Cours 1 : introduction





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COURS 6 : LA DELINQUANCE JUVENILE

Multiplication des violences de toute sorte, mais susceptible de porter atteinte à l’intégrité de la personne depuis une quart de siècle. L’irruption des émeutes semble témoigner d’une montée des violences dans les villes, mais la violence urbaine est liée à la violence dans les quartiers sensibles et aussi aux zones où la violence est sensée se diffuser et concerner les jeunes en priorité.

I-                    Définition déviance, délinquance

-          Déviance : ensemble des conduites sociales qui s’écartent de la norme.

-          Délinquance : déviances qui sont sanctionnées par la loi pénale.

Les comportements qui sont qualifiés de déviant sont les comportements qui transgressent des normes mais qui sont acceptés par telle ou telle institution. Ces catégories de déviance sont répertoriées dans le code pénal. La déviance varie d’une époque à une autre, d’une société à une autre. H Berker Outsiders : étude sociologique de la déviance, 1963, « la déviance et sous envers la norme sont produit toujours révisable d’une construction sociale, le résultat provisoire de la concurrence entre entrepreneurs de morale ».

La déviance peut varier en fonction des groupes sociaux, lutte pour définir ce qu’est la norme et la déviance.

La délinquance va désigner des actes déviants qui appel une réaction sociale institutionnalisé autour d’une peine, la réaction sociale est institutionnalisée. Ces deux catégories ne sont pas étanche : une pratique déviante peut un jour être pénalisé et devenir délinquante. Ex : le fait de stationner dans les halls d’immeuble est depuis 2003 sanctionner comme un délit. Dans l’autre sens, un délit peut être dépénalisé, ex : Sarkozy a proposé en aout 2007 que le droit des affaires ne soit plus pénalisé. Une pratique peut être pénalisé dans le droit mais dépénalisé dans les faits, ex : la consommation de cannabis pénalisé mais dans les faits est marqué par une certaine tolérance à l’égard des usagers, la question du port du voile intégrale est pénalisé mais n’a jamais donné lieu de sanction réelle.

II-                  Questions texte

La délinquance juvénile est un exemple type de problème sociale, d’un objet préconstruit déjà investie de nombreux discoure, chargé d’enjeux politique et symbolique. Comment rompre avec les discours politique et médiatique à une analyse sociologique ?

  1. La question des sources

-          Chronique médiatique de faits divers

-          Enquête sociologique et statistique : peut y avoir un décalage entre ce que comptent les statistiques à un moment t et la réalité à cette même période. Difficulté de compter des actes dissimulés, on va mesurer seulement les infractions et les plaintes enregistrées. Ces statistiques sont des enjeux politiques forts (logique du chiffre : compter les actes de délinquance pour dire qu’ils ont été résolus)

Les problèmes rencontrés par les sources sont qu’elle ne compte pas les pratiques de la délinquance car elles sont dissimulées, enjeux politique forts qui donnent lieu à des discours alarmistes.

Statistiques policières : portent sur les infractions, mesure les plaintes enregistrées, rôle réactif de la police, mesure les interpellations faite par la police, qui constitue le rôle pro actif de la police, moins développé que le rôle réactif. Les policiers ne peuvent peser sur ce rôle. Les types de délinquance ne génèrent pas le même taux de plaintes : un vol entraine plus fréquemment un dépôt de plainte, pour les assurances, alors que les agressions font moins systématiquement (objet d’un dépôt de plainte. Certaines infractions qui relèvent du rôle pro actif de la police comme le séjour d’un étranger sur le territoire va évolué selon le volume de moyens allouer, dépend des priorités politiques. Ces statistiques enregistrent l’activité de la police en plus de l’évolution des infractions elles-mêmes. Elle manque de crédit, pas fiable car sur évoluer notamment du côté des plaintes (escroquerie à l’assurance, non-lieu par la justice). Rien n’assure que la délinquance enregistrée soit représentatif de la délinquance réelle.

Statistique judiciaire et pénitentiaire : reprennent les condamnations prononcés et les incarcérés, mais 80% des poursuites pénale sot abandonné, classées sans suites.

Comment évoluer l’écart entre la délinquance enregistrée et la délinquance réelle ? Enquête de victimisation ou enquête par auto, on s’en remet aux enquêté pour savoir si les victimes sont victimes ou s’ils ont commis des actes de délinquances. La formulation des questions est confuse, on se demande si les déclarations sont fiables.

