L’association «Chorale marc-antoine-charpentier» a été constituée le 3 juin





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L’association « Chorale MARC-ANTOINE-CHARPENTIER » a été constituée le 3 juin 1963 et déclarée à la Préfecture de Seine-et-Marne le 19 juin 1963. Son nom lui a été donné par ses membres fondateurs, et en particulier par messieurs Henri Martin (président), Maurice Valentin (vice-président), l’abbé Raymond-Noël Bréhamet ainsi que messieurs Léon Marichelle et Jean Martin.
Tous ensemble, à une époque difficile où les partitions des maîtres du XVIIème siècle français étaient encore rarement éditées, ils conjuguèrent leurs efforts et leurs connaissances pour tenter de forger un répertoire à une chorale qui portait alors le nom de « Maîtrise Saint-Aspais-Le Mée ».

A la suite de difficultés de tous ordres, dues en partie à l’évolution des conditions de vie qui suivirent la guerre, il apparut nécessaire de modifier les activités et le cadre de cette chorale, et de les adapter aux exigences de la vie moderne. Tout en sauvegardant l’essentiel de l’esprit qui animait déjà ce groupe. Faire le mieux possible par amour de la Musique, par respect pour les compositeurs et pour le public.

C’est ainsi que prit naissance la chorale Marc-Antoine Charpentier. Son patronyme est celui d’un des plus grands compositeurs français de tous les temps. Il fut choisi entre tous parce que les membres fondateurs cités plus avant exhumèrent des archives de la Bibliothèque nationale plusieurs de ses œuvres.
Madame Simone Hemmerdinger, lauréate du Conservatoire national supérieur de la Musique de Paris et professeur à l’Ecole de musique de Melun, répond favorablement à la demande de Jean Martin. Elle accepte d’assurer gracieusement les répétitions dès la rentrée de septembre 1963. Elle continue toujours à le faire chaque semaine avec compétence et dévouement.
L’association Marc-Antoine Charpentier a pour but l’encouragement à la pratique de la musique et en particulier du chant CHORAL. A sa constitution la chorale compte 34 membres. Ils sont déjà 64 lors du deuxième concert donné le 25 novembre 1964.
A sa constitution, la chorale compte 34 membres ; ils sont déjà 64 lors du 2ème concert donné le 25 novembre 1964
Peu à peu la Chorale acquiert son style. De nouveaux membres affluent chaque année . Ses effectifs lui permettent ainsi d’aborder un nouveau répertoire : celui des grands oratorios. Mais la réalisation d’une telle mutation n’est pas sans poser de grands problèmes à une jeune association privée de ressources. Ses dirigeants décident de faire appel dorénavant à un orchestre constitué. L’entente est conclue avec l’orchestre Philippe CAPDENAT. Jean Martin qui, pour sa part, commence sa carrière de soliste, entre en contact avec Gérard FRIEDMAN qui accepte de participer à ce concert. Ils resteront, depuis ce jour, d’excellents amis.
Tout ira bien lors de l’exécution publique, ou presque. A la répétition générale Philippe Capdenat , apparemment peu maître de son jeune orchestre, doit constater l’absence de trombones. Emotions ! Panique ! Nous réussissons dans les heures qui suivent à en contacter d’autres qui viennent assurer le concert. Mais, sans répétition, arrive ce qui devait arriver : un magistral départ intempestif de la Marche funèbre.
Un concert de louanges ! Et pourtant de multiples problèmes restent à résoudre. En premier lieu, le problème financier. Malgré une assistance nombreuse, le déficit à supporter par l’association est très important et ne permet pas d’envisager l’organisation d’une manifestation semblable avant longtemps ! Les dirigeants décident de s’adapter aux circonstances, sans pour autant abandonner leur objectif.
Un concert, consacré à Schubert est mis sur pied avec des œuvres pour chœur (« Rosamonde », « An di Sonne »…) pour piano et violon avec le talentueux et excellent ami de toujours André-Pascal, violon solo de la « Société des Concerts du Conservatoire » devenue depuis « Orchestre de Paris » et des mélodies (par Jean Martin et Simone Hemmerdinger). Celui-ci est donné le 14 mai à l’Ecole nationale des métiers de Gurcy-le-Chatel.

