Cours 1 : introduction





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III-                Critiques

1)      La difficile mobilisation des habitants

Faiblesse générale dans la participation des habitants dans la politique de la ville, il existe un vaste travail d’animation, beaucoup d’animation et d’action associations, mais la grande partie des habitants en parle peu, dispositifs faiblement perçu. La politique de la ville est le plus souvent invisible pour ceux à qui elles s’adressent. Les politiques de discrimination positifs soutiennent les habitants mais peuvent aussi contribué à les stigmatiser, contradiction inhérente à tout dispositifs qui cible toute population spécifique spatialement définit. Les habitants peuvent refuser de dispositifs s’adressant aux familles à problèmes, ne veulent pas de cette image. S’impliquer dans ces dispositifs peut signifier prendre le risque de s’identifié comme relevant de la catégorie des autres, ceux perçu comme étant responsable de la mauvaise réputation du quartier. L’engagement associatif des jeunes est une activité morcelée qui a du mal à se pérenniser. De nombreux jeunes élaborent des projets d’action sociale et culturelle et se positionnent comme interlocuteur de la politique de la ville. On observe de nouveaux acteurs d’origine musulmane qui tirent leur légitimité de la proximité avec le terrain. Jouent un rôle d’intégration sociale mais elles sont nombreuses et se juxtaposent souvent dans un même quartier. Se forme à l’échelle des cages d’escalier, rassemble un nombre limité d’individu selon la proximité d’âge, proximité culturelle et du parcours scolaire. Elles ont un champ d’action limité autour du cercle d’habitué ; les principaux acteurs sont souvent très vite limiter à l’animation socio-culturelle qui n’offre pas nécessairement de véritable ressource en termes de revenus et d’emploi. Manque de moyens financier et humain. La pérennisation de ces structures sont un problème, certaines études (Olivier Masllet) donnent à voir des jeunes militants amères avec le sentiment d’avoir été plus serviable que servit, peuvent souffrir de déconsidération et susciter l’hésitation.

2)      Spatialisation des problèmes sociaux et dépolitisation du problème

Sylvie Tissot montre dans son étude comment on aborde les difficultés dans les périphéries urbaines, le problème des banlieues est une construction autant médiatique que politique.

_ Question d’éthnitisation des problèmes sociaux, la mobilisation de la notion de territoire à pour effets d’identifier les individus à leur origine, leur appartenance culturelle, il n’est plus question de statut social ou de pauvreté mais d’autre caractéristique en lien avec la spécificité du peuplement marquer par une forte population immigrés, l’origine immigré devient une façon d’identifier les populations et de suite d’associé leur difficulté à leur particularité ethnique. Se développe une nouvelle façon d’expliquer les problèmes en présentant l’origine ethnique des individus comme un problème. Tan à ne plus poser la question du racisme et permet d’insister sur les problèmes qu’affrontent les populations qui en sont victimes.

_ Psychologisation des problèmes sociaux : développement de contrats, appel à la mobilisation des habitants qui tend à développer une intervention individuelle. Chacun doit se prendre en main, si les habitants ne s’en sortent pas c’est qu’ils ne se mobilisent pas et ne font pas d’efforts. S’accompagne du développement d’une approche moralisatrice de la pauvreté et de la précarité avec des bons (ceux qui se réforment eux-mêmes) et des mauvais pauvres (qui ne se réforment pas, qui sont assistés). Il faut apprendre aux habitants à pêcher le poisson et non à le recevoir.

_ La dépolitisation des problèmes sociaux : une approche individualisante passe sous silence, fait disparaitre des débats des mécanismes structurels qui maintiennent ces populations dans des états de précarité (développement du chômage, dégradation des conditions de travail, développement du travail précaire).

COURS 5 : LES EFFETS SOCIAUX DE L’HETEROGENEITE DE PEUPLEMENT

Si les quartiers concentre la difficulté, ces quartiers diffèrent largement entre eux et ça quelques soit les critères retenus. Ces espaces ne sont pas homogène qui cumulent les mêmes types d’handicapes ou la même forme d’enclavement géographique.

