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LUCÍA MORENO GARCÍA x2ºF

mqwertyuiopasdLfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmrtyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmrtyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmrtyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmrtyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmrtyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmrtyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnm





ÉCRIVAINS FRANÇAIS (Deuxiéme moitié du XX siécle)

RAYMOND QUENEAU (1903, Havre - 1976, Paris)

- Biographie

Raymond Queneau, romancier, poète et dramaturge français, a grandi dans une famille de commerçants. Il rejoint Paris pour faire des études de philosophie à la Sorbonne et à l’École pratique des hautes études où il suit notamment les cours d’Alexandre Kojève sur Georg Wilhelm Friedrich Hegel.

Il fréquente le groupe surréaliste auquel il adhère en 1924. À la suite de son exclusion en 1930, il participe au pamphlet Un cadavre contre André Breton avec un texte intitulé « Dédé ». Raymond Queneau a relaté de façon satirique son expérience du surréalisme dans Odile, où Breton apparaît sous les traits du personnage d’Anglarès.

Après la rupture avec le surréalisme, Raymond Queneau se lance dans l’étude des « fous littéraires » et travaille à une Encyclopédie des sciences inexactes. Refusée par les éditeurs, cette encyclopédie lui servira pour le roman Les Enfants du Limon (1938).

Son service militaire en Algérie et au Maroc (1925-1927) lui permet de s’initier à l’arabe. Au cours d’un voyage en Grèce en 1932 (Odile), il prend conscience du danger de laisser la langue littéraire s’éloigner de la langue parlée. Rapprocher ces deux extrêmes deviendra son grand projet littéraire. Dans cet esprit, Il jettera les bases du néo-français caractérisé par une syntaxe et un vocabulaire typiques du langage parlé et par une orthographe plus ou moins phonétique. Dans les dernières années de sa vie, il reconnaîtra l’échec de ce projet, et que la télévision, par exemple, ne semblait pas avoir eu l’effet négatif sur la langue écrite qu’il craignait. Il collabore à la revue La Critique sociale de Boris Souvarine, puis au quotidien L'Intransigeant.

Après avoir été journaliste pendant quelques années et avoir fait plusieurs petits métiers, Queneau entre en 1938 aux éditions Gallimard où il devient lecteur, traducteur d’anglais, puis membre du Comité de lecture. Il est nommé en 1954 directeur de la collection « Bibliothèque de la Pléiade ». Parallèlement, il participe à la fondation de la revue Volontés et commence une psychanalyse.

Amoureux des sciences, Raymond Queneau adhère à la Société mathématique de France en 1948. Il s’évertue à appliquer des règles arithmétiques à la construction de ses œuvres. À la suite d’un colloque en septembre 1960, dirigé par Georges-Emmanuel Clancier et Jean Lescure, il fonde en décembre 1960, avec François Le Lionnais, un groupe de recherche littéraire, le Séminaire de littérature expérimentale qui allait très vite devenir l’Oulipo (Ouvroir de littérature potentielle).

Raymond Queneau meurt le 25 octobre 1976 d'un cancer du poumon. Il est inhumé au cimetière ancien de Juvisy-sur-Orge (Essonne).

- Œuvres

C’est en 1933 qu’il publie son premier roman, Le Chiendent, une illustration littéraire du Discours de la méthode de René Descartes. C’est avec Pierrot mon ami, paru en 1942, qu’il connaît son premier succès. En 1947 paraît Exercices de style. Sous le nom de Sally Mara, auteur fictif qu'il a créé, il publie la même année On est toujours trop bon avec les femmes.

 En 1959 paraît Zazie dans le métro, une parodie burlesque de multiples formes romanesques. Il se sert du néo-français à des fins comiques avec une réflexion philosophique sur l'identité et la vérité.

Zazie, une jeune adolescente aux manières délurées, arrive de sa province berrichonne, impatiente de connaître le métro parisien. Son oncle Gabriel l'attend à la gare et, à la grande déception de Zazie, lui annonce que le métro est fermé pour cause de grève et la jette directement dans un taxi conduit par son ami Charles : direction le café Turandot. Là, Zazie fait la connaissance de Marceline, la femme de Gabriel.