Puis en septembre, Jean Martin, qui a commencé à chanter au sein de la chorale dès l’âge de 17 ans, remporte le concours des « Voix d’Or ». Un joint-récital est organisé à cette occasion avec Gérard Friedman et la chorale Marc-Antoine Charpentier dirigée par l’abbé R.N. Bréhamet.
Le programme du concert du 14 mai 1966 est revu, corrigé, amélioré. Il est donné dans sa nouvelle forme le 10 mai 1967 à Melun. Mais, entre temps, un événement important est survenu, perturbant la marche da la chorale. L’abbé R.N. Bréhamet, son chef depuis de très nombreuses années puisqu’il dirigeait déjà la Maîtrise Saint-Aspais-Le Mée dès 1947 conjointement à cette époque avec messieurs Louis Carrot et Maurice Valentin, devait quitter Melun pour aller à Meaux où il avait été nommé curé de la paroisse Saint-Nicolas.

Chaque jeudi soir il fallait le reconduire à Meaux après les répétitions. Cela n’allait pas sans créer des difficultés. Certaines semaines R.N. Bréhamet, retenu, ne pouvait venir. Monsieur Henri Martin assurait alors les répétitions. Empêché lui-même par ses occupations professionnelles, Jean Martin dut alors commencer à les seconder.
De mois en mois R.N. Bréhamet se fit de plus en plus rare et le temps vint où il apparut qu’il ne pourrait plus diriger lui-même les concerts de la chorale. Jean Martin, pour sa part, se refusait à le faire, préférant se consacrer au rôle de soliste pour lequel il était formé. Depuis 1965 la trésorerie de la chorale était redevenue saine et le moment semblait venu de frapper un grand coup.

Mais il fallait éviter de recommencer les erreurs du passé. Le compositeur Jacques Bondon, mari d’Anne Duparcq, soprano, amie de Jean Martin, nous recommanda auprès de René-Pierre Chouteau, Directeur de l’Orchestre Symphonique d’Ile-de-France. Rendez-vous fut pris. A l’issue de l’entrevue entre R.P. Chouteau et J. Martin un accord fut conclu, que l’on pourrait qualifier d’historique, puisque ses effets se sont poursuivis … jusqu’en 1998 ! Ainsi, ce concert du 24 janvier 1969, qui risquait lui aussi de rester isolé dans le temps, fut le point de départ de la grande carrière réussie par la chorale M.A. Charpentier.

A la suite du concert du 24 janvier 1969 R.P. Chouteau, au nom du conseil d’administration, engage la chorale pour chanter la « Damnation de Faust » de Berlioz !
La « Damnation de Faust » fut donnée six fois : le 4 octobre 1969 au théâtre de Villejuif, le 8 octobre 1969 au cinéma « Le Splendid » de Choisy-le-Roi, le 12 octobre 1969 au théâtre d’Ivry-sur-Seine, le 18 octobre 1969 au théâtre d’Issy-lès-Moulineaux, le 25 octobre 1969 au théâtre de la musique à Paris et le 14 février 1970 au théâtre de Puteaux. Cette demande de concerts émanants de communes les plus diverses, laisse actuellement rêveur ! Est-ce le manque de finances ou plus simplement l’absence d’appétence au niveau culturel qui est la cause de cette désaffection des Villes ?
Dès 1970, l’activité de la chorale Marc-Antoine Charpentier va croître très rapidement. Faisant suite au concert du 14 février (Damnation de Faust) la chorale chante pour la première fois la IXème symphonie de Beethoven au théâtre de l’Ouest parisien à Boulogne, toujours engagée par René-Pierre Chouteau. Pour sa part elle entreprend d’organiser une grande journée artistique et touristique avec l’aide du Comité départemental du tourisme de Seine-et-Marne.

L’organisation de cette « Journée » constituait une « première ». Faisant suite au concert donné quelques années plus tôt à Chaumes-en-Brie, celle-ci a certainement aidé à l’éclosion du Festival Couperin, réalisé quelques années plus tard.
Puis, la chorale est invitée à participer aux manifestations prévues pour commémorer le 700ème anniversaire de Saint-Louis. Elle participe à la partie musicale de la Messe officielle. Un concert est donné, l’après-midi, à l’église Saint-Aspais de Melun.
La chorale est engagée par l’Orchestre symphonique d’Ile-de-France (direction R.P. Chouteau) pour chanter la IXème Symphonie de Beethoven. Celle-ci donne lieu à quatre concerts, dont un au Théâtre de la Musique à Paris, comme il est mentionné ci-contre.
Le « Messie » fut donné quatre fois :

- Le 4 décembre 1971 au théâtre de la musique à Paris.

  • Le 5 décembre 1971 au théâtre d’Ivry-sur-Seine.

