Autrefois, la Gaule était recouverte de forêts Actuellement, et bien que les problèmes d’urbanisation et de transport soient certains, IL est encore possible





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LA FORÊT

Autrefois, la Gaule était recouverte de forêts... Actuellement, et bien que les problèmes d’urbanisation et de transport soient certains, il est encore possible d’emmener les enfants dans une forêt, y organiser des grands jeux, des promenades, et aussi une étude précise et détaillée d'un milieu aussi riche et intéressant. Emotion esthétique, joie de se dépenser physiquement, d'être à l'air pur, intérêts multiples pour la recherche et la découverte scientifiques : les enfants seront ravis de travailler sur le terrain.

I- Forêt : un ensemble d’individus divers…
- Les végétaux vivants : ceux qu'ils connaissent déjà, ceux qu'ils peuvent déterminer (les plus classiques, avec l'aide d’une clé de détermination adaptée à leur age, ou du maître, cf doc’ sommaire de l’ONF « Décrire les feuillus » et « Décrire les résineux ») : arbres, arbustes, herbes, mousses, fougères, lichen, éventuellement champignons, que l’on peut classer en : feuillus, conifères, végétaux primitifs, etc… Tous ceux-ci savamment organisé, aussi bien verticalement (en différentes strates) qu’horizontalement (sur toute la surface étudiée), non seulement en fonction de l’altitude, la pente et l’exposition au soleil, la nature du terrain, mais aussi et surtout en fonction des exigences de chaque espèce végétale : leur propre besoin de lumière et leurs exigences diverses par rapport à la nature du sol.

Besoin de lumière : exemple facilement observable en forêt ou dans un parc avec des enfants : chez les conifères, les branches basses de l’arbre ou les parties des branches proches du tronc (qui ne reçoivent pas suffisamment de lumière) ne portent plus d'aiguilles ou sont complètement mortes.
- Les déchets végétaux : qui dit « vie » dit fin de vie et mort ! Dans nos régions tempérées, c’est la chute périodique des feuilles et les grandes quantités de bois mort debout ou couché au sol (suite aux vieillissement, coupe de bois, maladies, intempéries, avalanches, éboulement,…). Attention : les résineux dont la plupart ne perdent pas leurs aiguilles à l’automne car elles durent plusieurs années. Ils les perdent périodiquement à un autre moment de l’année et de manière non simultanée. C’est pour cela qu’on les nomme « à feuillage persistant ». Toute cette matière organique devient dès l’instant de sa mort, source de nutrition donc source de vie, pour toute une (plus ou moins micro)faune spécialisée (cf paragraphe III).

Quelques chiffres en vrac : les chiffres rencontrés dans les ouvrages de référence sont souvent très variables, ils dépendent du type de sol étudié. Nous en proposons ici quelques-uns à titre indicatif.

La biomasse moyenne dans un hectare de sol forestier :
Bactéries : 500 à 7 000 kg
• Actinomycètes (champignons) : 300 à 700 kg
• Algues et champignons : 1 000 kg à 10 000 kg
• Vers de terre : 500 à 2 000 kg
• Arthropodes : 500 à 1 000 kg

Le nombre d’individus (pédofaune et microfaune confondues) : 260 millions dans un mètre carré de sol
• Bactéries : plusieurs centaines de millions /g de sol
• Microarthropodes : 20 000 à 50 000/ha
• Vers de terre : 1 à 2 millions /ha

Feuilles mortes :
3 tonnes par hectare et par an dans une forêt tempérée de feuillus.

Les vers de terre peuvent creuser des galeries jusqu’à six mètres de profondeur.

Une Amibe (appartenant au groupe des protozoaires, être vivant unicelluaire), peut ingérer 130 000 bactéries plusieurs fois en 24 heures.


