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C’est d’être parlant - excusez-moi du 1er être - qu’il vient à l’être, enfin qu’il en a le sentiment. Naturellement il n’y vient pas, il rate. Mais cette dimension ouverte tout d’un coup de l’être, on peut dire que pendant un bon bout de temps,

elle a porté sur le système… des philosophes tout au moins.



Et on aurait bien tort d’ironiser, parce que si elle a porté sur le système des philosophes, c’est qu’ils portent sur

le système de tout le monde et que ce qui se désigne dans cette dénonciation par les analystes de ce qu’ils appellent

« la résistance », ce autour de quoi j’ai fait pendant toute une étape de cet enseignement dont mes Écrits portent la trace,

j’ai fait pendant tout une étape bagarre, c’est bien pour les interroger sur ce qu’ils savaient ce qu’ils faisaient en faisant entrer dans l’occasion ce qu’on pourrait donc appeler ceci que l’être de ce sacré étant dont ils parlent…

pas tout à fait à tort et à travers, ils appellent ça « l’homme » de temps en temps, en tout cas on l’appelle

de moins en moins [ainsi] depuis que je suis de ceux qui font là-dessus quelques réserves

…cet être n’a pas à l’endroit de la vérité de tropisme spécial. N’en disons pas plus.
Donc il y a deux sens du symptôme : le symptôme est valeur de vérité, c’est la fonction qui résulte de l’introduction,

à un certain temps historique que j’ai daté suffisamment, de la notion de symptôme. Il ne se guérit pas le symptôme,

de la même façon dans la dialectique marxiste et dans la psychanalyse. Dans la psychanalyse, il a affaire à quelque chose qui est la traduction en paroles de sa valeur de vérité.
Que ceci suscite ce qui est par l’analyste ressenti comme un être de refus, ne permet nullement de trancher si ce sentiment mérite d’aucune façon d’être retenu, puisque aussi bien dans d’autres registres, celui précisément que j’ai évoqué

tout à l’heure, c’est à de tout autres procédés que doit céder le symptôme. Je ne suis pas en train de donner à aucun

de ces procédés la préférence et ceci d’autant moins que ce que je veux vous faire entendre,

c’est qu’il y a une autre dialectique que celle qu’on impute à l’histoire.
Entre les questions :

  • « l’incompréhension psychanalytique est-elle un symptôme ? »,

  • et « l’incompréhension de Lacan est-elle un symptôme ? »,

j’en placerai une 3ème :

  • « L’incompréhension mathématique

c’est quelque chose qui se désigne, il y a des gens - et même des jeunes gens, parce que ça n’a d’intérêt

qu’auprès des jeunes gens - pour qui cette dimension de l’incompréhension mathématique, ça existe

est-elle un symptôme ? ».
Il est certain que quand on s’intéresse à ces sujets qui manifestent l’incompréhension mathématique, assez répandue encore à notre temps, on a le sentiment…

j’ai employé le mot sentiment tout à fait comme tout à l’heure, pour ce dont les analystes ont fait la résistance

…on a le sentiment qu’elle provient, chez le sujet en proie à l’incompréhension mathématique, de quelque chose qui est comme une insatisfaction, un décalage, quelque chose d’éprouvé dans le maniement précisément de la valeur de vérité.
Les sujets en proie à l’incompréhension mathématique attendent plus de la vérité que la réduction à ces valeurs qu’on appelle,

au moins dans les premiers pas de la mathématique, des valeurs déductives. Les articulations dites démonstratives

leur paraissent manquer de quelque chose qui est précisément au niveau d’une exigence de vérité.
Cette bivalence : vrai ou faux, sûrement - et disons-le : non sans raisons - les laisse en déroute, et jusqu’à un certain point on peut dire qu’il y a une certaine distance de la vérité à ce que nous pouvons appeler dans l’occasion le chiffre.
Le chiffre ce n’est rien d’autre que l’écrit, l’écrit de sa valeur. Que la bivalence s’exprime selon les cas par 0 et 1 ou par V et F, le résultat est le même, le résultat est le même en raison de quelque chose qui est exigé ou paraît exigible chez certains sujets, dont vous avez pu voir ou entendre que tout à l’heure je n’ai pas parlé, que ce soit d’aucune façon un contenu.
Au nom de quoi l’appellerait-on de ce terme, puisque contenu ne veut rien dire, tant qu’on ne peut pas dire de quoi il s’agit ?