  • Le 10 décembre 1971 à l’église Saint-Aspais de Melun.

  • Le 17 décembre 1971 au théâtre de Chelles.


Depuis 1968 la chorale n’avait plus chanté à Melun pour des problèmes financiers et d’organisation. Depuis 1971, grâce à Marc Jacquet, Maire de Melun, elle n’a plus jamais rencontré de problèmes et se doit d’en remercier la municipalité. Celle-ci, peu à peu, pu travailler dans la sérénité, facteur de progrès.
L’année suivante, la chorale aborde un chef d’œuvre de J.-S. Bach, le « Magnificat ». Elle joint au même programme, une de ses très nombreuses cantates : la cantate BWV 30 pour la Fête de la Saint Jean, qui possède en particulier un chœur d’entrée très brillant.
La IXème Symphonie de Beethoven sera chantée à nouveau 6 fois :

  • Le 1er octobre 1972 au théâtre de l’Haÿ-les-Roses.

  • Le 7 octobre 1972 au théâtre de Choisy-le-Roi.

  • Le 21 octobre 1972 à la Salle Pleyel à Paris.

  • Le 22 octobre 1972 au théâtre Rutebeuf de Clichy.

  • Le 3 novembre 1972 au théâtre de Puteaux.

  • Le 14 novembre 1972 au Palais des sports d’Alfortville.

Il est toujours remarquable de constater le nombre important de concerts. Certains d’entre eux sont d’ailleurs très rapprochés ! Cela permet d’évaluer la motivation des choristes, car les déplacements sont parfois délicats, et les installations quelque fois précaires. Ce qui contribue à maintenir l’ambiance !
Pour fêter son 10ème anniversaire, la chorale Marc-Antoine Charpentier met pour la première fois à son répertoire « La Passion selon Saint-Jean » de J.S. Bach. Engagée une nouvelle fois par l’Orchestre Philharmonique d’Ile-de-France elle la chanta 7 fois :

  • Le 10 mars 1973 au théâtre de Choisy-le-Roi.

  • Le 17 mars 1973 à la Salle Pleyel à Paris.

  • Le 18 mars 1973 au gymnase d’Ivry-sur-Seine.

  • Le 24 mars 1973 au théâtre de Villejuif.

  • Le 25 mars 1973 à l’église de Thiais.

  • Le 1er avril 1973 à l’église de l’Haÿ-les-Roses.

  • Le 6 avril 1973 à l’église Saint-Aspais de Melun.


A l’issue du concert du 6 avril à Melun, une réception fut organisée à « La Plage » de Melun, à laquelle furent invités les choristes, les musiciens de l’orchestre, les solistes et leur chef ainsi que les édiles de la ville de Melun.

Les solistes étaient : Odile Pietti (Soprane de l’O.R.T.F.), Jeannine Collard (Alto de l’Opéra de Paris), Gérard Friedman (Ténor de l’O.R.T.F.), Jean Martin (Baryton de l’O.R.T.F.), Georges Jollis (Basse de l’O.R.T.F.). L’ensemble était dirigé par René-Pierre Chouteau.
En juin 1973 quelques chœurs célèbres de Wagner furent donnés au cours d’un concert en plein air à la Roseraie de l’Haÿ-les-Roses dans un impressionnant déploiement de tribunes pouvant accueillir 400 choristes.

Ce concert, avec un programme amplifié, fut donné à nouveau trois fois en décembre de la même année :

  • Le 1er décembre à la Salle Pleyel à Paris.

  • Le 4 décembre au gymnase de l’Almont à Melun.

  • Le 9 décembre dans le gymnase de l’Haÿ-les-Roses.


