C’est tout à fait par hasard que j’ai fait la découverte de Jojo. J’avais bien entendu parler, dans ma famille, chez ma tante, qu’un de ses frères était mort





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A JOJO

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PAUVRETE OU MISERE ?

JOJO OU GEORGES BRIERE ?
René DUBOIS

Editions la Plume Boissiéroise

AVANT-PROPOS
C’est tout à fait par hasard que j’ai fait la découverte de Jojo. J’avais bien entendu parler, dans ma famille, chez ma tante, qu’un de ses frères était "MORT POUR LA FRANCE". Mais vous savez, les clichés, la peur du lendemain, ne nous permettaient pas d’en parler…, encore moins de s’interroger ! Dans ce milieu, né de la pauvreté, on ne se fait pas de cadeaux, mais on s’estime, on fait corps contre l’adversité, on fraternise. Nous étions les "ritals", eux en plus étaient des" brocanteurs", des "chiffonniers". Nous étions tous des "bons à rien", des "sales cocos". Alors pourquoi nous mettre en valeur ?

Sans le savoir, Georges Brière, Jojo allait être notre guide, la voie de ceux qui ne renoncent pas à devenir membre à part entière de la Société.
Comme lui, son "moi" s’effaçait devant l’autre. Comme lui, faire des études, réussir à l’école, dans son projet de vie, c’était pour faire progresser la famille, les enfants, notre société. Comme lui, notre premier combat était celui de la Fraternité, de la Dignité et du Respect.
Mais il est mort au combat. Aujourd’hui, nous sommes sûrs qu’il n’est pas mort pour rien. S’il était là, il nous verrait tous, comme il aurait aimé nous voir, des Hommes libres, empreints d’Humanisme et d’Amour…
Puisse son histoire, rappeler à tous, que le bonheur d’un peuple se construit sur les valeurs de notre République, la Liberté, l’Egalité, la Fraternité, la Laïcité, et que rien, ne doit permettre à quiconque de déroger à cet indispensable combat.

SLAM A JOJO
C’étaient les années vingt, les années d’après-guerre

Quartier des Trois Fontaines, baraquement des Brière…

Deux cent six, Saint-Thierry, le héros des cent hères

Jetait son premier cri du ventre de sa mère…
Pauvreté ou misère…

Jojo ou Georges Brière ?
C’étaient les années trente, la fratrie prolifère,

Dix enfants à nourrir, quatre sœurs, cinq-six frères,

Bosser, trimer, gueuler le travail c’est galère,

Mais tout le monde s’y met, c’est normal pour son père…
Pauvreté ou misère…

Jojo ou Georges Brière ?
C’était l’année trente-neuf, l’année de la drôl’ de guerre

Où les gens biens s’côtoient entre hauts dignitaires

Où les pauvres rémois n’ont plus que la "cure d’air "

Pour rêver d’avenir, de vacances populaires…
Pauvreté ou misère…

Jojo ou Georges Brière ?
C’était quarante-et-un, Toulon port militaire

Un patriote français, engagé volontaire

Embarque pour Oran pour mieux servir sa Terre

Et vaincre le démon aux rêves totalitaires…
Pauvreté ou misère…

Jojo ou Georges Brière ?
Trois années d’instruction, la santé ne va guère

Mais qu’à cela ne tienne, il faut être un cerbère,

Reconquérir l’Alsace, que la France se libère

Du joug des oppresseurs … On a assez souffert !
Pauvreté ou misère…

Jojo ou Georges Brière ?
La Chapelle-Rougemont, vingt-cinq novembre, tonnerre

La nuit tombe à jamais dans les yeux qui s’éclairent

Bercés de quelques larmes comme premier suaire…

Perdre sa vie pour l’ombre, c’n’était pas son affaire…
Pauvreté ou misère…

Jojo ou Georges Brière ?
Dix-huit juin quarante-cinq, l’Homme au grand caractère

Le De Gaulle des mémoires, l’exilé libertaire

Engage la Nation au respect planétaire

De ceux qui ont péri pour que nous restions frères…
Pauvreté ou misère…

Jojo ou Georges Brière ?
Une crypte, quinze corps, le temps communautaire

Comme une page d’oubli laisse le temps se défaire…

"Mon général" revient, il ne faut plus rien taire

Ce s’ra l’Mont Valérien, à jamais millénaire…

Pauvreté ou misère…

Jojo ou Georges Brière ?
C’ n’était rien qu’un parent, de mon oncle, le beau-frère

