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et bel et bien - pour le néant, c’est-à-dire de celui auquel convient non pas l’égalité à 0, mais le nombre 0. Dès lors c’est en référence avec ceci :


  • que le concept auquel convient le nombre 0 repose sur ceci qu’il s’agit de l’identique à 0, mais non identique à 0,

  • que celui qui est tout simplement identique à 0 est tenu pour son successeur et comme tel égalé à 1.


La chose se fonde, se fonde sur ceci qui est le départ dit de l’équinuméricité, il est clair que l’équinuméricité du concept sous lequel ne tombe aucun objet au titre de l’inexistence est toujours égal à lui-même. Entre 0 et 0, pas de différence. C’est le « pas de différence » dont - par ce biais - FREGE entend fonder le 1.
Et ceci de toute façon, cette conquête nous reste précieuse pour autant qu’elle nous donne le 1 pour être essentiellement - entendez bien ce que je dis - le signifiant de l’inexistence. Néanmoins est-il sûr que le 1 puisse s’en fonder ? Assurément la discussion pourrait se poursuivre par les voies purement fregeiennes.
Néanmoins, pour votre éclaircissement, j’ai cru devoir reproduire ce qui peut être dit n’avoir pas de rapport

avec le nombre entier, à savoir le triangle arithmétique. Le triangle arithmétique s’organise de la façon suivante :il part, comme donnée, de la suite des nombres entiers. Chaque terme à s’inscrire est constitué sans autre commentaire, il s’agit de ce qui est

au-dessous de la barre, par l’addition - vous remarquerez que je n’ai parlé encore jamais d’addition, non plus que FREGE -

par l’addition des deux chiffres : celui qui est immédiatement à sa gauche, et celui qui est à sa gauche et au-dessus.

8a

Vous vérifierez aisément qu’il s’agit ici de quelque chose qui nous donne… 

par exemple quand nous avons un nombre entier de points que nous appellerons monades

qui nous donne automatiquement ce qu’il en est, étant donné un nombre de ces points, du nombre de sous-ensemble

qui peuvent, dans l’ensemble qui comprend tous ces points, se former d’un nombre quelconque, choisi comme étant

au-dessous du nombre entier dont il s’agit. C’est ainsi par exemple que si vous prenez ici la ligne qui est celle de la dyade : 0, 1, 3, 6, 10, 15, 21... à rencontrer une dyade, vous obtenez immédiatement qu’il y aura dans la dyade deux monades.

Une dyade, c’est pas difficile à imaginer : c’est un trait avec deux termes, un commencement et une fin.
Et que si vous interrogez ce qu’il en est - prenons quelque chose de plus amusant - de la tétrade,

vous obtenez une tétrade :

  • 0, 1, 5, 15, 35...

vous obtenez quelque chose qui est quatre possibilités de triades, autrement dit pour vous l’imager :

  • quatre faces du tétraèdre : 0, 1, 4, 10, 20...

Vous obtenez ensuite six dyades, c’est-à-dire :

  • les six côtés du tétraèdre : 0, 1, 3, 6, 10, 15...

et vous obtenez :

  • les quatre sommets d’une monade : 0, 1, 2, 3, 4, 5...

Ceci pour donner support à ce qui n’a à s’exprimer qu’en termes de sous-ensembles.
Il est clair que vous voyez qu’à mesure que le nombre entier augmente, le nombre des sous-ensembles qui peuvent se produire en son sein dépasse de beaucoup et très vite le nombre entier lui-même : 0, 1, 4, 10, 20... Ceci n’est pas ce qui nous intéresse. Mais simplement qu’il ait fallu, pour que je puisse rendre compte du même procédé, de la série des nombres entiers,

que je parte de ce qui est très précisément à l’origine de ce qu’a fait FREGE.
FREGE qui en vient à désigner ceci que le nombre, le nombre des objets qui conviennent à un concept en tant

que concept du nombre, du nombre N nommément, sera de par lui-même ce qui constitue le nombre successeur.

