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Conférenciers invités


  • Peter Koch (Tübingen)

  • Andres Kristol (Neuchâtel)

  • Jean-Yves Mollier (Versailles Saint-Quentin)

Tables rondes


I : Corpus pour l’étude de l’histoire de la langue française : histoire, état des lieux, perspectives, avec la participation de Céline Guillot (ENS-Lyon), Véronique Montémont et Pascale Bernard (ATILF Nancy), Sophie Prévost (ENS-Paris)

II : Cartographie de la zone préverbale en français, Avec la participation de Paola Benincà (Padoue), Bernard Combettes (Nancy), Corinne Rossari (Fribourg)

Des informations sur le logement, le programme et les frais d’inscription seront mises sur le site web de la société :
http://www.sidf.group.cam.ac.uk/

Pour tout renseignement supplémentaire, contacter la présidente de la société :
Wendy Ayres-Bennett (wmb1001@cam.ac.uk).

Appel à communications avec tous les détails du colloque:
http://www.sidf.group.cam.ac.uk/pdfs/SIDF_colloque.pdf

Colloque international

Romania : réalité(s) et concept(s)

Université Nancy 2 - Campus Lettres et Sciences humaines l

6-7 octobre 2011

Les équipes d’accueil Romania et CELJM de l’université Nancy 2

avec le soutien du laboratoire d’Histoire des Théories Linguistiques (UMR7597)

et la Société d’Histoire et d’Épistémologie des Sciences du Langage

Contact : Anne-Marie Chabrolle-Cerretini (Université Nancy2)

Le terme Romania est utilisé dans toutes les langues, pour désigner l’espace où sont parlées les différentes langues romanes. Depuis l’Antiquité tardive, Romania a connu des définitions historiques-linguistiques-culturelles diverses. Actuellement on lui associe parfois les adjectifs « continua » et « nova » pour exprimer la prise en compte d’une discontinuité historico-géo-linguistique et distinguer ainsi les territoires où sont nées les langues romanes des territoires hors de l’Europe où elles ont été exportées. L’extension variable de la définition nous invite à nous interroger sur la pertinence et la lisibilité du terme de Romania aujourd’hui.

Le colloque doit permettre de confronter des éclairages disciplinaires sur la Romania. Au-delà de la recherche d’une définition, il s’agit d’interroger les textes (littéraires, de spécialistes de langues, institutionnels) du IVe siècle en passant par le Moyen Âge et la Renaissance jusqu’au XXIe siècle sur la perception de l’ensemble des langues romanes, à l’intérieur de cette entité, mais aussi du point de vue des espaces non romans contigus ou non, ou encore du point de vue des langues de contact dans le bassin méditerranéen comme la lingua franca.

Le colloque n’exclut aucune période d’étude, cherchant au contraire, à conjuguer les deux regards rétrospectif et autant que possible prospectif sur cet ensemble alors qu’apparaissent peut-être des concepts concurrents comme celui de « méditerranéen ». Cette réflexion qui conduit à poser la question du rapport à l’altérité nous amènera à traiter de la perception de la variation à travers des concepts comme par exemple l’« intercompréhension », « langue pont », « dialecte », « langue commune », « continuum » etc. et à nous questionner sur les traits constitutifs de cette « romanité » alors que le latin comme langue véhiculaire de culture avait dépassé très tôt les frontières de l’ensemble roman. Ces regards croisés sur la diversité et l’unité devraient permettre une mise en perspective comparative de points de vue opératoires pour une contribution à l’histoire de l’espace roman, à la compréhension des rapports entre langue et culture et à l’histoire de la description des langues romanes.
Colloque APEF / APFUE / SHF

L’étranger

Université de l’Algarve

10-12 novembre 2011

L’étranger est une notion qui touche a l’identité (ce qui est propre, naturel ou familier), a l’appartenance (a une nation, un clan, une famille, un groupe) et a ses corollaires que sont l’inclusion et l’exclusion. Elle met en jeu la nation, la société dans ses différentes composantes, les cultures et les langues. Le statut d’étranger peut être subi (déplacements de populations, exils), choisi (expatriation, choix d’un autre pays, d’une autre langue), voire recherche (option existentielle ou artistique). Il est aussi question de regard, celui que l’on porte sur soi (se sentir étranger) ou qu’imposent les autres (être perçu comme un étranger). La conscience des frontières politiques, sociales, religieuses, culturelles a toujours été source de conflits, de négociations et de compromis. Cette notion mérite toutefois d’être revisitée a l’heure ou s’intensifie la circulation des hommes, des marchandises et des idées, dans le cadre de la mondialisation économique, d’importants mouvements migratoires – qui ne sont pas sans susciter le débat –, du développement de formes de gouvernance mondiale et même d’une mondialisation des biens culturels ainsi que d’une langue commune, un anglais utilitaire.

