possible d'en tirer profit. Depuis sept ans, je suis formatrice dans mes domaines de compétences et j'expérimente chaque jour, la centration sur l'apprenant. L'an dernier, lors de mon année en licence USETIC, j'ai observé la place qu'occupait l'outil collaboratif web 2.0 dans le cadre de mes activités professionnelles, puis je me suis auto-positionnée afin de comprendre pourquoi et comment je faisais usage des technologies en formation et comment les apprentissages se faisaient. En parallèle de ce projet d'étude, j'ai questionné mes collègues, dans les deux centres de formation dans lesquels j'interviens régulièrement et aujourd'hui, je fais un lien avec l'objet de recherche que nous avons choisi. Chez les formateurs que je côtoie, j'ai constaté qu'il y avait enthousiasme, engouement, crainte, méfiance, blocage et parfois rejet…
Dans l'étude que nous venons de mener, j'ai réussis à repérer plusieurs points de convergence sachant que le milieu professionnel est tout autre. En sus de mes observations, je m'imprègne et m'éclaire des lectures que j'ai pu faire à ce sujet : Hélène Papadoudi, Jean Luc Rinaudo, Brigitte Albero, Monique Linard, Marcel Lebrun, Pierre Musso, Claude Dubar…font partie des auteurs/chercheurs qui m’ont guidé. A présent je peux dire que toute recherche, en sciences sociales, doit être accompagnée de lectures appropriées. Cela permet de gagner du temps, d’éviter quelques erreurs, notamment liées aux interprétations et de trouver ses arguments, lorsque l'on veut exposer un fait. Pour ce qui concerne ce travail, j'ai donc étudié, en premier lieu, Le guide de l'enquête de terrain de S.Beaud et F.Weber, ce qui m'a permis de comprendre ce qui était attendu et de penser méthodologie de recherche en partant d'appuis théoriques. Le travail de retranscription m'a beaucoup intéressé. Quoique très chronophage, j'ai réalisé qu'entre le point d'analyse à chaud et l'étude de la retranscription, il y avait un écart considérable et une large place aux interprétations personnelles, liées à nos propres représentations et au filtrage naturel que nous faisons des données formulées par l'interviewé.

Ce projet de recherche, que nous venons de mener, en groupe de neuf, a généré, durant ce lapse de temps assez court, quelques régulations et des réajustements permanents. Nous avons parfois été forcés de prendre des décisions et de trouver des solutions dans l'urgence, ce qui a généré du stress, voire, des frustrations. Chacun a dû trouver sa place, lors des réunions mais aussi à distance. Les outils de communication pour lesquels nous avons fini par opter nous ont permis de mettre en place un dispositif cohérent et efficace (Answergarden, Gantt, tableau de suivi, Google Drive…) Cette expérience m'a aussi donné accès à de nouvelles observations sur les phénomènes de groupe, à travers le regard d'un projet : l'organisation, la production de documents, le soutien, les renforcements positifs, la présence sur le terrain et les retours, la planification des tâches et des activités, le pouvoir, la place et l'engagement de chacun, le partage, la motivation et les résistances.
Je crois aujourd'hui fortement, qu'il n'y a pas de conduite de projet sans résistance et je m'interroge : la résistance n’est-elle pas nécessaire au changement ?  
Yoann
Pas rendu
Lydie
Notre sujet de recherche est un sujet que je vis quotidiennement dans l’IFSI où je travaille. Un travail de distanciation a été nécessaire pour moi. Il fallait que notre enquête soit ciblée sur ma situation et en même temps qu’elle reste accessible à tous les membres du groupe qui ne connaissaient pas les spécificités de ce lieu d’enquête.
Je pense cependant que mon appartenance à l’IFSI m’a servi lors de l’entretien mené auprès du premier enquêté pour comprendre “un langage de métier” spécifique qui se partage entre la formation et la santé. Lors de cet entretien j’ai dû, encore une fois, effectuer un travail de distanciation pour rester dans un cadre d’enquête. Notre enquêté s’exprimait sur ses difficultés, les moyens mis à sa disposition...etc. Plus d’une fois j’ai été tentée de m’exclamer “c’est comme dans l’IFSI où je travaille” ! J’ai gardé ces propos (non sans difficulté) pour rester centrée sur notre enquête et j’ai attendu la clôture de l’entretien pour lui faire part des similitudes que j’avais observé dans ses propos.
Les résultats d’analyse me permettent de mettre en lumière des leviers que j’ai mis en œuvre sans forcément les penser lors de leur déploiement. La communication ou encore l’accompagnement sans jamais contraindre une personne à s’engager dans cette installation des TIC en formation sont des éléments que je mets en œuvre sans les conscientiser.
Céline
L’UE de Méthodologie me parait d’autant plus utile que ma pratique de la recherche universitaire date d’il y a quelques années. Si l’usage d’internet était déjà de mise pour les courriels, les recherches s’appuyaient avant tout sur une lecture scrupuleuse des ouvrages cités dans les bibliographies délivrées par nos enseignants.
Le sujet de l’introduction des TIC dans la pratique de formation choisi pour notre recherche est par conséquent un sujet universitaire utile, un enjeu professionnel futur mais aussi un questionnement personnel brûlant. Sans m’auto-évaluer à un niveau “de base” de l’usage des TIC, je n’en ai pas non plus l’expertise et adopte a priori une attitude compréhensive face aux professionnels étudiés, éventuellement en difficulté face à la commande qui leur ai faite de s’approprier ces outils. Cette empathie va m’amener à demander des précautions sur la notion de “résistances” et la nécessité de prendre en compte les raisons “défendables” des acteurs de ne pas embrasser d’emblée la voie numérique. Je pense que cette précaution a servi l’objectivation du questionnement dans la recherche. Si le numérique est la nouvelle norme professionnelle, l’adoption de cet outil dans la pratique “ne va pas de soi”.
Dans un aller-retour réflexif tout au long de l’exercice, j’expérimente en effet les enjeux d’acculturation au numérique cités dans nos hypothèses : difficultés de cheminement face à la surabondance des ressources, questionnement sur la légitimité de sources trouvées sur le net, gestion du temps complexe, enjeux de la collaboration en ligne avec mes homologues enquêteurs… L’auto-formation aux outils et le relatif abandon méthodologique que j’éprouve dans ce nouvel environnement de l’Université m’interroge et m’éclaire à la fois, miroir de la situation des enquêtés de terrain.
Aussi mes constants efforts vont-ils se porter sur la méthodologie, et la mise au point de normes de fonctionnement au sein de l’équipe.

