Première partie : la grammaire des futurs urbains 14





titrePremière partie : la grammaire des futurs urbains 14
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2.Faire passer l’intelligence devant la ville



Le plus grand déchirement de notre temps vient du bruit formidable que fait le langage pour prétendre qu’il produit le siècle alors que nous vivons, taciturnes, dyslexiques, noyés parmi les objets, au milieu des statues revenues, dans un déluge dur répétant les plus anciens temps idolâtres, état étrange que les langues mourantes vitupèrent pour ne le comprendre pas.

Michel Serres, Statues, p.51

Nous faisions valoir au chapitre précédent le fait que les TIC étaient entrées dans un âge post-PC, caractérisé par une attention particulière donnée aux notions d’environnement physique, de milieu, de monde réel. C’est dans ce contexte de « disparition » du PC et de création d’ « ambiances » que le terme « intelligent » est apparu.

En ébauchant brièvement l’histoire de l’informatique, nous allons être en mesure d’ « isoler » les techniques qui, jusque-là, avaient été diversement naturalisées, c’est-à-dire rendues indiscernables de leur contexte d’inscription et réduites aux fonctions qu’elles occupaient dans quelques cas particuliers. Cette partie va nous permettre de définir le terme « intelligence » et de comprendre à nouveaux frais l’expression « ville intelligente ». Gagner et tenir ce nouveau pas nous oblige à renouveler de fond en comble notre questionnement, et réorienter notre enquête.

2.1 L’« ambient intelligence »



Emile Aarts70, un des principaux artisans de l’ambient intelligence au niveau européen, propose une définition substantielle de cette expression dans son article « Into Ambient Intelligence » :
Ambient Intelligence (AmI) refers to electronic environments that are sensitive and responsive to the presence of people. (…) The notion ambience in Ambient Intelligence refers to the environment and reflects the need for an embedding of technology in a way that it becomes non obtrusively integrated into everyday objects. The notion intelligence reflects that the digital surroundings exhibit specific forms of social interaction, i.e. the environments should be able to recognize the people that live in it, adapt themselves to them, learn from their behavior, and possibly act upon their behalf.71
L’intelligence est décrite en tant que processus de digitalisation d’un environnement donné qui, augmenté de dispositifs électroniques, acquiert des facultés sensibles et devient réactif aux altérations qui l’affectent. Plus spécifiquement, le mot environnement renvoie à la collection d’objets « quotidiens » qui, outre leurs fonctions traditionnelles, se voient doublés d’une dimension digitale assurant leur interconnexion et une meilleure adaptation aux besoins des personnes qui en usent. L’objet conscient de lui-même (de sa fonction), de ce qui l’entoure et communiquant avec d’autres devient une interface réactive et adaptative. L’attention au contexte (context awareness) transforme la vie des objets qui reçoivent et produisent des informations grâce auxquelles ils peuvent configurer leur action au regard des particularités de la situation dans laquelle ils se trouvent.

Ce mode de régulation est en tous points similaires à ce que Norbert Wiener appelle le mécanisme de « rétroaction », ainsi définit dans Cybernétique et société : « Cette régulation d’une machine sur la base de son fonctionnement réel plutôt que sur celle de son fonctionnement prévu s’appelle ‘rétroaction’ : des membres sensoriels sont actionnés par des membres moteurs et jouent le rôle de mouchards et de moniteurs – c’est-à-dire d’éléments qui renseignent quant au déroulement d’un fonctionnement. La fonction de ces mécanismes est de contrôler la tendance de la machine au dérèglement, en d’autres termes de produire une inversion temporaire et locale du sens normal de l’entropie. » La rétroaction est un des mécanismes primordiaux de la discipline cybernétique, définie par N. Wiener comme « (…) la théorie entière de la commande et de la communication, aussi bien chez l’animal que dans la machine (…) »72. Les travaux de N. Wiener, s’appuyant méthodologiquement sur un aller-retour entre une étude du vivant et une étude des technologies, mettent à jour d’une part le rôle constitutif de l’information dans la relation (active et passive) qu’un être vivant entretient avec son environnement, et d’autre part fixent cette structure organisationnelle comme principe de fonctionnement et de développement des machines automatiques73. La cybernétique, en décrivant le fait qu’une machine puisse produire une « action complexe »74 qui est fonction des modifications de l’environnement traduites en information, fournit les premières modalités descriptives d’une interaction « intelligente » entre un objet et son milieu.