Ce colloque international portant sur les aires francophone, hispanophone et lusophone est l’occasion de s’interroger sur la manière dont les hommes et les sociétés ont pensé et représenté l’étranger dans leurs diverses productions intellectuelles et artistiques, en tenant compte des évolutions diachroniques et de possibles décalages entre les aires concernées.

Axes thématiques proposés :

1. Nommer, définir, représenter l’étranger :

  • Approche lexicale (français, langues des pays hispanophones, portugais)

  • L’étranger, l’étrange, l’inconnu, le monstrueux

  • Constitution discursive de l’étranger (écrits politiques, religion, sciences humaines, publicité, etc.)

  • L’étranger dans la littérature, le théâtre et les autres arts.

2. Être un étranger :

  • Statut subi / statut choisi

  • Être perçu / se percevoir comme un étranger

  • Déclinaison de l’étranger : l’immigre, le refugié, le vagabond, le nomade, l’exile, etc.

  • Conflit, exclusion, cohabitation, intégration

  • L’appel de l’étranger (explorations, conquêtes, tourisme, etc.)

  • Bi-appartenance, choix d’une autre nationalité, d’une autre langue, d’une autre culture

3. L’étranger à l’heure de la construction européenne et de la mondialisation :

• Le citoyen et l’Europe, les étrangers en Europe

• Nations, organisation supranationale du travail et gouvernance mondiale

• Vers une littérature-monde ?

4. L’étranger et ses langues :

• Frontières nationales, frontières sociales, frontières linguistiques

• Politiques linguistiques

• Intercompréhension, hybridations, traductions

• Enseigner les langues étrangères :

- Quelles langues pour quels publics ?

- Langue de communication, langue spécialisée, langue culturelle

- Pourquoi diversifier l’offre de formation linguistique ?

- Quelles représentations de l’étranger véhiculent les manuels scolaires ?

Aires culturelles :

Francophonie, aires hispanophone et lusophone

Langues des communications :

Français, espagnol et portugais

Site du colloque: http://www.fchs.ualg.pt/apefapfueshf/
Appel à contributions

Revue Pratiques (CRESEF, Metz), n° 155-156 (décembre 2012)

« Lexique et écriture »

Problématique générale : comment articuler les liens entre lexique et écriture, dans la perspective (scolaire) des apprentissages langagiers à étoffer ?

Le lexique, un critère de maîtrise langagière ?

Le lexique d’une production écrite, que celle-ci soit scolaire ou non, livre indirectement des informations sur l’univers de référence et le genre du texte, sur l’objet ou la visée du discours, il en livre aussi sur les procédures et opérations d’encodage et le degré de maîtrise langagière de l’auteur. Couramment sollicité pour identifier le « registre » familier ou standard d’un discours ainsi que l’interprétation sémantique (les isotopies, les métaphores), le lexique n’est pas moins fondamental quand il s’agit d’appréhender les « constructions » de séquences d’énoncés (les formes d’expressions idiomatiques, les collocations ou les « colligations1 »). De fait, l’opération de mise en texte (l’écriture) est pour une part importante déterminée par l’étendue de la mémoire lexicale et les ressources de son activation (la mise en mots). Inversement, comment définir l’insuffisance des ressources lexicales et en analyser les effets sur les productions écrites (réitération de tours semi-figés, vague référentiel, erreur lexicale) ?

Les indicateurs lexicaux dans une production écrite

Le numéro fait l’hypothèse que les unités lexicales d’une production écrite constituent des indicateurs de premier ordre pour saisir des phénomènes ayant trait à l’écriture et au contrôle des opérations qu’elle commande : stratégie scripturale (visée du texte, intention signifiante, genre d’écrit et textualisation), genèse de la production (les essais et brouillons), performance morphosyntaxique (les occurrences lexicales conçues comme des constructions, des supports de structures syntaxiques).