I-                    Une population hétérogène

Certain quartier prioritaire au sens de la politique de la ville ne dispose pas d’HLM. De même si une majorité des quartiers dit prioritaires ont plus de HLM que les autres quartiers de leur ville, ce n’est pas non plus systématique.

 Les conditions d’emploi peuvent varier beaucoup d’un quartier à un autre. Exemple : à Valencienne, la proportion de chômeur peut varier de 18 à 61%, la proportion de femmes au chômage peut varier de 20 à 80%, et le taux de chômage des jeunes de 13 à 76%. Beaucoup d’habitants ont des revenus faibles, mais une bonne partie d’entre eux dispose de revenus moyens.

Tous les habitants n’ont pas la même ancienneté dans les quartiers, certains sont là depuis longtemps et ont vocation à y rester alors que d’autre utilisent ces quartiers comme une étape de mobilité ascendante avant de devenir propriétaire et de changer de quartier.

Si la présence de famille étrangère est majoritaire, on ne peut pas parler d’enclave ethnique, ce sont des espaces de brassage et de mobilité.

C’est le regard extérieur qui tend à distinguer une catégorie unique. Mais hétérogénéité de peuplement et de trajectoire a des conséquences sociales. Il faut essayer d’analyser les malaises, les sources de tensions, les violences, … Dans les années 70, Chamboredon et Lemaire se sont intéressés à cette hétérogénéité sociale qui est le produit d’une politique de logement spécifique. Etude éclairante pour mener une réflexion sociologique. « Proximité spatiale et distance social, les grands ensembles et leur peuplement », revue française de sociologie en 1970, volume 11 n°1.

II-                  Les effets sociaux de l’hétérogénéité

Au moment de la construction de ces quartiers, 2 positions :

-          Pointe du doigt l’anonymat des grands ensembles

-          Une position qui valorise sa dimension révolutionnaire

 

Essai de ne pas s’inscrire dans l’une ou l’autre position, ils essaient de comprendre en quoi les grands ensembles se distinguaient des modes d’habitations existant à ce temps-là. On voulut expliquer en quoi ces spécificités pouvaient permettre de mieux comprendre des difficultés de relation que l’on pouvait saisir entre les rapports de voisinages ou encore la mauvaise image de tel ou tel quartier, l’image que les habitants se font de leur quartier.

Réside dans ces grands ensemble une population hétérogène, on voit cohabiter des classe populaires, moyennes et supérieures. Plutôt que de considérer que c’est source de solidarité, il montre que ça peut susciter des tensions et des rapports sociaux particuliers.

a)      Un habitat façonné par les politiques de logement

Les habitants se distinguent selon la filière qu’ils ont empruntée pour résider dans le grand ensemble, ils peuvent obtenir leur logement de différentes manières :

-          Par le biais d’organisme public (office HLM, caisse de dépôt)

-          Par le biais de la contribution patronale

 

Grande disparité : la clientèle des offices HLM compte 46% d’ouvrier, 26% d’employé et 22% de cadre moyen. La clientèle de la caisse des dépôts se compose de 23% d’ouvrier 31% d’employé et 46% de cadre moyen et supérieur. Les appartements attribués au titre du 1% patronale vont plutôt à des cadres, employés ouvriers qui ont un emploi de longue date, une qualification élevé. Font une sélection qui ne respecte pas les lois du marché, la population est beaucoup moins homogène que dans les autres quartiers. Chaque organisme a ses propres critères. Les CAF privilégie la tranche inférieur des classes populaires. Politique de logement particulière qui amène des habitants amenés à cohabiter dans des espaces rapprochés et communs. On ne trouve pas une catégorie de population qui représentait la norme. Aucun groupe social n’est majoritaire, la catégorie la plus nombreuse, les ouvriers, ne forment que le tiers de la population d’ensemble et n’a pas un poids suffisent. Il existe différent système de valeur, de condition de vie et d’éducation. Mais aussi, différente façon d’occuper l’espace et notamment les espaces commun. Peut générer des tensions particulières.

