La petite fille et les oiseaux





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Une crue - Grossie par les pluies d'automne, la Seine avait fait tomber les barrages et se ruait vers la mer comme une bête échappée. Le fleuve roulait déjà au ras des quais et les dépêches annonçaient de mauvaises nouvelles. On disait que les affluents rompaient leurs digues, inondaient la campagne, et la crue montait. Des camions emportaient des caisses de sucre. Les quais se vidaient et la file des chariots, gravissant la pente des rampes, fuyait la crue comme une armée en marche.

Alphonse Daudet
34 - Un fleuve - Soudain au détour d'un coteau, il reçoit son premier affluent. Deux fois plus large et plus profond, il mérite maintenant d'être appelé fleuve. Il va calme et laborieux. Sur sa berge, le long des peupliers frémissants, les chevaux tirent à plein collier, en amont, les chalands vides ; et, sur les péniches aux vives couleurs, qui descendent en aval, les mariniers chantent. Il va traçant de gracieux méandres. Il va, absorbant une rivière puis une autre. Il traverse des cités illustres. Puis il s'élance de nouveau dans la libre campagne et présente son miroir à toutes les fééries du ciel.

François Coppée
35 - Le sanglier - Il faisait presque nuit. J'étais encore dans le ravin. Tout à coup, d'un hallier, à vingt mètres à peine devant moi, a débouché un sanglier. Il était lourd, trapu, et de sa hure noire, sortaient deux grands boutoirs. En me voyant, il s'est arrêté et j'ai compris qu'il était d'humeur sauvage. J'ai hésité à continuer mon chemin. L'animal, le groin bas, a grogné et soufflé dans les feuilles sèches. Je me suis écarté vers un petit rocher et j'ai attendu. Le sanglier m'a observé un long moment, puis il a remonté la sente, sans daigner, en passant, me jeter un regard.

Henri Bosco
36 - Le jour de la rentrée - C'est la rentrée. Les petits qui viennent de l'école maternelle, découvrent de nouveaux bâtiments scolaires. Je crois bien qu'ils ont un peu peur ! Nous, les grands, nous faisons quelques exercices de révision, et l'après-midi, nous allons visiter le gymnase. L'institutrice explique que tous les élèves devront avoir une tenue d'éducation physique. Le soir, les premières leçons marquent vraiment la fin des vacances.
37 - La course - Jamais je n'ai fait une première moitié de course aussi rapide. L'essoufflement pareil à une angoisse se noue déjà à ma gorge. Coude à coude, je gagne un mètre, le reperds, le regagne. Je passe : je fonce tout seul. Voilà le fil d'arrivée, enfin le fil. Là, ça y est, j'ai gagné. Je ne suis plus fatigué. Je fais encore une dizaine de foulées. J'ai gagné, gagné ! J'exulte.

Georges Magnante
38 - Les qualités d'un pilote de course - Le pilote automobile doit posséder en course, à tout moment, la totalité d'un sang-froid supérieur à la moyenne. Il peut se trouver brusquement, en pleine vitesse, devant une route barrée par un obstacle, ou assis dans une voiture en flamme. Il doit alors calmement déterminer, en une fraction de seconde, la manoeuvre à accomplir. Une erreur de jugement peut lui coûter la vie ; elle peut entraîner la mort de concurrents ou de spectateurs...

J-A Grégoire
39 - Le collège - Après les vacances, je suis entré au collège. Quelle différence avec l'école ! Au lieu d'une seule maîtresse, nous avons un professeur différent pour chaque matière, ou presque. Bien sûr, tout était nouveau pour moi, mais cela n'a pas été aussi terrible que je le redoutais. Et puis avoir déjà un frère au collège, cela m'a bien facilité les choses.

