Un manuel est une sorte de fiche toute prête dont IL faut plus ou moins tout retenir





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Bibliographie indicative pour la préparation de l’épreuve d’histoire aux concours d’entrée à Sciences-Po Paris et aux IEP de province pour l’été 2014

Les concours d’entrée à Sciences-Po Paris et aux IEP nécessitent une préparation sur longue et sérieuse, dès le niveau de première et en parallèle de la préparation du baccalauréat. En histoire, les épreuves ont l’avantage de suivre le même programme que les classes de première et terminale : de la fin du XIXe siècle à nos jours.

Cependant, si bien connaître son cours et la méthode de l’épreuve peut suffire pour obtenir une note satisfaisante au baccalauréat, cela n’est pas le cas pour le concours. En effet, un concours ne demande pas d’être au niveau mais bien d’être au dessus des autres candidats.
Nous allons profiter du temps qui nous est imparti pour nous préparer à ces épreuves. Nous ne chercherons pas l’exhaustivité, simplement la capacité à vous repérer dans la foule d’historiens, d’idées, de concepts et d’évènements que constitue votre programme.
Les concours d’entrée à Sciences-Po Paris et dans les IEP ne requièrent pas de tout savoir sur tout. Les examinateurs vont plutôt chercher dans vos dissertations et vos commentaires de documents la capacité à vous repérer dans le temps et l’espace du programme, à faire des liens entre différents évènements et conjonctures, à décrire et analyser des phénomènes en tant qu’historien. Cela demande une connaissance solide du programme mais aussi une familiarité que vous n’obtiendrez qu’en vous constituant une réserve personnelle de références.
À partir de la rentrée, ce travail se fera en groupe afin de maximiser vos résultats. Pendant les vacances, nous vous demandons de commencer seul à consulter des ouvrages parmi ceux que nous vous recommandons ci-dessous. Ce ne sont pas les seuls livres que nous vous demanderons de connaître mais c’est un premier socle très solide. D’autres références suivront en fonction des thèmes que nous aborderons dans l’année.
Commencez par choisir les ouvrages selon vos goûts : un livre dont le thème vous intéresse ou bien au contraire, un livre qui évoque un thème sur lequel vous ne connaissez rien. Pour vous aider, nous avons sélectionné les titres de « valeurs sûres » pour que vous ne perdiez pas votre temps avec un ouvrage peu apprécié aux concours. Nous les avons ensuite hiérarchisés en différentes catégories.
- les outils : ce sont des manuels. Ils sont exhaustifs dans la description des évènements. Avec eux, tout est passé au peigne fin. Un manuel est une sorte de fiche toute prête dont il faut plus ou moins tout retenir. Leur taille peut faire peur mais les informations sont beaucoup répétées pour en rendre l’apprentissage plus facile. Cependant, ils ne sont pas originaux (tous les candidats aux concours les connaissent) et ils ne problématisent pas assez leur propos : s’ils sont essentiels, ils ne sont pas suffisants. Nous vous demandons de maîtriser au moins un manuel pour le concours, c’est-à-dire d’en connaître tout le contenu. Cela paraît difficile, c’est en fait assez simple. N’espérez pas maîtriser un manuel d’ici à la rentrée : il faut que les vacances restent des vacances ! Fixez-vous l’objectif d’en avoir extrait toutes les connaissances d’ici le mois de janvier de terminale pour ensuite garder le temps de la mémorisation.
- les références : ce sont des ouvrages d’historiens connus et reconnus. Il est bon de vous familiariser avec le style et le questionnement des historiens. Il ne faut pas lire ces ouvrages de la première à la dernière page : introduction, conclusion, table des matières, puis quelques chapitres qui ont l’air centraux et desquels vous tirerez les idées et les exemples, cela suffit amplement. Reprendre la thèse et l’exemple d’un historien connu dans une dissertation pour illustrer une idée montre que votre niveau de travail et d’érudition : c’est une excellente chose.
- les piliers : ce sont des thèses d’historien qui ont fait beaucoup de bruit alors leur époque de parution. Vous devez les connaître, en connaître les idées, savoir pourquoi ils ont compté, pourquoi ils ont été critiqués. Vous ne pouvez pas réutiliser ces thèses dans une dissertation mais certains sujets même du concours sont des clins d’œil à ces ouvrages. Contentez-vous de les parcourir mais retenez bien les titres.
Nous ne vous demandons pas de tout connaître pour la rentrée. Plus le concours approche, plus le temps s’accélère : plus vous en lirez, plus vous gagnerez du temps pour la suite. N’oubliez pas de garder une trace écrite de vos lectures, sous forme de fiche. Lire sans prendre de notes peut être agréable mais c’est une perte de temps. Une fiche doit être limpide et agréable, sinon vous n’aurez pas envie de l’apprendre. N’hésitez pas à avoir recours à un code de couleurs.
N’oubliez pas aussi que l’histoire, ce n’est pas que dans livres d’histoire. Pour vous mettre dans l’ambiance, vous pouvez aussi écouter les podcasts des émissions d’histoire de France Inter et France Culture, regarder sur Youtube les émissions « le dessous des cartes » qui offrent des rétrospectives géopolitiques intéressantes ou encore regarder des films d’époque (le Dictateur de Chaplin, Metropolis d’Abel Ganz ou 2001, l’odyssée de l’espace de Kubrick pour en citer quelques uns) ou lire des auteurs des XIXe et XXe siècles (Turgenev, Zola, Zweig, Céline, Fitzgerald, Woolf, Camus, Duras pour citer nos préférés…)
Au fil de ces lectures, nous vous souhaitons de comprendre que l’histoire est bien plus que le récit des évènements ou la succession de régimes politiques. Nous vous souhaitons aussi de comprendre la richesse et la complexité du XXe siècle. Nous vous souhaitons enfin de prendre du plaisir à augmenter de la sorte votre culture générale en histoire.
Bon courage et bonne lecture,
Mme Ramos et M. Duquesnoy