Gabriel emmène ensuite Zazie découvrir la tour Eiffel. Aux pieds de celle-ci, Gabriel est embarqué par un groupe de touristes étrangers qui le prennent pour un guide. Son oncle invite alors le groupe de touristes puis l'ensemble de ses amis à assister au numéro de « danseuse » dans le cabaret homosexuel pour lequel il travaille. Entre-temps, Charles déclare sa flamme à Mado, puis Trouscaillon essaie de violer Marceline, qui s'enfuit.

Durant la nuit qui suit le spectacle de Gabriel, les personnages finissent par dévoiler l'identité multiple et ambiguë de Trouscaillon et s'en vont manger dans un bar, que des forces armées, dirigées par Trouscaillon, encerclent. La veuve Mouaque meurt sous les balles, et les autres personnages s'enfuient par les souterrains puis par les conduits du métro grâce à Marceline, alors que Zazie s'est endormie dans les bras de Gabriel. Au petit matin, Zazie est rendue à sa mère et elle reprend le train sans avoir vu les couloirs du métro.

Le succès de ce roman surprit Queneau lui-même et fit de lui un auteur populaire. Une adaptation au théâtre par Olivier Hussenot et au cinéma par Louis Malle suivront.

Avec Cent mille milliards de poèmes (1961), il réussit un grand succès. C’est un « livre-objet » qui offre au lecteur la possibilité de combiner lui-même des vers pour composer un sonnet classique. Le titre est le nombre de combinaisons possibles.

Le roman Les Fleurs bleues (1965), nouveau succès public, illustre l’apologue du penseur taoïste chinois Tchouang-Tseu. Il poursuit son œuvre poétique avec Courir les rues, Battre la campagne, Fendre les flots.

DANIEL PENNAC

- Biographie

Daniel Pennac, né Daniel Pennacchioni le 1er décembre 1944 à Casablanca au Maroc, est un écrivain français. Il a reçu le prix Renaudot en 2007 pour son essai Chagrin d'école.

Sa scolarité fut désastreuse. Dans Chagrin d'école, il prétend avoir mis un an à assimiler la logique et la complexité du caractère « A » ; son père, polytechnicien, général, ne s'en serait toutefois pas inquiété, affirmant que son fils maîtriserait parfaitement l'alphabet au bout de 26 ans.

Après une maîtrise en lettres à Nice, il entre dans l'enseignement. Il commence à écrire pour les enfants et finit par proposer Au Bonheur des Ogres à la Série noire. C'est ainsi que Benjamin Malaussène et ses amis de Belleville font leur entrée dans la littérature.

Daniel Pennac garde de son enfance une nostalgie du foyer et une tendresse pour la famille d'élection. Si ses écrits sont drôles et plein d'une imagination débridée, Pennac peut aussi écrire Comme un roman, un essai de pédagogie active, lucide et enthousiaste. Que l'on songe à cette phrase qui pourrait guider tout enseignant : « On ne force pas une curiosité, on l'éveille. »

L'album de bande dessinée La Débauche, qu'il a signé avec Jacques Tardi, révèle sa conscience sociale et civique, révoltée par le licenciement sauvage, par la situation d'un chômeur victime d'un chef d'entreprise corrompu. Depuis ses débuts, Pennac étudie et critique les institutions qui nient l'individu. On pourrait dire de lui comme de son personnage principal : « Vous avez un vice rare, Malaussène, vous compatissez. » (La Petite Marchande de prose).

Il écrit quand sa « tribu » personnelle lui en laisse le temps car dit-il : « c'est, quoi qu'il arrive, l'attachement à l'autre qui est prioritaire par rapport, par exemple, à la corruption du social ! »

Daniel Pennac défend le plaisir de la lecture à voix haute. Grand amateur de livres audio, il a lui-même enregistré plusieurs de ses livres pour Gallimard et pour l'association Lire dans le noir. Et sur scène, après avoir interprété Merci au théâtre du Rond-Point, il lit Bartleby le scribe à la Pépinière Théâtre. Bartleby en coulisses est le documentaire réalisé par Jérémie Carboni (produit par Zerkalo production) sur la préparation de ce dernier spectacle.