La proximité théorique entre les notions d’attention au contexte et de rétroaction nous permet d’intégrer la constitution du paradigme de l’ambient intelligence à l’histoire de la cybernétique amorcée par Wiener. Cela étant, cette filiation n’est pas explicitement revendiquée par les tenants de l’intelligence qui font plus volontiers référence aux travaux de Mark Weiser, et à l’ubiquitous computing. Si Wiener met en évidence les possibilités d’autorégulation des machines automatiques relativement aux informations produites par leur contexte, il semblerait que ce soit, plus encore, la disparition de l’ordinateur (disappearing computer) dans l’environnement perçu et vécu, ainsi que la miniaturisation et la démultiplication des dispositifs électroniques intégrés à tous les objets quotidiens, annoncés par l’ubiquitous computing,qui soient structurants dans la compréhension de ce qu’est l’intelligence, au sens informatique.

A plusieurs reprises, E. Aarts rappelle combien l’ambient intelligence doit à l’ubiquitous computing :
Ubiquitous computing is one of the early paradigms based on this vision [a world consisting of distributed computing devices that were surrounding people in a non obstructive way]. (…) Evidently, the Am I vision closely follows the early developments in ubiquitous computing (…) The first official publication that mentions the notion « Ambient Intelligence » appeared in a Dutch IT journal (Aarts and Appelo 1999) and emphasized the importance of the early work of the late Mark Weiser who already for more than ten years was working on a new concept for mobile computing which he called ubiquitous computing.75
L’informatique ubiquitaire (ubiquitous computing)est reconnue explicitement par E.Aarts comme la source théorique qui a permis l’élaboration de la notion d’ « intelligence » telle qu’employée par lui.

2.2L’informatique ubiquitaire



Dans son article séminal « Computer for the 21st Century » de 1991, Mark Weiser, chief technologist au PARC Xerox, annonce la venue d’un nouvel âge de l’informatique : celui de l’informatique ubiquitaire. Weiser s’interroge sur la place de l’ordinateur dans le monde, son intégration à celui-ci, et il montre que le personal computer (PC) est une étape d’un développement technologique plus large qui vise à intégrer l’informatique au plus proche de la vie et de l’environnement quotidien pour lui permettre de réaliser pleinement toutes ses facultés computationnelles. Le programme qu’il se propose de mettre en œuvre est ainsi décrit :
Therefore we are trying to conceive a new way of thinking about computers in the world, one that takes into account the natural human environment and allows computer themselves to vanish into the background. 
L’article « The Coming of Calm Technology » est l’occasion pour Weiser de décomposer l’histoire de l’informatique en trois âges et d’y situer l’émergence du paradigme ubiquitaire comme le troisième temps d’une évolution engagée depuis la seconde moitié du XXe siècle :


  • L’âge du « Mainframe », dans lequel l’ordinateur est un objet qui ne peut être pratiqué que par des experts, coûteux, et séparé de l’environnement quotidien.

  • L’âge du « Personal Computer (PC) » qui marque l’entrée de l’ordinateur dans les espaces professionnels et privés, son usage s’étant démocratisé.

  • L’âge de l’ « Ubiquitous Computing » qui se traduit par l’intégration de l’informatique à l’ensemble des objets quotidiens au point de devenir insensible et invisible pour ses utilisateurs. Un même individu traite avec une myriade d’ordinateurs, et ceux-ci sont capables de se connecter entre eux et de s’adapter à leur environnement. Ubiquitaire signifie donc que l’utilisateur, où qu’il soit, peut interagir avec un ou des dispositifs informatiques interconnectés à d’autres.

