L’interview vidéo d’Hervé Chabalier sur





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date de publication16.10.2016
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SFR PLAYER Mondes Numériques

Numero 1 – bien-être numérique



La révolution du partage numérique


Hervé Chabalier, président fondateur de l’agence CAPA, nous livre sa vision de l’évolution du traitement de l’information grâce au numérique.

Qu’est-ce que le web et le numérique changent dans la société ?

Ce qui est essentiel dans la révolution numérique, c’est qu’elle place le consommateur au centre du dispositif. Il peut accéder aux images là où bon lui semble et sur tous les supports : télé, ordinateur ou mobile. Et, parce que les supports sont interactifs, il peut dire ce qu’il veut et, à son tour, envoyer de l’image. Les gens qui ont des choses à dire ont désormais des moyens pour s’exprimer. Aujourd’hui, tout homme, s ‘il possède un ordinateur devient diffuseur. Ce partage-là, c’est une révolution.

Qu’est-ce qui vous intéresse dans le numérique applique à la production audiovisuelle ?

La capacité de raconter des histoires en se servant aussi bien de la photo, de l’écrit, du son, que de la vidéo. Ce qui donne des choses nouvelles. Ce qu’amène le numérique et notamment les web docs ou les web fictions, c’est aussi que l’on peut intervenir au sein d’un récit linéaire pour ouvrir des portes, raconter d’autres histoires. Et puis, c’est vraiment un accélérateur d’idées et de créativité. Les nouvelles technologies nous obligent, presque naturellement, à penser autrement. Et dès qu’on pense autrement, on a des idées nouvelles.

Quelles sont les conséquences de la révolution numérique sur la fabrication de l’information ?

Les sources vont se multiplier et notre travail à nous, journalistes, sera pour une bonne part d’aller vérifier que ces informations ont été recueillies dans des conditions qui correspondent à notre déontologie et à notre éthique. Les images du web, il faut prendre ça comme de nouvelles sources, et, comme toutes les sources, il faut les vérifier. Mais le numérique ne remplacera jamais les reporters. Parce que le journalisme, c’est un métier, avec des règles et un savoir-faire. Et un métier qui a une fonction sociale : faire que les citoyens, parce qu’ils sont bien informés, peuvent décider de leur avenir en connaissance de cause. Le numérique ne va pas remplacer ce métier, il va l’enrichir et en renforcer la nécessité.

L’interview vidéo d’Hervé Chabalier sur le site Internet de SFR PLAYER

Festival européen des 4 écrans, du 18 au 20 novembre à Paris. Créé à l’initiative d’Hervé Chabalier et parrainé par SFR, ce festival accompagne la révolution numérique. 54 films en compétition, 4 grandes conférences sur les mutations de l’information à l’heure du Web 2.0

Plus d’infos sur le site Internet du festival 4 écrans

Fiabilité et rapidité avec la fibre optique


Pierre-Alain Allemand, directeur général réseaux de SFR, nous aide à comprendre les enjeux du déploiement de la fibre optique au niveau national.

Qu’est-ce que la fibre optique ?

La fibre optique est un câble composé d’une multitude de fils en verre, d’une taille inférieure à celle d’un cheveu, véhiculant un signal lumineux qui transporte des données. Cette nouvelle technologie permet le transport d’information avec un débit théorique dix fois supérieur à celui de l’ADSL aujourd’hui.

Quels sont ses avantages ?

Pour les abonnés, la fibre permet d’utiliser plusieurs postes de télévision simultanément, avec des programmes différents, d’échanger et de partager instantanément des fichiers très lourds, consommateurs de bande passante, comme des vidéos ou des photos en haute définition. Elle permet aussi un vrai confort d’utilisation pour l’ensemble des services déjà existants, mais aussi la possibilité de profiter pleinement des nouveaux standards, comme la télévision haute définition ou les jeux en ligne.

Comment raccorde-t-on un immeuble en fibre optique ?