Propositions d’entrée en la matière :

Divers possibilités s'offrent au maître pour l'organisation du travail des enfants, en voici deux :

- on regarde, et on note ce qu'on voit au cours du trajet repéré à l'avance par l’enseignant. La cueillette d’échantillons d’arbres et d’arbustes par les enfants est tout à fait possible si elle est bien diversifiée et bien gérée : prendre en échantillon unique, une extrémité de branches d’arbres différents et pas simplement les feuilles qui ne renseignent pas sur leur disposition sur la branche (une feuille est déterminée par la présence d’un bourgeon à son aisselle, ce qui la différencie avec une foliole). Elle permet la détermination des plantes de retour en classe, à l’aide d’un clé éventuellement plus élaborée. Cette récolte n’est ainsi pas nuisible pour les ligneux contrairement aux autres fleurs et plantes herbacées.

- ou bien, on décide de travailler selon la « méthode des carrés » : dans une partie de la forêt typique ou particulièrement intéressante, les enfants traceront un ou plusieurs carrés de 10 à 15 m de côté environ. On peut faire mesurer la longueur du côté du carré en nombre de pas -ou avec une unité arbitraire représentée par la longueur d'une ficelle, d'un bâton etc. Le travail de groupes est ici particulièrement souhaitable ; par équipes de 4 à 6 environ, les enfants traceront « leur » carré, puis compareront leurs résultats avec ceux de l'équipe voisine. Si les différents groupes trouvent les mêmes résultats, ils seront très fiers de la précision de leur travail... Sinon, on pourra chercher si c'est la valeur scientifique du travail qui est en cause ou s'il y avait un changement significatif dans la forêt...

Fiche d'observation de terrain :

Strate arborescente
(grands arbres)

Nombre de résineux


Nombre de feuillus




Inscrire le nombre d'arbres
pour chaque catégorie


Strate arbustive
(arbustes de moins de 5 m de haut)

Nombre de résineux


Nombre de feuillus


Strate herbacée
(non ligneux, herbes,...)

Présence de fougères :
OUI ou NON

Présence d'herbes :
OUI ou NON


Rayer les mentions inexactes

Strate muscinale
(mousses, champignons, lichens)

Présence de mousses :
OUI ou NON

Présence de champignons :
OUI ou NON

Présence de lichens :
OUI ou NON

Rayer les mentions inexactes


Différenciation classique aux multiples caractéristiques et pourtant peu connue chez les enfants de nos région : Sapin / Epicéa.

Le « sapin » de Noël vendu sous ce nom est généralement un épicéa… Les Douglas et Norman vendus aussi à cette occasion sont des sapins de culture d’importation (Amérique du nord) : ils n’existent pas naturellement (à l’état spontané) en Europe, et n’ont pas toutes les caractéristiques de « notre » sapin national !

- SAPIN : port à la cime aplatie, branches plates, aiguilles non piquantes, disposées en dents de peigne (à plat de chaque côté de la branche), possédant deux bandes blanches sur la face inférieure, écorce plutôt lisse et argentée (avant de trop vieillir et se crevasser) ;

- EPICEA : port à la cime pointue, branches principales remontant à leur extrémité, mais tombantes latéralement, aiguilles piquantes, disposées tout autour de la branche, écorce crevassée, plus forte odeur de résineux appréciée à Noël (mais perd ses aiguilles plus rapidement lorsqu’il est coupé et placé au chaud).
AGE d’un ARBRE :

Il n’est pas rare de rencontrer sur son chemin une souche d’arbre ou un arbre tronçonné couché au sol. Il est alors facile de pouvoir observer les cernes de croissance et d’apprendre à les interpréter afin de pouvoir lire toutes les histoires qu’ils sont susceptibles de pouvoir nous raconter : leur mois ou années difficiles, leur vitesse de croissance, leurs relations extérieures, etc… (cf document « Section d’arbre légendée»)

II- Forêt : écosystème permanent
- A la belle saison : un écosystème riche (cf documents)

- A la mauvaise saison : un lieu d’hivernage (« gîte et couverts ») pour la macro faune à sang chaud (endotherme : cerf, chamois, chevreuils,…) et d’hivernation pour la microfaune « à sang froid » (ectotherme : reptiles et serpents, amphibiens, insectes, arachnides et myriapodes, mollusques, etc…).