  1. Les outils


Serge Bernstein et Pierre Milza, Histoire du XXe siècles en quatre tomes :
- Tome 1 : 1900 – 1945, la fin du monde européen, « Initial », Hatier, 1996, 502 pages.

- Tome 2 : 1945 – 1973, le monde entre guerre et paix, « Initial », Hatier, 1996, 490 pages.

- Tome 3 : 1973 – 1990, la fin du monde bipolaire, « Initial », Hatier, 2010, 286 pages.

- Tome 4 : 1990 à nos jours, vers le monde nouveau du XXIe siècle, « Initial », Hatier, 350 pages.
Ces quatre tomes sont les quatre Évangiles de la préparation du concours de Sciences-Po. Tous les candidats partent de là. Ils sont factuels, organisés en entrées thématiques courtes, complètes et illustrées d’exemples. Cependant, les exemples manquent d’originalité, les descriptions sont exemptes d’analyse, le manuel ne pose pas de question : ils ne suffisent pas à préparer une épreuve de dissertation.
Bernard Droz et Anthony Rowley, Histoire générale du XXe siècle en quatre tomes :
- Tome 1 : Jusqu’en 1949 : déclins européens, « Points Histoire », Seuil, 1986, 360 pages.

- Tome 2 : Jusqu’en 1949 : la naissance du monde contemporain, « Points Histoire », Seuil, 1986, 285 pages.

- Tome 3 : Depuis 1950 : expansion et indépendances, « Points Histoire », Seuil, 1987, 517 pages.

- Tome 4 : Depuis 1950 : crises et mutations de 1973 à nos jours, « Points Histoire », Seuil, 1992, 525 pages.
Comme le Bernstein & Milza, le Droz & Rowley est exhaustif et précis. Son avant-propos est une réflexion intéressante sur le siècle qui vous inspirera certainement. De plus, Bernard Droz est une référence sur le thème de la décolonisation. Ces manuels pourront donc compléter les précédents avec d’autres exemples, peut-être une focal différente sur certains thèmes, un style différent aussi : il faut varier les plaisirs. Attention cependant : les plans tiroirs proposés ne conviennent pas pour une dissertation. Certains développement sont lents et compliqués : ne vous engagez pas à tout lire, ce n’est pas la peine. Évitez notamment le tome 4, complètement dépassé quant à l’analyse du nouvel ordre international.
Jean-Baptiste Duroselle, André Kaspi, Histoire des relations internationales en deux tomes :
- Tome 1 : De 1919 à 1945, douzième édition, Armand Colin, 2001, 450 pages.

- Tome 2 : De 1945 à nos jours, quinzième édition, Armand Colin, 2009, 720 pages.
C’est un grand classique de l’histoire à Sciences-Po. Le découpage est pratique : les sous-chapitres ne font jamais plus de deux pages. Il est recommandé pour les questions de diplomatie et pour les éclairages ponctuels sur des traités, sur des batailles etc… Attention : il ne traite que de relations internationales : le programme du concours ne se limite pas qu’à ça.
Arnaud Pautet, Précis d’Histoire du XXe siècle, Ellipses, 2012, 330 pages.
C’est un excellent manuel qui propose des conseils de méthodologie, des cartes, des frises, des repères bibliographiques, des problématiques, des sujets-types pour Sciences-Po, etc. Il est vraiment très pratique. Il est en revanche totalement insuffisants : je le recommande pour les premières et pour les terminales qui cherchent à se rassurer. Il faudra vite aller plus loin. De plus, il est difficile à ficher puisqu’il est déjà une fiche : c’est assez fastidieux de recopier un manuel…