- Œuvres

 La Petite Marchande de prose est un roman de Daniel Pennac publié en 1990 aux éditions Gallimard et ayant obtenu le prix du Livre Inter la même année.

La reine Zabo est sortie pour régner sur un royaume de livres. Un petit royaume à l'échelle de son corps chétif dominé par une énorme tête. Un royaume qu'elle domine entièrement. Pourtant, elle peine à dominer Benjamin Malaussène, le bouc émissaire professionnel payé à prix d'or pour compatir avec les écrivains refusés. Alors quand Malaussène, démotivé par le mariage de sa toute jeune sœur Clara avec un directeur quasi-sexagénaire de prison modèle, se saisit d'un prétexte pour démissionner, la reine Zabo se voit contrainte de lui offrir un autre emploi : endosser l'identité de J. L. Babel, le prolifique et invisible auteur de fadaises à succès.

Clara est assassinée le jour de son mariage. Benjamin, suspecté par défaut, est rapidement mis hors de cause par le commissaire Coudrier. Celui-ci lui recommande de rester loin de cette affaire, mais il va se retrouver inextricablement mêlé à ce meurtre.

JLB tombe dans un coma dépassé. Le docteur Berthold, profitant de ce coma, commence à prélever des organes pour effectuer des transplantations sur des patients ayant plus besoin des organes de Benjamin que celui-ci.

Julie découvre que le véritable assassin n'est autre que le meurtrier du fiancé de Clara, un ancien détenu auteur des livres de JLB, qui n'avait pas été mis au courant de la parution et des ventes exceptionnelles de ses romans, romans basés sur l'économie et la réussite fulgurante de ses personnages. Amoureux de Julie, ou plutôt de la femme qu'il imagine à travers elle, il perd deux doigts en tentant de tuer les membres de l'édition du Talion. Amené à l'hôpital où se trouve Benjamin, il décède, mais par miracle son histocompatibilité avec Malaussène permet de lui faire le don complet de ses organes...

 Chagrin d'école est un roman de Daniel Pennac publié le 11 octobre 2007 aux éditions Gallimard et ayant reçu le prix Renaudot la même année.

C’est un roman autobiographique sur le parcours psychologique d'un cancre dans le système scolaire, en plus de plusieurs réflexions et anecdotes sur le propre parcours de l'auteur qui était lui même un très mauvais élève. Il décrit l'importance du regard du professeur sur l'élève, l'impact sur les domaines qu'un individu va développer ou au contraire abandonner. Ce livre présente également le constat d'un écart entre deux mondes : celui des élèves et celui des professeurs, qui pour l'auteur est un choc entre l'ignorance et la connaissance. Il nous donne une idée de ce qu'était Pennac durant son enfance. Ce livre ne raconte pas une histoire, c'est un enchainement de phrases sur le cancre qu'il était, mais aussi sur ce qu'il est devenu, et comment il y est parvenu.

AMIN MAALOUF

- Biographie

Né à Beyrouth en 1949, Amin Maalouf passe pourtant les premières années de son enfance en Égypte, patrie d'adoption de son grand-père maternel. De retour au Liban, sa famille s'installe dans un quartier cosmopolite de Beyrouth en 1935.

Son père, journaliste très connu au Liban, également poète et peintre, est issu d'une famille d'enseignants et de directeurs d'école. Sa mère est issue d'une famille francophone et maronite, dont une branche vient d'Istanbul, ville hautement symbolique dans l'imaginaire d'Amin Maalouf.

La culture du nomadisme et du « minoritaire » qui habite son œuvre s'explique sans doute en partie par cette multiplicité des patries d'origine de l'écrivain, et par cette impression d'être toujours étranger : chrétien dans le monde arabe, ou arabe en Occident.

Les études primaires d'Amin se déroulent à Beyrouth dans une école française de pères jésuites. Ses premières lectures se font en arabe, y compris les classiques de la littérature occidentale, mais ses premières tentatives littéraires, secrètes, se font en français.

