Scénario Phil Bedard





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FANTASTIC’ARTS - GERARDMER 2000 -

FESTIVAL DU FILM D’HUMOUR DE L’ALPE D’HUEZ 2000


FESTIVAL DE PARIS 2000


HAUT ET COURT et FILM OFFICE

présentent une production Upstart Pictures

MARS A TABLE !

(Top Of The Food Chain)
un film écrit et réalisé par

John Paizs
avec

Campbell Scott

Fiona Loewi

Tom Everett Scott
Productrice

Suzanne Berger

durée:1h30


Sortie le 12 Avril




Distribution : Haut et Court

38, rue des Martyrs75009 Paris

tel: 01 53 31 27 27

fax: 01 53 31 27 28

Relations Presse:
Bossa Nova/ Michel Burstein

32 boulevard St Germain 75005 Paris

tel: 01 43 26 26 26

fax: 01 43 26 26 36

email : bossanova@compuserve.com

FICHE ARTISTIQUE



Docteur Karel Lamonte Campbell Scott

SandyFawkes Fiona Loewi

Guy Fawkes Tom Everett Scott

Michael O'Shea Nigel Bennett

L'officier Gayle Hardee T. Lineham

Chris Marlowe Elisa Moolecherry

FICHE TECHNIQUE




Réalisation John Paizs

Scénario Phil Bedard

Larry Lalonde

Productrice Suzanne Berger

Co-producteurs Phil Bedard

Larry Lalonde

Directeur de la photographie Bill Wong

Chef décorateur Rupert Lazarus

Effets spéciaux Paul Jones

SYNOPSIS



Les habitants d'Exceptional Vista, petite bourgade rurale d'Amérique du Nord, s'emploient à vivre paisiblement, en dépit de la fermeture de l'usine à écrous qui a paralysé l'économie de la région. Ceux qui ont malgré tout décidé de rester, vaquent à leurs occupations favorites, la pêche, la télévision et les aventures extra-conjugales. Mais voici qu'un beau jour le signal du relais de télévision se brouille et c'est la ville entière qui va basculer dans l'inconnu et la terreur : des citoyens disparaissent les uns après les autres et leurs restes atrocement mutilés sont découverts peu après.

L'arrivée d'un séduisant et mystérieux savant atomiste, le docteur Karel Lamonte (Campbell Scott), talonné par deux VRP inquiétants, achève de semer le trouble dans les esprits. Surtout dans celui de l'irrésistible Sandy (Fiona Loewi) et de son frère, le très possessif Guy (Tom Everett Scott). Tous trois parviendront-ils à déjouer la voracité de ces êtres surnaturels ou faudra-t-il qu'un miracle se produise pour les sauver

tous ?


OU SYNOPSIS LOLO EN 10MN…
À Exceptional Vista, petite ville de province, la pêche, la chasse, la télévision et le sexe constituent les activités de prédilection.

Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, jusqu’à ce que la télévision cesse d’un seul coup toute activité…

Situation déjà dramatique qui atteint son apogée lorsque d’étranges créatures envahissent la ville et que des cadavres sont découverts dans les bois…

Tant de mystère à résoudre… Mais c’est sans compter sur la perspicacité et le flair incomparables d’une poignée d’autochtones…

Arriveront-ils à déjouer la voracité de ces êtres surnaturels et empêcheront-ils la destruction de l’humanité ?

NOTES DE PRODUCTION



Au menu de Mars à table : une distribution prestigieuse, une histoire intrigante et de nombreux éclats de rire !