Le concert du 4 décembre 1973 marque une étape significative dans la vie de la chorale M.A. Charpentier. Ce concert est en effet le dernier qui sera donné par l’orchestre Philharmonique d’Ile-de-France. Et on ne peut que constater combien la collaboration des deux formations a pu être fructueuse depuis le jour de leur première rencontre (24 janvier 1969). La raison tient sans doute dans le fait qu’un même idéal animait ces deux ensembles : servir la musique et faire aimer par tous et partout, fut-ce même dans les localités les plus anonymes et les plus défavorisées, sans se préoccuper de leur prestige personnel.
L’Orchestre d’Ile-de-France est né de la volonté de Marcel Landowski. Celui-ci, responsable de la Musique auprès des Affaires culturelles, décida de doter la Région d’Ile-de-France d’un orchestre subventionné par l’Etat, pour tenter d’effacer les inégalités culturelles sur l’ensemble du territoire. S’appuyant souvent sur des formations déjà existantes, des orchestres régionaux furent ainsi créés, à la tête desquels furent nommés des chefs d’orchestre titulaires. L’Orchestre régional d’Ile-de-France fut créé à partir de l’Orchestre philharmonique d’Ile-de-France avec l’accort de monsieur R.P.Chouteau et de son conseil d’administration. Jean Fournet et René-Pierre Chouteau furent nommés chefs permanents de ce nouvel orchestre. Poursuivant la même politique que précédemment, Jean Fournet engagea la chorale M-A. Charpentier à chanter une nouvelle fois la « Damnation de Faust » d’Hector Berlioz. Ainsi, coup sur coup, la chorale aura participé au dernier concert de l’Orchestre philharmonique d’Ile-de-France et à la première prestation publique du nouvel Orchestre d’Ile-de-France. La « Damnation de Faust » fut donnée deux fois : Le 16 mars à la Salle Pleyel à Paris et le 17 mars au théâtre de Clichy.
Pour clore la saison 1973-74 la chorale M-A. Charpentier décide de donner un concert à Melun en réunissant dans un même programme des œuvres de trois compositeurs parmi les plus représentatifs des Ecoles françaises et allemandes des 17ème et 18ème siècles.
La chorale était alors accompagnée par l’Orchestre philharmonique de Melun. Cette jeune formation a été créée en 1973 par R.P. Chouteau qui venait d’être nommé directeur de l’Ecole de musique de Melun. Elle était constituée par des musiciens professionnels, dont les professeurs de l’Ecole de musique de Melun, et de bons musiciens amateurs de la région.
En janvier 1975 une deuxième série de concerts est donnée avec l’O.D.I.F. sous la direction de Jean Fournet :

  • Le 11 à Châtenay-Malabry.

  • Le 16 à Montmorency.

  • Le 17 à Melun.

  • Le 19 à Montfort-l’Amaury.

  • Le 21 à Charenton.

  • Le 23 à Rueil-Malmaison.

  • Le 25 à Longjumeau.

  • Le 26 à Villejuif.

Les solistes étaient : Nelie Praganza (Soprane), Emmy Greger ou Lyne Dourian (Alto), J.G. Henneveux ou Paul Finel (Ténor), Jean-Martin ou Jacques Villiseh (Basse).
La IXème Symphonie de Beethoven est programmée seize fois. Afin d’éviter, d’une part, une trop grande fatigue des chœurs (qui l’an précédent durent chanter 8 concerts en 15 jours) et d’autre part un afflux trop important de chanteurs dans des salles incapables de les contenir tous, il fut décidé que la chorale M-A Charpentier (formation de 130 choristes) assurerait avec les Chœurs de Saint-Michel-sur-Orge, la moitié des concerts. Les autres étant confiés aux chœurs d’Ile-de-France sigle qui réunissait sous son nom une mosaïque de formations chorales dont on peut trouver la liste ci-dessous. La chorale M-A Charpentier chanté la IXème Symphonie à :

  • Rambouillet le 6 février.

  • Sucy-en-Brie le 10 février.

  • Longjumeau le 11 février.

  • Melun le 13 février (salle des fêtes).

  • Lagny le 14 février.

  • Evry le 22 février (Agora).

  • Levallois le 26 février.

  • Longpont le 29 février (Basilique).


Prévu pour être programmé en décembre 1975 dans le cycle de l’O.D.I.F. , puis annulé par Jean Fournet pour être remplacé en février 1976 par une série consacrée à la IXème Symphonie de Beethoven, l’Oratorio de Haydn « La Création » sera donné à Melun le 25 mai 1976. L’organisation de ce concert permit de ne pas frustrer les choristes du travail déjà accompli par eux en début de saison et qu’ils poursuivirent à partir du mois de mars 1976. A cette occasion un désaccord commença à se manifester entre les dirigeants de la chorale et Jean Fournet. En effet une programmation tardive et non concertée avait risqué de perturber gravement le calendrier de travail des chœurs, laissant inoccupée la période s’étendant de mars à juin. Le désaccord s’amplifia et devint définitif lorsque Jean Fournet refusa de renouveler l’entente réalisée pour la série de concerts de février 1976, en exigeant la participation de toutes les formations chorales à chaque concert de la série prévue en 1977.