Tout d’abord, SFR déploie son réseau en fibre optique dans les égouts et dans les fourreaux, jusque devant l’immeuble. Ensuite, le propriétaire de l’immeuble (ou l’assemblée générale des copropriétaires dans le cas des copropriétés) doit autoriser SFR à équiper l’immeuble en signant une convention définie par l’Arcep, qui détermine ses obligations. SFR installe alors un chemin de câbles optiques dans la colonne montant de l’immeuble, depuis un point de mutualisation situé dans la cave jusqu’aux paliers d’étage. Enfin, chaque fois qu’un résident souscrit à une offre fibre, un technicien SFR installe la fibre depuis la colonne montante jusque dans le logement, puis met en service les équipements.

Quels engagements pour SFR dans la fibre ?

SFR est aujourd’hui présent à Paris, Lyon, Marseille et Pau. À fin 2009, SFR aura déjà investi près de 300 millions d’euros dans ce nouveau réseau pour permettre de desservir plus de 1,5 million de foyers. Si les conditions réglementaires sont réunies, nous saurons saisir les nouvelles opportunités qui seront source de croissance et de compétitivité économique pour notre pays, à même de concilier intérêt privé et public, et de permettre une saine concurrence et un aménagement harmonieux du territoire.

Le reportage vidéo sur le déploiement de la fibre optique sur le site Internet de SFR PLAYER

Réglementation fibre : la position de SFR


Le montant total pour amener la fibre optique au plus près des utilisateurs est évalué à près de 40 milliards d’euros, avec un coût croissant lorsque la densité de l’habitat diminue. Des solutions différentes sont donc envisagées selon les zones. L’Arcep a défini des règles pour la zone la plus dense, qui couvre les 5 premiers millions de logements : la concurrence joue jusqu’au pied de l’immeuble. Pour la zone suivante (qui irait jusqu’à 10 millions de logements), SFR estime que la mutualisation de la partie terminale des réseaux devrait être plus large et se faire au sein d’une structure comprenant tous les opérateurs et l’État (avec la Caisse des Dépôts). Celle-ci ferait appel aux ressources du grand emprunt, en complément des financements des opérateurs. La concurrence jouerait sur les réseaux de collecte et sur l’offre de service. Dans les zones les moins denses (au-delà de 10 millions de logements), l’intervention publique apparaît nécessaire, souvent au niveau des collectivités territoriales. L’ampleur du projet rend fondamentale la bonne utilisation des ressources financières limitées, tout en maintenant une saine concurrence. La vision de SFR concilie ces différents objectifs.

Numérique, société et innovation sociale


Alain Juppé, maire de Bordeaux, nous livre ses réflexions sur les avancées du numérique.

Quels sont, selon vous, les principaux apports du numérique au changement de la société?

Le bouleversement technologique du numérique est un des trois grands enjeux que nous avons à relever, en même temps qu’il nous faut bâtir un nouveau modèle économique et combattre le réchauffement climatique. Le numérique modifie nos vies, nos relations, nos modes de consommation, notre rapport au monde. Toutefois, il nous faut veiller à ce qu’il soit source de bénéfices pour notre société : plus de services, plus de connaissance et plus de lien social authentique, au service du bien-être de nos citoyens. C’est particulièrement la responsabilité des politiques.

Et en matière de développement durable ?

Bâtiments, transports, énergie, aménagement du territoire, gestion de l’eau, des déchets, accès à la culture, la santé, l’aide humanitaire, etc. Les TIC sont une des clés pour relever le défi du développement durable dans tous les domaines, notamment en créant de nouvelles formes d’échange et de collaboration. Par ailleurs, les outils numériques, par la vitesse à laquelle ils évoluent et la puissance économique qu’ils génèrent, contribuent au fonctionnement de plus en plus consumériste de notre société et ont un impact direct sur l’environnement. La question essentielle est donc : comment déboucher sur des propositions concrètes et inventer un nouveau modèle de développement, plus sobre et plus équilibré ? Afin d’y contribuer, j’ai présidé le lancement à Bordeaux du Cluster Green & Connected Cities (réseau des villes vertes et connectées), avec un premier atelier sur les Éco-centres 2.0, une initiative innovante et opérationnelle.

