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Commémorations

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Commémorations

Date de mise en ligne : 09/11/2016
Le 11 novembre : jour de joie ou jour de deuil ? Imaginer des actions pour commémorer le 11 novembre.


  • Thème : histoire, les commémorations de l’Armistice

  • Niveau : B1 intermédiaire

  • Public : adolescents

  • Durée indicative : 2h

Extraits utilisés


  1. Témoignage de Paul Ooghe : L’Armistice

  2. Témoignage d’Abramo Pellencin : Survivant

  3. Reportage de France2 : La France entière a commémoré l’Armistice de la Première Guerre mondiale (11/11/2014)

Parcours pédagogique




Objectifs communicatifs / pragmatiques

  • Décrire une photographie.

  • Comparer des photographies.

  • Comprendre un témoignage.

  • Décrire une émotion.

  • Comprendre un reportage sur les commémorations.

  • Donner son opinion, argumenter.

  • Imaginer différentes manières de commémorer le 11 novembre.


Objectifs linguistiques

  • Employer les temps du passé : imparfait, passé composé, plus-que-parfait.

  • Aborder le lexique relatif aux commémorations.


Éducation à l’histoire

  • S’informer sur les commémorations du 11 novembre dans la France d’aujourd’hui.

  • Découvrir le jour de l’Armistice en 1918.




Étape 1 – D’aujourd’hui à hier

  • Décrire et comparer des monuments (mise en route et activité 1)


Interaction orale – petits groupes et groupe-classe – 25 min (supports : fiche apprenant et photographies de monuments aux morts)

Projeter la page d’accueil du site suivant : http://monuments.centenaire.org/cartographie/. Faire identifier ce site en posant des questions très simples : qu’est-ce que c’est ? Quelles informations trouve-t-on sur ce site ? À qui ce site peut-il servir ?

Faire au préalable un choix parmi les nombreux monuments de ce site en fonction du nombre d’élèves. Distribuer la fiche apprenant. Former des petits groupes de 3-4 apprenants et leur donner un monument à décrire. Projeter les photographies choisies.

Faites l’activité 1 : décrivez votre photographie le plus précisément possible. Le monument ressemble-t-il à celui des autres groupes ? Quels sont les points communs ou les différences ?

Laisser quelques minutes aux groupes pour se concerter. Apporter de l’aide à la demande.

Faire présenter et comparer les différentes descriptions.

Pistes de correction / Corrigés :

- C’est un site où l’on trouve tous les monuments aux morts de France et de Belgique. On peut avoir une liste alphabétique des lieux où sont les monuments ou zoomer sur la carte et chercher par zone géographique.

- On trouve une photo du monument, le nom du lieu, la description du monument, les inscriptions présentes sur le monument, le nom des morts, etc.

- Ce site peut servir aux personnes intéressées par l’histoire, aux familles qui ont perdu des soldats à la guerre, aux personnes qui aiment les sculptures, etc.
- Nous avons reçu cette photo : http://monuments.centenaire.org/monument/7205/villacerf-place/

- On y voit un poilu en uniforme, il est debout à environ 1,45 m de hauteur, il tient son fusil dans les mains et il semble au repos (il n’attaque pas).

- On voit un panneau (écusson) avec les lettres RF et les couleurs de la France pour symboliser la République française.

- La statue est entourée de grilles, il y a des fleurs devant.

- On voit aussi des obus autour du monument.

- Sur le monument, on voit une croix (la croix de guerre), une branche d’arbre (les palmes) et une inscription : « la commune de Villarcerf à ses glorieux enfants morts pour la France. 1914-1918 ».
- Nous, nous avons reçu une autre photo : http://monuments.centenaire.org/monument/22173/sucy-en-brie-presdeleglise/?elm=608

- On voit une femme debout. Elle porte un casque, des vêtements de guerre (bustier en cuir). Elle regarde vers le ciel, elle a l’air triste.

- Elle a dans chaque main une liste de noms : c’est sûrement les noms des soldats morts au combat.

- Oui, et il y a deux stèles de chaque côté du monument avec d’autres noms encore.

- Il y a des inscriptions au-dessus de la femme : 1914-1918, Orient, Yser, Flandre, Somme, Aisne, Marne, etc. et « À nos morts pour la France ».

- Nous pensons que ce sont les noms des principaux lieux de batailles de la Première Guerre mondiale.

- Le monument est situé près d’une église, au cœur d’une ville ou d’un village.
- Alors, si on compare les deux monuments, ils semblent assez différents : d’un côté, on a un soldat et de l’autre, une femme. Mais on remarque qu’ils ont des points communs : ils sont situés au centre des villes, des villages, près des habitations. Ces monuments sont propres et bien entretenus. Il y a toujours des inscriptions qui rappellent que ces gens sont morts pour la France entre 1914 et 1918.