Le réalisateur canadien culte John Paizs et la productrice d'Upstart Pictures, Suzanne Berger, ont réussi un joli coup en persuadant trois des acteurs les plus en vue du cinéma indépendant local de partager la vedette de la comédie loufoque Mars à table : Campbell Scott, Fiona Loewi et Tom Everett Scott. Les trois comédiens ont été séduits par l'humour qui se dégageait du scénario écrit et coproduit par Phil Bedard et Larry Lalonde. «De prime abord, il y est question de ce qui arrive aux gens lorsque leurs repères moraux et spirituels se trouvent supplantées par le rationalisme et la mécanique inhérentes à diverses doctrines scientifiques» expliquent Bedard et Lalonde. «Mais, lorsqu'on creuse un peu il est également question de ce qui arrive à un groupe de gens peu banals lorsque les extra-terrestres entreprennent de les dévorer»
Filmé en extérieurs à Toronto et dans ses environs, Mars à table débute dans le cadre d' Exceptional Vista, une bourgade demeurée à l'écart du miracle économique. La plupart de ses habitants ont été contraints de s’en aller après la fermeture de l'usine Nut, le principal employeur local. Vivant dans l'oisiveté, ceux qui sont restés sont devenus des dégénérés : leur façon de parler anglais est bizarre, leurs centres d'intérêt se limitent au sexe, à la télévision et à la pêche. La découverte de cette "chose dévorante " coïncide avec l'arrivée d'un séduisant et mystérieux savant atomiste, le docteur Karel Lamonte (Campbell Scott). La productrice Suzanne Berger a été saisie d'emblée par l'humour irrévérencieux du scénario. " Le script met les clichés cinématographiques sens dessus-dessous avec un résultat très amusant. Les personnages et leurs relations tordues créent un univers délirant où tout semble possible. "Ce scénario loufoque nécessitait aux commandes un réalisateur qui soit doté à la fois d'une solide veine comique et d'une imagination fertile. Par chance, Bedard et Lalonde avaient assisté un soir à une diffusion télévisée du premier film de John Paizs The Big Crimewave et s'étaient dit immédiatement qu'ils avaient trouvé l'oiseau rare capable de s'acquitter au mieux de cette mission.Campbell Scott était très impatient à l'idée de tourner sous la direction de John Paizs dont il trouvait les films précédents " complètement déments mais extrêmement brillants ". Sur son travail avec Paizs, Scott a souligné qu'" il sait précisément ce qu'il veut mais évolue en même temps sur une toute autre planète. Il fait partie de ces gens qu'on recherche. Il dirige les comédiens d'une façon formidable car il sait à la fois nous pousser dans nos ultimes retranchements et nous réfréner lorsque c'est nécessaire. Je pense que c'est une sorte de génie mais ne lui dites surtout pas que j'ai dit ça ! "

Toute l'équipe était convaincue que Campbell Scott composerait un docteur Karel Lamonte idéal. La productrice Suzanne Berger est d'ailleurs particulièrement élogieuse à son égard : " Il arrive à nous faire croire à l'existence du docteur Karel Lamonte, ce type qui croit à la fois dur comme fer aux théories scientifiques du XVIe siècle et aux créatures venues d'un autre monde. Par son seul jeu, il a réussi à apporter au film une dimension absurde supplémentaire."
Fiona Loewi, qui interprète le rôle principal féminin, avait déjà fait forte impression à Paizs, Lalonde et Bedard qui lui avaient confié un rôle dans la série télévisée inspirée du film Once A Thief de John Woo, Suzanne Berger dit d'ailleurs de sa prestation dans Mars à table : «La façon dont Fiona s'est emparée du personnage de Sandy est un mélange fascinant d' innocence et de séduction. Car même quand son personnage agit de manière saugrenue, Fiona l'incarne avec un tel naturel qu'on ne peut s'empêcher d'être conquis par son charme.» Le scénario a d'autant plus attiré Fiona Loewi qu'il lui permettait de briller et de s'amuser à l'écran. Ce nouveau rôle de comédie contraste en effet singulièrement avec ceux, plus dramatiques, qu'elle a eu l'occasion d'interpréter dans ses deux films précédents, Amour et mort à Long Island et Blackheart. «Cette fois, j'avais enfin l'opportunité d'être drôle, de tomber amoureuse et d'incarner une héroïne, explique la comédienne. Sandy est inconsciente de sa propre intelligence alors qu'elle possède en fait davantage de connaissances sur la physique nucléaire que le plus célèbre savant atomiste du monde, le docteur Karel Lamonte.»
Tom Everett Scott incarne le frère cadet de Sandy, Guy Fawkes. Il pouffe de rire en évoquant l'une de ses scènes avec Campbell Scott. Il a en effet eu beaucoup de mal à s'en sortir tant l'équipe et lui-même étaient agités de fous rires. «Il y a eu de nombreuses séquences au cours desquelles nous avons craqué. Il me semble que la séquence plus drôle et celle au cours de laquelle j'ai eu le plus de mal à garder mon sérieux est celle où le docteur Karel Lamonte et moi sommes à deux doigts de nous embrasser mais je ne veux pas en dire plus pour ne pas gâcher la surprise des spectateurs !»