Quelles idées ces deux types de sources (statistique et littéraire) donnent-t-elles du phénomène de la délinquance juvénile ? A travers les statistiques on a une vision de longue durée, du côté médiatique, il y a une focalisation sur un fait précis, phénomène à éclipse. Image instable du phénomène.

-          La prédation : cambriolages, dégradation ou l’auteur est anonyme, absence de confrontation entre le délinquant et sa victime.

-          Infractions contre les personnes : agression, coup et blessure, confrontation entre l’auteur et sa victime.

  1. Discours et représentation journalistique

Quelles postures faut-il adopté à l’égard des représentations journalistiques ? Il faut avoir un certain détachement, un regard critique car ces représentations sont soumissent à des conditions de production particulières qui influence le traitement du phénomène : intérêts commerciaux (capter du lectorat en faisant du sensationnel), intérêt politique (logique de connivence et d’obéissance entre champs journalistiques et politiques), la division du travail journalistique (comment s’organise le travail lui-même, le timing, influence les séances précédentes sur le sujet).

Quel est le rôle des médias dans la construction des problèmes sociaux en particulier de la délinquance juvénile ?

  1. La question de l’objet et la question juvénile

Quel est l’objet de Mauger sur la question de la délinquance juvénile ? Il va prendre pour objet d’études les différentes représentations, la délinquance juvénile n’est pas seulement la part de la délinquance attribuée au jeune. Elle renvoie aux bandes de jeune de classes populaires pour le champ médiatique et politique. Renvoie à des formes de sociabilité socialement situées, les jeunes issues de classes populaires que l’on soupçonne de délinquance.

  1.  Pourquoi parle-t-on de délinquance juvénile ? Il y a l’idée que les pratiques correspondent à une classe d’âge

-          Raison statistique : les pratiques délinquante de masse sont pour l’essentielle des pratiques juvéniles. Surreprésentation des jeunes avec un sommet à 18-19 ans, pic. Participation moins importante des femmes aux actes de délinquances (4% incarcérés et 13% personnes mises en cause). On cherche à comprendre cette participation importante au cours de la délinquance, passage entre l’enfance et l’âge adulte. La jeunesse : est la séquence dans la trajectoire où l’individu s’insère sur le marché du travail et marché patrimonial, entre la sortie du système scolaire et l’accès au marché du travail, émancipation et la formation d’une famille conjugale. Cette période varie socialement, en fonction de groupe sociaux elle va est plus tardive (recule des études).

-          Renvoie à un statut spécifique dans le monde judiciaire : la justice des mineurs, ordonnance de 1945 qui répartie les mineurs délinquants en 3 groupes d’âge, 3 traitement spécifiques parallèlement développement d’une politique criminelle humaniste, il ne suffit pas de punir mais de resocialiser, reconnaissance de l’origine sociale de l’autorité, le mineurs a une mesure de rééducation qui s’opère avec ou sans placement. Instance spécialisé : parquet des mineurs, juges pour enfants, tribunaux des enfants, cour d’assises des mineurs… corps de technicien spécialisé dans la rééducation. Depuis 2000, retour à une définition judiciaire des autorités qui rompt avec la justice plus protectrice de 1945. Changement de représentation, critique des mesures éducatives, critique du laxisme supposé de la justice des enfants avec cette monté du sentiment d’insécurité, réorientation des politique de la jeunesse qui se caractérise pas une banalisation de l’intervention pénale. Lois Perben 1 et 2 en 2002 et 2004 : possibilité de placer en détention provisoire des mineurs de 13 à 16 ans, mise en place de centre fermé création de nouveau délit.

III-                Délinquance juvénile et délinquance des jeunes issues de classes populaires

En 1871, Chamboredon écrit « La délinquance juvénile, essai de construction d’objet », revue française de sociologie. Sous-représentation des enfants de classe moyenne et supérieur et surreprésentation des classes populaires. Véritable distinction, différence de traitement.

