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ver, noble ou non ! Car à la vérité, ce sont ces hommes qui ont encore été les fossoyeurs de la monarchie et surtout de l’idée monarchique. Et il n’en peut être autrement : un homme qui est prêt à agir pour une cause ne sera jamais un sournois ni un flagorneur sans caractère.

Celui qui tient à sauvegarder et à faire prospérer une institution, celui-ci s’y attachera par les dernières fibres de son cœur et ne s’en détachera pas même s’il y découvre quelque défauts. En tous cas, ce n’est pas celui-là qui recriera à la ronde, et publiquement comme l’ont fait, le mensonge à la bouche, les démocratiques « amis » de la monarchie ; il avertira au contraire très sérieusement Sa Majesté, elle qui porte la couronne, et il cherchera à la persuader. Il n’admettra pas, et ne se reconnaîtra pas le droit d’admettre que Sa Majesté reste libre d’agir encore selon sa volonté, même si cela doit conduire et conduit manifestement à quelque malheur : en pareil cas, il devra, au contraire, protéger la monarchie contre le monarque, quelque danger qui puisse en résulter.

Si la valeur de cette organisation reposait dans la personne du monarque du moment, cette institution serait la pire que l’on puisse imaginer.

Car les monarques ne constituent que bien rarement une élite de sagesse et de raison, ou même seulement de caractère comme on voudrait se les représenter. Seuls, pourraient admettre ce point de vue, les professionnels de la flatterie et de la fausseté, mais tous les hommes droits – et ce sont là les hommes les plus précieux dans un État – se sentiront rebutés à l’idée même d’avoir à repousser du pied une telle sottise. Pour eux, l’histoire est l’histoire, la vérité est la vérité, même quand il s’agit de monarques. Non, le bonheur d’avoir dans un grand monarque, un grand homme, n’échoit que si rarement aux peuples qu’ils doivent être déjà satisfaits, si la malice du sort leur épargne pour le moins les plus funestes de ses attaques.

La valeur et l’importance de l’idée monarchique ne reposent donc pas sur la personne du monarque lui-même ; seul le ciel décide de poser la couronne sur les tempes d’un héros génial comme Frédéric le Grand ou d’un sage comme Guillaume Ier. Ceci se produit une fois dans un siècle, rarement plus souvent. Mais ici encore l’idée domine la personne, et le sens de cette organisation ne doit résider que dans l’institution prise en elle-même.

De ce fait, le monarque tombe au niveau d’un serviteur. Lui aussi n’est plus qu’une roue dans la machine et a des devoirs vis-à-vis de celle-ci. Lui aussi doit, dès lors, se plier devant des exigences supérieures et « monarchiste » n’est plus celui qui laisse silencieusement le souverain couronné commettre un crime à l’égard de sa couronne. Le monarchiste, c’est celui qui l’en empêcherait.

Si le sens profond de l’institution n’était pas dans l’idée, mais, à tout prix, dans la personne consacrée, on n’aurait même pas le droit de déposer un prince qui donnerait les signes de l’aliénation mentale.

Il est nécessaire de mettre à jour ceci dès aujourd’hui, nous voyons en effet émerger de nouveau, de nos jours, de plus en plus, les phénomènes disparus, mais dont l’existence lamentable fut l’une des causes essentielles de l’effondrement de la monarchie. Avec une certaine naïveté effrontée, ces gens parlent de nouveau désormais de leur roi, qu’ils avaient pourtant si honteusement abandonné il y a peu d’années, à une heure critique, et ils commencent à représenter comme de mauvais Allemands tous ceux qui ne veulent pas se mettre à unir leurs voix à leurs tirades mensongères. En vérité, ce sont exactement les mêmes poules mouillées qui, en 1918, se dispersaient et filaient dans tous les sens à la vue de chaque brassard rouge, qui laissaient leur roi être roi, échangeaient en toute hâte leur hallebarde contre une canne de promeneur, ceignaient des cravates neutres et, comme de pacifiques « bourgeois », disparaissaient sans laisser de traces. D’un coup, ils étaient partis, ces champions royaux et ce n’est qu’après que le vent de la tempête révolutionnaire se fut, grâce à l’activité d’autres hommes, suffisamment calmé pour leur permettre de roucouler de nouveau à tous les échos leur « Vive le roi ! » que ces « serviteurs et conseillers » de la couronne recommencèrent prudemment à se montrer.