Le film utilise très peu d' effets spéciaux numériques, l' idée étant de faire plutôt appel à des techniques plus traditionnelles, qu'il s'agisse de prothèses ou d'animatronics. Au cours de la confrontation finale, les héros se retrouvent face à Michael O'Shea (Nigel Bennett) dont le visage fond et se déforme pour révéler la créature horrible qui se dissimulait sous sa peau. Ce genre d'effets a nécessité de la part de Paul Jones la conception et la réalisation de créatures qui pouvaient être manipulées selon des stades de transformation différents. Selon Jones, «Nous avons opté pour un aspect visuel brut et viscéral qui s'apparente aux effets spéciaux des films de science-fiction des origines.» Lorsqu'on lui demande de décrire Mars à table, Campbell Scott déclare (avec une moue) : «Dans l'idéal, au cours des vingt premières minutes, le public doit se demander ce qui se passe. Ensuite, il doit rire pendant les quarante-cinq minutes suivantes en poussant de temps à autre des cris de surprise ou d'effroi. Enfin, le dernier quart d'heure est laissé à l'appréciation de la clientèle : on peut en pleurer ou en rire. Mais ne demandez pas à être remboursé!» De son côté, John Paizs, le réalisateur, résume les choses à sa façon : «J'ai toujours considéré Mars à table comme l'amalgame d' un certain genre de comédie provinciale et du cinéma de science-fiction des années cinquante. Ou alors comme une sorte d'ornithorynque cinématographique parce qu'en fait, le résultat est beaucoup beaucoup plus bizarre que ça, dans la mesure où il mêle des touches de comédie délirante avec des mises en garde contre la fin du monde. Le problème qui se pose à chacun depuis l'origine est de savoir en quels termes décrire le film. Il rend vaine toute tentative de description. La meilleure solution est de juger par soi-même. "

ENTRETIEN AVEC JOHN PAIZS
Dans quelles circonstances avez-vous été amené à réaliser Mars à table?
Les scénaristes, Phil Bedard et Larry Lalonde, m'ont contacté directement dès 1994 en me demandant de lire le script. En effet, ils avaient eu l'occasion de voir à la télévision The Big Crimewave que j'avais réalisé en 1985. Ils avaient d'autant plus apprécié mon sens de l'humour pince-sans-rire et ma façon de traiter le Technicolor que c'était deux éléments qui collaient parfaitement à leur vision de Mars à table. J'ai donc lu le scénario et j'y ai trouvé de multiples connivences avec ce que j'avais eu l'occasion de faire par le passé. Mais, dans le même temps, le projet était suffisamment différent pour me donner envie de le mettre en scène. En quoi était-il si différent ? Il s'attachait davantage aux comédiens que ce que j'avais eu l'occasion d'expérimenter dans mes films précédents. J'y ai donc vu une opportunité formidable de travailler plus étroitement avec les acteurs. En outre, l'essentiel de l'humour résidait dans les dialogues, alors que dans mes films, il émanait jusqu'alors davantage du montage. Et puis, il y avait dans leur façon d'écrire une certaine perversité qui n'est pas présente dans mon univers. Les personnages de Mars à table sont à la fois très stéréotypés et plutôt