Les différents milieux (ou biotopes) traversés au cours de la randonnée :

- les hautes futaies claires sous la dominance d’une espèce,

- les forêts mixtes (feuillus et résineux mélangés sans aucune domination),

- les forêts de reboisement artificiel,

- les ravines aux schistes friables sous dominante arbustive,

- la ripisylve, ou association végétale de bordure de torrent,

- les lisières de zones végétalisées,

- les zones rocheuses et les vieux murs, colonisés par la végétation, particulièrement intéressant car on y retrouve tous les stades de la colonisation des végétaux (à l’origine de la vie sur notre vieille terre, il y a plus de 400 millions d’années)  : apparition des lichens, implantation des mousses et des fougères (végétaux sans racines), avant celle de plantes grasses pour enfin accueillir, avec la formation d’un sol sommaire des graines d’arbrisseaux ou d’arbustes, susceptible de donner naissance à une lande. On comprend mieux ainsi pourquoi l’aboutissement à un sol meuble et fertile peut prendre des millénaires.

NB : le lichen est un des plus beaux exemples de symbiose, le plus performant et le plus facilement observable quasiment partout sur la terre et à presque toute altitude, même en ville, ou autre endroit extrême, car ce sont d’excellents colonisateurs de tout milieu, depuis des centaines de millions d’années. C’est la parfaite application du dicton « L’union fait la force ».
Recherche de traces et empreintes de vie animale : empreintes de pattes dans la boue, laissées de mammifères, crottes, fientes d’oiseaux, pelote de réjection, traces sur ou sous l’écorce des arbres, dans les vieilles souches ; les galles sur ou sous les feuilles (excroissances dues à la ponte d’un insecte), ou autres observations directes d’animaux selon les opportunités du moment…

Chaînes alimentaires : en faire construire aux enfants à partir des régimes alimentaires de divers animaux de la forêt. (cf document écosystème du chêne)

NB : on prend pour principe de relier deux animaux, ou des végétaux à un animal, par la flèche signifiant « … est mangé par … ».

Exemple : l’écureuil la martre.
L’intérêt de ce travail étant d’arriver à une chaîne générale faisant apparaître des liens vitaux entre tous les êtres vivants (réseau trophique) :
Sels minérauxVégétaux Herbivores CarnivoresSuper prédateurs

Omnivores

A leur mort, tous ces êtres vivants sont repris par les décomposeurs (détritivores de toute taille, de tout poil et de toute plume, nécrophages, coprophages, bactéries, filaments mycéliens,…) qui transforment toute cette matière organique en sels minéraux… et la boucle est bouclée !
III- Forêt : source de vie et d’équilibre

(cf quatre documents écosystème du sol, fonctions vitales de l’arbre et Français ORL)
- Echanges gazeux : absorption de dioxyde de carbone (CO2 ou gaz carbonique) et production d’oxygène dans l’air que nous respirons. Même si ces échanges s’inversent la nuit, il est positif (rejet d’O2 > CO2) sur l’année, du fait que la période diurne est partout supérieur dans le monde à celle nocturne (nos végétaux étant en dormance durant la longue période hivernale), depuis la nuit des temps ; sans quoi, nous ne serions pas là pour en parler, puisqu’il n’y avait pas à l’origine d’oxygène dans l’atmosphère terrestre, qui s’est peu à peu enrichi grâce à la vie bactérienne puis végétale (activité photosynthétique). D’où l’importance de préserver les derniers grands « poumons » de la terre…



- Décomposition de la matière organique : la forêt offre un milieu privilégier où toute matière organique (animale ou végétale) va se décomposer très rapidement pour aboutir aux sels minéraux solubles dans le sol, et assimilables à nouveau par tout végétal (à la base de toute chaîne alimentaire). Cette décomposition est le résultat de l’activité des microorganismes (bactéries et champignons), des insectes, des vers de terres et autres animaux coprophages ou nécrophages.