  1. Les références


René Rémond, Regard sur le siècle, Presses de Sciences-Po, 2007, 130 pages.
Une référence. René Rémond marqué l’histoire de Sciences-Po. C’est un potentiel livre de chevet.
Bernard Bruneteau, Les Totalitarismes, Armand Colin, 1999, 240 pages.
Un ouvrage déconcertant qui ne concernent que les plus motivés (que vous êtes tous !). Limitez-vous à la troisième partie, qui décrit chaque totalitarisme. Bernard Bruneteau est la référence actuelle sur le sujet.
E. J. Hobsbawn, L’Âge des extrêmes, histoire du court XXe siècle, A. Versailles, 2008, 800 pages.
C’est un livre magnifique. Les chapitres sont courts et indépendants les uns des autres donc vous pouvez sauter ce qui vous intéresse moins. Les exemples sont bien exploités, longs, détaillés. Chaque chapitre commence par des citations réutilisables.
Tony Judt, Retour sur le XXe siècle, Une histoire de la pensée contemporaine pour en finir avec l’ère de l’oubli, édition Héloïse d’Ormesson, 2008, 620 pages.
Un livre assez accessible, les Américains sont doués en « vulgarisation », ce qui ne signifie pas simplification ! Entre histoire et culture générale, chaque chapitre relie une période à pensée : Arendt et le totalitarisme, Camus et la culture en France, Jean-Paul II et l’ère post-soviétique. Cela offre une profondeur philosophique aux analyses sans donner mal à la tête. C’est une bonne histoire des courants de pensée du siècle.
Pierre Grosser, Pourquoi la 2e Guerre mondiale ?, Complexes, 1999.
C’est un livre d’historiographie : comment l’histoire a-t-elle appréhendé la Seconde Guerre mondiale, quels concepts a-t-elle mise au point. C’est un ouvrage pour aller plus loin.
Les ouvrages qui suivent sont des références fiables. Les titres en disent assez long. Je les ai classés chronologiquement selon leur thème. À vous d’établir vos priorités.
André Kaspi, Les Américains, 1607 – 1945, « Points Histoire », Seuil, 1986.
Pierre Verley, La Première Révolution industrielle, 1750 – 1880, Armand Colin, 2008.
Dominique Kalifa, la culture de masse en France 1860 – 1930, La Découverte, 2001.
Fabrice Abbad, Histoire du Japon, 1868 – 1945, « Cursus », Armand Colin, 1992.
Elika M’Bokolo, L’Afrique au XXe siècle, Seuil, 1985.
Enzo Traverso, L’Histoire comme champ de bataille, La Découverte, 2011.
Stéphane Audouin-Rouzeau, Annette Becker, 14 – 18, Retrouver la guerre, Gallimard, 2000.
Arnold Joseph Toynbee, Le massacre des Arméniens, le meurtre d’une nation, 1915 – 1916, Payot et Rivages, 2004.
Saul Friedländer, L’Allemagne nazie et les Juifs, 2 tomes, Seuil, 2008.
Nicolas Werth, Histoire de l’Union soviétiques, « Tempus », PUF, 2008.
George-Henri Soutou, La Guerre froide, 1943 – 1990, Hachette Pluriel, 2011.
François Fejtö, Histoire des démocraties populaires, « Points Histoire », Seuil, 1979.
Bernard Droz, La fin des colonies françaises, Découvertes Gallimard, 2009.
Marie-Thérèse Bitsch, Histoire de la construction européenne de 1945 à nos jours
Bruxelles, Complexe, 2008.
Pierre Rosanvallon, La démocratie inachevée, Histoire de la souveraineté du peuple en France, Gallimard, 2010.