Un fusilier marin, né très pauvre mais si fier

De porter nos couleurs, un simple visionnaire

Oublié de ses proches, riches ou prolétaires…
Pauvreté ou misère…

Jojo ou Georges Brière ?
Comm’ c’est drôl’ aujourd’hui d’voir ton nom sur ta terre

Aux frontons d’deux Ecoles, deux Lycées populaires

Où l’espoir d’s’en sortir construit notre lumière…

Un juste retour des choses d’la pensée ouvrière…
Pauvreté ou misère…

Jojo ou Georges Brière ?
Lui, le pauvr’ mal loti, combattit la misère

Celle qui prive de penser, de vivre sans repère…

Jojo c’était l’ami, le confident, le frère

Je voudrais qu’aujourd’hui il soit Georges Brière…

René DUBOIS

26 juillet 2012


Ce qu’on dit de lui, Ce qu’on sait de lui…

Georges Brière est né le 24 Décembre 1922 à Reims (Marne). Aîné d'une fratrie de neuf enfants, Georges Brière est le fils d’Eugène Brière, un chiffonnier-brocanteur, et de Georgette Fournier. Il passe sa jeunesse à Reims, principalement dans le quartier Saint-Thierry où il fait ses études à l’école primaire. Puis c’est le travail à douze ans, aider son père, distribuer les journaux…

Mais son appétence de culture veut le construire en Homme. Il va s’inscrire aux cours du soir à "Jolicoeur", le futur Lycée rouge "Roosevelt". Il s’intéresse à la vie citoyenne. Il a des convictions de patriote.

Il n'a pas dix-huit ans lorsque l'armistice de juin 194O est signé. Très patriote, Georges ne peut se résoudre à la défaite. Après mûre réflexion, le 16 février 1941, il quitte sa famille, traverse la ligne de démarcation et gagne Toulon pour s'engager dans la Marine nationale.

A l'issue de son incorporation, il est désigné comme canonnier pour la Défense Contre Avions d' Oran avant de rejoindre le 1er régiment de fusiliers-marins de la 1ère division de la France Libre.

Avec cette unité, il effectue la campagne d'Italie durant laquelle il s'illustre comme mitrailleur de jeep en faisant preuve d'un courage hors du commun au carrefour de Ponte-Lucano, près de Rome, le 5 juin 1944, pour libérer Bergame.

Puis c'est le sud de la France, la remontée vers les Vosges et l'Alsace, période durant laquelle il se signale encore par son sang-froid et sa bravoure. Le 25 novembre 1944, son groupe s'empare du village de Chapelle-sous-Rougemont, en Territoire de Belfort, mais l'ennemi contre-attaque vigoureusement et Georges Brière est grièvement blessé. Il décède à peine arrivé au poste de secours, à Giromagny.

La reconnaissance de la nation lui est acquise le 18 juin 1960 quand le Général De Gaulle inaugure le "Mémorial de la France combattante" du Mont-Valérien. Seize corps y symbolisent les différentes formes de combat pour la libération du pays. La dépouille du matelot fusilier Georges Brière repose au milieu de ces héros.

Il était Matelot.

Son unité : 1er régiment de fusiliers marins

Il a été décoré :

Médaille Militaire

Croix de Guerre 39-45 avec palme

Citation à l'Ordre de l'Armée de Mer

Citation à l'Ordre de la Division

Citation à l'Ordre du Régiment


Son corps repose au cimetière de Crypte du Mont-Valérien

Son décès est inscrit à la commune de Reims

Document portant la mention MPLF : Acte de décès n° 1035du 14/10/1947 (voir fac-similé)

Le 1er régiment de fusiliers marins

Le 1er régiment de fusiliers marins (RFM) est créé au cours du dernier trimestre de 1943, par une émanation du 1er bataillon de fusiliers marins (BFM). Il reçoit son drapeau le 26 janvier 1944 et entre en opérations en mai de cette même année.