« Lentement, au cours des siècles, l’eau ; le gel, le soleil et mille petits êtres vivants invisibles ont usé, fragmenté, réduit en poudre, détruit les roches pour former peu à peu le sol, la terre. » M. Refoy

« Les vers de terre remuent la terre, la retournent sans cesse. Au cours des temps, ils ont beaucoup contribué par leur action au mélange des composés de la terre : ils l’enrichissent en y faisant pénétrer les débris végétaux qui sans eux resteraient à la surface. Les galeries qu’ils forment, assurent la libre circulation de l’eau et de l’air. » E. Chancrin

Spécificité des forêts d’altitude. le rôle de la forêt est accrue dans les pentes car l’érosion y est très active (fort ruissellement des eaux, avalanches, éboulement, glissement de terrain) : les racines retiennent la terre, fixent les sols et ainsi retarde l’action de l’érosion :
- le feuillage « amortit » la pluie, les gouttes d'eau arrivent au sol avec une énergie beaucoup plus faible ;
- racines et humus augmentent le pouvoir de rétention des sols ;
- l'humus, la mousse jouent le rôle d'une « éponge » qui retient l'eau et limitent le ruissellement.

- la forêt est également une protection contre les avalanches : chaque arbre est un piquet qui cloue le tapis de neige au sol. Certains problèmes d'avalanches sont liés à des déboisements malheureux.
Rôle et performances des espèces pionnières : elles colonisent …

  • rapidement des espaces abandonnés (les épicéas sur champs anciennement pâturés) pour reconstituer une forêt, d’abord de résineux puis, à plus long termes, de feuillus ;

  • très lentement mais sûrement les espaces très minérales quasiment dépourvus de vie (éboulis, raides couloirs d’avalanche, parois rocheuses, …) : le sol s’y enrichit alors en matière organique, et génère une vie animale, elle-même source d’apport nutritif pour d’autres êtres vivants, etc…


 « La forêt accueille également de nombreux milieux naturels associés, comme les mares, les tourbières, les landes, les pelouses, les ruisseaux, qui participent à l'équilibre biologique et sont indispensables à la biodiversité, sans laquelle une forêt même productive n'est pas en bonne santé. De même, les espèces animales et végétales aident la forêt à vivre, les oiseaux par exemple consommant des insectes, propageant les graines ; les insectes utiles contrôlant les insectes déprédateurs, etc. Si l'exploitation de la forêt est nécessaire pour l’homme, le bois étant le plus écologique des matériaux, il ne faut pas oublier que la forêt est un écosystème, à respecter, surtout lorsque l'avenir, avec le réchauffement climatique, est un peu inquiétant. »

Alain PERSUY
technicien supérieur forestier et naturaliste

Janvier 2006
IV- Forêt : ressources économiques

Historiquement : depuis les dernières glaciations, l’homme a appris très vite à utiliser la forêt pour vivre :

- A l’âge de la pierre polie, les chênes sont protégés pour les glands qu’ils produisent et qui sont donnés aux porcs, nouvellement domestiqués par l’homme.

- Du temps des gaulois, le bois est utilisé pour construire des pirogues, des ponts, des huttes, des roues, des outils, etc…

- Au moyen-âge, les petits métiers liés au bois étaient nombreux : coupeurs, fagotiers, sabotiers, fendeurs, cercliers, couvreurs, charpentiers, tonneliers, etc… La forêt était de plus, le domaine de la chasse (réservée aux seigneurs) et des braconniers.

- Aujourd’hui, la forêt a beaucoup évolué. Non seulement, elle occupe une superficie très limitée par rapport au passé, mais aussi, elle n'est quasiment plus un milieu « naturel » ; c'est devenu un milieu artificiel où l'homme travaille depuis des siècles... (cf document Importance de la forêt en France)