La réflexion en groupe est inconfortable pour ma façon de penser itérative. J’ai besoin de revenir souvent sur les termes afin de les redéfinir et préciser avant d’aboutir à une résolution. Ce travail en boucle n’est pas possible dans un groupe si nombreux et dans un temps si court. C’est la raison pour laquelle j’ai ressenti à plusieurs reprises que le sujet m’échappait et une certaine frustration intellectuelle.
Toutefois l’avance de certains étudiants en termes de bibliographie du fait de leur provenance récente d’une Licence permet au travail de groupe d’avancer plus rapidement, a priori au détriment de la méthodologie et de la réflexion, mais nos échanges ultérieurs nombreux ont permis de lever les ambiguïtés et les compréhensions discordantes.
Le travail de synthèse sur la problématisation m’a paru complexe en raison de la pluralité des sources, mais riche de sens. En conclusion : cet exercice quoi que très complexe et compliqué m’a permis de soulever plusieurs questions de méthode essentielles.
Kristen
Le sujet que nous avons choisi m’a aussitôt intéressée car il touche à un secteur professionnel que je ne connais pas (la santé) et il concerne des outils de travail (les TIC) dont j’ai une faible maîtrise. Il m’est alors apparu intéressant de me positionner dans une démarche de découverte, tentant alors d’ôter toute représentation et pré-notion que je pouvais avoir. En effet, lors des recherches exploratoires, il m’est arrivé très souvent de questionner mes propres résistances à l’usage du numérique dans mes pratiques étudiantes et professionnelles.
La principale difficulté que j’ai rencontrée est justement, ce travail exploratoire : tentant, dans un groupe conséquent (composé de neuf étudiants), de cibler les concepts pertinents pour notre recherche, j’ai souvent eu l’impression de “lire pour lire” et non pas d’être efficace pour ce travail collectif.
Enfin, j’ai trouvé le travail collaboratif à neuf très fastidieux de par nos difficultés à nous coordonner et à communiquer. Il me paraît moins chronophage et plus efficace de limiter les groupes de recherche à quatre étudiants.

Jose
Effectuer un travail de recherche avec neuf personnes, a constitué pour moi, en quelque sorte, un défi et une expérience enrichissante au niveau organisationnel et académique. C’est un travail qui m’a permis, d’une part, d’identifier les situations problématiques surgissant en institut d’infirmier par rapport aux usages numériques ; d’autre part, de participer à l’élaboration du cadre théorique avec la notion d’injonction paradoxale, notion qui est connue aussi par l’Ecole de Palo Alto avec la théorie de la double contrainte. Certes, on a eu beaucoup de difficultés au départ car on s’est trouvé en position d’aborder le sujet sous divers points de vue, et surtout avec un niveau d’exigence varié. Cependant, la distribution de rôles et de tâches nous a amené à utiliser nos points forts pour mener à bien ce travail. Grâce à cette expérience, j’ai acquis des compétences de groupe qui seront un atout dans mon futur métier d’enseignant-chercheur.                        
Marion
M’étant frottée à l’épreuve de l’écriture d’un mémoire il y a 13 ans, dans le cadre de mon diplôme de fin d'étude d’assistante sociale, l’idée de replonger dans le processus de recherche provoquait chez moi deux sentiments tout à fait opposés (répulsion et attraction). Toutefois la configuration n’était pas la même. Il était question d’un choix des “contraintes”, relatives à la reprise d’étude, dont la motivation était le moteur.
Concernant le dossier, l’aspect méthodologie me “parlait”, dans l’idée de regarder dans les interstices de l’évidence. Tel était mon regard. Toutefois, malgré l’avancée de nos travaux, lectures, écriture de nos questions de recherche, je buttai sur les mêmes questions : que soulèvent nos questionnements ? que mettent t’ils en lumière de ce que l’on ne soupçonnait pas au départ ? j’éprouvai alors bien des difficultés à me “décoller” de ce qui me semblait aller trop de soi ; relier les résistances à une dimension psychologique VS à une dimension de l’ordre de l’organisationnelle.
Des difficultés sur le plan du fonctionnement de notre groupe ont freiné ma progression. Il s’est avéré que ces difficultés à s’accorder, traduisait nos différences sur le plan de nos représentations, de nos conceptions de la dimension collective de ce travail, et donc de l’éthique et de nos valeurs. Ces difficultés, qui ont fait apparaître des tensions fortes entre certains membres du groupe, et j’en fais partie, ont mis en lumière que quelque chose chez nous était atteint, dans notre identité ? notre subjectivité, bien plus que ce que nous voulions bien en dire. (“on est trop nombreux, on n’a pas assez de temps”…).