Que représente pour vous un projet comme Reconnect, lauréat du concours SFR Jeunes Talents Innovation ?

Voilà un bel exemple de l’apport du numérique à une société solidaire. Rester joignable et pouvoir appeler sont deux conditions indispensables à la réinsertion des personnes exclues, notamment des jeunes en errance. Le soutien de la ville de Bordeaux va permettre de l’expérimenter et de le développer dans le cadre des actions que nous menons déjà auprès des personnes en situation d’exclusion.

Enfin, quel utilisateur de ces nouvelles technologies êtes-vous ?

J’ai été parmi les premiers hommes politiques à avoir un blog, j’aime y échanger avec la terre entière. Je m’en occupe personnellement à 100 % mais, du coup, je n’arrive pas y écrire suffisamment. Dans un autre domaine, je suis toujours fasciné par la puissance des moteurs de recherche qui mettent tout le savoir du monde sur mon bureau en quelques secondes.

Retrouvez Alain Juppé sur son blog

L’interview vidéo d’Éric Chatry, président de Reconnect sur le site Internet de SFR PLAYER

En bref



Talents : L’innovation au service de la ville


La 2e édition du concours SFR Jeunes Talents Innovation (du 19 octobre au 23 décembre) permettra de concrétiser un projet innovant à l’échelle d’une ville, sur les thèmes « Communauté, TIC & environnement » pour Issy-les-Moulineaux, « L’accès au savoir » pour Nancy, « E-santé » pour Nice, « Les nouveaux business du web » pour la ville de Rennes. Le lauréat de chaque ville bénéficiera d’un accompagnement de SFR, comme « Mobulles » à Toulouse, ou encore « Reconnect » à Bordeaux.

Présentation du concours SFR Jeunes Talents Innovation sur le site Internet de SFR PLAYER

Handicap et entreprise : ARPEJEH, un an après


Partant du constat que la plupart des élèves handicapés arrêtaient leurs études au niveau de la 3e, SFR a lancé en 2008 la création de l’association Arpejeh (Accompagner la réalisation des projets d’études des jeunes élèves et étudiants handicapés) réunissant des entreprises et des acteurs publics de tous secteurs. Le but ? Aider à lever l’autocensure en montrant aux élèves handicapés qu’ils peuvent faire une carrière professionnelle. Preuve de l’importance de ces actions, une convention cadre vient d’être signée avec l’Éducation nationale pour les trois académies franciliennes. En à peine un an, soixante stages ont été organisés en entreprise, ainsi que plusieurs ateliers « découverte métiers ». Une action de tutorat est en cours de lancement. Arpejeh compte vingt entreprises dont L’Oréal, LVMH, Air France, RTE…

Le reportage vidéo sur Arpejeh sur le site Internet de SFR PLAYER

Charlie Winston : sa vie numérique


Le numérique, ça signifie quoi pour vous ?

Ca veut dire plus de musique, pour plus de gens. Ça ne me fait pas peur. Nous resterons toujours des musiciens capables d'atteindre le public. On en atteint en fait beaucoup plus et de manière bien plus rapide et simple.

Qu’est-ce que ça change dans votre métier ?

Je viens de travailler un duo avec Raphael Saadiq, lui à Los Angeles et moi à Paris. C'est grâce au digital qu'on a pu faire ce titre, car mon emploi du temps ne me l'aurait jamais permis.

Quel est votre outil numérique préféré ?

Honnêtement ? Mon ordi. Rester en contact avec le monde, ma famille, avec tout. Sans mon ordi, c'est juste pas possible.

Utilisez-vous les réseaux sociaux ?

Oui, ça me permet de rester en contact principalement avec les gens qui se connectent sur Facebook et qui veulent en savoir un peu plus, discuter, etc. je peux aussi envoyer des photos de backstage, de concerts ... Photos qui n'émanent pas de la maison de disques. Donc qui sont plus libres en un sens, plus immédiates.

Le clip vidéo de Kick The Bucket sur le site Internet de SFR PLAYER

Après Like a Hobo et In Your Hands, Kick The Bucket est le nouveau single extrait de l’album de Charlie Winston intitulé Hobo.

