Panorama de presse 04/04/2008 cgt sommaire





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Le responsable des questions économiques de la CGT ne quitterait cependant la centrale qu'une fois la seconde étape de la réforme des retraites bouclée.


C'est un proche de Bernard Thibault qui devrait prendre la suite de Bruno Léchevin à la Commission de régulation de l'énergie. Un syndicaliste succéderait donc à un syndicaliste. Contrairement à son prédécesseur, qui fut secrétaire général de la fédération de l'énergie CFDT, Jean-Christophe Le Duigou n'est pas issu du sérail. Cet ancien inspecteur des impôts, considéré, à égalité avec Maryse Dumas mais sur une ligne plus réformatrice, comme numéro deux de la CGT, connaît cependant bien les questions énergétiques. Il est à la fois le responsable des questions économiques à la CGT depuis une dizaine d'années et le correspondant de la Fédération de l'énergie à la direction confédérale. Jean-Christophe Le Duigou devrait prendre ses fonctions dans la foulée de la parution du décret annonçant sa nomination à la CRE, « d'ici à dimanche » selon une source bien informée. Contacté par « Les Echos », le syndicaliste a confirmé sa candidature. S'il était nommé, il ne quitterait pas tout de suite la direction confédérale de la CGT, qui n'est pas incompatible avec son entrée à la CRE.

Un départ immédiat aurait ravi les plus conservateurs de la CGT, qui ont fait depuis longtemps de Jean-Christophe Le Duigou leur bête noire. Il aurait en revanche posé un problème à Bernard Thibault en plein débat sur les retraites. C'est en effet cet ancien inspecteur des impôts qui a en charge ce dossier très sensible depuis qu'il est arrivé à la direction confédérale, en même temps que son secrétaire général. Agé de tout juste soixante ans, Jean-Christophe Le Duigou ne quittera officiellement la CGT que lorsqu'il prendra ses fonctions de conservateur des hypothèques à Corbeil, dans l'Essonne, le 29 novembre prochain, pour les six mois nécessaires au bouclage de ses droits à retraite dans la fonction publique.


M-C. C. ET L. DE C.



Tous droits réservés : Les Echos

Diff. 140 313 ex. (source OJD 2005)

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Vendredi 4 Avril 2008
Le dossier d'actualité DE L’ARGENT BIEN PLACÉ...
UIMM : histoire secrète d’une caisse noire

Scandale à l’UIMM ! Mais de Clemenceau à Mitterrand, tous les partis ont été “alimentés”. Voici cette histoire que Laurence Parisot ignorait...


L’enquête policière sur le dossier Gautier-Sauvagnac et UIMM est close. La plupart des dirigeants du patronat concernés ainsi que leurs collaborateurs ont été interrogés et leurs bureaux perquisitionnés. Avec courtoisie, disent les intéressés. Les résultats de l’enquête sont maigres. « Tout cela n’est pas très substantiel », reconnaît l’un des enquêteurs. Et pour cause : on pénètre dans le monde du silence. Plus les sommes d’argent en question sont élevées, plus leurs gestionnaires sont prudents et discrets. Le dossier a été transmis au juge. Combien de temps l’instruction va-telle durer ? Dix-huit mois ? Deux ans ? Pour aboutir à quoi ? De toute façon, le but politique est atteint : tout a été mis sur la place publique et, il faut bien le dire, par accident...

Recruté par un chasseur de têtes, Denis Gautier-Sauvagnac a 51 ans quand il devient délégué général de l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) en 1994. Au patronat, il est quasiment inconnu, sauf de la Fédération des industries agroalimentaires pour avoir dirigé l’Union laitière normande. En fait, sa carrière est celle d’un haut fonctionnaire : Ena, inspecteur des finances, il a appartenu au cabinet de François- Xavier Ortoli, à l’Industrie, avant de diriger celui de François Guillaume, à l’Agriculture, en 1986-1988.Ministre de ce même gouvernement, Hervé de Charette, son aîné et condisciple de Sciences-Po, le décrit comme « très brillant ». Le voici bientôt dans le rôle du caissier de l’UIMM dont il tient le carnet de chèques.