D'après C. Jacobsen
40 - Une panne - L'auto s'essouffle. Le moteur cogne. On sent peiner toute cette vieille machine, secouée de frissons comme un vieux cheval. Sûrement, elle n'ira plus loin... La voiture épuisée n'avance plus, elle se traîne. Parfois, dans une descente, elle retrouve un peu de force et s'élance en pétaradant. Mais tout de suite à bout de souffle, elle ralentit et j'entends son coeur battre avec un bruit de ferraille... Un râle. L'auto s'arrête. Roland Dorgelès
41 - La vipère - Redressée, furieuse, enroulée autour de ma cheville, la vipère frappait avec rage de sa tête triangulaire, le cuir jaune de mes souliers montants. J'étais terrifiée ! J'essayais bien, du bout de mon autre pied, de rabattre sa tête sur le sol mais, sur ce terrain glissant, c'était difficile. Rapide comme l'éclair, l'animal esquivait mes attaques et continuait à cribler mes souliers de coups rageurs. Elle parvint à se dégager et à gagner quelques centimètres. Alors, elle se mit à frapper d'une ardeur renouvelée presque au niveau de ma jambe nue. Je n'osais plus faire un mouvement. D'une voix tremblante d'abord, puis de plus en plus désespérée, je me mis à crier.
42 - Au bord de la mer - La jeune fille s'arrêta dans les rochers pour écouter la mer. Elle connaissait bien son bruit, l'eau qui clapote et se déchire, puis se réunit en faisant exploser l'air. Elle aimait bien cela, mais aujourd'hui, c'était comme si elle l'entendait pour la première fois. Il n'y avait rien d'autre que les rochers blancs, la mer, le vent, le soleil. C'était comme être sur un bateau, loin au large... Jean-Marie G Le Clézio
43 - Seul à travers l'Atlantique - Quand venait la nuit, j'étais mort de fatigue. Je réduisais la voilure de ma grand'voile. Je préparais mon deuxième repas de la journée, qui consistait habituellement en boeuf salé et en pommes de terre bouillies dans l'eau de mer. L'air marin me donnait un appétit féroce et, naturellement, je ne pouvais pas me plaindre de mon cuisinier.

Alain Gerbault
44 - En route pour la Lune - Au crépuscule, j'ouvris le panneau et n'eus aucun mal à le mouvoir. Je me levai dans le noir et je pus jeter mon premier bon coup d'oeil sur l'univers qui s'étendait autour de moi. À l'intérieur de Gémini, la vue était limitée par les minuscules hublots, mais à présent, je pouvais regarder en haut et en bas, à gauche et à droite. Il y avait des étoiles partout, au-dessus de moi et de tous les côtés, et même en dessous près de l'invisible horizon.

M. Collins
45 - Seul dans l'Annapurna - Avec la neige qui brille au soleil et saupoudre le moindre rocher, le décor est d'une radieuse beauté qui me touche infiniment. La transparence est absolue. Je suis dans un univers de cristal. Les sons s'entendent mal. L'atmosphère est ouatée. Une joie m'étreint. Je ne peux la définir. Tout ceci est tellement nouveau et tellement extraordinaire ! Une coupure immense me sépare du monde. Ici la présence de l'homme n'est pas prévue, ni peut-être souhaitée. Et pourtant, c'est sans aucune crainte que nous nous élevons.

Maurice Herzog
46 - Lettre d'un père à sa fille - Je suis seul, lisant tes chères petites lettres avec les larmes aux yeux. Dans une quinzaine de jours, je vous reverrai, je vous embrasserai ; nous en aurons pour longtemps à être ensemble, et je serai bien heureux. Continue d'être bonne et douce et de faire ma joie ; sois attentive et tendre avec ton excellente mère. Elle vous aime tant et est si digne d'être aimée ! Toutes les nuits, je regarde les étoiles comme nous faisions le soir sur le balcon et je pense à toi. Je vois avec plaisir que tu aimes et que tu comprends la nature.