Afin d’éviter à une partie des choristes de rester dans la salle par manque de place sur les plateaux (ce qui s’était déjà produit en janvier 1975) et dans la crainte de voir la chorale perdre de son identité en se noyant dans un agglomérat de chorales d’un niveau parfois discutable, les dirigeants refusèrent la participation de la chorale M-A Charpentier au programme prévu la saison suivante par l’O.D.I.F. « Jeanne au Bûcher » de Honegger. Bien leur en pris car ce programme fut annulé en cours de saison. La chorale, pour sa part, mit à son programme deux concerts différents. Tout d’abord, l’étude de l’Oratorio de Noël de J.-S. Bach fut entreprise, afin d’êtrte donné en concert le 6 décembre 1976 à Melun. L’autre programme résulte d’une demande provenant de la Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Ile-de-France qui, au printemps 1976 prit l’initiative de convoquer les dirigeants des meilleures formations d’orchestre de chambre et de chorales de la région parisienne en vue de les faire participer à un grand festival en Ile-de-France. Celui-ci devait être organisé afin de mettre en valeur les richesses architecturales, et en particulier, pour l’année 1977, ses églises. Ce premier festival est nommé « 35 églises – 35 concerts ». Vincent Berthier de Lioncourt, directeur de la délégation régionale de la Musique d’Ile-de-France, met alors en relation messieurs Cyril Diedrich et Jean Martin afin qu’ils fassent une proposition de programme. Ces derniers, d’un commun accord, optent pour le « Requiem de Mozart ». La « page O.D.I.F. » est tournée. C’est, pour la chorale, le début d’une nouvelle aventure, et pour Cyril Diedrich, celui d’une grande carrière qui se poursuit encore aujourd’hui.
Le « Requiem de Mozart » fut donné trois fois : à Melun, Rueil-Malmaison et Sucy-en-Brie en présence de M. V. Berthier de Lioncourt, attaché de mission auprès du secrétaire d’Etat aux Affaires culturelles.
Au cours de la saison 1977-78, deux programmes furent étudiés et présentés au public. Les derniers mois de l’année 1977 furent consacrés à l’étude de la Cantate N°4 de J.S. Bach qui fut programmée en décembre 1977. Puis au cours des derniers mois de l’année 1978 « La Création » de Haydn fut mise à l’étude.

La Cantate N°4 « Christ lag Todesbanden » de J.S. Bach a été donnée en concert à Meaux le 15 décembre 1977 et à Melun (Eglise Saint-Aspais) le 16 décembre 1977.
A l’issue du concert donné le 1er avril 1978 au gymnase de La Rochette la chorale fêta le 80ème anniversaire de monsieur Louis Carrot. Ce dernier, passionné de musique, a passé sa vie à la servir et tenter de la faire aimer autour de lui. Avant la guerre de 1940-44 il faisait partie de la « Chorale de Melun ». Après la libération il fonda, à la demande de l’archiprêtre Defaux, la maîtrise Saint-Aspais. Celle-ci fut bientôt réunie avec la chorale du Mée que dirigeait monsieur Maurice Valentin. L’ensemble prit rapidement de l’importance et la direction musicale en fut confiée à monsieur l’abbé R.N. Bréhamet, 1er prix du Conservatoire de Toulon. Après une courte interruption Louis Carrot rejoignit les rangs de la chorale M-A Charpentier et en fut l’un des « piliers » les plus assidus, ne manquant pour ainsi dire aucune répétition. Il chanta aussi tous les concerts jusqu’à l’âge de 81 ans avec un enthousiasme débordant et communicatif.

La « Création » de Haydn fut donnée le 17 mars à la Maison des Arts de Créteil , le 31 mars au Théâtre de Goussainville, le 1er avril au gymnase des Pincevents à La Rochette et le 2 avril à l’église de Thiais.
Dès le début de la saison 1978-79 la chorale participa à un concert demandé par la ville de Melun au cours duquel furent interprétés trois œuvres de Beethoven :

  • La Cantate opl 2 pour chœurs et orchestre.

  • La « Fantaisie pour piano, chœurs et orchestre avec, en soliste, Naum Sluzni (concertiste et professeur au Conservatoire national de Bruxelles).

  • La 7ème Symphonie.

Ce concert fut donné le 10 octobre 1978 à l’église Saint-Aspais de Melun.