- Est-il bien judicieux de laisser tout cet argent sur un seul et même compte ? lui fait remarquer son entourage... Ne devrait-on pas plutôt le disperser, en placer une partie sur des comptes “off shore” ?

- Un compte “off shore” ? Vous plaisantez, dit-il, ce serait illégal !

Le trésor de l’UIMM est donc placé en totalité sur un même compte de la BNP, ce qui rend les opérations d’autant plus visibles... En 1998, puis en 2004, deux représentants de l’agence où le compte est ouvert se rendent à son bureau pour s’émouvoir de ces sorties trop fréquentes d’argent liquide.

- Comment les expliquez-vous ? Quelle en est la légalité ?

- Ce sont nos oeuvres sociales, répond-il déjà.

Les deux banquiers repartent convaincus : « Il nous a pris pour des cons. » Et ils transmettent leurs doutes aux enquêteurs spécialisés dans la lutte contre les circuits financiers clandestins, la cellule Tracfin, créée en 1990. L’affaire va lentement cheminer. Elle aboutit sur les bureaux de plusieurs ministres des Finances successifs qui préfèrent l’oublier. Jusqu’à ce que Christine Lagarde arrive à Bercy. Formée à la transparence financière d’un très gros cabinet d’affaires américain, Baker & McKenzie, qu’elle a dirigé, elle donne suite. Le dossier transpire dans la presse, et plus précisément dans le Figaro du 26 septembre dernier. La source est judiciaire.Gros scandale : 19 millions d’euros ont été retirés en argent liquide au cours des cinq dernières années du compte de l’UIMM. Par qui, pour qui ? Denis Gautier-Sauvagnac tente de s’expliquer : l’argent servait à « fluidifier les relations sociales »... Le mot fera recette. Pour autant, la bombe ne provoque ni scandale politique, les déclarations restent prudentes, ni scandale syndical, tout juste des “couinements de souris” de la part des centrales ouvrières, manifestement inquiètes des possibles retombées. Le scandale n’est que médiatique et patronal. Les médias font de la morale et de l’audience tandis que le patronat règle ses comptes.

Gautier-Sauvagnac est mis en examen pour “recel” et “abus de confiance”. Mais qui a été abusé ? C’est l’UIMM qui aurait dû être, comme personne morale, mise en cause. Car elle est collectivement responsable. Mais non. Il paraît évident que tout le monde, politique, syndical,et même judiciaire, se retient. Il s’agit d’une si vieille affaire, si sensible...

En 1864 - il y a un siècle et demi ! - Napoléon III, l’auteur de la révolution industrielle en France, ouvre le droit de grève aux ouvriers et autorise les “coalitions”. Aussitôt, les grandes familles de la sidérurgie française, les Schneider, les Wendel, constituent le Comité des forges pour préserver leurs intérêts. En 1884, les syndicats sont autorisés. À la fin de l’année 1900, les douze membres du Comité des forges décident de créer ce qu’ils appellent alors l’Union des industries métallurgiques et minières, dont les initiales ne changeront pas : UIMM. Les cotisations de chacun sont recueillies dans deux caisses ; celle du Comité se réserve l’influence politique, celle de l’Union va à l’action de solidarité sociale. Parmi bien d’autres,Clemenceau et Mandel, son chef de cabinet et futur ministre, seront des hommes du Comité des forges. La distribution d’enveloppes assure les trains de vie. Survient 1936 et le Front populaire : les relations sociales se crispent. Chacun se défend avec ses moyens. On voit partout la main du Comité des forges. Puis c’est la guerre, l’Occupation. Le patronat fait tourner ses usines. À la Libération, les organisations d’avant-guerre sont dissoutes ; au Comité des forges succède la Chambre syndicale de la sidérurgie, plus honorable. Un petit patron lyonnais qui, lui, a fait de la Résistance, Georges Villiers, est porté à la présidence du nouveau patronat,le CNPF. « Messieurs, leur aurait dit de Gaulle en les recevant, je ne vous ai pas beaucoup vus à Londres... » Il faut faire front : le parti communiste fait plus de 28 % des voix aux élections générales de novembre 1946 et la CGT annonce 5 millions d’adhérents !