Étape 2 – Témoignages

Comprendre un témoignage (activité 2)


Compréhension orale et écrite - binômes - 15 min (supports : fiche apprenant et vidéo « L’Armistice » de Paul Ooghe)

Former des binômes. Vérifier la compréhension de la notice biographique. Interroger les apprenants.

Qui est cet homme ? Quelle est sa nationalité ? Comment est-il devenu soldat ?

Vérifier la compréhension du tableau. Regarder le témoignage dans son entièreté.

Faites l’activité 2 : lisez la notice biographique de Paul Ooghe, écoutez-le raconter le jour de l’Armistice et complétez le tableau. Justifiez vos réponses.

Laisser quelques minutes aux binômes pour comparer leurs réponses. Visionner une seconde fois le témoignage si nécessaire et préciser que la réponse à la question 7 se trouve dans les images.

Corriger en groupe-classe.

Faire lire les informations sur le clairon et mettre en avant son importance dans la vie des soldats.

Pour plus de réalisme, faire écouter certains exemples de clairons militaires :

http://www.appat.org/celeustique/index.php/sonneries/sonneries-reglementaires

Pistes de correction / Corrigés :

C’est un ancien combattant de l’armée belge qui devait être très jeune pendant la guerre parce qu’il a quitté l’école pour rejoindre l’armée sur les conseils de l’un de ses professeurs.




Vrai

Faux

1. Le 11 novembre, jour de l’Armistice, est pour lui un jour de joie. (C’est un jour de deuil.)




X

2. Il a su avant les autres que c’était l’Armistice. (Il l’a su en écoutant une conversation téléphonique.)

X




3. Avant la conférence de onze heures, les attaques ont continué. (Elles ont été suspendues.)




X

4. Ce jour-là, il devait aller chercher pour une cinquantaine de kilos de matériel. (Il devait aller au dépôt chercher des câbles, des lampes, etc.)

X




5. Le bouche à oreille a répandu l’annonce de l’Armistice parmi les soldats mais ses amis ne le croyaient pas. (« Toi, t’es fou avec ton armistice ».)

X




6. Même le 11 novembre, il y a eu des morts et Paul Ooghe fête leurs funérailles chaque année. (Au moment du clairon, des soldats se sont levés et dix hommes ont été tués par une batterie allemande.)

X




7. Depuis la fin de la guerre, Paul Ooghe n’a jamais participé aux commémorations de l’Armistice. (On le voit au tout début sur une photographie d’un journal avec le roi Albert II lors des commémorations en Belgique « le Roi et le Brave ».)




X



Comprendre le déroulement d’une journée (activité 3)


Grammaire – binômes - 15 min (supports : fiche apprenant et vidéo « L’Armistice » de Paul Ooghe)

Former des binômes. Lire la consigne, lever les difficultés lexicales.

Faites l’activité 3 : conjuguez les verbes aux temps du passé (passé composé, imparfait, plus-que-parfait) pour compléter son témoignage.

Laisser quelques minutes aux binômes pour réfléchir. Visionner le témoignage pour corriger.

Faire un rappel sur les temps du passé si nécessaire.

Pistes de correction / Corrigés :

Le 11 novembre, c’était l’armistice et ça a été un jour de deuil. Moi je l’avais appris le matin, j’étais de garde au téléphone.

Je savais que toutes les corvées du jour étaient annulées. J’étais tout heureux de l’apprendre, je me disais que j’allais pouvoir rester à mon aise.

À onze heures, le clairon a annoncé l’armistice. Tout le monde est sorti des tranchées et à ce moment-là, il y a une batterie allemande qui nous a fauché dix hommes. Alors, où était le plaisir ?

Décrire une émotion (activité 4)


Compréhension orale et expression écrite - binômes - 15 min (supports : fiche apprenant et vidéo « Survivant » de Abramo Pellencin)

Former des binômes. Vérifier la compréhension de la notice biographique. Visionner le témoignage d’Abramo Pellencin intitulé « Survivant ».

Faites l’activité 4 : pourquoi Abramo Pellencin revient-il régulièrement à Verdun ? Lisez sa biographie et écoutez son témoignage. À l’aide de ces éléments, répondez à la question.

Laisser quelques minutes aux binômes pour se concerter. Visionner une seconde fois le témoignage si nécessaire. Corriger en groupe-classe.

Pistes de correction / Corrigés :

Revenir à Verdun, où il a combattu, lui permet de renouveler le bonheur qu’il avait quand il revenait du front. C’est toujours pareil, il a le bonheur d’être encore en vie, encore là.