Il va d’abord participer à la campagne d’Italie, en étant incorporé à la 1re Division Motorisée d’Infanterie (DMI) : il prend position dans le secteur compris entre la vallée du Liri et Castelforte, le long du Garigliano (l’offensive déclenchée le 11 mai se prolongera jusqu’au 19 juin).

Toujours incorporé à la 1er DMI, il poursuit par la campagne de France, en débarquant le 17 août 1944 à Cavalaire et en progressant jusqu’à Toulon atteint le 25 août. Il va avancer jusqu’à Lyon où il se regroupe le 8 septembre.

Du 18 novembre au 3 décembre, les 4 escadrons du régiment sont répartis dans les groupements tactiques formés au sein de la DMI qui coopère étroitement à l’avance de la 1re armée française sur le Rhin et Mulhouse.

Toujours sur le front de l’est, il éclaire l’avance victorieuse de la DMI vers le Rhin et au pont de Marckholsheim ouvre le passage aux blindés de la 2e DB.

Enfin, en mars 1945, il participe aux dernières opérations à la frontière italienne destinées à interdire tout débarquement ennemi sur la plage, du côté de Menton ; et en avril il assiste les unités d’infanterie de la DMI dans leurs attaques contre l’ennemi qui est retranché dans les villes italiennes proches de la frontière.

Le 1er mai, le 1er RFM fait mouvement sur Draguignan et la Ferté-sous-Jouarre où sa dissolution est ordonnée.

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Georges en 1942

Défense contre-avion d’Oran

QUELQUES NOTES DE SA VIE


L’un des derniers baraquements debout !

C’était l’un des derniers baraquements de la rue Albert Schweitzer de Reims. Il a disparu depuis quelques années pour faire place aux jardins ouvriers. C’est dans l’un de ces bâtiments de bois que Jojo a vécu sa jeunesse. Son père l’avait aménagé, il y avait fait installer l’eau puis l’électricité. Son métier de chiffonnier l’occupait toute l’année, samedis et dimanches compris. Pas question de vacances, les brocanteurs étaient très visités, très sollicités par tous ces gens pauvres de la périphérie rémoise qui voulaient améliorer leur habitat : une fenêtre, une porte, une vitre, un vieux lit, un peu tout et n’importe quoi du moment, et ce n’était pas cher ! Dès sa plus tendre enfance, le coup de main de Jojo était apprécié par son père…

Dans le jargon des chiffonniers, ce marché, paradis du bric à brac est résolument tourné vers la vente d’objets très divers, "dans leur jus", ce qui signifie "dans l’état où ils ont été trouvés"… On y trouve pêle-mêle une multitude de trouvailles dont vous vous évertuerez à trouver une destination faute d’en connaître l’origine ou l’objet !
Car dans ce monde renaissant, de l’entre-deux guerres, la récupération informelle des déchets est l'activité essentielle de ceux qui n’ont qu’un toit de planches pour vivre. Alors, ils trient et extraient manuellement des matériaux recyclables divers et réutilisables depuis les déchets mélangés, dans les décharges légales et illégales, aux dépôts et sur, voire sous, les piles de déchets, dans les poubelles, aux différents points de transferts, dans les camions de transport ou ailleurs.
Quand cette activité est pratiquée dans les poubelles, on utilise l'expression « faire les poubelles ». Mais, ce n’est pas ce que faisait son père. Lui, il récupérait ce que les gens ne voulaient plus, à la source, avant qu'ils ne soient jetés et mélangés à d'autres déchets…
Puis il les valorisait, en faisant le bonheur de quelques familles. Le regard porté par la société n’était pas des meilleurs, excepté ces familles qui savaient trouver auprès des "Brière" l’indispensable bahut ou fenêtre qu’ils ne pouvaient acheter neuf !
Car les "Brière" participaient à leur manière à l’économie, à l’économie sociale et solidaire comme on dirait aujourd’hui.
Il faut nourrir la grande famille de neuf enfants. Outre Georges, Jojo il faut penser à Jean, Jeannot, à Reine, à Pierrette, à Michel, à Micheline, Chouquette, à Claude, Coco, à Marie-Rose, Zézette, à Henri, Riri…
Très vite, Georges a dû quitter l’Ecole de la République, l’Ecole des Belges, et participer à la vie professionnelle de son père. Mais ce n’était pas suffisant pour lui. Il lui fallait se former, apprendre à apprendre. Il lui fallait gagner sa vie, de quoi payer ses études. Non pas que les études coûtaient, mais tout ce qui va avec, les livres, les cahiers, les crayons, les déplacements….
Alors il va porter les journaux, tôt le matin, tous les jours, même le dimanche, comme dans la chanson "Ma France" de Jean Ferrat "Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches, Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien, Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche, A l'affiche qu'on colle au mur du lendemain,
Ma France…"
Il sait qu’il doit étudier s’il veut progresser dans ce monde qui change, dans ce monde où tout bouge de jour en jour… Et même si les bruits de bottes commencent à résonner de l’autre côté du Rhin, il est loin de penser encore à une nouvelle guerre.