Les contributions sollicitées s’emploieront à discuter les relations entre lexique et écriture dans une optique qui pourra être, exclusivement ou non, linguistique (sémantique, syntaxe, diachronie, psycholinguistique…) ou didactique (analyse de corpus scolaires, de brouillons, fréquence d’occurrences, performances définitoires, genres d’écrits, situation de travail lexical à des fins d’écriture…).

Didactique du vocabulaire et genres d’écrits : projets d’écriture, activités et exercices.

Nature des aides lexicales lors des activités de production écrite.

Si l’on s’accorde à considérer que la maîtrise lexicale (unités simples, formes construites ou polylexicales et occurrences en contexte) occupe une place majeure dans la compétence scripturale, on peut alors déplorer la faiblesse ou l’archaïsme des conceptions didactiques qui ont trait à l’apprentissage du lexique. Le caractère aléatoire des occurrences et leurs variations en fréquence continuent de faire obstacle à un enseignement progressif et intégrateur du lexique. Autrement dit, il conviendrait que ce dernier cesse d’être seulement pensé comme un stock d’unités isolées – référentielles ou terminologiques –, et son apprentissage comme relevant d’une description le plus souvent dichotomique des relations du système (antonymie et synonymie, sens propre et sens figuré).

1 On trouve notamment le terme chez M. Hoey (2005 : 42 et sq.) pour qui une colligation est le pendant syntaxique d’une collocation dont l’application, elle, est surtout lexicale. La colligation désignerait la relation qui s’instaure entre une forme lexicale et un patron syntaxique.

ANNONCE

European Forum on the History of Religious Institutes in the 19th and 20th centuries

The forum Relins-Europe aims to foster international comparative research on religious institutes in (Western) Europe. In order to encourage interaction between scholars the forum organises workshops and conferences on particular themes, the proceedings of which are later published. The website aims to be a permanent forum for the exchange of research findings about the historical development of religious institutes in the 19th and 20th centuries.

Le secrétariat du Forum Relins België/Belgique est pris en charge par le KADOC-K.U.Leuven. Les langues véhiculaires sont le néerlandais et le français. 

www.relins.eu.

contact : Kristien Suenens

KADOC, Vlamingenstraat 39, B-3000 Leuven

Tel. +32 (0) 16 32 35 00

Fax +31 (0) 16 32 35 01

Kristien.Suenens@KADOC.KULEUVEN.BE


Lectures

Chevalier, Jean-Claude, Chroniques de linguistique dans "la Quinzaine Littéraire" (1975-2010), Textes réunis par André Joly, Aurélien Largeau et Dairine O'Kelly, Toulon, Éditions des Dauphins, 2010, coll.: Rétrovisions (hors-série de Modèles linguistiques), 230 p., prix : 15 euros.

Multiples et variés sont les talents de Jean-Claude Chevalier. Philologue, stylisticien, analyste du langage poétique (Apollinaire, Mallarmé), grammairien du français (Grammaire Larousse du français contemporain), historien de la grammaire (Histoire de la grammaire française), il est l'auteur de nombreux articles dans divers domaines. Avec son ouvrage fondamental publié en 1968, Histoire de la syntaxe. Naissance de la notion de complément dans la grammaire française (1530-1750), où l'on sent l'influence discrète de son ami Michel Foucault, il prend pied dans le champ de l'épistémologie historique et pose les bases d'une historiographie qui fait une large place aux institutions, à l'enseignement, aux préjugés sociaux, aux présupposés idéologiques. Ce livre fondateur est à l'origine d'un renouveau de l'histoire des sciences du langage et, plus généralement, de l'histoire des sciences humaines et sociales. Le présent recueil offre une autre facette de sa personnalité, celle du linguiste historien recenseur des travaux d'autrui - un recenseur enthousiaste et généreux, spirituel et incroyablement cultivé, critique à l'occasion, mais toujours juste. On trouvera ici, dans leur forme originelle, les quelque cinquante comptes rendus qu'il a écrits pour La Quinzaine littéraire - des modèles du genre. Une voix, une pensée, un magnifique guide de lecture.

Siouffi, Gilles, Penser le langage à l’âge classique, Paris, Armand Colin, 2010, coll.: U, 224 p., ISBN 9782200249298, prix : 23.60 euros.