 

b)      De nouvelles lignes de démarcation liées à des différences de trajectoires sociales et résidentielles chez les habitants

Les différences ne se limitent pas à des différences de positions sociales. Les différences les plus importantes, qui vont conditionner le rapport au quartier et au voisinage, s’articule autour des trajectoires des habitants. Certains habitants plus âgés ou plus pauvre, savent qu’ils ne quitteront pas le quartier ; alors que d’autre plus jeunes ou plus riche, conçoivent leur logement actuelle comme un logement de passage un tremplin vers autre chose. Ces trajectoires mobiles ou immobiles délimitent aussi des groupes au sein du voisinage. La position sociale ne fait pas tous. Le fait de la mobilité détermine des valeurs et des aspirations spécifiques. Des individus éloignés dans l’espace sociale, un ouvrier et un cadre peuvent être proche sous certains rapports car ils sont tous les deux en mobilité ascendante.

Les sociologues montrent qu’au niveau des représentations du quartier, des aspirations et des niveaux de vie, les ouvriers qualifiés sont plus proches des cadres moyens que des employés de leur quartier : les ouvriers qualifiés sont plus qualifiés que la moyenne des ouvriers qualifiés en générale, ils sont plus jeunes que les employés et les ouvriers non qualifiés de ce quartier, ils ont un niveau de vie plus élevé. De même, les cadres moyens sont aussi plus jeunes que la moyenne observée dans le quartier. Il s’agit juste pour eux d’une étape provisoire avant l’achat d’un appartement. Au contraire les ouvriers non qualifiés et les employés sont très peu qualifiés et plus âgés, pour eux ces quartiers sont la fin des trajectoires résidentielles. Ils n’espèrent pas de logement meilleur à ce qu’ils ont.

Même au sein de sous-groupes à priori très proche il existe des disparités qui ont des conséquences importantes sur la façon de vivre.

c)       Le poids des trajectoires sociales dans l’entretient des préférences et des proximités

Les sociologues ont essayé de comprendre ce qui constituait les opinions des habitants sur leur quartier. Ils montrent que ce sont les trajectoires sociales plutôt que la position sociale qui détermine le fait d’aimer ou non habiter le quartier.

Le plus souvent ce sont les catégories populaires ou moyennes qui sont en situation de mobilité et valorise le plus les rapprochements sociaux opérer par les grands ensembles. Ce sont eux qui apprécient le plus la cohabitation sociale de ce mode d’habitat, ils apprécient les grands ensembles et la mixité sociale car cela leur permet de côtoyer les membres de catégories sociales auxquelles ils aspirent. A l’inverse ce sont les catégories situées aux extrêmes de l’échelle sociale qui critique le plus la mixité. Les plus défavorisés se sentent mépriser, les groupes des classes supérieurs jugent que la mixité reflète l’imposition d’une cohabitation non souhaitée. La confrontation avec les façons de faire étrangère et des valeurs leur pèsent. Le rapport au quartier est condition de la position sociale et de la trajectoire sociale des agents. La position sociale va peser sur la façon dont les individus vont utiliser les ressources. Contrairement aux représentations communes qui dessinent les classes populaires disposées au contact humain, à la fraternité simple, aux rencontres, ces classes sont loin d’être les plus engagés dans l’entretien du lien social au sein du quartier. C’est paradoxales, les classe des cadres moyens et supérieurs estiment que dans la cité on vit chacun pour soi mais figurent parmi les habitants les plus engagés dans les réseaux de sociabilité et d’entraide. 81% de ses classe moyennes et supérieur sont dans des réseaux d’échanges réciproque de services contre seulement 56% des employés et ouvriers. S’expliquent par le fait que dans les couches supérieur les relations sociales sont une activité à part entière dont les objectifs sont limités. On parle d’entretenir ses relations. Relation de service dons contre dons pour les classes moyennes, pas de véritable relation d’amitié entretenu pour engager des relations sociales d’entraide et peuvent profiter de la configuration de la cité. Les classes moyennes savent le mieux utiliser les ressources propres à ce types d’habitat. Les membres des classes populaires les relations sociales pour eux doivent reposer sur une véritable proximité un lien fort une solidarité plus étroite. Les relations avec les autres doivent assurer une protection contre le monde extérieur et ne pas être simplement fondé sur des échanges établit sur le mode du calcul économique. Ce sont les classe populaires qui sont le moins alaises avec la configuration sociales des grands ensemble, ce n’est pas un lieu privilégié de rencontre et cela limite leur surface sociale dans le quartier et les bénéfices qui peuvent en découler.