Alors il va gagner au courage, le droit de s’instruire, au Collège "Jolicoeur",  ce collège de briques rouges qui deviendra plus tard le Lycée Roosevelt, là où sera signée le 7 mai 1945, la reddition allemande, dans l’une de ces salles de classe devenue à jamais la "war room"… Il y suit des cours du soir pour devenir charpentier…

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Le collège de la rue Jolicœur à Reims

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La cour intérieure du collège avant la 2ème guerre mondiale
Et puis il s’engage et vous connaissez la suite…






c:\dubois rene\la plume boissieroise\livres\georges briere\brière_georges_citation régiment_05pg.jpgCitation à l’ordre du Régiment

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Citation à l’ordre de la Division

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Citation à l’ordre de l’Armée de Mer

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Acte de décès 25 novembre 1944

REIMS A LA FIN DE LA "GUERRE 14"

A la fin de la 1ère guerre mondiale, Reims était une ville détruite à environ 60 %. Elle avait été vidée de sa population civile, évacuée en mars 1918.

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La rue Gambetta et la cathédrale à la fin du conflit.

En juillet 1919, le président de la République, Raymond POINCARE, est venu remettre la Légion d'honneur et la Croix de guerre à la ville des sacres érigée
en ville martyre… 25 000 Rémois seulement avaient pu se réinstaller dans la ville, alors que sa population s'élevait à environ 120 000 habitants en 1914 !

La reconstruction des maisons d'habitation ne fut véritablement engagée qu'à partir du début des années 1920.
Celle des monuments, confiée à l'architecte en chef des Monuments historiques, Henri DENEUX, donna lieu à de longs travaux préparatoires d'inventaire des dégâts et de fouilles archéologiques.

Les baraquements provisoires en planches édifiés près de la gare, dans des jardins publics, en périphérie de ville, donnaient à Reims "un aspect semblable aux cités du Transvaal ou du Colorado quand on découvre un filon" (Paul Marchandeau, Maire de Reims).

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L'œuvre du Retour à Reims est fondée, le 17 janvier 1919, par la comtesse de Mun. Elle distribue aux arrivants du linge, des matelas …, et procure gratuitement du mobilier pour les veuves dans le besoin, les familles nombreuses, les vieillards, les malades…

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Une économie de la récupération se met en place… C’est là que le papa de Georges va trouver son métier…

Reims n’était qu’un hérissement d'échafaudages, et partout des compagnons qui travaillaient dur, raclaient à grand bruit la pierre ou alignaient des briques, tandis que tombereaux et camions cahotaient lourdement sur les pavés disjoints. Par temps sec, une poussière impalpable et âcre envahissait l'atmosphère et saupoudrait la ville ; dès qu'il pleuvait, une boue blanchâtre et poisseuse recouvrait les rues et éclaboussait les vêtements en y laissant des taches grasses et indélébiles. C’est là que les chiffonniers trouvaient leur bonheur !