Maintenant ils sont tous là et ils ouvrent de nouveau des yeux pleins d’envie, et commencent à regretter les oignons d’Égypte ; ils peuvent à peine contenir leur zèle pour le roi et leur soif d’agir... jusqu’au jour où surgit de nouveau le premier brassard rouge et où se déchire de nouveau le mirage de l’ancienne monarchie... comme les souris fuient devant le chat.

Si les monarques n’étaient pas eux-mêmes responsables de cet état de choses, on pourrait au moins les plaindre très cordialement malgré leurs défenseurs d’aujourd’hui : mais ils peuvent être convaincus qu’avec de tels chevaliers, on perd des trônes, mais on ne conquiert aucune couronne.

Cette « dévotion » a été l’une des erreurs de toute notre éducation, erreur qui a entraîné à cet égard une vengeance particulièrement cruelle. Par suite de cette « dévotion », ces mêmes phénomènes lamentables ont pu se produire dans toutes les cours et saper progressivement les bases de la monarchie.

Quand le bâtiment vint à chanceler... les ouvriers de cette œuvre s’étaient volatilisés : bien entendu, des êtres vils, des flatteurs ne se font pas tuer pour leur maître.

Ces monarques n’ont jamais su cela, ils ne l’ont jamais appris à fond ; cela, de tout temps, a causé leur perte.

Un phénomène résultant de cette éducation absurde, fut la peur de la responsabilité et la faiblesse qui s’en suivit pour traiter des problèmes même vitaux.

Le point de départ de cette épidémie fut certes, en grande partie, pour nous, l’institution parlementaire dans laquelle l’absence de responsabilité est précisément développée en bouillon de culture. Malheureusement, la maladie gagna lentement toutes les activités, mais sévit surtout sur celle de l’État. Partout on commença à se soustraire aux responsabilités et à ne prendre, dès lors, que des mesures insuffisantes ou des demi-mesures. Dès que quelqu’un devait supporter une responsabilité, la mesure de celle dont on consentait à se charger était toujours réduite au minimum.

Considérez seulement l’attitude de tous les gouvernements vis-à-vis d’une série de phénomènes vraiment préjudiciables dans l’ordre de notre vie publique, et vous reconnaîtrez facilement la redoutable importance de cette médiocrité et de cette lâcheté générales.

Je ne veux extraire que quelques cas dans toute la masse des exemples qui se présentent.

On a volontiers coutume, dans les milieux journalistiques, de désigner la presse comme une grande puissance dans l’État. En fait, son importance est véritablement immense et elle ne peut pas être sous-estimée : c’est le journalisme qui, en effet, continue l’éducation des adultes.

Il est possible à cet égard de diviser, en gros, ses lecteurs en trois tranches.

1° Ceux qui croient tout ce qu’ils lisent.

2° Ceux qui ne croient plus rien du tout.

3° Les cerveaux qui examinent avec un sens critique ce qu’ils ont lu et qui jugent ensuite.

Le premier groupe est numériquement de beaucoup le plus grand. Il comprend la grande masse du peuple et représente, par suite, la partie intellectuellement la plus simple de la nation.

Ce groupe ne comprend pas telle ou telle profession particulière, tout au plus peut-on le diviser à grands traits selon les degrés d’intelligence. Mais il comporte tous ceux auxquels il n’a pas été donné, soit par la naissance, soit par l’éducation, de penser par eux-mêmes, et qui, par incapacité ou par impuissance, croient tout ce qu’on leur présente imprimé noir sur blanc. Ce groupe s’étend sur cette catégorie de fainéants qui pourraient bien penser par eux-mêmes, mais qui, par paresse d’esprit, s’emparent avec reconnaissance de tout ce qu’un autre a déjà pensé, supposant par modestie que ce dernier, ayant fait effort, aura pensé juste.

Chez tous ces gens, qui représentent la grande masse, l’influence de la presse sera tout à fait considérable.