Aussitôt après fut entreprise l’étude du « Messie » de Haendel. Un tel ouvrage nécessite toujours une longue préparation, même si un certain nombre de choristes l’avaient déjà travaillé trois ans auparavant !
Le « Messie » de Haendel fut interprété trois fois avec des distributions différentes. Tout d’abord le 22 avril au théâtre de Goussainville avec Hannelora Nagerson, Arlette Roch, Gérard Friedman et Jean Martin. Puis à Melun le 15 mais avec Hannelore Nagerson, Christine Cadol, Gérard Friedman et Jean Martin. Enfin le 17 juin à Saint-Maur avec Michèle Le Bris, Lena Olivera, José Todaro et Claude Reni.

Entre temps une nouvelle aventure se préparait pour la chorale. Par l’intermédiaire d’un responsable culturel que connaissait un de nos choristes, les dirigeants de la chorale furent mis en rapport avec Pascal Muller qui dirigeait l’Orchestre de chambre de France. Celui-ci était à la recherche d’une chorale.
 En effet Pascal Muller devait donner un concert en juin avec la participation d’une chorale anglaise. Cette dernière se désistant brutalement il lui fallait obligatoirement trouver une formation qui puisse la remplacer. Sur les recommandations du responsable culturel de la délégation régionale à la musique d’Ile-de-France Pascal Muller s’adressa donc à la chorale M-A Charpentier pour lui demander de chanter le « Requiem » de Mozart le 26 mai au théâtre de Chelles. La proposition fut acceptée et l’ouvrage mis sur pied en trois semaines. Pascal Muller et ses musiciens de l’Orchestre de France (tous membres de l’Orchestre de Paris) furent séduits par la qualité de la chorale et décidèrent d’organiser un concert à Paris vers la fin de l’année.

Le « Requiem » de Mozart fut donné deux fois : le 27 novembre à l’église Saint-Pierre-Saint-Paul de Colombes et le 4 décembre à l’église de la Madeleine à Paris. La chorale n’avait pas chanté à Paris depuis le 17 mars 1974 et, pour la première fois, elle se présentait seule !
Quelques jours après le concert de Paris, coup de théâtre : Pascal Muller téléphone pour faire -part d’une possibilité exceptionnelle qui est offerte d’aller chanter le « Requiem » de Mozart à Nuremberg sous sa direction, avec enregistrement dans les studios de la firme « Colosse » à l’appui ! Il faut prendre une décision rapidement.

Rendez-vous, coups de téléphone, déplacements. Quelques jours plus tard la décision est prise : la chorale partira le mardi 29 janvier de Melun et donnera le « Requiem » de Mozart en concert avec l’orchestre philharmonique de Nuremberg sous la direction de Pascal Muller dans la magnifique et immense salle du « Meistersingerhalle ».
Le concert du 31 janvier obtint un énorme succès, plusieurs rappels saluant la fin du concert. Dès le lendemain, vendredi, commencèrent les séances d’enregistrement. Tout était fini comme prévu le samedi en fin d’après-midi et tout le monde allait reprendre le chemin du retour après le dîner.
La chorale Marc-Antoine Charpentier devant le château de Vaux-le-Vicomte. Dans ce château Fouquet fit jouer devant le roi Luis XIV, les « Fâcheux » de Molière, comédie-ballet dont la musique de scène fut écrite par M-A Charpentier.
La Photo ci-dessus figure sur la pochette du disque réalisé à Nuremberg par la chorale. Si ce voyage semble pouvoir être condensé en quelques lignes il est certain que l’on aurait pu aussi bien écrire un livre sur cette aventure vécue par les choristes, qui restera pour tous un merveilleux souvenir. Rappelons-en simplement la trame. Le mardi soir départ en car de Melun pour la gare de l’Est à Paris. Installation dans les deux wagons spécialement réservés. Départ à 23 heures. Nuit calme : la consigne demandant d’éviter toute fatigue est volontiers observée. Arrivée en gare de Nuremberg à onze heures, où deux cars nous attendent et nous emmènent à Erlangen où tous les 130 choristes sont logés et nourris dans une magnifique installation (chambres individuelles et collectives, piscine intérieure). Puis, pendant les trois jours qui suivent se succèdent répétitions, concert, enregistrement, visite de Nuremberg selon un planning impeccablement respecté, les cars assurant les navettes nécessaires entre Erlangen et Nuremberg.