  1. Les piliers


Georg Lachmann Mosse, De la Grande guerre aux totalitarismes, la brutalisation des sociétés européennes, Hachette, 1999.
La notion de brutalisation est extrêmement féconde. Vous devez absolument la connaître et l’utiliser habilement.
Francis Fukuyama, La Fin de l’Histoire et le dernier homme, Champs Flammarion, 1993.
En 1993, Fukuyama pensait que sans l’URSS, l’histoire était terminée. Lourde erreur mais l’introduction est très intéressante.
Samuel Huntington, Le choc des civilisations, Odile Jacob, 2007.
Une vision de l’histoire selon laquelle la violence provient des chocs entre les différentes civilisations. C’est un peu réducteur mais utile pour comprendre la vision du monde selon les néo-conservateurs américains.
Robert Paxton, La France de Vichy, 1940 – 1944, Seuil, réedition de 1999.
Le premier historien à parler de Vichy n’était pas français. Grâce à lui commença un long travail d’introspective national.
Henry Rousso, Vichy, un passé qui ne passe pas, Fayard, 1994.
Lire l’introduction. Impérativement.
Maurice Agulhon, La République, 2 tomes, Hachette Pluriel, 1990.
Une grande référence de Sciences-Po qui réunit histoire et théorie politique. A connaître.
Bibliographie indicative pour la préparation de l’épreuve d’anglais aux concours d’entrée à Sciences-Po Paris et aux IEP de province pour l’été 2014



Aucune œuvre n’est spécifiquement au programme de l’épreuve de l’anglais. Il s’agit plutôt de vous habituer à écouter et à lire la presse anglo-saxonne et à vous tenir au courant des problématiques et des évènements de la vie politique, économique, sociale et culturelle des différentes régions anglophones.
Pour cela, quelques outils doivent devenir habituels pour vous. Tous sont disponibles sur internet :




Les sites sont riches et offrent beaucoup de possibilités d'écoute ou de lectures qui ont trait à l'actualité ou à la société.
En plus, la lecture de journaux britanniques peut vous être très utile, pour vous tenir au courant mais surtout pour vous habituer au style adapté pour le concours. Vous pouvez vous procurer les journaux en version papier ou bien sur internet :



Pour les journaux américains, privilégiez le Time Magazine et The Economist :



Bonne lecture, bonne écoute et bonnes vacances,
Mmes Labuissière et Feraud

Bibliographie indicative pour la préparation de l’épreuve d’option « littérature » au concours d’entrée à Sciences-Po Paris pour l’été 2014
La totalité des extraits (assez courts) cités sont accessibles via internet. Lisez-les à trois reprises d’ici la rentrée. D’autres sont des œuvres complètes. Celles d’entre elles qui sont soulignées sont à lire en priorité cet été pour suivre la préparation dans de bonnes conditions.
L’épreuve du concours étant un commentaire de texte, complétez efficacement votre préparation avec les exercices du Profil Pratique numéro 510 des éditions Hatier qui s’intitule 100 exercices : « les figures de style », exemples et corrigés.
Bonnes vacances et bonne lecture,
Mme Dejean


  1. XVIème siècle – le siècle de l’humanisme



Montaigne, Les Essais, l’avertissement « au lecteur », pour la naissance de l’autobiographie ; ainsi que les extraits suivants : « Sur l’institution des enfants », I, 26 ; « Des cannibales », Essais, I, 31 ; « Apologie de Raimond de Sebonde », Essais, II, 12
Un poème de Ronsard, à bien des égards emblématique du courant de la Pléiade (mené par Ronsard et du Bellay) et de son importation de la forme du sonnet en France : « Quand vous serez bien vieille », extrait des Sonnets pour Hélène.
De Rabelais, et pour entrer dans les grands principes et formules propres à l’éducation et aux idéaux humanistes :

Rabelais, Pantagruel, 1532, Livre II, chapitre VIII

Rabelais, Gargantua, 1534, Avertissement « au lecteur », ainsi que l’abbaye de Thélème (6 chapitres) : le lieu ou le couvent rejoindrait le « bonheur parfait », imaginé par Rabelais.
Pour aller plus loin :
Agrippa d’Aubigné, Les Tragiques, 1616, pour son engagement en faveur de l’église Protestante et sa dénonciation des horreurs provoquées par la guerre civile, et le lien très fort qui y unit poésie et combat politique.


  1. XVIIème – le siècle du Roi Soleil : entre baroque et classicisme



Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves, 1678, le chef d’œuvre romanesque du XVIIème siècle.
Jean de la Fontaine, Fables, 1668-1694, dont l’art poétique tient en deux mots : « Instruire et plaire ».
La Bruyère, Les caractères, 1668, Le moraliste, et précepteur du Duc de Bourbon, peintre du « théâtre du monde » (des apparences).
Corneille, Le Cid, 1637, tragédie au dénouement heureux (tragi-comédie) où le « dilemme » entre amour et devoir est mis à jour
Racine. Choisir de lire au moins une tragédie entre les 5 suivantes : Andromaque, 1667 ; Britannicus, 1669 ; Bérénice, 1670 ; Iphigénie, 1674, et Phèdre, 1677.
Molière, le grand auteur du théâtre comique. Choisir de lire au moins une comédie entre les trois suivantes : Les Précieuses ridicules, 1659 ; L’école des femmes, 1662 ; Dom Juan, 1665.
Pour aller plus loin :