singuliers, à l'image du docteur Lamonte.
De quelle manière avez-vous envisagé la distribution ?
Nous avons toujours eu la conviction que Campbell Scott serait l'interprète idéal du savant, dans la mesure où son physique, sa technique et sa finesse se rapprochent de ceux des acteurs hollywoodiens classiques. C'est pourquoi il nous a paru évident qu'il endosserait à merveille cet archétype de savant atomiste tout droit sorti des années cinquante. Son instinct l'a par ailleurs incité à interpréter ce personnage au premier degré, sans essayer de jouer au plus malin.
Aviez-vous des références précises quant à l'aspect physique du personnage?
Nous avons regardé La guerre des mondes de Byron Haskin et nous nous sommes attachés au personnage incarné par Gene Barry dans ce film. Il est clair qu'il a fortement influencé l'interprétation de Campbell Scott, même si c'est lui qui a pris l'initiative de fumer la pipe et de porter la barbe.
Avez-vous une prédilection particulière pour la série B. ?
Oui mais mon intérêt ne se limite pas à la série B. Quand j'avais vingt ans, je ne voyais quasiment que ce genre de films. J'ai été très marqué par des oeuvres comme Detour d'Edgar Ulmer, D.O.A. de Rudolph Maté ou des productions d'horreur du studio Universal telles que Le Chat Noir. Mais bien que j'éprouve une tendresse particulière pour le cinéma de série B des années cinquante, je n'en fais pas une religion.
Comment s'attaque-t-on à un film de série B alors même que l'époque est aux effets spéciaux tous azimuts ?
Nous n'avions pas les moyens d'utiliser des effets spéciaux. Mais même si nous avions disposé d'un budget plus important, nous n'aurions pas utilisé davantage d'effets spéciaux numériques. En effet, essayer de rivaliser sur ce terrain avec Hollywood n'est qu'un leurre ruineux. Par ailleurs, notre idée était d'utiliser des trucages traditionnels et notamment des maquettes, de suggérer en utilisant des ombres et des effets sonores, c'est-à-dire les artifices techniques les plus rudimentaires qui contribuent tant à ce charme du cinéma de science-fiction des années cinquante que nous cherchions à restituer.

Avez-vous hésité à tourner Mars à table en noir et blanc ?
Non, à aucun moment. Nous avons en effet pensé que cela risquait de restreindre l'audience potentielle du film. De plus, c'est bel et bien en couleur qu'ont été tournés les meilleurs films de science-fiction des années cinquante. L'usage du Technicolor nous apparaissait donc comme une évidence.
Quelles consignes esthétiques avez-vous données à votre chef opérateur ?

J'ai mentionné à Bill Wong des couleurs précises que je désirais voir à l'écran, et notamment de l'importance du contraste. Il a donc utilisé moins de lumières réfléchies qu'il n'en emploie habituellement et les a remplacés par une quantité accrue d'éclairages directs afin d'obtenir des ombres plus découpées et d'atténuer certaines couleurs. L'équipe décoration a également utilisé dans la chambre d'hôtel des couleurs et des éléments de mobilier qui s'inspirent de ceux en usage dans les années cinquante. On dirait que le temps s'est arrêté sur cette petite ville car elle n'a absolument rien de moderne.

Quelle position occupez-vous au sein du cinéma canadien d'aujourd'hui?

J'appartiens au Winnipeg Film Group, une association de cinéastes indépendants dans le cadre duquel j'ai réalisé une série de courts métrages d'une demi-heure chacun dont j'incarne moi-même le rôle principal, ainsi qu'un long métrage intitulé The Big Crimewave. Le Winnipeg Film Group a développé une vision post-moderne du cinéma. Je dirais que ses membres évoluent à travers un dépotoir de techniques cinématographiques mises au rebut. Notre méthode consiste à prendre un élément ici, un autre là, tout au moins superficiellement, et à les assembler afin de créer ce qui dans mon cas pourrait s'apparenter à une autobiographie. Il ne s'agit donc pas à proprement parler de réaliser une parodie mais davantage de s'inspirer de différents styles cinématographiques pour en engendrer un autre qui me soit personnel. Cette idée de s'inspirer de films du passé afin de créer un nouveau style est devenue la marque de fabrique de notre groupe.
Qui sont les membres du Winnipeg Film Group et quel est son principe de fonctionnement ?