Ils ne sont ni en état ni en humeur d’examiner par eux-mêmes ce qu’on leur présente, de telle sorte que leur abstention totale à traiter les problèmes du jour est presque exclusivement imputable aux influences extérieures qu’ils subissent. Ceci peut constituer un avantage quand ils sont éclairés par des auteurs sérieux et épris de vérité ; mais c’est un désavantage, si ce sont des canailles ou des menteurs qui prennent soin de les renseigner.

Le deuxième groupe est bien plus faible numériquement. Il est en partie composé d’éléments qui avaient appartenu d’abord au premier groupe, puis sont passés après de longues et amères désillusions aux opinions contraires, et qui ne croient plus rien... dès que l’on s’adresse à eux sous la forme d’un texte imprimé. Ils haïssent tous les journaux ; ils n’en lisent aucun ou bien ils vitupèrent systématiquement sur leur contenu qui, selon eux, n’est qu’un tissu d’inexactitudes et de mensonges. Ces hommes sont d’un maniement très difficile, car, même devant la vérité, ils restent toujours méfiants. Ils sont par suite perdus pour tout travail positif.

Enfin, le troisième groupe est de beaucoup le plus petit. Il se compose des cerveaux véritablement intelligents et affinés auxquels des dispositions naturelles, ainsi que leur éducation, ont appris à penser, qui cherchent à se faire un jugement par eux-mêmes sur tout sujet et qui soumettent tout ce qu’ils ont lu à un examen et à des méditations très profondes et répétées.

Ils ne regarderont pas un journal sans collaborer longuement, mentalement, avec l’auteur dont la tâche est alors difficile. Les journalistes n’aiment donc ces lecteurs qu’avec une certaine réserve.

Pour les membres de ce troisième groupe, les sottises dont un journal peut enduire ses textes sont peu dangereuses ou, tout au moins, peu importantes. Ils se sont habitués au cours de leur existence à ne voir, au fond, dans tout journaliste, qu’un plaisantin qui ne dit la vérité que de temps en temps. Malheureusement, l’importance de ces hommes éminents réside dans leur intelligence et non pas dans leur nombre, ce qui est malheureux en un temps où la sagesse n’est rien et où la majorité est tout.

Aujourd’hui, où le bulletin de vote de la masse décide, c’est le groupe le plus nombreux qui a le plus de poids : et c’est le tas des simples et des crédules.

C’est un devoir d’État et un devoir social de premier ordre d’empêcher que ces hommes ne tombent dans les mains d’éducateurs pervers, ignorants ou même mal intentionnés. Aussi l’État a-t-il le devoir de surveiller leur formation et d’empêcher tout article scandaleux. Aussi doit-il surveiller la presse de très près, car son influence sur ces hommes est de beaucoup la plus forte et la plus pénétrante, car elle n’agit pas de façon passagère mais constante. C’est dans l’égalité et la répétition constante de son enseignement que réside toute son immense importance. Comme ailleurs l’État ne doit pas oublier ici que tous les moyens doivent concourir au même but. Il ne doit pas se laisser induire en erreur ni enjôler par les hâbleries de ce qu’on nomme la « liberté de presse », qui le conduirait à manquer à son devoir et à priver la nation de cette nourriture dont elle a besoin et qui lui fait du bien ; il doit, avec un esprit de décision que rien n’arrête, s’assurer de ce moyen d’éducation et le mettre au service de l’État et de la nation.

Quel aliment la presse allemande d’avant-guerre a-t-elle fourni ? N’était-ce pas le plus odieux poison que l’on puisse s’imaginer ?

N’a-t-on pas inoculé dans le cœur de notre peuple le pire pacifisme, à une époque où le reste du monde se mettait déjà en devoir de juguler l’Allemagne, lentement mais sûrement ? La presse n’avait-elle pas, déjà en temps de paix, insinué dans l’esprit du peuple le doute à l’égard du droit de l’État lui-même, afin de brider d’avance l’État dans le choix des moyens propres à le défendre ? N’était-ce pas la presse allemande qui a su faire savourer à notre peuple la folie de la « démocratie de l’Ouest », jusqu’à ce que, pris par toutes ses tirades enthousiastes, il crut pouvoir confier son avenir à une Société des nations ?