Partenariats


SFR et Yahoo! Présentent « Tech’You », une nouvelle chaine éditoriale dédiée à l’actualité de l’innovation en général, et de SFR en particulier. Au programme : du contenu exclusif rédigé par une équipe éditoriale experte en nouvelles technologies et une rubrique au coeur de la chaîne, « Innovation by SFR ».

À retrouver sur Yahoo !Actualités ou sur le site Internet de Tech'You

SFR s’associe à NOD-A pour présenter les Fab labs (fabrication laboratory), comparables à des ateliers numériques personnels. L’idée est de fabriquer localement, presque à la demande, des pièces très variées. NOD-A repère et traduit pour les entreprises le potentiel d’innovation contenu dans la création numérique.

Les Fab labs en vidéo sur le site Internet de SFR PLAYER

Nouveau regard sur l’homme


Marc Montméat est le lauréat du Grand Prix SFR Jeunes Talents Photo 2009 (dispositif de révélation d’artistes créé par SFR) Il pratique la photographie en autodidacte depuis plusieurs années, ce n’est que début 2009 qu’il décide de révéler son travail. Sensibilisé très tôt à la notion de l’individu et de sa place dans la société, Marc Montméat choisit les rues de Lille pour faire sa première série « Rue ». Ses photos montrent, dans un environnement urbain parfois oppressant, que l’individu s’y insère pour ne devenir qu’un élément parmi d’autres. Marc Montméat se positionne comme un observateur, il compose des paysages urbains où l’individu vient donner de la vie et du sens à l’image. Ses études de sociologie et son expérience dans le milieu carcéral, où il est conseiller d’orientation et de probation, lui font appréhender le monde et l’homme avec sensibilité et générosité. Ses photos en sont la preuve, car, ne nous y trompons pas, c’est bien l’homme le thème central de son travail. Marc Montméat a été exposé l’été dernier aux Rencontres d’Arles grâce à SFR Jeunes Talents. Il est présent à Paris Photo au Carrousel du Louvre du 19 au 22 novembre 2009.

Plus d'informations sur le site Internet SFR Jeunes Talents

L’interview vidéo croisée entre Reza, photoreporter primé par le World Press Photo et Alain Mingam, commissaire d’exposition, parrains de SFR Jeunes Talents Photo sur le site Internet de SFR PLAYER

Environnement

Ateliers du Bocage, partenariat solidaire


SFR a confié depuis 2007 la reprise et le recyclage de tous les mobiles collectés auprès de ses collaborateurs aux Ateliers du Bocage. Entreprise française d’insertion appartenant à la branche Économie solidaire et insertion d’Emmaüs, les Ateliers du Bocage ont pour objectif de créer des emplois pour les personnes exclues du monde du travail.

Depuis septembre, SFR intensifie sa démarche en leur confiant les mobiles collectés auprès des entreprises clientes de SFR Business Team. Lorsqu’ils sont encore utilisables, les mobiles collectés sont reconditionnés puis revendus à bas prix, notamment dans les boutiques Ateliers du Bocage à Le Peux du Pin ou à Bressuire (Deux-Sèvres). Les bénéfices générés par cette activité sont reversés en solidarité à des associations ou ONG en France, comme à l’étranger, et permettent de financer des emplois au sein des Ateliers du Bocage. Les appareils inutilisables sont démontés, les plastiques, métaux, et substances polluantes (en particulier celles de la batterie) récupérés et traités dans le respect de la réglementation environnementale.

Plus d'informations sur le site Internet des Ateliers du Bocage

Citoyenneté

« Je connais quelqu’un de bien »


Créée en avril 2006, la Fondation SFR prolonge et amplifie les actions citoyennes menées par l’entreprise depuis 1997 en faveur de l’égalité des chances. Agissant au plus près du terrain, la Fondation SFR soutient chaque année des dizaines de projets associatifs, portés pour la plupart par des collaborateurs de l’entreprise, soit en contribuant financièrement aux projets, soit en donnant aux collaborateurs la possibilité de consacrer une partie de leur temps de travail à l’association. SFR a mis en valeur ce travail de solidarité et d’engagement à travers une campagne presse parue à l’été 2009. « Je connais quelqu’un de bien », c’est l’idée de la campagne qui met en scène un regard croisé entre un collaborateur engagé SFR et l’association qu’il soutient.