Ses membres les plus célèbres sont Guy Maddin, Nom Bronick et un jeune réalisateur prometteur du nom de Deco Dawson. Dans les années quatre-vingt, il était fréquent qu'on se retrouve avec Guy Maddin et George Tolls, un professeur d' université qui a collaboré à deux ou trois scripts de Guy et m'a aidé sur l'un de mes scénarios. On se réunissait un week-end chez l'un ou chez l'autre, on visionnait des films en vidéo et on en discutait.
C'était une expérience très stimulante. Par la suite, on a suivi chacun des chemins différents et nous ne nous fréquentons plus désormais qu'occasionnellement. Il y a quelques mois, on a ainsi célébré le vingt-cinquième anniversaire du Winnipeg Film Group, mais on s'est quelque peu perdu de vue.
Le titre original de Mars à table est Top of the Food Chain, c'est-à-dire littéralement "Le sommet de la chaîne alimentaire". Pourquoi ?
En anglais, cette expression est très courante et fait allusion à la position de l'homme à l'extrémité de la chaîne alimentaire. Dans mon film, cette signification devient évidemment ironique car l'homme perd sa position privilégiée et se trouve supplanté par les extra-terrestres dont il devient la nourriture. Le titre français, Mars à table, me semble constituer par ailleurs un clin d'œil amusant à Mars Attacks ! de Tim Burton qui se présentait déjà comme une parodie du cinéma fantastique de série B en vogue dans les années cinquante.

Le film utilise la musique selon certains codes hollywoodiens très connotés. Pourquoi ?
Nous avons discuté longuement avec le compositeur et il a écouté la musique de nombreuses séries B des années cinquante dont il a fini par s'imprégner. L'un des scénaristes était, de son côté, un grand admirateur de Bartok. C'est donc de ce mélange d'influences qu'est née la musique du film.

Mars à table a été présenté dans divers festivals. De quelle manière les film est-il reçu par le public ?
Certains considèrent qu'il s'agit d'une parodie de film de science-fiction voire d'une comédie délirante. D'autres y perçoivent un film culte à la manière de Twin Peaks.

Accepteriez-vous de travailler dans le cadre hollywoodien ?
Absolument! Si l'on me faisait une proposition qui m'intéresse. D'ailleurs à la suite de la diffusion aux Etats-Unis de mon premier film, The Big Crimewave, on m'a proposé d‚ adapter une bande dessinée dont le héros, Zippy the Pinhead [Zippy Tête d'Épingle], est très connu dans le milieu étudiant. La distribution comprenait notamment Tracey Ullmann, Randy Quaid et Michael Mesmet, un des membres du groupe The Monkees, qui était en outre producteur du film avec Brandon Tartikoff. Mais le projet a fini par tomber à l'eau pour d' obscures raisons de financement.
Quelles influences assumez-vous ?
John Waters m'a beaucoup influencé, et notamment Pink Flamingos, le premier de ses films que j'aie eu l'occasion de voir. On se trouvait brutalement en présence d' un homme doté d'un sens de l'humour complètement malsain et qui faisait l'apologie du mauvais goût en dérivant volontiers vers la scatologie. Waters est une sorte de sale gosse monstrueux et totalement indiscipliné qui a osé faire ce que personne n'avait jamais entrepris avant lui, sans acteurs connus ni moyens conséquents. Cette liberté m'a appris à produire des films dans un contexte économique minimal. Sinon, j'ai été très influencé par la culture pop et notamment par un groupe de musique de la fin des années soixante-dix, les B 52's, qui a osé réagir aux formations de dinosaures comme Emerson, Lake & Palmer ou Led Zeppelin. Soudain leurs chansons étaient plus courtes et les pochettes de leurs disques étaient originales, drôles, vives et pleines de couleurs. C'est très exactement cette philosophie de la musique New Wave que j'ai essayé de transposer dans mes films.