Étudiant en sociologie et sciences économiques à l'université Saint-Joseph de Beyrouth, il rencontre Andrée, éducatrice spécialisée, qu'il épouse en 1971. Il devient peu après journaliste pour le compte du principal quotidien de Beyrouth, An-Nahar, où il publie des articles de politique internationale. La guerre civile éclate en 1975, obligeant la famille à se retirer dans le village du Mont-Liban. Amin Maalouf décide rapidement de quitter le Liban pour la France, en 1976.

Il retrouve en France un emploi de journaliste dans un mensuel d'économie, puis devient rédacteur en chef de Jeune Afrique. Ses premières esquisses littéraires n'aboutiront, à cette époque, à aucune publication.Ce n'est qu'en 1981 qu'il décroche son premier contrat d'édition, avec l'éditeur Jean-Claude Lattès, pour Les Croisades vues par les Arabes, essai qui sera publié en 1983.

Il obtient en 1993 le prix Goncourt pour Le Rocher de Tanios, qui a pour décor les montagnes libanaises de son enfance. C'est à cette époque qu'il prend pour habitude de se retirer plusieurs mois par an dans une petite maison de pêcheur, sur l'île d'Yeu, pour y écrire. En 2007-2008, il a présidé, pour la Commission européenne, un groupe de réflexion sur le multilinguisme.

En 2010, il gagne le Prix Prince des Asturies des lettres et Il est élu à l'Académie française en 2011.

- Œuvres

 Il rencontre son premier succès de librairie en 1986 avec le roman Léon l'Africain, et décide alors de se consacrer à la littérature.

Léon l’Africain est une biographie romancée de Hassan el-Wazzan, dit Léon l’Africain, commerçant, diplomate et écrivain arabo-andalou.

En 1518, cet ambassadeur maghrébin, revenant d'un pèlerinage à la Mecque, est capturé par des pirates siciliens, qui l'offrent en cadeau à Léon X, le grand pape de la Renaissance. Il devient le géographe Jean-Léon de Médicis, dit Léon l'Africain. Il se trouvait à Grenade pendant la Reconquista alors que les Ottomans s'emparaient de la ville. Pour fuir l'Inquisition, il rendit avec sa famille en Égypte, puis en Afrique noire à l'apogée de l'empire de l'Askia Mohamed Touré, enfin à Rome aux plus belles heures de la Renaissance ainsi qu'au moment du sac de la ville par les soldats de Charles Quint.

Suivent les romans Samarcande, sur le poète et savant persan Omar Khayyam et Les Jardins de lumière sur le prophète Mani, qui le consacrent comme une figure importante du roman historique d'inspiration orientale.

Le Premier Siècle après Béatrice, en 1992, est un roman d'anticipation, atypique, qui porte un regard inquiet sur l'avenir de la civilisation. Le protagoniste du roman, un entomologiste français, et sa compagne Clarence dénoncent l'existence d'une « substance » qui est vendue à certains pays du Tiers Monde et qui fait que ceux qui la prennent donnent naissance à des garçons au lieu de filles. Cette situation se répétant à plusieurs reprises et à différents endroits de la planète, la société peut disparaître.

Dans Les Échelles du Levant, en 1996, il parle pour la première fois de la guerre du Liban qui l'a contraint à quitter son pays d'origine. Le Liban sera à partir de cette époque un thème de plus en plus présent dans son œuvre. Il publie en 1998 son deuxième essai, Les Identités meurtrières, pour lequel il obtient en 1999 le prix européen de l'essai Charles Veillon.

Il s'essaye ensuite pour la première fois à l'écriture d'un livret d'opéra, avec L'Amour de loin, pour la compositrice finlandaise Kaija Saariaho.

Son roman Le Périple de Baldassare, est publié en 2000, l'auteur se consacre depuis à la rédaction d'essais (son ouvrage le plus autobiographique Origines, en 2004, et Le Dérèglement du monde : Quand nos civilisations s'épuisent, en 2009).

En 2012, il publie un nouveau roman Les Désorientés.

BORIS VIAN -Biographie
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