La place manque ici pour raconter toutes les anecdotes qui se rapportent à ces journées particulièrement remplies : travail, tourisme, détente mais toujours bonne humeur et joie de vivre. Samedi soir, après la dernière séance d’enregistrement, une réception est organisée où l’on fête le principal organisateur de ces journées, Monsieur Duss, administrateur de l’orchestre de Nuremberg. Puis, vers 18 h 30, tout le monde est reconduit à la gare de Nuremberg et la chorale prend possession de ses deux wagons, couchettes réservées. Le retour se fait dans une joie… débridée et les choristes ne sombreront dans le sommeil que tard dans la nuit… Ils se réveilleront gare de l’Est pour retrouver leurs cars qui les ramèneront dans leur bonne ville de Melun, fatigués certes, mais contents oh combien !
La plus belle aventure de la chorale se terminait, en laissant un très bon souvenir : le disque du « Requiem » de Mozart diffusé dans le commerce en Allemagne. Il n’est certainement pas si courant de voir des formations françaises effectuer des enregistrements destinés à être vendus en Allemagne et, qui plus est, un ouvrage de compositeur allemand ! Cela mérite quand même d’être relevé.

Dans l’enthousiasme, on enchaîne très rapidement : la « Messe du Couronnement » de Mozart est programmée et, trois mois plus tard, elle sera chantée trois fois : le 31 mai au théâtre de Chelles, le 3 juin à l’église de la Madeleine à Paris et le 14 juin à l’église de Saint-Leu-d’Esserent près de Chantilly.
Sans relâcher ses efforts, la chorale emploie le mois de juin à monter le « Te Deum » de M-A Charpentier qui est donné le 21 juin à l’Abbaye de Noirlac dans le cadre du festival « de Patrimoine en Patrimoine », sous l’égide de la Caisse nationale des Monuments historiques et des Sites. Il est vrai que cette magnifique abbaye était le cadre rêvé pour cette belle œuvre de notre cher Marc-Antoine Charpentier !
Aussi subitement qu’il était apparu dans la vie de la chorale, Pascal Muller s’éclipsa. En septembre il quittait la France et partait en Amérique…Mais l’organisateur de concert Monsieur de Saint-Ours avait eu le temps d’apprécier la chorale et il nous demanda de poursuivre nos activités avec un autre orchestre : l’Orchestre Pasdeloup.

C’est donc avec celui-ci que la chorale chanta à nouveau la « Messe du Couronnement » de Mozart le 21 novembre au théâtre Jean-Vilar de Suresnes, puis le 25 novembre à l’église Saint-Aspais de Melun sous la direction de Gérard-Devos.
Monsieur de Saint-Ours, dès la rentrée, demanda à la chorale si elle acceptait de chanter le « Requiem » de Berlioz. Comme cet ouvrage, de part son orchestration, exige une masse chorale importante l’excellente et célèbre chorale Elisabeth Brasseur, fut choisie pour se joindre à nous. Catherine Brilli, directrice de cette chorale, accepta d’autant plus facilement qu’elle connaissait très bien le chef de la chorale M-A Charpentier, pour avoir souvent collaboré avec lui lors de Récitals enregistrés à la Radio.
Pour terminer la saison 1980-81 la chorale participa au Festival de l’Ile-de-France pour lequel elle fut sollicitée. Au programme le « Te Deum » de Marc-Antoine Charpentier, des œuvres de J.J. Mouret, J.S. Bach, H. Purcell ainsi que le motet « Oculi Omnium » de Marc-Antoine Charpentier. Ce concert fut donné en l’église Saint-Aspais de Melun le 26 mai, avec, en soliste, une jeune choriste : Monique Hoerter ! Il est à souhaiter que, dans l’avenir, ce fait puisse se renouveler.
La saison 1981-82 allait être édifiée sur des bases nouvelles et imprévues. En un premier temps, les contacts réguliers pris avec monsieur de Saint-Ours jusqu’au début juin 1981 permettaient de tracer les grandes lignes de la saison suivante. Pourtant à la fin de ce même mois il devint impossible de communiquer à nouveau avec cet organisateur, en place à Paris depuis plus de 30 ans. Téléphone muet, bureau fermé : bref, parti sans laisser d’adresse !
Fort heureusement la chaîne ne fut pas rompue pour autant. Catherine Brilli, qui avait beaucoup apprécié la chorale à l’occasion du « Requiem » de Berlioz, nous demanda s’il serait possible de remplacer la chorale Elisabeth Brasseur, trop sollicitée, en deux occasions précises : dès le mois d’avril pour participer à la Création mondiale d’un « Requiem » de Marc-Eychenne, puis, à la fin du mois de juin, pour chanter les chœurs de la 2ème Symphonie de Mahler avec l’orchestre Colonne à la rentrée de septembre.