CAMPBELL SCOTT


(Docteur Karel Lamonte)
Campbell Scott incarne l'élégant et mystérieux Docteur Karel Lamonte, un savant atomiste venu d'ailleurs. Bien qu'il soit venu à Exceptional Vista pour se reposer et effectuer des recherches parmi la flore et la faune locales, il se retrouve rapidement mêlé à la crise qui agite la petite ville.

Fils des comédiens Colleen Dewhurst et George C. Scott, qui a obtenu et refusé un Oscar pour Patton, Campbell Scott a étudié la comédie sous la direction des célèbres Stella Adler et Geraldine Page. Il se fait remarquer pour la première fois en tenant le rôle de Benvolio dans une production de "Roméo et Juliette" montée à l'occasion d'un festival d'été en Nouvelle Angleterre. Par la suite, il poursuit son apprentissage en jouant dans "The Real Thing" de Tom Stoppard aux côtés de Jeremy Irons puis de Nicol Williamson. Scott se produit off Broadway dans "Un homme pour l'éternité" et interprète le rôle principal d'une production très remarquée du "Long voyage dans la nuit" à Broadway, avec Jason Robards et Colleen Dewhurst, ainsi que dans des pièces comme "Ah ! Wilderness" et "Hay Fever". Il joue le rôle titre d'"Hamlet" sur la scène du Old Globe de San Diego et reçoit des critiques élogieuses. Il interprète également "Hamlet" au Huntington Theatre de Boston. Parmi ses autres rôles shakespeariens, on peut citer Angelo dans "Mesure pour mesure" au Lincoln Centre, le rôle titre de "Périclès" dans le cadre du Festival Shakespeare de New York et Iago dans "Othello" représenté à la Drama Guild de Philadelphie. Après une apparition fugitive dans Five Corners de Tony Bill et Ain't No Way Back de Michael Borden, Campbell Scott effectue ses véritables débuts à l'écran dans From Hollywood to Deadwood de Rex Pickett, puis se fait remarquer successivement dans Un compagnon de longue date de Norman René, Un thé au Sahara de Bernardo Bertolucci et Le choix d'aimer de Joel Schumacher. Il joue ensuite dans Dead Again de Kenneth Branagh, Singles de Cameron Crowe, The Innocent de John Schlesinger et Mrs. Parker et le cercle vicieux d'Alan Rudolph. On l'a vu par ailleurs récemment dans En route pour Manhattan de Greg Mottola, La prisonnière espagnole de David Mamet puis effectué une apparition remarquée dans Les imposteurs de son ami comédien Stanley Tucci avec lequel il avait déjà co-réalisé Big Night. Pour le petit écran, Campbell Scott a incarné le rôle de John Kennedy Junior dans "The Kennedys of Massachussets" et partagé la vedette de "Sweeny Todd" avec Ben Kingsley.

FIONA LOEWI


(Sandy Fawkes)

Fiona Loewi incarne Sandy Fawkes, la reine de beauté d' Exceptional Vista.Autodidacte de la physique quantique elle tient le motel Fawkes Den Motel avec son frère cadet Guy. Remarquée aux côtés de John Hurt et Jason Priestley dans Amour et mort à Long Island de Richard Kwietniowski, Fiona Loewi a également joué dans National Lampoon's Senior Trip de Kelly Makin, Black Heart de Dominic Shiach et effectué quelques apparitions remarquées sur le petit écran. Fiona Loewi est issue de la très renommée Academie de Musique et d'Art Dramatique de Londres où elle a acquis une solide expérience en jouant les classiques et les modernes. Elle est par ailleurs diplômée de l'université McGill et a suivi l'enseignement intensif de Shakespeare à Toronto sous la direction de Ned Vukovic.


TOM EVERETT SCOTT


(Guy Fawkes)

Tom Everett Scott joue le rôle du charmant frère cadet de Sandy, Guy Fawkes. Il incarne la quintessence de l'homme enfant dont les passe-temps préférés consistent à bâtir des immeubles, à assister à des autopsies et à surprotéger sa soeur. Natif de Brockton dans le Massachussets, Tom Everett Scott est diplômé d'art dramatique et d'histoire de l'université de Syracuse. Il est ensuite parti s'installer à New York où il a fondé avec trois de ses amis une compagnie théâtrale baptisée "a Theaterco".