Victor Hugo
47 - La passion de la lecture - Je dévorais l'un après l'autre les beaux volumes de la bibliothèque. Ils racontaient les aventures captivantes de personnages imaginaires ou réels et, peu à peu, les caractères et les illustrations du livre semblaient s'animer. J'étais tour à tour chasseur de grands fauves ou agent secret, Indien d'Amérique ou prince d'une cité oubliée. Bien installé dans mon lit, je voyageais au bout du monde et, quand je devais refermer le roman, c'était à chaque fois avec un peu de tristesse que je quittais cet univers magique.
48 - La recherche scientifique - À travers les journaux ou la télévision, nous apprenons régulièrement que les scientifiques ont obtenu de nouveaux résultats : chaque jour, on fabrique un meilleur médicament ou un ordinateur plus performant, on perce un peu plus les mystères de la vie ou l'on invente une arme plus terrifiante. Mais toutes ces découvertes, où nous conduisent-elles ? Au bonheur ou à la tragédie? Un jour viendra où il faudra répondre à ces questions pour savoir où se cache le progrès.
49 - L'enfant et le chardonneret - Posé sur son perchoir, le chardonneret agitait la tête avec une extraordinaire vivacité. Il m'examinait en tous sens et il frétillait de toutes ses plumes. Je le regardais sans bouger, pour bien lui inspirer confiance, car il paraissait d'humeur sociable. Aiguisant son bec contre le perchoir, il commençait déjà à émettre de petits cris. Son audace me plut. Comme je continuais à rester immobile, je dus lui plaire moi aussi et il gazouilla. Nous étions devenus les meilleurs amis du monde. Henri Bosco
50 - Guide - À la descente, je crevai un pont de neige et je tombai dans la crevasse. Pendu au bout de ma corde, je fis connaissance avec la vie intérieure du glacier tandis que passait un courant d'air gelé. Tout de suite il fit très froid : j'avais de la neige dans le cou et elle fondait le long de mon dos. Au-dessus de moi, un trou, celui que j'avais fait en crevant le pont de neige, me permettait d'entrevoir un rond de ciel. J'étais dans une tirelire de glace, la corde sciait la neige, s'enfonçant sous les bords des crevasses. Gaston Rebuffat
51 - Une partie de pêche - Un jeudi, de grand matin, debout sur une roche, je laissai flotter ma ligne dans le tourbillon des belles eaux claires. Ah ! Quel bonheur quand, au bout de quinze à vingt minutes, en allongeant et retirant lentement l'amorce sur l'eau agitée, tout à coup une secousse répétée m'avertit que le poisson avait mordu et qu'ensuite le bouchon descendit comme une flèche habilement lancée... C'était un gros ! Je le laissai filer, et puis, relevant la gaule à la force du poignet, une truite colorée fila dans les airs et se mit à sauter au milieu des ronces coupées et des herbes pleines de rosée. Erckmann Chatrian
52 - L'enfant et le chien - Félix, qui était maçon, ne rentrait pas avant le soir ; mais, en son absence, sa maison était gardée par un chien immense qui bondissait sur les passants en s'étranglant au bout d'une chaîne. Sans la moindre hésitation apparente, je m'avançai vers le fauve. Ma vue sembla surexciter l'animal : je m'arrêtai au bord du demi-cercle qu'avaient tracé ses allées et venues. Du fond de sa niche, il bondit, mais d'un élan si prodigieux que la boucle du collier céda.
53 - Comme un radar - Les orques ne consomment pas uniquement des proies attrapées sur les côtes. Ils chassent surtout au large en pleine eau. Ils émettent alors des sons très brefs qu'on appelle des clics. Ces sons ne sont pas destinés au bavardage : ils servent à détecter des animaux que les orques ne voient pas encore. Les clics se réfléchissent et reviennent vers l'orque, lui indiquant la présence de sa victime. Wapiti, mars 92
54 - Quel caractère ! - La taupe s'active en général quatre heures durant, puis dort trois heures pour digérer tout ce qu'elle a avalé. Elle a très mauvais caractère. Pas question de se laisser envahir par les voisins : à chacun son territoire ! La femelle taupe met au monde quatre ou cinq petits. Leur mère les allaite pendant environ un mois. À un mois et demi, ils sont déjà grands et leur mère les chasse. Alors, chacun prend son indépendance et part en quête d'une prairie inhabitée.

Wapiti, mars 92
55 - Une jeune danseuse - Une petite fille de dix ans s'avance et alors les cuivres commencent une valse lente. La petite élève mollement ses bras et se met à danser. Le mouvement s'accélère. Pareille à une toupie, la petite danseuse tournoie sur les pointes jointes de ses pieds, les bras étendus. Puis elle bondit et retombe au grand écart, immobile, la tête penchée sur l'épaule comme un pantin cassé. D'après P.A. Lesort
56 - Souvenirs d'enfance - Le soir, lorsqu'il faisait noir, que les chiens de la ferme voisine commençaient à hurler et que la vitre de notre petite cuisine s'illuminait, je rentrais enfin. Ma mère avait commencé de préparer le repas. Je montais trois marches de l'escalier du grenier : je m'asseyais sans rien dire et, la tête appuyée aux barreaux froids de la rampe, je la regardais allumer son feu dans l'étroite cuisine où tremblait la flamme d'une bougie… Nous étions une famille heureuse à la nuit lorsque mon père avait accroché les volets de bois aux portes vitrées.