Cette année-là arrive à la commission sociale du CNPF un Corrézien diplômé de Sciences-Po, François Ceyrac, 34 ans. Sous deux Républiques, et jusqu’en 1981, celui-ci va incarner le patronat français avant d’en devenir la mémoire. Or, il a commencé sa carrière, dix ans plus tôt, en 1936, à l’UIMM... En sa personne, le patronat et l’Union ne font qu’un. La caisse de la seconde, la plus riche, alimente celle de la première. Afin de rémunérer ses réseaux d’influence dans le milieu politique par ses enveloppes, le patronat crée un “service des études législatives”, dont le nom dit bien la mission. Côté sidérurgie, Jacques Ferry, 33 ans, Sciences-Po lui aussi, entre à la Chambre syndicale, dont il prendra la présidence en 1964, tandis que Pierre Giraudon de Mazaubert, issu d’une famille de la grande bourgeoisie gaulliste, devient son conseiller. Ensemble, ils gèrent deux budgets “noirs” : l’un pour la politique,l’autre pour la presse. Comme la sidérurgie ne vend rien aux particuliers, pourquoi ferait-elle de la publicité ? « Nous pratiquons l’aide à la presse pour qu’elle ne parle pas de nous » , dit Giraudon de Mazaubert. La sidérurgie ne sera pas la seule à avoir sa caisse noire, les industries du bâtiment comme celles du pétrole et de la chimie en auront aussi...

Signe particulier de Giraudon : il a été prisonnier de guerre et a deux fois tenté de s’évader. À 32 ans, il entre au cabinet du général de Gaulle, chef du gouvernement provisoire. Or le secrétaire général aux Prisonniers de ce premier gouvernement n’est autre que François Mitterrand. Les deux hommes s’apprécient. Dès la IVe République, le jeune Mitterrand est jugé au patronat comme « le meilleur recours contre les communistes en cas de coup dur » .Donc, il faut le soutenir. C’est le fidèle Georges Dayan, camarade de faculté et de régiment de Mitterrand, l’organisateur de ses campagnes, qui devient l’interlocuteur discret des instances patronales. Cette relation cordiale ira plus loin (voir notre encadré) . Dayan meurt au printemps1979 ; Patrice Pelat, autre vieil ami, prendra sa suite. On a oublié le choc que représentèrent pour le patronat l’arrivée de la gauche au pouvoir en mai 1981 et sa politique de nationalisations. Mais à la fin de la présidence de François Mitterrand, le parti communiste était à terre. «Vous voyez que notre placement était le bon » , confia Giraudon avant de mourir en 1993. Ce fut loin d’être le seul “placement”. Ceux-ci étaient éclectiques - de gauche à droite -, partis, clubs, et personnalités.

Les grèves avaient culminé en 1968. Certes, la période était exceptionnelle mais le danger était là. François Ceyrac, qui venait de succéder à Paul Huvelin à la présidence du patronat, et Émile Boursier, vice-président délégué général de l’UIMM, formèrent un petit groupe pour mettre au point un “argumentaire”, daté du 18 février 1972, créant un “fonds de soutien professionnel”. Alimenté par les cotisations des entreprises, il devait fonctionner comme une caisse d’assurance : « En face d’un front de plus en plus solide et élargi des syndicats, il est indispensable que la solidarité professionnelle s’organise elle aussi avec le maximum d’efficacité. » (Le document intégral est sur le site www.valeursactuelles.com.)

Judicieusement placé en Bourse, l’argent de cette caisse s’élèvera, trente-six ans plus tard, à quelque 600 millions d’euros. De quoi payer pendant vingt ans toutes les dépenses courantes de l’UIMM - sans cotisations ! Les revenus de la caisse permettent de régler en toute légalité comptable l’indemnisation des entreprises ayant subi des “dommages” pour faits de grève. Mais pas seulement : ils approvisionnent une caisse séparée servant au « rayonnement de l’Union » , pour reprendre l’élégante formule d’un autre de ses dirigeants, Pierre Guillen, protestant rigoureux, ancien officier de marine. Ces pratiques dureront jusqu’à la fin 1989 quand, révolution, un autre “Mur” tombe, celui de l’argent “noir” des partis politiques. La première loi de transparence de leurs comptes est publiée le 15 janvier 1990. La droite a voté contre. Pas toute : Gérard Longuet, ancien trésorier du Parti républicain, qui sait ce qu’il en coûte, l’a aussi votée pour s’opposer “à l’hypocrisie”. Tous les partis, PS, PC, RPR, UDF, seront condamnés, à un moment ou à un autre, pour leurs financements illicites.

