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LACAN



Vous admettez, par exemple, que je transcrive tout ce que vous avez dit en disant que le potentiel égale le champ

des possibilités comme déterminant l’impossible.

François RECANATI



Comme déterminant, mais je précise tout de suite qu’il a dit, c’est ce champ des possibilités qui détermine l’impossible mais pas au sens de HEGEL, il faut faire attention, dit-il lui-même, ça le détermine non pas nécessairement, mais potentiellement, c’est-à-dire qu’on ne peut pas dire : « nécessairement ça devait arriver », on remarque que c’est arrivé.

On sait que c’est ce potentiel qui a déterminé cet impossible, mais non pas nécessairement, on est d’accord.

Donc c’est exactement ce que je voulais dire, le potentiel…
LACAN
On pourrait peut-être le transcrire comme ça : potentiel = champ des possibilités comme déterminant l’impossible.
François RECANATI
Donc, c’est avec cette sorte de considération que PEIRCE construit le concept de potentiel. C’est donc le lieu

où s’inscrivent les impossibilités, c’est la possibilité générale des impossibilités non effectuées, c’est-à-dire non-inscrites.

C’est le champ des possibilités comme déterminant l’impossible. Mais il ne comporte, on vient de le dire, par rapport

aux inscriptions qui s’y produisent, aucune nécessité, ce qui signifie notamment, pour un problème mathématique,

que du 2 on ne peut pas rendre compte rationnellement, au sens de HEGEL, c’est-à-dire nécessairement. Le 2 est venu,

on ne peut dire d’où il est venu, on peut simplement le mettre en rapport avec le 0, avec ce qui se passe entre le 0 et le 1, mais de dire pourquoi il est venu, impossible.
Le potentiel permet ça, de définir le paradoxe du continu, et ça, c’est dans un texte de PEIRCE…

je cite ça, mais en fait, je l’ai pas regardé de bien près donc je ne le développerai pas

…si un point d’un ensemble continu potentiel se voit conférer une détermination précise, une inscription,

une existence réelle, alors la continuité, elle-même, est rompue.
Et ceci c’était intéressant non pas du point de vue du continu, mais du point de vue du potentiel.

C’est que le potentiel existe vraiment comme potentiel et que dès lors, qu’il s’inscrive d’une manière ou d’une autre,

il n’y a évidemment plus de potentiel, c’est-à-dire qu’il est lui-même produit d’un impossible qui est issu de lui-même.
X - Là, Cantor a tort !
François RECANATI
Pour ce qui est de la cosmologie, le 0 absolu, le pur néant, comme dit PEIRCE, est différent du 0 qui se répète dans la suite des entiers. Il n’est autre, ce 0 qui se répète dans la suite des entiers, que l’ordre en général du temps, et j’y reviendrai, tandis que le 0 absolu, c’est l’ordre en général du potentiel. Ainsi le 0 absolu a une dimension propre, et PEIRCE essaie d’insister pour que cette dimension soit inscrite quelque part, soit au moins marquée, soit présentée dans les définitions mathématiques. Le problème est évidemment…
LACAN - Là, CANTOR n’est pas contre.
François RECANATI
Le problème est évidemment : comment peut-on passer d’une dimension, celle du potentiel par exemple, à l’autre,

que je dirai celle de l’impossible ou celle du temps, ou ce qu’on voudra. PEIRCE présente ainsi ce problème :

comment penser non temporellement ce qu’il y avait avant le temps ? Ça rappelle certes SPINOZA et Saint AUGUSTIN mais ça rappelle surtout les empiristes. Et ici je dois dire qu’on a souvent remarqué que PEIRCE a repris le style

des empiristes et leurs préoccupations.
Mais pour situer véritablement l’originalité de PEIRCE, on n’a jamais rapporté ça aux empiristes, on n’a jamais cherché ce qui chez eux a pu préparer tout ça. Or pourtant ces deux dimensions…

l’une potentielle et l’autre, si l’on veut, temporelle, ou plutôt une dimension du 0 absolu, et une dimension du 0 de répétition

…c’est présent dès le début de l’épopée empiriste. Et c’est là-dessus que je voudrais dire un petit mot pour montrer comment on peut le dégager.
LACAN - Dites-le bien, tonitruez-le !
François RECANATI
Je ferai cela, et après je reviendrai à la sémiotique de PEIRCE en rapport avec tout ça.

Oui, l’objet de la psychologie empirique - c’est un premier point qu’on a fait exprès, à chaque fois, d’évacuer –

c’est les signes et rien d’autre, c’est le système des signes. Il s’agit d’une extension, on peut le dire, du système quaternaire

de Port Royal, telle que, somme toute, SAUSSURE aussi n’en est qu’une extension à la limite :


  • la chose comme chose et comme représentation,

  • le signe comme chose et comme signe,

  • l’objet du signe comme signe étant la chose comme représentation.