La Rochefoucauld, Maximes, 1665, pour son style résolument moraliste et sa peinture de l’idéal de « l’honnête homme »


  1. XVIIIème – « Le siècle de Voltaire » (Fréderic II, Prusse) et de l’Encyclopédie



Diderot, article « Encyclopédie » pour comprendre le projet de cette somme magistrale (74,000 articles de 1751 à 1772) de que ce dernier affirma curieusement avoir lu « en entier », du début à la fin.
Montesquieu, Les lettres persanes, 1721, lire en extrait les lettres 11 à 14 : la fable des Troglodytes.
Voltaire, lire au moins un des deux contes philosophiques suivants : Candide, 1759 ; l’Ingénu, 1767.
Rousseau, la Nouvelle Héloïse, 1761, ouvrage annonciateur du Romantisme en France qui s’épanouira au XIXème siècle ; Les rêveries du promeneur solitaire, 1778, pour la solitude, la mélancolie, et l’amour pour la Nature de Rousseau  ; et enfin Les Confessions, livres I à VI, paru posthume en 1782, et qui narre les années de formation du grand écrivain et philosophe
Choderlos de Laclos, Les liaisons dangereuses, 1782, le roman épistolaire libertin du XVIIIe siècle peuplé de stratégies amoureuses
Pour aller plus loin :
Voltaire, Traité sur la tolérance, livre I, sur l’affaire « Calas »


  1. XIXème : siècle du Roman et du romantisme



Chateaubriand, qui, d’après de Gaulle « portait jusqu’à la cime la gloire émouvante de nos lettres ». Atala, 1801 ; et René, 1802, roman romantique.
Hugo, la Préface du drame Cromwell, 1827 ; et la pièce à scandales : Hernani, 1830, qui tous deux fondent le Romantisme, les Misérables, 1862
Musset, lire une pièce au choix entre les deux suivantes : On ne badine pas avec l’amour, 1834 et Lorenzaccio, 1838.
Balzac, Le père Goriot, 1835, qui illustre le projet de la Comédie humaine : peindre une société dans son ensemble avec ses lois, ses codes, ses types.
Stendhal, le Rouge et le Noir, 1830
Flaubert, Madame Bovary, 1857 ; L’éducation sentimentale, 1869, roman historique qui dépeint la face déçue du Romantisme glorieux du début du XIXème siècle 
Zola, L’Assommoir, 1877, « le premier roman du peuple qui ne mente pas et qui aie l’odeur du peuple » selon son auteur.
Huysmans, A rebours, 1884, à propos de la décadence de fin de siècle.
Maupassant, Le horla, 1887, nouvelle très courte représentative du rôle essentiel du « fou » et de la psychiatrie à la fin du siècle (cette fascination aboutira à la Naissance de la psychanalyse avec Freud en 1900).
Baudelaire, Le poème « Correspondances » des Fleurs du Mal, 1857, art poétique du Symbolisme.
Rimbaud, le poème « Le dormeur du val », 1870, 17ème poème du Cahier de Douai
Verlaine, le poème « Art poétique », qui figure dans le recueil Jadis et naguère, à la section « Jadis », 1874, la poésie y est redéfinie comme un art musical.
Pour aller plus loin :
Lamartine, Méditations poétiques, 1820 : pour saisir les exaltations produites par le romantisme naissant ainsi que ses grands thèmes : la Nature, le Moi, les Sentiments, à travers une poésie sublime


  1. XXème – Les limites du sens



Apollinaire, Au choix lire un texte entre les trois suivants : Alcools, 1912 ; Calligrammes, 1918, Poèmes à Lou, 1947, où se côtoient la rude réalité de la grande guerre et le renouvellement de la poésie au XXe.


André Gide, les faux monnayeurs, 1925. Excellent roman qui met en question sa forme même : le roman.
Proust, Du coté de chez Swann, premier tome de la somme À la recherche du temps perdu (1913-1922).
Céline, Voyage au bout de la nuit, 1932, pour le traumatisme de la première guerre.


Camus, l’Étranger, 1942.
Anouilh, Antigone, 1944, le théâtre du mythe.
Le recueil clandestin, « l’honneur des poètes », 1943, bon exemple du lien entre écrivains et résistance en France durant la seconde guerre mondiale.
Sartre, les mains sales, 1948, une réflexion sur l’action politique et ses limites au cours du XXe siècle.

Duras, un Barrage contre le pacifique, 1950, un tableau complet et désillusionné de la vie coloniale en Indochine.

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