Depasse les clichés des débats de l’époque, la qualité de la sociabilité dépend de la position sociale, des ressources et de leur représentation, les liens sociaux intenses que certains auteurs voient se déployer sont inégalement distribuer parmi les habitants, ce sont les tranches supérieures de classes moyennes qui exploitent le mieux la configuration des quartiers. Anonymat/lien sociaux intense : c’est partiellement l’un ou l’autre en fonctions des catégories sociales.

III-                Modes de vie et sociabilité

Le peuplement de ces quartiers a beaucoup évolué, la mixité sociale est de moins en moins marquer, on constate une concentration de plus en plus importante des catégories démunies.

a)      L’évolution du peuplement dans les quartiers

Dans les années qui suivent la fin de la 2GM, les logements sociaux logeaient une large frange de la population puisque les plafonds de ressources ont été institués en 1954. En 55, les cadres supérieur et cadres moyens étaient surreprésenter dans les logements sociaux et les ouvriers sous représentés ; au cours des années 60, le profit des habitants a évolué avec un renforcement du poids des ouvrier et employé, 37% en 55 et 48% en 67. Les ouvriers et employés restaient sous représenter. Au cours des années 70, ce mouvement continue, les ouvriers augmentent celui des cadres moyens diminuent. La population ayant des ressources faibles, était plus représenter dans le parc locatif privé que dans le logement social. Pour accéder à un logement social il fallait justifier d’une condition de ressource minimale. En 73, seulement 12% des locataires HLM, appartenaient au premier niveau de revenu. En 84, renversement de tendance : la part des ménages en dessous du revenu médian devient majoritaire, évolution qui concerne particulièrement les revenus les plus faibles. Le pourcentage de locataire appartenant au premier quartile de revenu est de 17% en 1978, 25% en 84, 3O% en 88, 33% en 96 et 34% aujourd’hui.

Inversions car en 1972 : création de l’APL qui ouvre le parc HLM a une plus large frange de la population, peuvent prétendent à un logement social et payer le loyer demander. Fin 1970, politique favorisant l’accès à la propriété, les ménages aux revenus plus élevés ont quitté les grands ensembles pour devenir propriétaire. Politique de logement destinée au plus démunie qui fait augmenter la part de ces populations dans ces quartiers.

L’appauvrissement du quartier HLM est une conséquence du départ des populations plus aisées et de l’arrivée des ménages les plus pauvres.

b)      La sociabilité contrainte des populations pauvres

Transforme les rapports sociaux, ce sont les habitants les plus pauvres qui développent les liens sociaux les plus intenses. Le chômage et la précarité réduisent l’ampleur et la diversité des relations sociales mais engendrent des rencontres quotidiennes plus fréquentes concentré sur quelques personnes de proximité. La Grange, Kokoreff parlent d’un repli social, d’une sociabilité contrainte, la relation amicales se superposent aux relations de voisinages. Forme de sociabilité constitue une stratégie d’adaptation, conflictuelle car la grande proximité du voisinage et la forte dépendance à cet unique réseau peut être source de conflit qui peuvent devenir important. Exemple : les ragots, rumeurs ont une grande importance, participent à l’anoblissement ou la dégradation symbolique d’un individu. Le poids de la réputation est important pour les jeunes les plus démunis du quartier ceux qui forment les bandes : les adolescents assignés à résidence, en situation de rupture scolaire sans emploi, engagé dans le business local, sur affectation sociale, d’où le poids des stratégies de lutte qui prennent la forme de violence gratuite, affrontement avec la police.

David Lepoutre montre qu’au logique de la galère les jeunes adolescents développent une culture de rue qui a sont propres fonctionnement et un système cohérent régit par les codes de l’honneur et de la réputation qui engendre des comportements de compétition et défit, pratique identifier comme de la délinquance de l’incivilité et participe à l’image stigmatiser des banlieues.
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