Étape 3 – D’hier à aujourd’hui

Découvrir les commémorations dans la France d’aujourd’hui (activité 5)


Compréhension orale – binômes – 15 min (supports : fiche apprenant et reportage de France2)

Lire la consigne et les questions.

Faites l’activité 5 : regardez le reportage et répondez aux questions.

S’assurer que le lexique est bien compris. Diffuser le reportage de France 2 : http://www.francetvinfo.fr/france/video-la-france-entiere-a-commemore-larmistice-de-la-premiere-guerre-mondiale_742059.html

Rediffuser une seconde fois si nécessaire, en ménageant des pauses. Laisser deux minutes aux binômes pour vérifier leurs réponses.

Mettre en commun.

Pistes de correction / Corrigés :

1. Les commémorations se passent dans chaque ville, dans chaque village de France.

2. Parce que c’est le moment précis de la fin de la Grande Guerre, le cessez-le-feu.

3. Les cérémonies se passent devant le monument aux morts.

4. Le bleuet représente les jeunes combattants morts avant d’avoir 20 ans.

5. Non, elle est ravivée (rallumée) chaque jour.

6. Non, le 11 novembre, on célèbre tous les soldats morts pour la France.

7. Leurs noms sont égrenés/ égrainés (on dit leur nom et prénom, un à un, à voix haute).

8. La première personne dit que c’est par solidarité pour les événements passés et parce que c’est important pour sa fille. La seconde dit que c’est parce que les soldats sont morts pour nous et que c’est pour se rappeler ces événements.

9. Non, tous les Poilus sont morts.

Donner son opinion, argumenter (activité 6)


Interaction orale – petits groupes - 15 min (support : fiche apprenant)

Former des groupes de 3-4 apprenants. Vérifier la compréhension de l’activité.

Faites l’activité 6 : pour les personnes interrogées, les commémorations permettent de se souvenir de ceux qui sont morts pour la France. Et pour vous, est-ce important ? Pourquoi ?

Passer parmi les groupes comme personne-ressource.

Mettre en commun les opinions en groupe-classe.

Pistes de correction / Corrigés :

- Oui, nous pensons que c’est très important. C’était il y a un siècle mais c’est toujours un symbole fort. Nous sommes d’accord avec les personnes interrogées. C’est se souvenir que des milliers d’hommes ont donné leur vie pour que leur famille, leurs amis mais aussi des inconnus puissent vivre en paix. C’est le prix de la paix que nous devons garder en mémoire.
- Non, nous ne sommes pas du tout d’accord. Les commémorations rappellent la guerre et non la paix. Ce serait mieux de choisir une autre journée pour se souvenir de la paix. La fête nationale n’est pas suffisante ? Ce jour-là, on se souvient de tous les citoyens d’hier et d’aujourd’hui : ceux qui sont célèbres et les anonymes. Nous ne voulons pas de la fin d’une guerre comme symbole. Etc.

Étape 4 – Les enseignements du passé

Revisiter les commémorations du 11 novembre (activité 7)


Interaction orale – petits groupes - 20 min (support : fiche apprenant)

Former des petits groupes de 3 apprenants. Vérifier la compréhension de l’activité.

Faites l’activité 7 : imaginez une façon de commémorer le 11 novembre qui attire les jeunes. Puis exposez vos idées à la classe.

Laisser un peu de temps aux groupes pour se mettre d’accord.

Mettre en commun en groupe classe.

Pistes de correction / Corrigés :

- Nous avons pensé à une reconstitution historique. C’est amusant et cela permet de s’imaginer la vie des soldats.

- Oui et on jouerait des petites scènes de théâtre pour exposer la vie quotidienne dans les tranchées, le retour à la maison après la guerre, le rapport des soldats avec leurs enfants, la vie des femmes sans leurs maris, etc.

- Nous, nous avons imaginé un concours de chansons sur une musique jouée au clairon. Ce serait des chansons sur la fin de la guerre, la paix retrouvée, l’horreur des conflits, la fraternité. Chaque classe invente les paroles puis enregistre sa chanson. Ensuite, un jury choisit la meilleure chanson.

- On a pensé à créer des jumelages pour que les jeunes des pays qui se battaient autrefois fassent connaissance, discutent, réfléchissent ensemble sur la guerre, la paix, les différences, les points communs, etc.
Pour aller plus loin :
Vous pouvez réellement organiser un événement dans votre école pour commémorer le 11 novembre.





L’espace pédagogique du site « mission centenaire 14-18 » regorge d’idées pour organiser des commémorations avec vos apprenants. N’hésitez pas à aller y faire un tour.

http://centenaire.org/fr/espace-pedagogique







Fiche réalisée par : Héloïse Mahy

Page sur
Alliance française de Bruxelles-Europe
09/11/2016


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