Distinction entre une délinquance dit anomique entre les classes moyennes et supérieures, conséquence d’une rébellion temporaire un refus des règles. Les classes populaires n’ont pas le monopole des pratique de délinquance mais sont surreprésentés dans la délinquance enregistrer et ont des pratiques qui leur sont propres. Forte croissance de la délinquance expressive qui a en elle-même sa propre fin (ex : violence scolaire, bagarres collectives) et la délinquance aquisive qui recherche quelque chose (ex : vol). Transformation des conditions de vie de la jeunesse des classes populaires, définit plusieurs transformations :

_ Effet de territoire : les pratiques délinquantes ont tendances à se concentrer dans des espaces à caractéristique similaire, zones périphérique délaisser par ceux qui peuvent les fuirent. Un quartier à 20 ans d’intervalle peut présenter le même taux de délinquance malgré le changement de population, ethnique, ne changent pas la nature criminogène du quartier. Les théories qui attribuent la délinquance à la race ou à l’origine ethnique sont infondé. Le plus souvent les bandes sont d’origines mixtes en matière d’origine ethnique, elle privilégie l’inscription dans un territoire.

_ Les socialisations délinquantes : notion de sous-culture délinquante pour analyser les bandes. Hypothèse que l’appartenance à une bande est une conséquence de la désorganisation des institutions ordinaire de socialisation (école, famille, travail). Insuffisance institutionnel constitue la bande comme une instance à la place pour la socialisation. Leur communauté de position sociale donne des dispositions et des gouts semblables. La culture délinquante s’apprend, valeur et savoir-faire.

Analyse sociologique de la délinquance de classe populaire en France

2 périodes

-          Fin 50’ – 70’ : Des loubards en blouson noirs

-          80’ – à nos jours : Jeunes de cités

 

1ER PERIODE

 

I) Qui sont les loubards

1) Les attributs symboliques consommation distinctives des Loubards

Gérard Mauger _ va décrire les codes de langage, vestimentaire des loubards, loisirs, description assez vivante (enquête de terrain)

® Ce que les policiers nomment les loubards dans les années 70 étaient porteur de signe extérieur, de façon de faire propre aux jeunes de quartier populaire

-          Mise en jeux du corps comme source, résistance, vêtements sans fioriture, un francs parlé, recherche de l’effet (avec les mots)

-          Le rock (met en jeu le corps), les motos, le look, le gout pour la bagarre

-           

Gérard Mauger_ Ce qui permet de représenter l’homogénéité chez les loubards : La Question de la virilité, valeur de la force physique mais ce n'est pas différents des autres hommes en général

 

II) Qualification sociologique du monde des bandes (années 60 – 70)

 L’âge moyen des jeunes tend à s’élevé en raison de l’augmentation des études obligatoire et difficulté de l’insertion professionnel

Issu du monde rural puis du monde immigré le niveau scolaire reste le même (bas) mais les études se prolongent = stationnement scolaire prolongé

 

A) Age et le sexe

-          Les plus jeunes : 13 – 14 ans

-          Les plus âgés : plus de 21 ans

-          Moyenne : 15 à 17 ans

Le cursus des jeunes dans les années 60 :

-          14 ans ® apprentissage

-          15 – 16 ans ® on touche à l’argent

-          18 – 20 ans ® service

 

Plus on vie dans un monde défavorisé plus l’adolescence est courte, émancipation ouverture des pairs se font très tôt, la pression familiale se relâche une fois que le jeune travail et le service militaire représente une étape de passage.

Le mariage, enterrement de vie de garçon : rupture avec la bande.

 

Les femmes sont quasi- inexistante dans le monde des bandes car elles sont soumises au contrôle familiale, les quelques filles qu’ont voit dans les bandes sont des filles objet ou des garçons manqué

Dans les bandes on y apprend des codes et des valeurs masculines, mise en jeu du corps, mise en distance de l’appartanabilité

 

B) Origine sociales

Le monde des bandes appartient au classes populaires tant par ses origines, que la destination ; problème de ces bandes (les parents sont souvent : ouvriers, policiers, militaires, petits commerçants)

 

Les femmes sont le plus souvent inactive ou ouvrière, beaucoup d’enfants immigrés, espagnols ou magrébins

 

Logement précaire qui contribue à un relâchement du service social

Les enquêtes de Laurent Mucchielli_ montrent qu’il n’y a pas de lien entre dissociation familiale et délinquance

 

C) Cursus scolaire

Parmi ces jeunes le CAP est recherché mais le plus souvent les jeunes appartenant à ces bandes sons sous qualifié par rapport au classes populaires

 

Un jeune accédant tôt dans le monde du travail, cela n’est pas forcement vue comme un échec, cela répond a des normes et des valeurs familiale qu’entretien un rapport avec l’école.