Autrement dit, si vous comptez à partir de 0 : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, ça fera toujours ce qui est là,

à savoir 7 - 7 quoi ? - 7 de ce quelque chose que j’ai appelé inexistant, d’être le fondement de la répétition.
Encore faut-il, pour que soit satisfait aux règles de ce triangle, que ce 1 qui se répète ici, surgisse de quelque part.

Et puisque partout nous avons encadré de 0 ce triangle, 0, 1, 1, 1, 1, 1..., il y a donc ici un point, un point à situer

au niveau de la ligne des 0, un point qui est 1 et qui articule quoi ?


Ce qu’il importe de distinguer dans la genèse du 1, à savoir la distinction précisément du pas de différence entre tous ces 0,

à partir de la genèse : 0, 1, 0, 0, 0, 0... de ce qui se répète, mais se répète comme inexistant.
FREGE ne rend donc pas compte de la suite des nombres entiers, mais de la possibilité de la répétition.

La répétition se pose d’abord comme répétition du 1, en tant que 1 de l’inexistence. Est-ce qu’il n’y a pas

- je ne peux ici qu’en avancer la question - quelque chose qui suggère qu’à ce fait, qu’il n’y ait pas un seul 1 mais :



  • l’1 qui se répète,




  • et l’1 qui se pose dans la suite des nombres entiers, dans cette béance nous avons à trouver quelque chose qui est de l’ordre de ce que nous avons interrogé en posant, comme corrélat nécessaire de la question de la nécessité logique, le fondement de l’inexistence ?



Jeudi 03 Février 1972 « Entretiens de Sainte-Anne » Table des matières


Je vais donc continuer un peu sur le thème du Savoir du Psychanalyste. Je ne le fais ici que dans la parenthèse que j’ai déjà,

les deux premières fois, ouverte. Je vous ai dit que c’est ici que j’avais accepté, à la prière d’un de mes élèves,

de reparler cette année pour la première fois depuis 63. Je vous ai dit la dernière fois quelque chose qui s’articulait

en harmonie avec ce qui nous enserre : « je parle aux murs ! ».
Il est vrai que de ce propos, j’ai donné un commentaire : un certain petit schéma, celui repris de la bouteille de Klein, qui devait rassurer ceux qui - de par cette formule [« je parle aux murs » ] - pouvaient se sentir exclus. Comme je l’ai longtemps expliqué, ce qu’on adresse aux murs a pour propriété de se répercuter. Que je vous parle ainsi indirectement n’était fait

certes pour offenser personne, puisque après tout, on peut dire que ce n’est pas là un privilège de mon discours !
Je voudrais aujourd’hui éclairer à propos de ce mur, qui n’est pas du tout une métaphore, éclairer ce que je peux dire ailleurs. Car évidemment, ça se justifiera, pour parler de Savoir, que ça ne soit pas à mon séminaire que je le fasse.

Il ne s’agit pas en effet de n’importe lequel, mais du Savoir du psychanalyste. Voilà !
Pour introduire un peu les choses, suggérer une dimension à certains - j’espère - je dirai : qu’on ne puisse pas parler

« d’amour », comme on dit, sinon de manière imbécile ou abjecte - ce qui est une aggravation : « abjecte » c’est comme

on en parle dans la psychanalyse - qu’on ne puisse donc parler « d’amour » mais qu’on puisse en écrire, ça devrait frapper.
La lettre, la lettre « d’(a)mur » - pour donner suite à cette petite ballade en six vers que j’ai commentée ici la dernière fois -

il est clair qu’il faudrait que ça se morde la queue, et que si ça commence : « Entre l’homme - dont personne ne sait ce

que c’est - Entre l’homme et l’amour, il y a la femme », et puis comme vous le savez ça continue - je ne vais pas recommencer aujourd’hui - et ça devrait se terminer à la fin, à la fin il y a le mur : « entre l’homme et le mur, il y a... » justement l’(a)mur,

la lettre d’amour.
Ce qu’il y a de mieux dans ce qui s’écrase quelque part, ce curieux élan qu’on appelle l’amour, c’est la lettre.