Qu’est-ce qui fait la différence entre le langage humain et le langage animal ? Le langage représente-t-il fidèlement nos pensées ? D’où vient-il ? Réfléchir sur le langage nous aide-t-il à mieux penser ? Peut-on envisager qu’il y ait un jour un langage universel ? Toutes ces questions ont agité cette période cohérente dans l’histoire de la pensée qu’on appelle l’ « âge classique ». Aux XVIIe et XVIIIe siècles, s’élaborent beaucoup des concepts, notions, théories, rêves, avec lesquels nous vivons encore. Pour autant, lire les textes des penseurs n’est pas toujours facile. Plutôt qu’une synthèse d’ensemble, le parti pris de l’ouvrage est donc de présenter un parcours de lecture à travers l’œuvre d’une série d’auteurs allant de Bacon et Descartes à Herder et Humboldt. Chaque chapitre propose : une présentation générale de l’auteur, de sa pensée et du rôle que joue la réflexion sur le langage ; un texte et son explication ; enfin une synthèse des apports de l’auteur Ainsi, la réflexion sur le langage et celle sur les langues se croisent constamment, dans cette période qui se détache de l’héritage antique et repense les problèmes de façon neuve. C’est pourquoi figurent dans l’ouvrage, à côté des philosophes reconnus comme tels, des grammairiens, ou tout simplement des écrivains et penseurs qui ont essayé de « penser les langues ». C’est l’originalité de cet ouvrage que de présenter pour la première fois un tel croisement de perspectives.

1. Francis Bacon 2. René Descartes, 3. Fabre de Vaugelas, 4. Thomas Hobbes, 5. Blaise Pascal, 6. Port-Royal, 7. John Locke, 8. Gottfried Wilhelm Leibniz, 9. George Berkeley, 10. César Chesneau Du Marsais, 11. Giambattista Vico, 12. Gabriel Girard, 13. Pierre Louis Moreau de Maupertuis, 14. James Harris, 15. Denis Diderot, 16. Jean-Jacques Rousseau, 17. Mikhaïl Lomonossov, 18. Étienne Bonnot de Condillac, 19. Nicolas Beauzée, 20. Adam Smith, 21. G. Herder, 22. Wilhelm von Humboldt

Conenna, Mirella, La salle de cours : questions/réponses sur la grammaire française, Bern, Peter Lang, 2010, coll.: Études contrastives 11, 195 p., ISBN 978-3-03911-786-4 b.

Cet ouvrage réunit les transcriptions d'une série d'entretiens avec des linguistes francisants invités en Italie, à l'Université de Bari « Aldo Moro », pour un cycle de leçons. Auteurs de manuels, spécialistes reconnus des parties du discours, représentants de différentes écoles, ils ont accepté de répondre à des questions au sujet de la grammaire française. Reprenant les thématiques de ces leçons, les interviewés ont illustré certains résultats de leurs recherches ainsi que leurs choix méthodologiques, les insérant dans un contexte plus large qui rend compte des développements les plus féconds de la linguistique française contemporaine. Ces linguistes – Pierre Cadiot, Jean-Claude Chevalier, Benoît de Cornulier, Gaston Gross, Georges Kleiber, Jean René Klein, Jacques Labelle, Éric Laporte, Salah Mejri, Martin Riegel, Marc Wilmet – sont présentés dans des notes bio-bibliographiques. Les listes complètes de leurs travaux sont réunies en annexe. Une perspective de ces dialogues concerne les applications didactiques à travers lesquelles se concrétise, dans «la salle de cours», toute réflexion sur la grammaire française.

Klippi, Carita, La vie du langage : la linguistique dynamique en France de 1864 à 1916, Lyon, ENS éditions, 2010, 464 p., ISBN 978-2-84788-202-5, prix : 35 euros.

Cet ouvrage consacré à l'histoire conceptuelle de la linguistique s'intéresse plus particulièrement à une période émergente de la discipline : entre 1864, lorsque la grammaire comparée arrive en France, et 1916, date à laquelle paraît le Cours de linguistique générale de Ferdinand de Saussure. L'introduction de la grammaire comparée constitue en effet un tournant dans la pensée linguistique d'expression française dans la mesure où l'on commence à s'interroger aussi bien sur la nature de l'objet de la linguistique que sur la nature de la science linguistique. S'agit-il d'une science naturelle, ou d'une science historique ? S'il s'agit d'une science historique, peut-on lui appliquer les méthodes des sciences naturelles ? En mal d'objet précis, la linguistique s'appuie sur des disciplines contiguës qui l'alimentent non seulement en idées et en méthodes, mais aussi en problèmes. Les éléments de réponse, trouvés dans les ouvrages linguistiques de l'époque, convergent autour d'une métaphore récurrente, celle de « la vie du langage », qui s'origine dans l'idée naturaliste selon laquelle la langue, soumise aux lois naturelles, naît, croît et meurt. Cette métaphore mène l'interrogation des linguistes et aboutit à la construction et à l'autonomisation de la linguistique dite générale. Même si la postérité, en quête d'un fondateur mythique, a voulu désigner Saussure comme le père de cette discipline, l'ouvrage montre que cet objet glissant de la langue ne cessa pas de tourmenter les esprits de ses prédécesseurs et contemporains qui ainsi contribuèrent à la naissance de la linguistique moderne.