• Christophe Dufour, responsable domaine informatique à la Défense, soutient l’association « St Rémy Athlétique club Véloxygène » et a permis l’achat de tandems VTT pour que des non-voyants puissent connaître l’expérience du vélo.

• Didier Rossi, ingénieur télécom du réseau SFR à Lyon aide l’association Montpellier Sauvetage qui forme des jeunes au brevet d’état de sauveteur.

• Ouahiba Mostefaoui, responsable de groupe SFR Business Team à Lyon, soutient le centre social et culturel J&J Peyri de Vaulx-en-Velin qui aide des jeunes de la région à obtenir le BAFA.

Retrouvez plus d'infos sur le site Internet de la Fondation de SFR

Le bien-être numérique


Une petite révolution est en train de se produire dans nos maisons. L’innovation y entre de plain-pied et va nous accompagner, nous soutenir et prendre soin de nous, à la manière d’un cocon numérique. Sans doute un tournant dans notre relation à la technologie. Tour d’horizon de la forme et de la santé dans un proche avenir.

Maintien à domicile


C’est une canne. Équipée de son traditionnel embout en caoutchouc, histoire de prévenir tout risque de dérapage. Pour le reste, elle n’a pas grand-chose à voir avec celle que nos grands-pères moulinaient. Conçue par une équipe de chercheurs de l’Université de Californie, cette « Smartcane » symbolise, à sa façon, (presque) tout ce que les nouvelles technologies vont bouleverser dans notre quotidien. Truffée de capteurs pilotés par un micro-ordinateur, elle communique via Bluetooth avec un assistant personnel qui se connecte, grâce à internet ou le réseau 3G, à un centre de télésanté. Vitesse de déplacement, pression exercée sur la poignée, variation du mouvement… Toutes ces mesures sont analysées en temps réel et comparées à des modèles d’utilisation appropriée de ladite canne. Intérêt pour la personne : on peut corriger une mauvaise mobilité, détecter une tendance à la détérioration de sa marche, voire même l’imminence d’une chute. La révolution numérique ne se contente plus de transformer nos loisirs, nos modes de communications… Elle gagne toutes les facettes de notre vie à domicile. La maison devient un lieu de bien-être plus sûr, relié en permanence au monde extérieur. Notre maison deviendrait-elle un média ? L’électronique étant de plus en plus performante et de moins en moins coûteuse, on va voir se multiplier les services d’assistance, de télésurveillance, de télémédecine qui redonnent de l’autonomie et une certaine forme de liberté à chacun d’entre nous et à tous les stades de la vie. Plus que jamais, le partage de l’information, quelle que soit sa nature, façonne nos comportements. Il réduit les déplacements répétitifs chez un praticien (nous aurons peut-être bientôt dans nos armoires à pharmacie, un stéthoscope électronique qui communiquera avec notre généraliste) ; il suit et anticipe nos soucis de santé ; il permet d’être soutenu par un coach qui va ajuster votre programme d’exercices en fonction des données qu’il aura collectées à distance… La seule limite à tous ces nouveaux services reste la capacité de leurs concepteurs à traiter les données pour les rendre « comestibles » et, surtout, à faire communiquer des hommes et des univers qui n’en avaient pas l’habitude ou le désir. Sans opposer le virtuel au réel, ce dernier point est peut-être déjà de l’histoire ancienne, tant l’utilité du numérique se révèle à tous. À voir, le travail du psychologue et psychanalyste Michael Stora, qui utilise les jeux vidéo comme outil thérapeutique pour… soigner des enfants souffrant de troubles du comportement.

Il s’appelle Nao, c’est un petit robot. Très malin.