C’est la lettre qui peut prendre d’étranges formes. Il y a un type, comme ça, il y a trois mille ans, qui était certainement

à l’acmé de ses succès - de ses succès d’amour - qui a vu apparaître sur le mur quelque chose que j’ai déjà commenté

- je m’en vais pas reprendre - « Mené... Mené - que ça se disait - « Téqel, et parsîn », ce que d’habitude - je ne sais pas pourquoi - on articule : « Mené,Thécel,Pharès ».17
Quand la lettre d’amour nous parvient... Car, comme je l’ai expliqué quelquefois, les lettres viennent toujours à destination, heureusement elles arrivent trop tard, outre qu’elles sont rares. Il arrive aussi qu’elles arrivent à temps : c’est les cas rares où les rendez-vous ne sont pas ratés. Il n’y a pas beaucoup de cas dans l’histoire où ça soit arrivé,

comme à ce NABUCHODONOSOR quelconque.
Comme entrée en matière, je ne pousserai pas la chose plus loin, quitte à la reprendre. Car cet « (a)mur », tel que je vous le présente, ça n’a rien de très amusant. Or moi je ne peux pas me soutenir autrement que d’amuser, amusement sérieux ou comique : ce que j’avais expliqué la dernière fois, c’est que les amusements sérieux ça se passerait ailleurs,

dans un endroit où l’on m’abrite, et que pour ici je réservais les amusements comiques. Je ne sais si je serai ce soir

tout à fait à la hauteur, en raison peut-être de cette entrée sur la lettre d’(a)mur. Néanmoins, j’essaierai.
J’ai expliqué il y a deux ans quelque chose qui, une fois passé comme ça dans la grande voie poubellique, a pris le nom de « quadripode ». C’est moi qui avait choisi ce nom et vous ne pourrez que vous demander pourquoi je lui ai donné

un nom aussi étrange : pourquoi pas « quadripède » ou « tétrapode », ça aurait eu l’avantage de ne pas être bâtard.
Mais en vérité je me le suis demandé moi-même en l’écrivant, je l’ai maintenu, je ne sais pas pourquoi, puis je me suis demandé ensuite comment on appelait dans mon enfance ces termes bâtards  comme ça : mi-latins, mi-grecs.

Je suis sûr d’avoir su comment les puristes appellent ça, et puis je l’ai oublié18.
Est-ce qu’il y a ici une personne qui sait comment on désigne les termes faits par exemple comme le mot « sociologie »

ou « quadripode », d’un élément latin et d’un élément grec ? Je l’en supplie, que celui qui le sait l’émette !

Eh bien, c’est pas encourageant !
Parce que depuis hier - hier, c’est-à-dire que c’était avant-hier - que j’ai commencé à le chercher et comme je ne trouvais

pas toujours, depuis hier j’ai téléphoné à une dizaine de personnes qui me paraissaient les plus propices à me donner

cette réponse. Bon, eh bien tant pis !
c:\users\alain\desktop\lacan séminaires\ressources\doc s17\31a.jpg
Mes « quadripode » en question, je les appelés ainsi pour vous donner l’idée qu’on peut s’asseoir dessus - histoire, puisque j’étais dans les mass-média 19, de rassurer un peu les personnes - mais en réalité, j’explique à l’intérieur ceci à propos

de ce que j’ai isolé des quatre discours : ces quatre discours résultent de l’émergence du dernier venu, du discours de l’analyste.
Le discours de l’analyste apporte en effet - dans un certain état actuel des pensées - un ordre dont s’éclairent d’autres discours qui ont émergé bien plus tôt. Je les ai disposés selon ce qu’on appelle une topologie. Une topologie des plus simples mais

qui n’en est pas moins une topologie - topologie en ce sens qu’elle est mathématisable. Et elle l’est de la façon la plus rudimentaire, à savoir qu’elle repose sur le groupement de pas plus de quatre points que nous appellerons « monades ».
Ça n’a l’air de rien, néanmoins c’est si fortement inscrit dans la structure de notre monde qu’il n’y a pas d’autre fondement