Priscien, Grammaire, livre XVII, Syntaxe, 1, Texte latin, traduction introduite et annotée par le groupe Ars Grammatica, Paris, Vrin, 2010, coll.: Histoire des doctrines de l’antiquité classique, 352 p., ISBN 978-2-7116-2304-4 prix : 30 euros.

Le livre 17 de l’Ars de Priscien occupe une place de premier plan parmi les vecteurs culturels de l’Antiquité tardive. Avec ce livre, le grammairien latin de Constantinople inaugure l’analyse consacrée à la syntaxe. S’emparant des travaux novateurs de la science alexandrine sur la suntaxis, Priscien innove à son tour en les adaptant au latin et en les intégrant à l’ensemble de l’exposé grammatical. L’originalité des conceptions développées dans ce livre montre la vitalité constante de la réflexion antique sur le langage, et la diversité de points de vue dont est faite l’histoire de cette réflexion. La répartition des éléments, leur organisation, les concepts qui fondent leur analyse, sont souvent très différents des représentations actuelles. Mais ce livre contient aussi certains des fondements de la syntaxe moderne. La conception de la figure, non plus comme écart fautif ou excusé, mais comme rouage interne de l’explication syntaxique, donnera naissance dans la grammaire médiévale aux figures de construction, qui sont elles-mêmes à l’origine de la syntaxe de l’accord; de même, la notion de transitio, héritée mais transformée, est la source de la transitivité des grammairiens modernes. Le groupe Ars grammatica, qui réunit des spécialistes aux points de vue distincts et complémentaires, latinistes, philologues et historiens de la grammaire, ouvre dans cette collection, avec le livre 17 qui en est comme le sommet, la traduction de l’ensemble de l’Ars de Priscien (groupe animé par Marc Baratin, composé de Frédérique Biville, Guillaume Bonnet, Bernard Colombat, Alessandro Garcea, Louis Holtz, Séverine Issaeva, Madeleine Keller, Diane Marchand).

Bonvini, Emilio, Joëlle Busuttil & Alain Peyraube, eds., Dictionnaire des langues, Paris, PUF, 2011, coll.: Quadrige dicos poche, 1744 p., ISBN 978-2-13-056914-5 prix : 49 euros.

Quelque 6 000 langues sont parlées aujourd’hui dans le monde. La plupart d’entre elles cependant sont vouées à disparaître à court et moyen termes. La mort d’une langue précède souvent celle de toute une culture dont elle est l’expression la plus directe. Cet ouvrage a recensé plusieurs de ces langues dites aujourd’hui « en danger d’extinction ». Conçu pour témoigner de la diversité des langues en ce début du XXIe siècle, ce dictionnaire est à la fois un ouvrage de référence et de consultation. On y trouve des informations essentielles et récentes destinées à des lecteurs, linguistes ou non, souhaitant disposer d’un aperçu rapide et fiable sur des langues particulières, de données précises pour une langue donnée ou encore d’informations sur une notion linguistique spécifique et ses occurrences.

Avant-propos, Introduction, I. Les langues d’Afrique et de l’Asie du Sud-Ouest, II. Les langues d’Europe et d’Asie, III. Les langues d’Asie et d’Océanie, IV. Les langues d’Amérique, Annexes, Index des auteurs, Index des langues, familles et sous-familles de langues traitées ou citées, Index des notions, Index des abréviations.

Hassler, Gerda, ed., History of Linguistics 2008 : Selected papers from the eleventh International Conference on the History of the Language Sciences (ICHoLS XI), 28 August - 2 September 2008, Potsdam, Amsterdam, John Benjamins, 2011, coll.: Studies in the History of the Language Sciences 115, xi, 468 p., ISBN 978 90 272 8717 5, prix : 120 euros.