Se développe alors un anti-intellectualisme notamment à l’égard des professeurs ; l’école est perçu comme une institution qui sanctionne et ne cesse de les faire passer pour des raté

 

Que deviennent ces jeunes ? Apprenti, ouvriers, employés très rarement oisif ce qui n’ont pas encore d’emploi travail dans les collèges techniques.

Il s travaillent tous même si ils ont un taux d’absentéisme plus élevé que la moyenne

® Rarement dans l’industrie

Au niveau des valeurs ce qui est valorisé est le travail manuel, on a que nos bras ; fidele au monde du travail

 

Il y a aussi des licenciements, départ anticipé en raison d’altercation

Changement d’emploi fréquent facilité par la perception de chacun

® Ecole jusqu'à service militaire = période de transition, période ou on profite de la jeunesse

 

III) Culture du monde des bandes

Mode de sociabilité ou les jeunes hommes profitent de leur jeunesse (sortie de l’école au service militaire ou formation d’un couple stable)

Dans cet univers de sociabilité s’opère des valeurs de virilité indexée sur l’usage de la force physique, cet univers prépare à l’entrée adulte.

Dans la bande la force physique est utilisée pour le combat puis après comme force de travail rapport au corps dans cette espace de sociabilité

 

A) Sociabilité fondé sur les loisirs

La bande se rassemble dans les temps libres, le soir et week-end, bande avec leader or que en vrai toutes les configurations sont possibles, groupe informel ou constitué autour d’un leader

 

L’Hexis : Façon de se tenir, codes vestimentaires, le look, code qui varie selon les époques dépendent des variations de la mode soucis de distinction.

® Blousons Noirs VS Baba Cool

Au niveau langage : Argot, sonore, grossièreté, verlan

Les joutes verbales caractérisent les langages, échanges verbaux…

 

Loisirs : Cinéma, BD, véhicule trafiqué, logique d’exhibition, café, buverie collective (en bas de l’immeuble), pratique du sport intensif, sport de combat art martiaux

 

B) Apprentissage des conduites de virilité

Activation de comportement viril, défi de règle scolaire, affrontement physiques dans la bande ou entre bande ce n’est pas l’activité délinquante qui caractérise la bande mais le mode de vie et pratique virile.

®Endémique : découle des activités, valeurs, représentation au sein de cette bande.

Conséquence du monde des comportements déployés

 

Sortie en bande = plus facilement bagarre, vols...

®Récurrence  des affrontements physique, les bagarres sont fréquentes ; il faut savoir conserver son honneur.

Il n’y a pas des affrontements au milieu criminel (drogue, prostitution)

 

Dans les bandes les affrontements sont gratuit on doit se faire respecter ; bande voisine = la police

 

Dans les années 70 affrontements avec la police perçus comme bande rivale provoquant les confrontations (injure, contrôle d’identité, mesure vexatoire)

 

Les vols sont des «  défis » qui servent à marquer la prouesse de leurs auteurs (dextérité, culot) ce n’est pas le prix de l’objet qui compte mais le style des délits «  ce sont des vols ludiques » vol utilitaire : voiture, alimentation … besoin ponctuelle de la bande

® Actes gratuits vandalismes (centres commerciaux souligne la portée contestataire de ces actes tabassages des intellos, vandalisme sur les écoles = victoire sur la force du travail par des jeunes stigmatisés par l’école

 

C) Culture des bandes

Version juvénile de la culture populaire

Travail= fondements essentiel et légitimité masculine (se distinguer dans le travail, on ne calcule pas sa peine, on est résistant …)

Reconnaissance au sein du groupe «  tenir «  est une valeur forte

 

Les valeurs sont semblables à celle que l’on trouve chez les adultes, pratique délinquante = exercice de virilité accompagnant l’insertion de la fraction la moins qualifié du monde ouvrier masculin.

 

On peut convertir la culture de rue en culture d’usine.

Police, militaire, ouvrier là ou la force physique peut être mobilisé et où on cherche des collectifs masculins avec un mépris pour les travaux de bureau

 

Dans les années 50 – 60’ l’appartenance à une bande est compatible avec l’insertion professionnel, et emploi ne sont pas incompatible avec leur valeur et leur façon d’être

 
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