On a pu voir Scott à l'écran dans One True Thing de Carl Franklin, Le loup-garou de Paris d'Anthony Waller, Dead Man on Campus d' Allen Cohen, That Thing You Do de Tom Hanks et River Red d' Eric Drilling.

NIGEL BENNETT


(Michael O'Shea)

Nigel Bennett incarne le vendeur itinérant d'aspirateurs à domicile menaçant Michael O'Shea. Il se montre à la fois très affable et très teigneux lorsqu'il s'agit d'annexer Exceptional Vista à son territoire personnel. Parmi les productions les plus importantes dans lesquelles à joué Nigel Bennett, on peut citer "PSI Factor", "Lonesome Dove" et "Earth Final Conflict". Il a par ailleurs obtenu en 1996 le Gemini Award du meilleur second rôle masculin pour son interprétation dans la série "Forever Knight". Nigel Bennett joue l'un des rôles principaux de la série télévisée "PSI Factor : Chronicles of The Paranormal". Le rôle du maître vampire Lucien Lacroix qu'il incarne dans "Forever Knight" lui a valu de devenir la coqueluche des internautes et de se voir consacrer plusieurs sites Web. Il a également joué des rôles dans de nombreuses séries télévisées parmi lesquelles "Once a Thief" et a joué dans les productions hollywoodiennes Légendes d'automne d'Edward Zwick et Meurtre en suspens de John Badham.

JOHN PAIZS


(réalisateur)
John Paizs est surtout connu pour son sens inné de la comédie qu'il a eu l'occasion de mettre en pratique dans son premier long-métrage intitulé The Big Crimewave. «Crimewave est le film canadien le plus drôle jamais réalisé», a écrit Gerald Peary, le critique du "Boston Review. Parmi les autres films réalisés par John Paizs, on peut citer The Three Worlds of Nick, ainsi que les courts métrages The Dreamer, The Obsession of Billy Botski, Springtime in Greenland, Oak, Ivy and Other dead Elms, The International Style, qu'il a écrits et réalisés, ainsi que Breakaway. Il a également signé pour le petit écran "Kids in The Hall", "Maniac Mansion", "Forever Knight", "The Adventures of Shirley Holmes" et la série télévisée inspirée du film Once a Thief de John Woo. John Paizs habite à Winnipeg, dans l'état canadien du Manitoba, et appartient au Winnipeg Film Group, une association de cinéastes à but non lucratif fondée en 1974 par un petit groupe de créateurs soucieux de produire, distribuer et d'exploiter leurs propres films. Parmi ceux-ci figurent des personnalités telles que Guy Maddin, John Paizs et de nombreux jeunes talents parmi lesquels des réalisateurs aussi reconnus qu' Allen Kroeker, John Paskievich, Shereen Jerrett, ainsi que des cinéastes d'animation aussi renommés que Richard Condie, Brad Caslor et Alan Pakarnyk. Le Winnipeg Film Group possède des membres au Canada mais aussi au Royaume-Uni, en Australie, en Inde et aux Etats-Unis.

PHIL BEDARD & LARRY LALONDE

(scénaristes & coproducteurs)

C'est en 1974 que Phil Bedard et Larry Lalonde ont fait connaissance à Montréal où ils faisaient tous les deux partie d'une formation comique baptisée "The Clone Theatre". Ce groupe a écrit des spectacles qu'il a interprétés sur les scènes de Montréal et de Toronto au cours de la décennie suivante. En 1982, le tandem a reçu un Prix Actra grâce au scénario d'une série radiophonique de comédie intitulée "John Lock : Private Eye", une parodie loufoque du cinéma noir des années quarante. Aussitôt après avoir obtenu cette récompense, ils sont allés s'installer à Toronto et ont passé de nombreuses années à écrire des sujets de comédie destinés au théâtre, au cinéma et à la radio, dont une saison de la fameuse série "Royal Canadian Air Farce". Parmi les sujets qu'ils ont écrits et produits ensemble : "Powerplay", la série télévisée inspirée du film Once a Thief de John Woo,, "Forever Knight", "Kung Fu : The Legend Continues", "Due South", "Captain Star", "Mann & Machine" et "Dracula, The Series".