au fait de l’espace que nous vivons. Remarquez bien ceci : que mettre quatre points à égale distance l’un de l’autre c’est

le maximum de ce que vous pouvez faire dans notre espace. Vous ne mettrez jamais cinq points à égale distance l’un de l’autre.
Cette menue forme que je viens de rappeler là, est là pour faire sentir de quoi il s’agit : si les quadripodes sont, non pas tétraèdre, mais tétrade, que le nombre des sommets soit égal à celui des surfaces est lié à ce même « triangle arithmétique »

que j’ai tracé à mon dernier séminaire [Cf. supra, séance du 19-01-1972]. Comme vous le voyez, pour s’asseoir ça n’est pas

de tout repos : ni l’un, ni l’autre.

26a 27a

La position de gauche vous y êtes habitués, de sorte que vous ne la sentez même plus, mais celle de droite

n’est pas plus confortable : imaginez-vous assis sur un tétraèdre posé sur la pointe. C’est pourtant de là qu’il faut partir

pour tout ce qu’il en est de ce qui constitue ce type d’assiette sociale qui repose sur ce qu’on appelle un discours.

Et c’est cela que j’ai proprement avancé dans mon avant-avant-dernier séminaire.
Le tétraèdre - pour l’appeler par son aspect présent - a de curieuses propriétés : c’est que s’il n’est pas comme celui-là, régulier - l’égale distance n’est là que pour vous rappeler les propriétés du nombre quatre, eu égard à l’espace –

s’il est quelconque, il vous est proprement impossible d’y définir une symétrie.
Néanmoins il a ceci de particulier que si ses côtés, à savoir ces petits traits que vous voyez qui joignent ce qu’on appelle en géométrie des sommets, si ces petits traits vous les vectorisez, c’est-à-dire que vous y marquiez un sens, il suffit que vous posiez comme principe qu’aucun des sommets ne sera privilégié de ceci - qui serait forcément un privilège,

puisque si ça se passait, il y en aurait au moins deux qui ne pourraient pas en bénéficier - si donc vous posez :


  • que nulle part il ne peut y avoir convergence de trois vecteurs,




  • ni nulle part divergence de trois vecteurs du même sommet,


vous obtenez alors nécessairement la répartition :


  • deux arrivants, un partant,

  • deux arrivants, un partant,

  • un arrivant, deux partants,

  • un arrivant, deux partants.

C’est-à-dire que tous les dits tétraèdres seront strictement équivalents, et que dans tous les cas vous pourrez

par suppression d’un des côtés, obtenir la formule par laquelle j’ai schématisé mes quatre discours :
c:\users\alain\desktop\lacan séminaires\ressources\doc s19\29.jpg

c:\users\alain\desktop\lacan séminaires\ressources\doc s17\31a.jpg
Selon ceci qui a une propriété, d’un des sommets : la divergence, mais sans aucun vecteur qui arrive pour le nourrir,

mais qu’inversement, à l’opposé vous avez ce trajet triangulaire. Ceci suffit à permettre de distinguer en tous les cas,

par un caractère qui est absolument spécial, ces quatre pôles que j’énonce des termes de la Vérité, du Semblant,

de la jouissance et du Plus-de-jouir.
Ceci est la topologie fondamentale d’où ressort toute fonction de la parole et mérite d’être commenté. C’est en effet

une question que le discours de l’analyste est bien fait pour faire surgir, que de savoir quelle est la fonction de la parole.

« Fonction et champ de la parole et du langage... », c’est ainsi que j’ai introduit ce qui devait nous mener jusqu’à ce point présent de la définition d’un nouveau discours. Non pas certes que ce discours soit le mien : à l’heure où je vous parle, ce discours

est bel et bien, depuis près de trois quarts de siècle, installé.
Ce n’est pas une raison parce que l’analyste lui-même est capable - dans certaines zones - de se refuser à ce que j’en dis, qu’il n’est pas support de ce discours. Et à la vérité « être support » ça veut dire seulement dans l’occasion « être supposé ».