Tout un village de baraquements couvrait les grandes allées de chaque côté de la gare…

Le Plan Ford prévoyait de créer une douzaine de cités jardins reliées entre elles par une ceinture verte de parcs destinés à séparer les quartiers d'habitation des zones industrielles…

Mais tout le monde ne trouvait pas son logement, et des villages de baraquements se reconstruisaient en périphérie, comme ceux du quartier des Trois-Fontaines, là où allait naître Georges…


TINQUEUX

La Grande Rue après la guerre


TINQUEUX

La rue Jean Gutenberg

Le quartier des Mal Lotis
Mémorial de la France combattante

Le Mont Valérien - Suresnes

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Le Mémorial de la France combattante est un monument d’hommage aux Français combattants, résistants et déportés de la Seconde Guerre mondiale. Il se trouve sur le Mont Valérien, dans la ville de Suresnes.

Cet emplacement fut choisi car il fut le lieu plus d’un millier d’exécutions de résistants (c’est là que furent fusillés Honoré d’Estienne d’Orves ou les 23 membres du Groupe Manouchian). Un circuit partant du monument retrace d’ailleurs les derniers pas des condamnés, de la chapelle où ils étaient enfermés à la clairière où ils étaient fusillés. Devant la chapelle, depuis 2003, une cloche, œuvre de Pascal Convert, est gravée avec le nom des 1 008 fusillés identifiés.


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Dès le 18 juin 1945, le général de Gaulle rend à cet endroit un hommage aux « massacrés et aux fusillés ». Le 11 novembre suivant, sous la direction d’Henri Frenay, alors ministre des prisonniers, déportés et réfugiés du gouvernement provisoire, 15 corps de combattants de la Guerre de 1939-1945, originaires de France et des colonies (Tunisie, -Maroc, Tchad, Burkina Faso), dont deux femmes : Berty Albrecht et Renée Levy sont inhumés dans une crypte provisoire.

En 1952, on y place également le corps d’un Français résistant d’Indochine tué par les Japonais.

En 1958, le général de Gaulle, revenu au pouvoir, charge Félix Brunau d’édifier un véritable monument, inauguré le 18 juin 1960. L’esplanade du monument fait plus de 10 000 m2. Un mur de 150 m de long, en grès rose, est accolé au Mont Valérien.

Au milieu de ce mur, une grande croix de Lorraine marque l’entrée de la crypte où reposent les 16 combattants. Le caveau n°9 attend le dernier Compagnon de la Libération. Devant la croix de Lorraine brûle une flamme en permanence. Le long du mur, 16 sculptures différentes, en bronze, symbolisent les différentes formes des combats pour la Libération.

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Sont inhumés dans ce mémorial :
-Caveau n° 1 : Diasso Kal Boutie (1919-1940) Soldat au 16e Régiment de Tirailleurs Sénégalais. Tué
-Caveau n° 2 : Edmond Grethen (1898-1945) Inspecteur en chef de la Garde Indochinoise. Fusillé
-Caveau n° 3 : Raymond Anne (1922-1944) Sergent FFI, « Filochard » dans la Résistance. Tué
-Caveau n° 4 : Maboulkede (1921-1944) Soldat au 24e Bataillon de Marche
-Caveau n° 5 : Berty Albrecht (1893-1943) Compagnon de la Libération. Torturée

-Caveau n° 6 : Maurice Debout (1914-1944) Prisonnier de guerre. Fusillé
-Caveau n° 7 : Pierre Ulmer (1916-1940) Dragon du 4e Régiment de Dragons Portés. Tué
-Caveau n° 8 : Georges BRIERE 1922-1944) Matelot au 1er Régiment de Fusiliers Marins. Tué
-Caveau n° 10 : Alfred Touny (1886-1944) Compagnon de la Libération. Fusillé
-Caveau n° 11 : Jean Charrier (1920-1944) Soldat au 152e Régiment d’Infanterie. Tué
-Caveau n° 12 : Allal Ould M’Hamed Ben Semers, (1920-1944). Soldat au 1er Régiment de Tirailleurs Marocains. Tué
-Caveau n° 13: Mohamed Amar Hedhili Ben Salem Ben Hadj (1913-1940). Soldat au 4e Régiment de Tirailleurs Tunisiens. Tué
-Caveau n° 14 : Arnaud Henri, (1907-1944) Commandant la 4e escadre de chasse. Tué
-Caveau n° 15 : Maurice Duport, (1919-1944). Sous-lieutenant au 22e Bataillon Nord-Africain. Tué
-Caveau n° 16 : Antoine Mourgues, (1919-1942). Caporal-chef au Bataillon du Pacifique. Tué
-Caveau n° 17 : Renée Lévy (1906-1943). Déportée-résistante. Décapitée