On constate qu’entre l’âge du « Mainframe » et celui de l’ « Ubiquitous Computing », le renversement est complet, et on pourrait dire d’une certaine façon que l’ordinateur est sorti du laboratoire, d’un lieu clos réservé à une pratique experte et scientifique pour devenir le nouveau revêtement de l’ensemble des objets quotidiens dont l’usage n’est pas conditionné par la détention d’une compétence particulière. L’histoire de l’informatique est, pour Weiser, celle de sa dissémination, de ce qu’il a appelé son « évanouissement » (vanish) dans l’environnement physique. Et c’est cette réflexion sur la relation de l’ordinateur au monde qui l’a conduit à récuser l’hypothèse selon laquelle l’informatique sécréterait un espace singulier. Mainframe et PC ont laissé croire à l’existence potentielle d’une réalité virtuelle qui n’était rien d’autre qu’une tentative technique de « créer un monde dans l’ordinateur » (to make a world inside the computer). Or, dans la perspective dressée par Weiser, qui annonce dans les années 1990 l’avènement de l’informatique ubiquitaire, c’est faire erreur quant à la finalité des technologies informatiques que de dire que celles-ci peuvent s’extraire de l’environnement physique en créant une alternative spatiale indépendante, purement numérique. Au mieux, elles fournissent des représentations de phénomènes micro ou macroscopiques que l’on ne pourrait pas appréhender autrement, mais en cela, elles relèvent plus de l’exercice cartographique que de la création de mondes possibles. Au regard de l’histoire des techniques, il est impossible de déduire un modèle téléologique structuré autour de l’idée de la production d’un espace virtuel coupé du monde réel. Selon Weiser, c’est le contraire qui a lieu : les technologies sortent de leurs « coquilles électroniques » (electronic shells) et investissent ce qui existe déjà, conférant alors à la virtualité les moyens de son incarnation. La virtualité incarnée (embodied virtuality) est l’expression rendant compte de ce mouvement qui assimile les TIC à leur environnement. Pour devenir ubiquitaire, pour s’incarner, les TIC ne sauraient être aveugles à ce qui les entoure, et lorsque Weiser écrit en 1991 : « Today’s computer, in contrast, have no idea of their location and surroundings. », c’est pour indiquer que la recherche en informatique d’alors devait se diriger vers des machines sensibles à l’endroit dans lequel elles se trouvent, capables de réagir aux altérations et aux sollicitations qui sont produites en un espace physique donné. A l’importance de l’emplacement (location), il faut ajouter la nécessité de penser l’échelle (scale) de ces technologies. Pour que celles-ci disparaissent, deviennent invisibles, il faut qu’elles soient de tailles réduites, qu’elles soient miniaturisées afin de ne pas mobiliser indûment l’attention de leur utilisateur, qui pourra alors se concentrer sur d’autres tâches sans « sentir » leur présence. La miniaturisation des dispositifs numériques est également la condition de possibilité pour que ceux-ci pénètrent les objets « traditionnels », muets, afin de les rendre communicants, démultipliant du même coup le nombre d’ordinateurs. Afin de fournir une représentation de ces transformations, Weiser mobilise une fiction au cours de son article « Computer for the 21st Century » mettant en scène une certaine Sal, dont il décrit une journée type dans un futur où triompherait l’informatique ubiquitaire (et qui pourrait être une anticipation de ce que nous appelons aujourd’hui l’internet des objets). Dans ce court récit, on découvre que tous les gestes de Sal, gestes que nous connaissons et que nous réalisons, comme préparer un café, ouvrir une porte, aller au travail, sont doublés d’une dimension digitale qui lui permet tantôt d’éviter à avoir à faire la tâche elle-même, tantôt de réaliser des actions auparavant impossibles (Weiser décrit par exemple un stylo intelligent, capable de numériser les phrases soulignées sur un support papier et de les faire circuler sur le réseau), et tout cela sans prêter la moindre attention à ces dispositifs qui sont toujours prêts à fonctionner.

La connexion à ces dispositifs informatiques est diffuse et permanente : ce n’est plus un geste constitutif du rapport aux ordinateurs. Sal ne se connecte jamais aux objets numériques qui l’entourent, ils le sont déjà, et ne se sert que de ceux dont elle a besoin pour une opération particulière, sans avoir même à se soucier de l’existence des autres. Comme l’ordinateur n’est plus visible, qu’il est dissimulé dans les objets les plus quotidiens et qu’il n’est pas besoin de se connecter pour accéder aux possibilités offertes par la virtualité incarnée, c’est tout un mode de relation aux TIC qui s’effondre. Ce mode, Mark Weiser le nomme interaction (interacting) dans son article « « Open House » : « Interacting with something keeps it distant and foreign. » Toujours selon Weiser, l’interaction laisse la place à une nouvelle modalité relationnelle qui est le fait de « demeurer avec » (dwelling). Cela signifie que les dispositifs numériques de l’âge ubiquitaire sont à ce point banals, quotidiens et invisibles, qu’ils finissent par devenir une sorte de seconde nature. D’ailleurs, Weiser rappelle que ce mode d’être, nous l’entretenons tout d’abord avec la nature : « We dwell with nature (…) ». Plus généralement, à la lecture des différents articles écrits par Weiser au début des années 1990, il appert que la nature est le modèle de l’environnement ubiquitaire que Weiser appelle de ses vœux. D’une certaine façon, on pourrait dire que l’enjeu est de « naturaliser » les dispositifs numériques, de rendre leur rôle d’interface entre moi et le monde entièrement insensible et invisible. Ainsi, la médiation technique doit répondre à l’injonction paradoxale de faire disparaître son aspect « médiatique » pour donner l’impression à tel utilisateur qu’il se rapporte directement aux éléments « naturels » de son environnement. L’aspect transitif des techniques est rendu discret, au profit d’une impression de transparence et d’accessibilité directe aux choses. Weiser clôt son article « The Computer for the 21st Century » par ces mots :
Machines that fit the human environment, instead of forcing human to enter theirs, will make using a computer as refreshing as taking a walk in the woods. 
L’image qu’est la promenade dans les bois, pour parler de l’interface homme/machine, synthétise l’idée selon laquelle la relation technique ne serait plus technique. L’effet de naturalité que produirait l’informatique ubiquitaire est pointé par Weiser comme étant la principale transformation affectant le monde informatisé, et cette transformation serait justement de ne rien changer à notre environnement tel que nous le connaissons. Ce qui se joue, derrière cet apparent immobilisme produit par l’évolution technique, c’est la recomposition des frontières entre l’artificiel et le naturel. L’idée a priori paradoxale d’une « informatique naturelle » traduit ce brouillage qui transforme l’environnement dit physique.