Mais que ce discours puisse prendre sens de la voix même de quelqu’un qui y est - c’est mon cas - tout autant sujet

qu’un autre, c’est justement ce qui mérite qu’on s’y arrête, afin de savoir d’ se prend ce sens.
À entendre ce que je viens d’avancer, la question du sens bien sûr peut vous sembler ne pas poser de problèmes,

je veux dire qu’il semble que le discours de l’analyste fait assez appel à l’interprétation pour que la question ne se pose pas.

Effectivement, sur un certain gribouillage analytique, il semble qu’on peut lire - et ce n’est pas surprenant, vous allez voir pourquoi - tous les « sens » que l’on veut jusqu’au plus archaïque, je veux dire y avoir comme l’écho, la sempiternelle répétition de ce qui, du fond des âges nous est venu sous ce terme, ce terme de « sens », sous des formes

dont il faut bien dire qu’il n’y a que leur superposition qui fasse sens.
Car à quoi doit-on que nous comprenons quoi que ce soit du symbolisme usité dans l’Écriture sainte par exemple ?

Le rapprocher d’une mythologie, quelle qu’elle soit, chacun sait que c’est là une sorte de glissement des plus trompeurs.

Personne, depuis un temps, ne s’y arrête. Que quand on étudie d’une façon sérieuse ce qu’il en est des mythologies,

ce n’est pas à leur sens qu’on se réfère, c’est à la combinatoire des mythèmes. Référez vous là-dessus à des travaux dont je n’ai pas, je pense, à vous évoquer une fois de plus l’auteur. La question est donc bien de savoir d’où ça vient, le « sens ».
Je me suis servi - parce que c’était bien nécessaire - je me suis servi pour introduire ce qu’il en est du discours analytique,

je me suis servi sans scrupule du frayage dit linguistique. Et pour tempérer des ardeurs qui autour de moi auraient pu s’éveiller trop tôt, vous faire retourner dans la fange ordinaire, j’ai rappelé que ne s’est soutenu quelque chose - digne

de ce titre « linguistique » comme science - que ne s’est soutenu quelque chose qui semble avoir la langue comme telle, voire la parole, pour objet, que ça ne s’est soutenu qu’à condition de se jurer entre soi, entre linguistes, de ne jamais plus jamais - parce qu’on n’avait fait que ça pendant des siècles - plus jamais, même de loin, faire allusion à l’origine du langage. C’était, entre autres, un des mots d’ordre que j’avais donné à cette forme d’introduction qui s’est articulée de ma formule « L’inconscient est structuré comme un langage ».
Quand je dis que c’était pour éviter à mon audience le retour à une certaine équivoque fangeuse, ce n’est pas moi

qui me sers de ce terme, c’est FREUD lui-même, et nommément justement à propos des archétypes dits « jungiens »,

..ça n’est certainement pas pour lever maintenant cet interdit. Il n’est nullement question de spéculer sur quelque origine du langage, j’ai dit qu’il est question de formuler la fonction de la parole.
La fonction de la parole - il y a très longtemps que j’ai avancé ça - c’est d’être la seule forme d’action qui se pose comme vérité.

Qu’est-ce que c’est, non pas que la parole, c’est une question superflue, non seulement je parle, vous parlez et même ça parle comme je l’ai dit ça va tout seul, c’est un fait, je dirai même que c’est l’origine de tous les faits, parce que quoi que ce soit

ne prend rang de fait que quand c’est dit. Il faut dire que je n’ai pas dit « quand c’est parlé », il y a quelque chose de distinct entre parler et dire. Une parole qui fonde le fait, ça c’est un dire, mais la parole fonctionne même quand elle ne fonde aucun fait : quand elle commande, quand elle prie, quand elle injurie, quand elle émet un vœu, elle ne fonde aucun fait.
Nous
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