Capable de répondre à de nombreuses demandes, il détecte aussi tous les mouvements suspects ou, en tout cas, inhabituels, qui peuvent survenir dans la maison. Une personne seule ou dépendante peut compter sur Nao. En cas d’incident, grâce à sa carte 3G SFR, il appellera automatiquement un service de télé assistance. Et toute une chaine d’assistance ou de secours si nécessaire, se met en place. Il y a l’urgence, mais aussi le quotidien de tous ceux qui souhaitent rester le plus longtemps possible autonomes chez eux. Sans risque et dans les meilleures conditions possibles. Un objectif désormais réalisable grâce au véritable « écosystème » d’assistance, qui va peu à peu investir le domicile. Des capteurs variés connectés à des centrales suivront, en temps réel, l’environnement d’un habitat. Sur l’écran de télévision, des messages rappelleront l’heure d’une prise de médicaments ou du passage d’une infirmière ; sur la télécommande, un bouton sera capable d’alerter un centre d’assistance. Chez soi et protégé…

E-santé


Huit millions de Français sont touchés par une maladie dite de longue durée.

Des pathologies qui nécessitent des prises en charge lourdes et coûteuses. Les progrès spectaculaires de la télémédecine vont considérablement améliorer la vie de ces patients. C’est le cas, notamment, des diabétiques, dont certains sont contraints de relever jusqu’à six fois par jour leur taux de glycémie pour ajuster leur dose d’insuline. Un logiciel installé sur un PDA ou un Smartphone leur permet désormais de s’affranchir de calculs laborieux. Et, surtout, leur médecin traitant peut surveiller leur évolution en permanence. Ce suivi en temps réel est rassurant pour le malade et rend les consultations en cabinet moins fréquentes et plus productives. Un progrès aux conséquences thérapeutiques et économiques importantes.

Forme


La forme, le poids, la nutrition…Chacun d’entre nous se préoccupe davantage de son Corps.

Et n’a pas toujours l’envie ni le temps de se déplacer pour l’entretenir. Et pourtant, rien ne remplace le contact direct avec un spécialiste pour rester motivé et conseillé. Cette balance « communicante » va justement l’établir. Elle enregistre les données personnelles de son utilisateur (poids, indice de masse corporelle, etc.) et les transmet à une équipe de coachs. En fonction des objectifs définis préalablement, celle-ci renvoie régulièrement ses indications. Voire des rappels à l’ordre qu’elle pourra lancer sur nos portables de nouvelle génération, celui que nous porterons au poignet comme un bracelet, qui se rechargera à l’énergie solaire et disposera de capteurs capables d’analyser la pollution de l’air ou de l’eau… Non seulement en pleine forme mais en plus protecteur de l’environnement !

Voir le film Le Bien-être numérique sur le site Internet de SFR PLAYER

Interviews



Thierry Launois


Directeur du programme E-Santé de SFR

L’e-santé est plus que jamais un véritable enjeu d’innovation, en mesure de répondre à des problématiques majeures de notre avenir. Le point avec Thierry Launois.

« En moins de dix ans, trois grandes problématiques sont venues bousculer le secteur de la santé : l’accélération du vieillissement de la population, la diminution du nombre de médecins et le problème global des coûts médicaux. Les technologies numériques proposent clairement des réponses prometteuses à chacun de ces nouveaux enjeux. Une avancée importante : les seniors – près de 8 millions d’individus âgés de plus de 70 ans à ce jour – et notamment les plus fragilisés, pourront rester chez eux et être autonomes plus longtemps grâce à des solutions innovantes de maintien à domicile. En parallèle, de nouvelles formes de télémédecine se développent, notamment dans le suivi des maladies chroniques et la meilleure anticipation des risques. Elles permettent déjà de renforcer le lien avec le médecin et de minimiser le taux d’échec de certains traitements. »

Michael Stora,


Psychologue clinicien au centre médico-psychologique de Pantin (Seine-Saint-Denis), membre fondateur de l’Observatoire des mondes numériques en sciences humaines (Site Internet de l'Observatoire) et coauteur de Culture d’univers. Jeux en réseau, mondes virtuels. Le nouvel âge de la société numérique (FYP Éditions).