Parmi les fusillés du Mont Valérien on compte 7 Compagnons de la Libération : aucun d’eux ne reposent ici.
-Bernard Anquetil a rejoint le caveau de famille de Colleville-sur-Mer dans le Calvados.
-Martial Brigouleix a été inhumé au Carré Militaire du cimetière de Bagneux dans les Hauts-de-Seine.
-Bernard Chevignard a été inhumé au cimetière d’Ivry, puis transféré en 1949 dans le caveau familial du cimetière de Dijon.
-Jan Doornik est inhumé au cimetière du Père Lachaise à Paris.
-Roger Dumont a été inhumé au cimetière parisien d’Ivry-sur-Seine.
-Honoré d’Estienne d’Orves a été inhumé à Verrières le Buisson.
-Henri Schaerrer (lieu inconnu).

Le caveau n°9 est vide : il accueillera la dépouille du dernier Compagnon de la Libération.

Tous les 18 juin, la Chancellerie de l’Ordre de la Libération organise dans ce mémorial une cérémonie de commémoration de l’appel du général de Gaulle.



Mémorial de la France combattante

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Le Mémorial de la France Combattante au Mont Valérien

La Croix de Lorraine au mémorial du Mont Valérien.
Le Mémorial de la France combattante est un monument d'hommage aux Français combattants, résistants et déportés qui se trouve sur la ville de Suresnes (Hauts-de-Seine) sur la pente du Mont Valérien, au pied de la forteresse du Mont-Valérien (laquelle a pour altitude 162 m). Tous les 18 juin, la Chancellerie de l'Ordre de la Libération y organise une cérémonie de commémoration de l'appel du général de Gaulle
Histoire du mémorial
La forteresse du Mont-Valérien fut le lieu de plus d'un millier d'exécutions des résistants[2], comme Honoré d'Estienne d'Orves ou 22 membres du Groupe Manouchian. Dès le 18 juin 1946, le général de Gaulle rend à cet endroit un hommage aux « massacrés et aux fusillés »[][].

Le 11 novembre suivant, sous la direction d'Henri Frenay, alors ministre des prisonniers, déportés et réfugiés du gouvernement provisoire, 15 corps de combattants de la Guerre de 1939-1945, originaires de France et des colonies (Tunisie, Maroc, Tchad, Burkina Faso), dont deux femmes : Berty Albrecht et Renée Levy sont inhumés dans une crypte provisoire. En 1952, on y place également le corps d'un Français résistant d'Indochine tué par les Japonais. En 1958, le général de Gaulle, revenu au pouvoir, charge l'architecte des bâtiments civils et palais nationaux Félix Brunau d'édifier un véritable monument, inauguré le 18 juin 1960[].

Description du monument

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/5c/monument_du_mont_val%c3%a9rien%2c_d%c3%a9tail.jpg/220px-monument_du_mont_val%c3%a9rien%2c_d%c3%a9tail.jpg

Entrée de la crypte.

L'esplanade du monument fait plus de 1 000 m2. Un mur de 150 m de long[], en grès rose des Vosges, est accolé au rempart en meulière de la forteresse. Au milieu de ce mur, une grande croix de Lorraine de 12 m de haut[] marque l'entrée de la crypte où reposent les 16 combattants. Le caveau no 9 attend le dernier Compagnon de la Libération[4]. Les 17 caveaux sont disposés en arc de cercle, avec au centre une urne contenant des cendres recueillies dans des camps de concentration, ornée d'une sculpture en métal représentant une flamme[].

Sur le pied de la croix est gravée l'inscription extraite de l'Appel du 18 juin :

« QUOI QU'IL ARRIVE LA FLAMME DE LA RESISTANCE NE S'ETEINDRA PAS. »

18 juin 1940 Charles DE GAULLE
Devant la croix de Lorraine, une flamme jaillit en permanence d'un brûloir en bronze. Le long du mur, 16 sculptures différentes, équivalentes des métopes grecques, en bronze, symbolisent les différentes formes des combats pour la Libération.