N’a-t-elle pas contribué à éduquer notre peuple dans le sens d’une lamentable amoralité ? N’a-t-elle pas ridiculisé la morale et les coutumes, en les faisant passer pour rétrogrades et béotiennes jusqu’à ce que notre peuple devint enfin « moderne » ?

N’a-t-elle pas, par la constance de ses attaques, miné les fondations de l’autorité de l’État jusqu’à ce qu’il suffise d’un seul coup pour faire écrouler cet édifice ? N’a-t-elle pas combattu, par tous les moyens, contre toutes les manifestations de la volonté de rendre à l’État ce qui est à lui ? N’a-t-elle pas, par ses incessantes critiques, abaissé l’armée, saboté le service militaire général, exigé le refus des crédits militaires, etc., jusqu’à ce que son succès fût devenu inévitable ?

L’activité de la presse dite libérale ne fut pour le peuple et l’empire allemands qu’un travail de fossoyeurs. Il n’y a rien à dire à ce sujet des feuilles de mensonges marxistes : pour elles, le mensonge est une nécessité vitale, comme l’est pour le chat la chasse aux souris. Sa tâche n’est-elle pas de briser l’épine dorsale du peuple, au point de vue social et national, pour rendre ce peuple, mûr pour le joug servile du capital international et de ses maîtres les Juifs ?

Mais qu’a donc entrepris l’État contre cet empoisonnement massif de la nation ? Rien, mais rien du tout : quelques décrets ridicules, quelques punitions contre les infamies par trop violentes, et c’est tout. On espérait, à ce prix, s’attirer la faveur de cette peste, tant par des flatteries, par la reconnaissance de la « valeur » de la presse, de son « importance » de sa mission éducatrice et autres insanités ; mais les Juifs ripostèrent par le sourire et la ruse et payèrent d’un remerciement sournois.

Pourtant la cause de cette carence mesquine de l’État ne résidait pas tant dans la méconnaissance de ce danger, que – et surtout – dans une lâcheté à faire crier et dans la faiblesse qui en est résultée, de toutes les décisions et de toutes les mesures prises. Personne n’avait le courage de recourir aux moyens décisifs et radicaux : on ne fit que bousiller de-ci, de-là, n’importe où, en n’employant que des demi-remèdes et, au lieu de frapper au cœur, on excita violemment la vipère : le résultat fut le suivant : non seulement l’état de choses ancien ne fut pas modifié, mais, au contraire, la puissance des institutions qu’il fallait combattre augmenta d’année en année.

Le combat défensif des gouvernements allemands d’alors contre la presse qui contaminait lentement la nation, presse surtout d’origine juive, était sans directives, sans décision, et surtout sans but visible. Là, prudence et raison firent complètement défaut, aussi bien dans l’estimation de l’importance de ce combat que dans le choix des moyens et l’établissement d’un plan solide. On émettait, de côté et d’autre, des avis dogmatiques ; on enfermait parfois – quand on se sentait trop fortement mordu – tel ou tel journaliste venimeux, cela pour quelques semaines ou quelques mois, mais on laissait le nid de vipères subsister en son état.

À coup sûr, c’était le résultat, d’une part, de la tactique infiniment rusée de la juiverie, d’autre part, d’une bêtise ou d’une candeur véritablement profondes. Le Juif était beaucoup trop fin pour laisser attaquer également toute sa presse ; non, il y en avait une partie pour défendre l’autre. Tandis que les journaux marxistes entraient en campagne sous la forme la plus grossière contre tout ce que les hommes peuvent tenir pour sacré, tandis qu’ils attaquaient de la façon la plus infâme l’État et le gouvernement et qu’ils excitaient les unes contre les autres les diverses fractions du peuple, les journaux juifs, bourgeois-démocrates, savaient se parer extérieurement de la fameuse objectivité et faisaient effort pour éviter tous les mots énergiques. Ils savaient bien, en effet, que les têtes creuses ne jugent que sur les apparences et qu’elles ne sont jamais capables de pénétrer au fond des choses, ne mesurent la valeur d’un objet que par son extérieur et non pas son contenu ; faiblesse tout humaine à laquelle ils doivent la considération dont ils jouissent.

Certes, pour ces gens-là, la
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