« La forêt, au Moyen Age couvrait encore 70% du territoire français, et était composée pour une grande majorité de chênaie-charmaies, avec des tilleuls, des ormes, des érables, et des résineux en montagne. Cette forêt était naturelle, correspondant à ce que l'on appelle un climax, stade ultime d'évolution et d'équilibre entre le sol, le climat et la végétation. Poussant toute seule et sans nul besoin de l"homme, la forêt dite vierge ou plutôt naturelle est variée dans ses essences, les milieux et la faune qu'elle accueille ; elle est ni hostile ni impénétrable, comme le promeneur ou le naturaliste peuvent le constater dans les peuplements qui s'en rapprochent encore... Elles sont riches en bois mort, debout ou couché, un élément très important pour l'équilibre biologique. En France, où ces forêts sont devenues très rares, les chercheurs demandent la création de grandes réserves intégrales où la nature pourra librement se développer : l'ONF a ainsi programmé quelques grandes forêts "naturelles", en plaine comme en montagne. De même, dans les forêts exploitées, il est indispensable de conserver des arbres morts, à cavités, des vieux arbres, du bois mort à terre, des milieux associés, comme les landes ou les mares, ainsi qu'un mélange aussi important que possible d'espèces d'arbres, et de varier les modes de traitements : futaies régulières mais aussi irrégulières, pour que les forêts soient en équilibre biologique et puissent résister à des accidents climatiques ou biologiques. »

Alain PERSUY,
technicien supérieur forestier et naturaliste


Economiquement :Le nombre de personnes qui travaillent à partir des produits du bois peut être évalué à 450 000 ou 600 000, selon que l'on inclut ou non les travailleurs de l'industrie du papier. En 1973, le chiffre d'affaires des industries du bois est supérieur à celui de l'industrie automobile en France...

- Exploitation forestière :

Les sujets d’études ne manquent pas : l’ONF (entreprise d’état), les bûcherons et débardeurs, les scieries d’hier et d’aujourd’hui (anciennes techniques liées aux moulins à eau et machines électriques modernes).

- Commerce et utilisation du bois :

La récolte du bois est de l’ordre de 30 millions de mètres cubes par an. Utilisation : bois d’oeuvre pour l’habitat et le mobilier, constructions diverses, papier et carton, chauffage, mobilier, outils, décoration, industrie chimique, caoutchouc (à partir de l’héveas), etc…

V- Forêt : lieu privilégier d’E.E.D.D.

Etant donnés les multiples richesses et intérêts de la forêt vus précédemment, il paraît naturel de concevoir une protection des espaces forestiers vitaux et pourtant menacés partout dans le monde. On pourra chercher avec l’aide de l’enseignant à dresser la liste de tout ce qui menace la forêt, non seulement qualitativement (pour un plus grand respect de toutes les composantes vitales qui la caractérisent et dont nos profitons) mais aussi quantitativement (pour préserver sa superficie). Les enfants découvriront le code du promeneur dans la forêt... A ce point de vue, il est important de ne pas limiter les règles énoncées à des interdits «  ne pas saccager, ne pas arracher, ne pas polluer… », mais d’aboutir à une véritable compréhension de ce qu'est la forêt aujourd’hui. L'éducation des enfants par rapport aux dangers des feux de forêts est capitale ; il n'est jamais trop tôt pour faire réfléchir nos élèves, comme par exemple :
- aux dangers d'un mégot jeté, ou d'une allumette, sur des brindilles sèches (même lancé sur le bord de la route à partir d'une voiture) ou au rôle de lentille que peut jouer un tesson de bouteille recevant directement le soleil ;

- à l’importance de la protection des sols, dont la qualité est à la base de celle de toutes formes de vie ;

- à l'organisation de la lutte biologique, contre les ravageurs de la forêt (et plus largement des cultures, face au problème des insecticides) : en Corse, destruction de la chenille processionnaire du pin par son ennemi une bactérie (Bacillus thuringensis).

Lecture attentive des textes suivants :

Charte européenne des sols : « Le sol est un des biens le plus précieux de l’humanité. Il permet la vie des végétaux, des animaux et de l’homme à la surface de la terre. » Résolution du Conseil de l’Europe

Code « loisirs et nature » de la conduite en forêt

1. Ne provoque pas d'incendies. Si tu es obligé d'allumer un feu (lors d'un « camp ») entoure-toi de deux précautions plutôt qu'une.

2. Garde en ton sac ou enfouis avec soin bouteilles vides, boîtes de conserves, emballages et plastiques (ce dernier matériau ne se détruit pas dans le sol : évite d'en laisser en forêt).