A l’avenir, dans mes futurs travaux de recherche, je tenterai de clarifier autant que faire se peut la manière d’interroger un fait social, un comportement, à l’appui des concepts et notions comme repère dans mon cheminement.

Enfin, sur le sens de notre responsabilité partagée, chercheurs en herbe, il a été question pour moi de prendre acte, sur la question du choix de l’outil (l’entretien), des arguments apportés par la majorité des membres du groupe. Quand bien m^me je ne partageai pas leur choix (étape essentielle que cette construction et choix de l’outil, qui va produire un certain type de discours, plus ou moins orienté, plus ou moins riche et porteur de sens). Je reconnaissais la quantité de travail qu’avait demandé les retranscriptions. Je pouvais comprendre que d’aller “contre”, en expliquant après coup le “pourquoi” d’une autre façon de faire, pouvait être perçu comme déstabilisant et du coup, provoquer des réactions fortes.

Cette question de l’éthique du chercheur est une donnée que je n’avais pas en tête, et qui se posera, à l’avenir, sur les aspects de la méthodologie, des résultats, que la recherche se fasse en groupe ou seule.
Rocío
J’ai été la dernière à arriver dans le groupe et je me suis senti un peu perdue par rapport au sujet choisi. En effet, mon parcours n’avait rien avoir avec les instituts de formation d’infirmiers. Cependant, en étant dans une formation de TEF, les possibles difficultés de formateurs liées aux usages numériques dans leurs enseignements m’intéressaient beaucoup.

Dans les premières rencontres, j’ai vu que le défi principal à franchir c’était la communication y la division de tâches au sein d’un groupe très nombreux. Pour la rédaction du dossier de validation, nous avons dû faire preuve de professionnalisme et d’organisation afin de mener à bien chacune des étapes. Malheureusement, cela n’a pas été toujours évident.

Grâce à la mise en contexte des enjeux de notre problématique j’ai pu très vite m’impliquer dans le développement de nos réflexions. En fait, l’exercice de lecture et de recherche m’ont toujours aidé à comprendre une situation problème. C’est pour cela que je me suis proposé pour effectuer quelques lectures pour éclaircir le propos de notre recherche. Je me suis focalisée sur la définition d’injonction et son éventuel rapport avec les résistances des formateurs de l’IFSI où travaille Lydie. J’ai eu une excellente expérience à ce sujet car j’ai pu aborder des théories auxquelles je n’avais jamais eu l’occasion de m’approcher.
Béatrice
Ayant une expérience dans le domaine de la formation professionnelle pour adultes depuis un dizaine d’année, je me suis sentie immédiatement concernée par le sujet abordé, bien que le secteur de la santé me soit inconnu, l’intégration des TIC dans les apprentissages dépasse le cadre des secteurs d’activité. Connaissant bien les problèmes du terrain il m’est apparu intéressant de m’inscrire dans une démarche de recherche de notions théoriques. Ainsi j’ai travaillé sur la notion de compétence et sur le rapport de recherche proposant une méthode constructiviste de l’intégration des TIC dans les formations

La principale difficulté pour atteindre notre objectif a été de gérer le travail collaboratif pour un groupe de neuf personnes. D’ailleurs nous avons assisté à une évolution au niveau de l’organisation. Les premières rencontres ont été plutôt informelles avec simplement un document reprenant les échanges de la réunion et les différentes tâches à accomplir. Rapidement nous avons dû formaliser davantage avec la mise en place d’une répartition des tâches formalisées et des échéances à respecter. Chacun a pu ainsi se positionner sur différentes tâches, ce qui a facilité la communication et engendrer une entraide entre les membres du groupe. L’auto régulation du groupe s’est ainsi mise en place.

Cet exercice révèle à mon sens l’importance de la communication entre les membre d’un groupe, et les difficultés pour s’adapter à chacun en faisant abstraction de son propre cadre de référence afin de trouver un consensus pour finaliser un travail commun. Ainsi que la nécessité de fixer un cadre rigoureux afin de gagner en efficacité.


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