SUZANNE BERGER

(productrice)
Suzanne Berger a fondé la société de production Upstart Pictures en 1996. La comédie de science-fiction Mars à table marque ses débuts dans le long métrage. Parmi ses projets, on peut notamment citer Dog's Night dont le tournage devait débuter au cours de l'hiver 1999-2000. Il s'agit d'un drame surréaliste écrit et réalisé par Oscar Fenoglio, un jeune diplômé du Canadian Film Centre. Elle travaille également à la préparation d' une coproduction canado-britannique intitulée By Grand Central Station I Sat down and Wept, d'après un roman d'Elizabeth Smart, et de Slap, une comédie dramatique mettant en scène un père et son fils, écrite et réalisée par Cosimo Cavallaro. Avant de devenir indépendante, Suzanne Berger a occupé les fonctions de productrice déléguée au sein de la société canadienne Alliance Communications où elle était chargée de développer les projets. Elle a ainsi travaillé sur des films tels que Turning April de Geoffrey Bennett et The Boys Club de John Fawcett. Originaire des quartiers Est de Québec, Suzanne Berger a obtenu une licence de sciences politiques à l'université de Toronto avant de poursuivre des études d'histoire en France et en Autriche. Elle est désormais installée à Toronto.


BILL WONG


(directeur de la photographie)

Bill Wong est un chef opérateur chevronné qui a notamment émerveillé les admirateurs du cinéma de Hong Kong en éclairant de nombreux films couverts de récompenses. Sa carrière couvre plus de vingt ans et comprend des films tels que Full Moon in New York, Rouge, The Last Affairs et All The Wrong Clues. Son travail remarquable dans ces films lui a notamment valu le Prix de la meilleure photographie décerné dans le cadre des Golden Horse Awards de Taiwan. Parmi les autres films auxquels il a collaboré : Mogura, Heaven Can't Wait, Mack the Knife, Cult Master, Fantastic Affair, Yes Madam, The Story of Wu Viet, Panorama, To Hell With The Devil de John Woo et la série télévisée tirée de Once a Thief. Bill Wong a été cité à de multiples reprises dans la catégorie de la meilleure photo des Prix du cinéma décernés chaque année à Hong Kong, grâce à des films comme A Roof With a View, Au revoir, mon amour, Full Moon in New York, Eight Tales of Gold, Profile of Pleasure, The Romance of Book and Sword, Dream Lover, The Woman et Nomad.

PAUL JONES


(effets spéciaux)

La société Paul Jones Effects Studio Inc. a été fondée par Paul Jones au

cours de l'automne 1994. Elle est notamment à l'origine de l'ensemble des effets spéciaux de maquillage des séries télévisées de Gene Roddenberry, "Earth : Final Conflict" et "F/X, effets de choc, la série". Paul Jones a débuté en travaillant pendant huit ans pour le compte de la société Image Animation installée aux Studios de Pinewood, dans la banlieue de Londres. À cette époque, il a pris part étroitement à Hellraiser II et Hellraiser III. Pour le dernier de ces films, il a créé les maquillages de "Pinhead" et de "Camera Head". Paul Jones a également conçu les effets spéciaux de Nightbreed avant d'assurer la coordination des effets liés aux animatronics de Highlander II et la réalisation des prothèses utilisées dans Warlock II : The Armageddon. Paul Jones Effects Studio a également assuré la réalisation des effets spéciaux de maquillage et des prothèses de La fiancée de Chucky produit par les studios Universal puis ceux de la deuxième saison de la série télévisée de Gene Roddenberry, "Earth : Final Conflict".

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