Curieusement, au moment où il prend les commandes de l’UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac ne tire aucune conséquence de la loi de 1990 et des suivantes.Comme s’il s’était senti obligé d’obéir à un ordre impérieux : “Vous ferez le nécessaire ou bien vous partirez...” Dans l’idée de maintenir le “téléphone rouge”avec les syndicats (“les congrès cela coûte cher, vous savez”) comme avec le milieu politique, il perpétue le système avec sa double comptabilité - les pièces des livres officiels étant détruites chaque année. Curieusement encore, lorsque l’affaire éclatera à la fin de l’été dernier, les dirigeants de l’Union auront assez de temps pour que les machines à broyer fassent disparaître les documents qui auraient pu parler à leur place...

Que se passera-t-il en définitive ? Une loi sur le financement des organisations syndicales viendra un de ces jours blanchir ce passé. « L’Union y perdra sûrement en rayonnement » , reconnaît, philosophe, l’un de ces hommes qui en sont la mémoire, mais « rassurez-vous, l’humanité est ainsi faite que les caisses noires ne fermeront jamais » ...
Inédit. Mitterrand et le secret de la rue de Bièvre

Pierre Giraudon de Mazaubert, le conseiller très politique de Jacques Ferry, alors président de la Chambre syndicale de la sidérurgie, avait conservé une photographie dans ses papiers personnels jusqu’à son décès. Elle avait été prise dans la cour d’un petit hôtel particulier de la rue de Bièvre à Paris, qui allait devenir célèbre : on y voyait François Mitterrand le tenir par l’épaule d’un côté et Ferry de l’autre. On sut par le Journal officiel du 12 mai 1988, dans lequel il avait publié sa déclaration de patrimoine au lendemain de sa réélection, que François Mitterrand avait acquis cet immeuble en copropriété, pour 253 mètres carrés, en octobre 1971. (On était quatre mois après le congrès d’Épinay du PS où il avait dénoncé « l’argent qui tue,qui achète,qui ruine, qui pourrit ».) Il avait fait cette acqui-sition, précisait-il, auprès des «consorts Bors ». En 1988, on s’était intéressé au prix surprenant de cet hôtel particulier : 380 000francs en 1971, soit l’équivalent de 347 000 euros actuels - 1 370 euros le mètre carré ! - mais on avait négligé le vendeur. Qui étaient les « consorts Bors » ? Très certainement un écran. Dans un témoignage recueilli par l’Institut Mitterrand, Danièle Burguburu affirme que François Mitterrand était copropriétaire de l’immeuble du 22 rue de Bièvre « avec l’un de ses très proches amis,avocat à Grenoble ».On sait d’autre part que Roland Dumas, son fidèle, et Roger Hanin, son beau-frère, étaient devenus à la même époque que lui propriétaires des immeubles voisins du sien. Or, cela n’a jamais été dit, le vendeur véritable des lieux était le troisième homme de la photo, Giraudon, qui en avait hérité quelques années plus tôt de son père. Huit mois plus tard, en juin 1972, François Mitterrand signa avec le parti communiste le programme commun de la gauche et, surprise, la sidérurgie échappait de justesse au programme de nationalisations. « On est tranquille », confia Giraudon à Ferry... En fait, pas pour longtemps, car la quasi-faillite de la sidérurgie française à partir de 1978 sonna la fin des “maîtres de forges”. Mais ceci est une autre histoire à laquelle François Mitterrand n’avait aucune part.

Orcival François d'



Tous droits réservés : Valeurs Actuelles

Diff. 86 579 ex. (source OJD 2006/2007)

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