C’est la même chose que dit SAUSSURE - je le disais mais je ne le développerai pas - le signe comme concept et comme image acoustique. Seulement, on a évacué avec la scolastique le problème en général de « la chose en soi », et on a même été jusqu’à voir dans le monde - et ça, avec toutes les théories du Grand livre du monde - le signe de la pensée.
Dès lors, on aboutit à quelque chose comme ça : le monde comme représentation - en tant que le monde, on ne peut le connaître que comme représentation - remplace la chose, dans le système quaternaire du signe, et la pensée du monde

en général remplace la représentation, ce qui équivaut à mettre face à face pensée du monde - monde de pensée.
Or il est évident que la pensée du monde et le monde de pensée qui diffèrent peut-être par certains côtés, c’est la même chose. Alors il y a un problème pour le système quaternaire parce qu’il y a une dualité irréductible dans le système quaternaire,

il faut soit l’abandonner, soit le changer, on sait que BERKELEY l’abandonne, en - justement - établissant un système d’identité entre la pensée du monde et le monde de pensée. Quant à LOCKE, il le change. Quand il dit, c’est…

et je m’excuse de m’appesantir un peu sur cette introduction

…ce qu’il dit c’est  les représentations, les idées, ne représentent pas les choses, elles se représentent entre elles.

Ainsi les idées les plus complexes représentent les plus simples. Il y a des facultés par exemple, de représentation

des idées entre elles, et c’est très développé, il y a toute une topique qui est à peu près ce qu’on en a dit,

une hiérarchie des idées et des facultés.
Mais ce sur quoi je voudrais justement appuyer un peu, et qui est ce qui n’a pas été remarqué chez LOCKE, et qui est précisément le plus intéressant, puisque ça permet CONDILLAC et que CONDILLAC par là précède en quelque sorte PEIRCE, c’est qu’il y a une autre faculté pour LOCKE, qui permet tout ça. Parce que comment ça se passe ?

Ça fonctionne tout seul apparemment, il faut quelque chose pour que ça fonctionne le système.
Et il y a une nouvelle faculté, une nouvelle opération qu’il appelle - et qu’on n’a jamais repérée parce qu’elle n’est pas dans ses classifications, elle est toujours dans les notes - « observation » l’observation, qui est quelque chose qui fonctionne tout seul, qui marche à tous les niveaux, qui se retrouve partout et qui est aussi intrinsèque à tous les éléments, quelque chose d’assez incompréhensible, et qui est à la fois le processus de la transformation et le milieu, l’élément en général du transformé.
C’est à la fois le milieu… par cette observation, en quelque sorte, une idée simple se transforme en image d’elle-même, c’est-à-dire en idée complexe puisque son objectivité est placée à ses côtés dans l’idée, et dans cette idée générale par où elle est transformée, il y a une inscription, il y a connotation de l’inscription de sa transformation. C’est-à-dire l’idée,

une fois qu’elle est transformée, c’est en quelque sorte qu’elle est inscrite, c’est en ça qu’elle devient une idée complexe

et non plus une idée simple.
Alors, tout le problème à cet endroit, c’est : qu’est-ce qui rend ça possible ? Soit :

  • qu’est-ce qu’il y avait au départ,

  • qu’est-ce qui se transforme au départ,

  • à partir de quoi on transforme pour obtenir la première cause ?

  • Qu’est-ce qui est l’avant premier, en quelque sorte?


Et LOCKE le pose en ces termes quand il parle de sensation irréductible d’une réflexion originaire. Si une réflexion est originaire, qu’est-ce qui est réfléchi qui soit pré-originaire. Soit quel est le pré-originaire, soit qu’est-ce qui permet,

à proprement parler, qu’est-ce qui permet cette faculté ?
Et là il y a CONDILLAC qui prend la relève. Sa méthode était absolument exemplaire : il va cerner ce quelque chose

qu’il a vu chez LOCKE, ce quelque chose d’inatteignable, en lui donnant un nom, en le faisant fonctionner comme

une inconnue dans une équation. Et par la suite, quand les auteurs ont voulu critiquer CONDILLAC, ils ont dit

que son système, c’était pas du tout uniquement de la psychologie, c’était de la logique profondément, qu’il en avait fait un système logique, ce système où il n’y avait pas de contenu etc., vous voyez, justement c’est là l’intérêt de CONDILLAC.
Et notamment cette sensation, dont il dit que tout dérive, au moins dans un de ses traités majeurs, cette sensation là, finalement, n’est rien, à aucun moment il ne la définit précisément, au contraire tout le développement qu’il en donne,

tout ce qu’il montre en dériver, est une espèce de contribution à sa définition.