Une vérité n’a pas de contenu, une vérité qu’on dit une : elle est vérité ou bien elle est semblant, distinction qui n’a rien

à faire avec l’opposition du vrai et du faux, car si elle est semblant, elle est semblant de vérité précisément, et ce dont procède l’incompréhension mathématique, c’est que justement la question se pose de savoir si vérité ou semblant, ce n’est pas

- permettez moi de le dire, je le reprendrai plus savamment dans un autre contexte - ce n’est pas tout un.
En tout cas sur ce point, ce n’est certainement pas l’élaboration logicienne qui s’est faite des mathématiques

qui ici viendra s’opposer, car si vous lisez en n’importe quel point de ses textes M. Bertrand RUSSELL,

qui d’ailleurs a pris soin de le dire en propres termes : « La mathématique c’est très précisément ce qui s’occupe d’énoncés

dont il est impossible de dire s’ils ont une vérité, ni même s’ils signifient quoi que ce soit ».
C’est bien une façon un peu poussée de dire que tout le soin précisément qu’il a prodigué à la rigueur de la mise en forme de la déduction mathématique, est quelque chose qui assurément s’adresse à tout autre chose que la vérité, mais a une face qui n’est tout de même pas sans rapport avec elle, sans ça il n’y aurait pas besoin de l’en séparer d’une façon si appuyée !
Il est certain que - non identique à ce qu’il en est de la mathématique - la logique, qui s’efforce précisément de justifier l’articulation mathématique au regard de la vérité, aboutit ou plus exactement s’affirme, s’affirme à notre époque

dans cette logique propositionnelle, dont le moins qu’on puisse dire est qu’il paraît étrange que la vérité étant posée comme valeur, comme valeur qui fait la dénotation d’une proposition donnée, de cette proposition il est posé dans la même logique qu’elle ne saurait engendrer qu’une autre proposition vraie. Que l’implication pour tout dire y est définie de cette étrange généalogie d’où résulterait que le vrai une fois atteint ne saurait d’aucune façon par rien de ce qu’il implique retourner au faux.
Il est tout à fait clair que, si minces que soient les chances de ce qu’une proposition fausse - ce qui par contre est

tout à fait admis - engendre une proposition vraie, depuis le temps qu’on propose dans cette « aller » qu’on nous dit être

« sans retour », il ne devrait plus depuis longtemps y avoir que des propositions vraies !
À la vérité il est singulier, il est étrange, il n’est supportable qu’en raison de l’existence des mathématiques,

de leur existence indépendamment de la logique, que pareil énoncé puisse même un instant tenir. Il y a quelque part ici une embrouille, celle qui fait qu’assurément les mathématiciens eux-mêmes sont là-dessus si peu en repos, que tout ce qui a effectivement stimulé cette recherche logicienne concernant les mathématiques, tout, en tous ses points, cette recherche

a procédé du sentiment que la non contradiction ne saurait d’aucune façon suffire à fonder la vérité, ce qui ne veut pas dire

qu’elle ne soit souhaitable, voir exigible. Mais qu’elle soit suffisante, assurément pas.
Mais ne nous avançons pas là-dessus - ce soir - plus loin puisqu’il ne s’agit que d’un entretien introductif à un maniement

qui est précisément celui dont je me propose cette année de vous faire suivre le chemin. Cette embrouille autour de l’incompréhension mathématique est de nature à nous mener à cette idée qu’ici le symptôme, l’incompréhension mathématique, c’est en somme l’amour de la vérité si je puis dire, pour elle-même qui le conditionne.
C’est autre chose que ce refus dont je parlais tout à l’heure, c’est même le contraire en un point où si l’on peut dire,

on aurait réussi à en escamoter tout à fait le pathétique. Seulement ça se passe pas comme ça au niveau d’une certaine façon d’exposer les mathématiques, qui pour illustrer que je l’ai faite de l’effort dit logicien, n’en est pas moins présentée d’une façon maniable, courante, et sans autre introduction logique, d’une façon simple et élémentaire où l’évidence, comme on dit, permet d’escamoter beaucoup de pas.

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