3. Prends soin des sources d'eau.

4. Respecte les jeunes plantations et les arbres de la forêt.

5. Ne blesse pas un arbre en gravant des dessins, etc. sur son écorce.

6. Admire et étudie sur place les plantes et les fleurs mais laisse-les soigneusement dans leur milieu naturel : permets que d'autres puissent en profiter après toi.

7. Respecte les nids ou les couvées. Écarte-toi des jeunes faons, ne les caresse pas car leur mère risque de ne plus les accepter par la suite.

8. Ne recueille pas un jeune faon sous prétexte qu'il est « abandonné », souvent la mère n'est pas loin. Ne cours pas après les animaux sauvages.

9. Le silence en forêt doit être ta règle d'or. Apprends à écouter les bruits de la forêt sans y amener ceux de la civilisation (transistors etc.)

10. Si tu es chasseur-photographe souviens-toi que l'intérêt de l'animal prime celui de la photo. Ne fais pas fuir les couveuses, ne dérange pas les nids. Si tu approches un cerf, « décroche » sans effrayer l'animal que d'autres puissent l'admirer après toi.
VI- Pistes de travail… pour aller encore plus loin

à suivre avant, pendant, ou après (en fonction des thèmes abordés sur) le terrain.
§- Mathématiques et géométrie : Classement, inventaires, calcul de la taille d’un arbre, proportions et fractions (à partir d'un inventaire sommaire fait en forêt), calculs de distances réelles (à l'aide d'une carte), notion d'angle (à partir de l'utilisation de la boussole), notion de proportionnalité (à partir de l'utilisation de l'échelle d'une carte), une infinité de problèmes liés directement à la sortie, à son coût (tenue d’un cahier de comptes de la Coop’ de classe), à la randonnée effectuée, représentations géométriques planes d'objets divers par projections, construction de graphes d'après relevés de températures, etc...

§- Observation Réfléchie de la Langue Française : étude des différents types de langage (lus ou entendus lors de témoignages : langages élaboré, familier, courant, vulgaire, le patois), mots croisés sur le thème de la montagne, vocabulaire spécifique à la sortie sur le terrain, production d'écrits, de récits, de fiches techniques (textes prescriptifs: notice de jeu,...), l'expression de sentiments, création poétique, réalisation d'un livret sur un sentier nature créé (explications, commentaires,...), transcrire, communiquer, correspondre, échanger, ... sur l'excellent support d'une sortie comme celle-ci, etc...
§- Chant, Poésie, littérature: contes lors d'une veillée, lecture de divers romans, récits historiques ou documents du patrimoine littéraire local, vision de films ("La trace", "Le dernier trappeur",...) : "La montagne en Poésie", divers ouvrages de Samivel, histoires d'Heidi, "Jacques et le chamois d'or", "La demoiselle du Mont Blanc", "Mémoires de Guides" (3 ouvrages dont deux pour enfants de Françoise Loux –Ethnologue-) relatant bien la vie des gens de la montagne ces derniers siècles, leur évolution vers le monde actuel et l’histoire de l’alpinisme), etc...
§- Biologie : biologie de quelques animaux caractéristiques de la forêt : comparaisons des modes de vie, des modes de déplacement, des modes de reproduction, des adaptations anatomiques et physiologiques aux contraintes du milieu (faune et flore), un bel exemple de symbiose : les lichens, les migrations, classification animale sommaire à travers la faune forestière, le développement et les différents types de croissance, le cycle de la vie, physiologie liée à l'effort en randonnée en montagne,etc...