Mais ce qui permet à proprement parler - et tout le reste en dérive, tout ce qui est à proprement parler les attributs

de la sensation - tout ce qui permet cette attribution, c’est ce qu’il indique comme l’élément 0 qui est toujours donné

au départ, toujours donné dans la sensation, et dont il se demande ce que c’est, et on va s’interroger avec lui.
Il va caractériser, pour essayer d’atteindre cet élément irréductible, tout ce qui se passe avec l’aide de cet élément,

mais avec plus que cet élément, c’est-à-dire en un mot, comme il dit, tout ce qui se passe dans l’entendement.

Avec ça, on va pouvoir arriver à voir ce qui fonde véritablement l’originalité de la sensation, si tant est que c’est

de la sensation que dérive tout ce qui se passe dans l’entendement.
Or le propre de l’entendement dit-il, et ce dans son premier essai - j’insiste parce qu’il y a eu une petite divergence après, il s’est éloigné de cette idée qui est évidemment son originalité la plus grande - le propre de l’entendement, c’est l’ordre, c’est la liaison en général, liaison comme liaison des idées, liaison des signes, liaison des besoins,

en fait c’est toujours une liaison des signes, c’est toujours la même chose.

Chez l’homme, l’ordre fonctionne tout seul, dit-il, et il s’en explique un peu, tandis que chez les bêtes, il faut, pour mettre l’ordre en branle, une impulsion extérieure ponctuelle, et CONDILLAC précise : « entre les hommes et les bêtes - et c’est une assez belle phrase qu’il dit - entre les hommes et les bêtes, il y a les imbéciles et les fous » :


  • les uns n’arrivent pas à accrocher l’ordre - il s’agit des imbéciles - systématiquement ils n’arrivent pas à accrocher l’ordre,

  • et les autres n’arrivent plus à s’en détacher. Eux, ils sont complètement noyés dans l’ordre, ils n’arrivent plus à prendre de distance, ils n’arrivent plus à s’en détacher.


L’ordre en général, c’est ce qui permet de passer d’un signe à un autre. C’est la possibilité d’avoir une idée de la frontière entre deux signes. Et CONDILLAC a une conception du signe, mais comme toujours impropre, toujours une métaphore, et il le dit, cette fois nommément, dans une courte étude où il fait l’apologie des tropes, reprenant peut-être, je n’en suis pas sûr, des termes de QUINTILIEN.
Toujours est-il que pour lui, un signe, c’est ce qui vient remplir l’intervalle entre deux autres signes. Dans ce sens,

dans un signe, qu’est-ce qui est considéré ? Ce sont les deux autres signes limitrophes, au moins deux qui sont considérés, mais pas comme signes en tant qu’ils pourraient entraîner une représentation, du point de vue de leurs bords à eux,

c’est-à-dire du point de vue formel. Et il précise bien que ça ne peut pas être, à proprement parler, des représentations,

mais uniquement des signes, puisqu’il dit :


  • il n’y a pas de représentation formelle,

  • il n’y a pas de représentation abstraite,

  • il y a toujours une représentation qui représente une représentation, c’est-à-dire qu’il y a toujours une médiatisation de la représentation du signe, mais jamais une immédiatisation du contenu, par exemple.


Comme il dit lui-même, l’image d’une perception, sa répétition n’est que sa répétition hallucinatoire. Il dit que c’est la même chose. On ne peut pas différencier une perception et son image, et par là il fait la critique de toutes les théories antérieures. Donc l’ordre, c’est ce que le signe représente, en tant que le signe substantifie un intervalle entre deux signes. Seulement, les signes en général sont censés, par toutes les théories dont lui hérite, CONDILLAC, représenter quelque chose.
Et ça, ça lui fait évidemment problème, il n’arrive à s’en dépatouiller, comment se fait la liaison entre le signe formel

et sa référence en général ? Cette liaison elle-même - dit CONDILLAC pour s’en débarrasser - elle dérive de l’inconnu,

elle dérive de la sensation. Alors, l’inconnu est déjà une relation entre le signe comme événement et le signe comme inscription de l’événement. Et ça je précise, c’est pas CONDILLAC qui le dit, mais il le laisse entendre, c’est DESTUTT de TRACY,

son exégète, qui affirme ça, et je trouve que c’est pas mal. Et MAINE de BIRAN qui lui, était élève…
LACAN
Les deux phrases que j’avais commencé à écrire tout au long du truc, que certains ont peut-être copiées sont directement l’énoncé que reproduit RECANATI ici…

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