  • Table of contents

  • Acknowledgements

  • Introduction Gerda Hassler

  • Part I. Methodological considerations, linguistics and philology

  • Du Corpus représentatif des grammaires et des traditions linguistiques au Corpus de textes linguistiques fondamentaux Bernard Colombat

  • The ‘floating’ linguistic sign T. Craig Christy

  • ‘A term of opprobrium’: Twentieth century linguistics and English philology John B. Walmsley

  • Methode als Grenze? Zur Spaltung von Philologie und Sprachwissenschaft im 19. Jahrhundert Johanna Wolf und Christine Blauth-Henke

  • Part II. Antiquity

  • Grammatical doxography in Antiquity: The (hi-)stories of the parts-of-speech system Pierre Swiggers and Alfons Wouters

  • Über die Bezeichnung des Indikativs bei den römischen Grammatikern des 1. und 2. Jh. Vladimir I. Mazhuga

  • Rewriting the history of the language sciences in classical antiquity Daniel J. Taylor

  • Part III. Renaissance linguistics

  • Elements of a philosophy of language in Claudio Tolomei’s Il Cesano de la lingua Toscana Stefano Gensini

  • La conception de l’ordre des mots dans la Grammatica Latina de Caspar Finck et Christoph Helwig Claire Lecointre

  • The earliest stages of Persian-German language comparison Toon Van Hal

  • Part IV. Seventeenth and eighteenth century

  • European conceptions of writing from the Renaissance to the eighteenth century Cordula Neis

  • Lessons from literary theory: Applying the notion of transtextuality (Genette 1982) to early modern German grammars Nicola McLelland

  • Nachahmung und Schöpfung in der Barockgrammatik: Ch. Gueintz liest W. Ratke Boris Djubo

  • Leibniz as lexicographer? John Considine

  • Du verbe actif au verbe transitif: Transitivité et complémentation dans les grammaires françaises, 1660–1863 Bérengère Bouard

  • Metaphors in metalinguistic texts: The case of observations and remarks on the French language Wendy Ayres-Bennett

  • Les Méthodes au XVIIe siècle: Un outil composite. Irson, Lancelot, Nicole Simone Delesalle et Francine Mazière

  • A propos des règles dans les grammaires françaises de l’âge classique: Forme, fonction, statut (le cas de l’accord du participe passé) Jean-Marie Fournier

  • La phrase expliquée aux sourds-muets: Remarques sur la syntaxe chiffrée de l’abbé Sicard Valérie Raby

  • The place of spatial case forms in early Estonian, Latvian and Finnish grammars Annika Kilgi

  • Part V. Nineteenth and twentieth centuries

  • Aproximaciones a la enseñanza del análisis: Los Principios del análisis lójico de Ramón Merino (1848) María José García Folgado y Esteban T. Montoro del Arco

  • A difficult case: A sketch of the different interpretations of the concept of ‘case’ in the early Chinese grammatical studies Tommaso Pellin

  • Relecture jakobsonienne de la distinction saussurienne langue/parole: De la constitution d’un concept à l’acceptation d’un objet donné Anne-Gaëlle Toutain

  • Ernst Cassirer’s and Benedetto Croce’s theories of language in comparison Sarah Dessì Schmid

  • Tradition versus grammatical traditions: Considerations on the representation of the Russian language Sylvie Archaimbault

  • An early sociolinguistic approach towards standardization and dialect variation: G. G. Kloeke’s theory of Hollandish expansion Camiel Hamans

  • Gender and the language scholarship of the Summer Institute of Linguistics in the context of mid twentieth-century American linguistics Margaret Thomas

  • When categories go back to parts of speech Béatrice Godart-Wendling and Pierre Joray

  • ‘Cultural morphology’: A success story in German linguistics Clemens Knobloch

  • Interjections: An insurmountable problem of structural linguistics? The case of early Soviet structuralism Ekaterina Velmezova

  • L’espace linguistique en voie de (dé)multiplication Carita Klippi

  • Z. S. Harris and the semantic turn of mathematical information theory Jacqueline Léon

  • Name index

  • Subject index



Base de données : Corpus des Remarques sur la langue française, Classiques Garnier Numérique, 2011, sur abonnement, prix sur demande.

http://www.classiques-garnier.com/numerique/index.php?option=com_content&view=article&id=136%3Aremarques-sur-la-langue-francaise&catid=33%3Acatalogue-bases-dicenc&Itemid=30