On stigmatise souvent les jeux vidéo et les mondes virtuels pour les comportements addictifs qu’ils engendrent. Michael Stora utilise pourtant les jeux vidéo depuis dix ans comme médiation auprès d’enfants souffrant de troubles du comportement.

« Le jeu vidéo est la forme moderne d’une thérapie ancienne basée sur le psychodrame, un espace de recréation dans lequel on joue à être un autre. Les patients y affrontent des ennemis qui ne sont autre qu’eux-mêmes. Le jeu vidéo a apporté deux dimensions à cette catharsis : il met en scène le rapport au corps et aux images, déterminant dans notre société, et aide les enfants à accepter une démarche thérapeutique, qu’ils avaient le sentiment de subir par ailleurs. Cette médiation virtuelle thérapeutique a donné des résultats étonnants, avec près de 90 % de réussite. La plupart des enfants ayant participé à l’atelier jeu vidéo ont renoué avec un cursus scolaire dont ils avaient été exclus. Grâce à la grammaire particulière des jeux vidéo et, en particulier, à la difficulté de « passer au niveau supérieur », ils ont réintégré la notion d’effort, le désir d’apprendre et de savoir. Après avoir travaillé sur des jeux existants comme les « Sims », « ICO » ou « Fable », la prochaine étape importante va être la création d’un « serious game », un jeu qui combine intentions thérapeutiques et ressorts ludiques, destiné à l’accompagnement psychologique des enfants souffrant d’un cancer. »

Serge Tisseron,


Psychiatre, psychanalyste et directeur de recherche en psychologie à l’université de Paris X. Il a étudié, entre autres thèmes, la manière dont les nouvelles technologies changent nos relations aux autres et à nous-mêmes. Il est l’auteur de Virtuel, mon amour paru en 2008 (Éditions Albin Michel).

Les technologies et, bientôt, les nanotechnologies, permettront de veiller de « très près » à la santé des individus. Ces progrès incontestables sont aussi l’occasion, pour Serge Tisseron, de s’interroger sur leurs implications en matière de liberté individuelle.

« Un domaine qui est en plein développement aujourd’hui avec les nouvelles technologies, c’est le domaine de la santé. Les prothèses par exemple, la possibilité pour des gens malades d’être sous surveillance 24h/24 et puis, bientôt, le développement des nanotechnologies, qui permettront même de savoir ce qui se passe à l’intérieur du corps de chacun. Il faut bien voir que ce progrès, comme toujours le progrès, n’est pas sans contrepartie, et la contrepartie de ce progrès là, dans le domaine de la santé, et bien c’est finalement la place de l’intimité, la place de la liberté. C’est un petit peu comme si, avec les nouvelles technologies aujourd’hui, la question était la suivante : le plus important, est-ce la longévité (avec au-delà l’immortalité) ou est-ce la liberté ? C’est comme si les nouvelles technologies nous proposaient un marché : renonce à ta liberté et je te donnerai l’immortalité. Alors, il faut y réfléchir à deux fois avant d’accepter ce marché, et je crois qu’aujourd’hui, c’est très important d’avoir toujours à l’esprit en quoi ces nouvelles technologies, qui nous apportent beaucoup, peuvent aussi nous faire perdre d’un autre côté, et notamment du côté de notre liberté. »

L’intégralité des interviews sur le site Internet de SFR PLAYER

Directeur de la publication : Julien Villeret. Directeur de la rédaction : Jérôme Richez. Responsable projet : Méloé Babillon. Rédaction et coordination : Anne Sprecher. Création et réalisation : ISSN : en cours. Impression : Stipa, imprimeur labellisé Imprim’Vert. Magazine imprimé sur papier composé à 60 % de fibres recyclées,et 40 % de fibres FSC. Crédits photos : Catherine Cabrol, Jean Chiscano, Jack Guez / AFP, Nicola Lo Calzo, Marc Montméat, Getty Images, Thomas Sanson / mairie de Bordeaux. Novembre 2009.


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