Après plusieurs rencontres avec Daniel Stirn qui devait assurer la direction du « Requiem » à sa création et de Marc-Eychenne le compositeur, l’accord fut donné et le concert programmé pour le 24 octobre 1981.

De même l’engagement de la chorale par l’Orchestre Colonne fut signé et la date du concert fixée au 28 septembre. Les partitions parvinrent début septembre. En trois semaines l’œuvre était montée et la chorale eut la grande joie de chanter au T.M.P. sous la direction de Jacques Delacôte, jeune chef français qui fit une grande carrière…. à l’étranger !
La création, le 24 octobre 1981 à l’église de Gisors, du « Requiem » de Marc Eychenne est une nouvelle et belle aventure de la chorale Marc-Antoine Charpentier. Les contacts pris entre Daniel Stirn, Marc Eychenne et Jean Martin dès avril furent positifs. Un courant de compréhension passa entre les trois hommes qui, peu à peu, sentirent comme complices dans l’exécution de leur projet. Certes une première lecture avait permis d’acquérir la certitude que l’ouvrage proposé était d’une qualité certaine, quant à la forme mais il était difficile, voire impossible, d’en percevoir le fond. De plus la composition de ce « Requiem » n’était pas encore achevée lorsqu’on commença son étude et il faut bien dire qu’à ce moment là les choristes manifestèrent une certaine méfiance.

Pourtant, c’est avec un sentiment d’extrême curiosité que fut entreprise l’étude du premier numéro de ce « Requiem » : « l’Introït ». Lorsque les quatre voies purent être réunies, à l’issue de la première répétition, cette curiosité commença à se muer en une heureuse surprise. L’étude de l’ouvrage avança au rythme des répétitions et, peu à peu, le sentiment de participer à quelque chose d’important se développa parmi les choristes. Ceux-ci réalisaient quel privilège était le leur, de pouvoir ainsi donner naissance, d’une façon concrète, à une œuvre et de l’entendre avant même le compositeur qui l’avait conçue. Le 24 octobre 1981, vers 23 heures, le mot « Création » avait, pour eux, pris tout son sens.
Après ce magnifique début de saison, la chorale accepta de participer à une série de concerts sous la direction de René-Pierre Chouteau avec, au programme, « La Passion selon Saint-Jean » de J.S. Bach, un retour aux sources en quelque sorte. Ces concerts clôturèrent de belle manière la saison 1981-82. Ils furent donnés dans le cadre du Festival d’Ile-de-France, le 15 mai en l’église de Pomponne, le 25 mai en l’église Saint-Aspais de Melun et le 28 mai au Théâtre de Longjumeau.
La saison 1982-83 commence avec une reprise en seconde audition du « Requiem » de Marc Eychenne que la chorale est particulièrement heureuse de présenter au public melunais. A nouveau cette œuvre séduit son auditoire et l’émeut tout à la fois. Des représentants du ministère des Affaires culturelles et de la Délégation régionale à la Musique qui ont accordé leur appui à cette opération se sont déplacés tout spécialement et ont été particulièrement satisfaits tant par la qualité de l’œuvre que par celle des interprètes : soliste, chœur, orchestre et chef. Le « Requiem » de Marc Eychenne est donné une deuxième fois le 23 janvier 1983 au Théâtre de Longjumeau et reçoit à nouveau un accueil chaleureux du public.
Le couronnement de cette saison 1982-83, qui marque le 20ème anniversaire de la chorale, se situe dans la reprise, après huit années, du « Requiem » de Verdi. Encore un Requiem ! Pourquoi tant de Requiem ? Sans doute parce que le très beau texte latin de cet office liturgique, a toujours été une source d’inspiration pour les compositeurs, en leur permettant d’exprimer leurs sentiments face à la mort, selon leur personnalité, leurs convictions, leurs moyens et leur style (Musique baroque, classique, romantique, impressionniste, moderne…).
L’exécution du « Requiem » de Verdi exige une formation chorale et instrumentale très importante. C’est pourquoi il fut décidé de joindre deux formations. La Maîtrise de la Sainte-Chapelle, dirigée par Francis Bardot, et la chorale M-A Charpentier décidèrent de s’unir et leur collaboration s’avéra fructueuse. Six concerts furent donnés : le 9 mars à l’église de la Madeleine à Paris, le 13 mars à la Cathédrale de Chartres, le 15 mars à Melun, le 20 mars au théâtre de Longjumeau, le 13 avril à l’église de la Madeleine à Paris et le 17 juin à levallois. Ils remportèrent tous un grand succès

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