ONF : « ... Une forêt miniature - Expérimentation. Faire en classe une série de semis à l'aide de graines de germination facile (haricots, pépins,...) dans de petits pots (emballages vides de laitages,...). Placer les pots dans des conditions différentes d'éclairage (noir, ombre, pleine lumière). Au fur et à mesure de la croissance des jeunes plantules, des mesures pourront être faites. Faire d'autres semis, à différentes densités (1, 2, 3, 4... graines par pot), avec plus ou moins d'arrosage, avec une profondeur de terre variable. Il sera aisé de constater les différences dans le développement des semis et de faire le rapprochement avec la concurrence qui s'exerce entre les arbres d'une forêt, les rôles de la lumière, de la profondeur et de la qualité d'un sol sur le développement des arbres,... »
§- Ecologie (sens scientifique du terme) : étude des relations existant entre les êtres vivants et, entre les êtres vivants et leur milieu. Exemples: étude des grands types de relation (symbiose, parasitisme, commensalisme,...), stratégies de colonisation d'un milieu : le rôle de certaines plantes, les plantes exigeantes (calcicole, calcifuge, acidophile, nitrophile,...), lecture de paysage, l'influence de l’activité humaine, etc...
§- Education civique : citoyenneté et responsabilités, le respect des règles de vie collective, le respect du vivant en général, tout travail portant sur la législation en matière de protection de l'environnement : protection de l'eau, de l'air, des sols, des milieux fragiles, des espèces menacées, la notion subjective de « nuisible », la récupération des déchets, le recyclage, la notion de développement durable, etc...
§- Géographie : histoire et techniques de la cartographie, réalisation de plan, travail sur l'échelle, sur la légende, vocabulaire spécifique à la montagne, montagnes = frontières naturelles, l'effet du relief sur le climat, glaciologie (glace, gel, agent d'érosion), nivologie et avalanches, hydrologie et hydrographie, l'érosion, les étages de végétation et ses raisons, habitat et architecture de montagne (les matières premières), son intégration dans le paysage, économie alpine passée, présente et future, l'empreinte de l'activité humaine dans le paysage, etc...
§- Histoire : enquêtes auprès des "anciens", recherche d'archives, de témoignages divers sur la forêt : lieu de refuge pour les hommes lors de conflits de tout temps, histoire locale en parallèle avec l'histoire de France, les déplacements des frontières, comparaison des économies d'hier et d'aujourd'hui, etc...
§- Education physique et sportive : outre les randonnées pédestres, les activités d'orientation sont particulièrement riches et ludiques pour tous les niveaux : du simple jeu de découverte de l'espace en terrain familier et sécurisé à la course d'orientation en équipe en milieu naturel inconnu = tout un inventaire d'activités, riches d'enseignements (notion d'angle et d'échelle, calcul de distances,...), intimement lié au déplacement autonome en montagne... En bref, diverses activités à travers lesquelles l'enfant apprendra à contrôler ses émotions face à un obstacle ou une situation nouvelle, à fournir des efforts variés adaptés à ses capacités physiques, et à organiser ses actions en fonction des règles fixées et du milieu. Etc…
§- Arts visuels : Dessins d’empreintse de feuille et/ou d’écorces (cf documents « décalquer les … »), visite d'expositions et étude de peintres et/ou sculpteurs locaux (sur différents matériaux: bois, glace, neige ...), travaux sur les volumes, confection de jeux en bois (Kapla, etc...), tableau éphémère en forêt (« Land art »), réalisation d’un herbier à partir de la cueillette d’échantillons d’arbres ou d’arbustes, dessins d'observation de détails ou de paysages, peinture murale collective, notion de perspectives, prises d'empreintes en plâtre, construction d'une maquette en relief du secteur de la randonnée effectuée à partir des courbes de niveau de la carte (une courbe = une feuille de carton que l’on superpose à la précédente,...), pyrogravure sur bois en vue de réaliser les panneaux d'un sentier nature, etc...
§- Musique : écoutes sélective et analytique de bruits divers de la forêt, de chants d'oiseaux, d'enregistrements effectués sur le terrain, écoute comparative en classe ave CD d’ornithologie, confection de sifflets divers, inventaire de sons produits avec (ou sur) divers matériaux, imiter des sons (oiseaux, tonnerre, ruisseau, vent,...), etc.
§- Compétences transversales : autonomie, s'investir dans une activité, prendre confiance en soi, gérer une situation nouvelle dans un milieu inconnu ou à risque (ou semblant l'être), coopérer, savoir se répartir des taches dans un but commun, utiliser à bon escient du matériel technique spécifique, savoir s'organiser (sur une activité ponctuelle, sur une journée,...), gérer son temps, etc…


R.F.

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