Les «remarqueurs» traitent de tous les domaines de l’usage – prononciation, orthographe, morphologie, syntaxe, lexique et style – en renonçant à la présentation traditionnelle des grammaires. Le corpus constitue une source incontournable non seulement pour les spécialistes de la langue et de la littérature du XVIIe siècle, mais aussi pour tous ceux qui s’intéressent à l’histoire du français, à sa codification et à sa standardisation. Cette base contient les textes classiques (les remarques de Vaugelas, de Ménage, de Bouhours) ; les recueils qui adoptent une présentation alphabétique (Alemand, Andry de Boisregard) ; les textes qui censurent Vaugelas et prônent une plus grande liberté de l’usage (Dupleix, La Mothe Le Vayer) ; les volumes qui émanent du milieu de l’Académie (son commentaire sur Vaugelas, ses décisions recueillies par Tallemant), ainsi que des textes moins connus (les observations de Buffet destinées à un public féminin, la compilation de Macé qui complète une proposition de grammaire générale et raisonnée). Pour leur exploration systématique, le Corpus des remarques sur la langue française met à la disposition de l’internaute de très nombreux outils de recherche : recherche en plein texte, thesaurus d’auteurs (5 catégories) et de titres d’œuvres (3 catégories), thesaurus d’exemples et de citations. Il offre la possibilité de constituer un corpus, d’extraire et d’exporter des résultats. Un tel ensemble promet de renouveler la recherche dans les domaines de l’histoire de la langue française et des idées linguistiques. Sous la direction de Wendy Ayres-Bennett (Université de Cambridge): Marc Bonhomme (Université de Berne); Philippe Caron (Université de Poitiers); Simone Delesalle (Université Paris 8); Isabelle Ducharme (Montréal); Anne-Marguerite Fryba-Reber (Université de Berne); Marcus Keller (Université d’Illinois à Urbana-Champaign); Douglas Kibbee (Université d’Illinois à Urbana-Champaign); Francine Mazière (Université Paris 13); Magali Seijido (Université de Cambridge); Gilles Siouffi (Université Montpellier III); Barbara Von Gemmingen (Heinrich-Heine Universität, Düsseldorf) Chantal Wionet (Université d’Avignon). Avec la collaboration d’André Horak (Université de Berne).

  • ACADÉMIE FRANÇAISE, Observations de l’Académie Françoise sur les Remarques de M. de Vaugelas, Paris, 1704

  • Louis-Augustin ALEMAND, Nouvelles Observations, ou Guerre civile des François, sur la langue, Paris, 1688

  • Nicolas ANDRY DE BOISREGARD, Réflexions, ou Remarques critiques sur l’usage present de la langue françoise, Paris, 1692 [1689]

  • Nicolas ANDRY DE BOISREGARD, Suite des réflexions critiques sur l’usage present de la langue françoise, Paris, 1693

  • Dominique BOUHOURS, Remarques nouvelles sur la langue françoise, Paris, 1692 [1675]

  • Dominique BOUHOURS, Suite des Remarques nouvelles sur la langue françoise, Paris, 1693 [1692]

  • Marguerite BUFFET, Nouvelles Observations sur la langue françoise, Paris, 1668

  • Scipion DUPLEIX, Liberté de la langue françoise dans sa pureté, Paris, 1651

  • François de LA MOTHE LE VAYER, Lettres touchant les nouvelles remarques sur la langue françoise, Paris, 1669 [1647]

  • Jean MACÉ, Methode universelle pour apprandre facilemant les langues, pour parler puremant et escrire nettemant en françois, Paris, 1651 [1650?]

  • Gilles MÉNAGE, Observations de Monsieur Ménage sur la langue françoise, Paris, 1675 [1672]

  • Gilles MÉNAGE, Observations de Monsieur Ménage sur la langue françoise. Segonde partie, Paris, 1676

  • Paul TALLEMANT, Remarques et decisions de l’Académie françoise, Paris, 1698

  • Claude Favre de VAUGELAS, Remarques sur la langue françoise utiles à ceux qui veulent bien parler et bien escrire, Paris, 1647

  • Claude Favre de VAUGELAS, Nouvelles Remarques de M. de Vaugelas sur la langue françoise. Ouvrage posthume. Avec des observations de M.***** [Louis-Augustin Alemand], Paris, 1690.
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