Alain Fournier

Le grand Meaulnes
57 - Hiver en montagne - On était au début de janvier. Le soleil paresseux éclairait une campagne enneigée, des forêts sombres tachées de blanc, des torrents pris sous la glace. Les villages enfoncés sous la neige ne se distinguaient qu'à peine. On les devinait cependant à la fumée qui montait des toits. Hommes et bêtes vivaient serrés les uns contre les autres. Dans l'étable, la tiédeur était uniforme. On travaillait à la clarté des lampes plus longtemps qu'à la lumière du soleil.

C. Sainte-Soline
58 - Pas de soupe - Il s'étrangle, tousse, éternue, crache et hurle, empoigne à pleine(s) main(s) son verre qu'il lance contre la bonne. Alors, énervée, elle prend sous son bras la tête du moutard et commence à lui entonner coup sur coup des cuillerées de soupe dans le gosier. Il les vomit à mesure, trépigne, se tord, suffoque, bat de ses mains, rouge comme s'il allait mourir étouffé.

Guy de Maupassant
59 - Le vieux jeune homme - Il avait trente ans et il passait pour vieux et usé ; sa taille était haute mais courbée comme celle d'un vieillard ; ses cheveux étaient longs mais blancs, ses mains étaient fortes et nerveuses, mais desséchées et couvertes de rides ; son costume était misérable et déguenillé, il avait l'air gauche et embarrassé ; sa physionomie était pâle, triste, laide et même insignifiante. Gustave Flaubert

60 - Une enquête de Sherlock Holmes - Le train s'arrêta à une petite gare et nous descendîmes. Dehors, derrière la barrière basse, une voiture attelée attendait. Notre arrivée prit l'allure d'un grand événement : le chef de gare et les porteurs se disputèrent nos bagages. Mais je m'étonnai de voir près de la porte deux militaires appuyés sur leurs fusils qui nous dévisagèrent attentivement quand nous passâmes devant eux. Le cocher salua Sir Henry Baskerville et mit nos bagages dans la voiture qui démarra aussitôt. Nous nous engageâmes sur la route large et blanche qui menait au château.

Sir Arthur Conan Doyle
61 - Les fleurs sauvages - On les appelle vaguement les mauvaises herbes. Elles ne servent à rien… Personne ne les sème, personne ne les cueille. On leur fait une guerre sans merci, le paysan les craint, la charrue les poursuit, le jardinier les hait… Le long du grand chemin, le passant les écrase et le chariot les broie. Malgré tout, les voilà : assurées, tranquilles. Pas une ne manque à l'appel du soleil. Elles suivent les saisons sans dévier d'une heure. Elles ignorent l'homme qui s'épuise à les vaincre et, dès qu'il se repose, elles poussent dans ses pas.

M. Maeterlinck
62 - L'orange de Noël - Noël, dans mon enfance, c'était le jour où on me donnait une orange. C'était un grand événement. Sous la forme de cette pomme d'or, parfaite et brillante, je pensais tenir dans mes mains tout le bonheur du monde. Je regardais ma belle orange. Ma mère la tirait de son papier de soie. Tous les deux, nous en admirions la grosseur, la rondeur et l'éclat. Je prenais dans le buffet un beau verre à pied en cristal. Je le renversais, le mettais à droite, au bout de la cheminée, et ma mère posait dessus la belle orange. Je ne me souviens pas d'avoir, une seule fois, mangé l'orange de Noël. Per Jakez Hélias
63 - Préparation du journal télévisé - Le journal se prépare durant des conférences au cours desquelles les informations sont données, triées et préparées. La première réunion permet déjà de faire un premier choix parmi les informations et d'envoyer sur place les équipes de journalistes ; la deuxième sélectionne, parmi les informations recueillies, celles qui seront diffusées ; la troisième réunion consiste à organiser minutieusement le journal télévisé.
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