L'achèvement d'un centre d'information et d'accueil du public, en construction depuis 2008, est prévu pour 2009[].



Le LYCEE POLYVALENT "GEORGES BRIERE"

"Croix Cordier" de Tinqueux

"Val de Murigny" de Reims

croix cordier val de murigny

Depuis le 16 avril, le nouvel établissement issu de la fusion du lycée polyvalent Val-de-Murigny à Reims et du lycée professionnel Croix Cordier à Tinqueux, se dénomme lycée polyvalent Georges Brière.
Georges Brière, matelot canonnier, est enterré au mémorial du Mont Valérien représentant tous les corps de troupes de la France libre. Ce garçon né le 24 décembre 1922 à Reims, engagé volontaire en 1941 à Toulon, a été blessé mortellement à La-Chapelle-sur-Rougemont le 25 novembre 1944 lors de l'offensive d'Alsace. C'est lui qui a été choisi pour représenter l'ensemble des personnels de la Marine Nationale, décédés durant la seconde guerre mondiale.
Lutte contre le décrochage au lycée Georges-Brière



Le lycée Georges-Brière est issu de la fusion des deux lycées du Val-de-Murigny et de Croix-Cordier (Tinqueux) en 2011. Depuis le 16 avril 2012, il a été rebaptisé du nom de Georges-Brière, un fusilier marin originaire de Reims, engagé volontaire en 1941 et décédé à l'âge de 22 ans, en novembre 1944, au cours de l'offensive d'Alsace. Le lycée sera officiellement inauguré d'ici la fin de l'année 2012. Le proviseur, Philippe Louges, aura les deux sites sous sa direction : 600 élèves pour le site de Murigny et 300 élèves pour le site de Tinqueux. Pour l'accompagner dans ses décisions : deux nouveaux proviseurs-adjoints, Thierry Wary et Ali Lassed.


Une section Bac pro « Electronique » ouvre cette année à Murigny et une section bac pro « Maintenance des équipements industriels » est inaugurée à Tinqueux. Le lycée a pour projet le lancement du dispositif « micro-lycée », une lutte contre le décrochage scolaire déjà à l'essai dans l'académie de Créteil. Il s'agira de ramener vers les études des jeunes qui ont quitté le système éducatif. Le lycée souhaite également mettre en route un partenariat avec le lycée viticole « Avyze Viti Campus » pour mettre en place des projets pédagogiques autour de la bouteille de champagne. Les élèves spécialisés dans l'imprimerie et les arts graphiques pourront entre autres s'essayer à la conception d'étiquettes.
Lycée Georges-Brière

Un capitaine de vaisseau en visite

"L’UNION" Publié le jeudi 11 octobre 2012
le proviseur philippe louges a présenté le capitaine de vaisseau marc pouly aux élèves.

Le proviseur Philippe Louges a présenté le capitaine de vaisseau Marc Pouly aux élèves.

Le chef du service de recrutement de la marine, le capitaine de vaisseau Marc Pouly, basé à Paris, a été reçu mardi au lycée Georges-Brière dans le cadre des conventions d'élèves de bac pro. Environ 80 élèves seront embauchés par la marine une fois leur diplôme en poche.

Un accord- cadre signé récemment dans l'académie de la Marne avec le lycée Brière, permet de bien préparer des bacs pro aux métiers de la marine.
Et « la Marne est un bon département avec un recrutement de qualité », a fait remarquer le chef de service du SRM. Depuis le 16 avril, le nouvel établissement issu de la fusion du lycée polyvalent Val-de-Murigny à Reims et du lycée professionnel Croix-Cordier à Tinqueux se nomme lycée polyvalent Georges-Brière. Ce dernier, matelot canonnier, est enterré au mémorial du Mont Valérien représentant tous les corps de troupes de la France libre. Ce garçon né le 24 décembre 1922 à Reims, engagé volontaire en 1941 à Toulon, a été blessé mortellement à La-Chapelle-sur-Rougemont le 25 novembre 1944 lors de l'offensive d'Alsace. C'est lui qui a été choisi pour représenter l'ensemble des personnels de la Marine Nationale, décédés durant la Seconde Guerre mondiale.

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