L’enjeu spatial


La brève histoire de l’informatique retracée dans ces pages montre la mutation de la question spatiale dans la conception et le développement des (micro-)ordinateurs .On saisit d’emblée l’importance de cet enjeu dans le choix de l’adjectif « ubiquitaire » dont se sert Mark Weiser pour qualifier l’informatique du 21èmesiècle.

Arrêtons-nous un instant sur le choix de ce terme. Le terme vient de la théologie et désigne « un attribut de Dieu, le fait d’être présent partout. »76Sans rentrer dans le détail des arguties de la théologie, nous proposons ici un bref détour par le problème de l’espace occupé par Dieu pour éclaircir la nature de nos questionnements technologiques. La question de la « présence réelle »de Dieu, la façon qu’il a de se révéler et de se signifier à ses fidèles, son existence ubiquitaire, ont offert à de nombreux théologiens la liberté de gloser sur des contradictions telles que la simultanéité de la présence et l’absence ou encore l’incarnation de ce qui n’est pas corporel mais spirituel. Ce qui frappe à la lecture des textes traitant de la transsubstantation, de la transfiguration et de l’ubiquité divine, c’est l’assemblage spatial si spécifique unissant Dieu, le Christ, la communauté des croyants et des biens comme le pain et le vin. Le divin peut être contenu dans l’hostie reposant entre les mains du prêtre célébrant l’eucharistie tout en conservant son ubiquité. L’hostie consacrée devient cet objet étrange qui est à la fois une denrée périssable et le symbole sacré de la présence réelle du corps du Christ (pour les catholiques) qui permet à la communauté des croyants de communier. L’espace de l’hostie se dédouble : il s’agit d’un objet occupant une portion congrue de l’espace physique et l’objet de déploiement de la présence du corps du Christ. L’hostie, une fois consacrée, devient le lieu bien plus vaste du sacré, sans pour autant que cela implique une modification de ses propriétés physiques. Un simple objet, que l’on peut situer et localiser, du fait de son usage dans un rite religieux, se voit doté d’un nouveau régime de spatialité qui le reconnecte à un ensemble d’autres entités et vient se superposer à ses premières attaches géographiques, à sa condition initiale, pour faire de celle-ci un plan de référence parmi d’autres.

En disant « ubiquité », Mark Weiser propose un schéma similaire de dédoublement du régime de spatialité des objets quotidiens. Ils sont à la fois ces instruments déjà connus (un crayon, un verre, une brosse à dents…) appartenant à l’espace des pratiques habituelles, et en même temps ce sont des éléments d’un réseau informatique qui les interconnecte et transforme leur fonctionnalité. La numérisation partage avec les sacrements le passage à un autre régime de spatialité sans que les qualités physiques de la chose devenue sacrée/numérisée soit altérées. Le premier à avoir pointer cette homologie entre la théologie et la numérisation est Antoine Picon :
Dans le christianisme, la transfiguration se réfère à un épisode de la vie de Jésus au cours duquel son apparence corporelle change afin de révéler sa nature divine à trois de ses disciples. Au cours de cet épisode, son visage resplendit comme le soleil, tandis que ses habits deviennent d’une blancheur lumineuse. Mais ses autres caractéristiques physiques comme sa taille et sa corpulence demeurent inchangées. En accédant progressivement à une forme d’intelligence, la ville existante se voit transfigurée.77
Ce passage par la théologie, en compagnie d’Antoine Picon, nous permet de comprendre le fait que l’indistinction croissante entre les dispositifs informatiques et les autres objets font se superposer des régimes de spatialité distincts, si ce n’est contradictoires. Pour parler de cette superposition, Weiser propose (cf supra) de parler de « virtualité incarnée », expression à consonances théologiques, qui suggère qu’un principe immatériel (la virtualité) puisse devenir tangible par le biais d’une « incarnation » qui s’opère sur l’ensemble des objets non encore connectés. Cela nous permet de comprendre l’adjectif « ubiquitaire » également comme le processus de numérisation permettant à l’ « ordinateur du 21ème siècle » d’être présent partout, disséminé dans tout ce qui existe matériellement, physiquement. Dans cette perspective, la ville intelligente n’est rien d’autre qu’une étape de la numérisation totale de l’espace physique…

Tant que l’on s’en tient à ce niveau de généralité, l’enjeu spatial du numérique continue de nous échapper, et il demeure délicat de savoir s’il faut ou non conserver la « réalité virtuelle » que Weiser révoque, si le cyberespace est une catégorie effective pour parler de la ville intelligente, si la distinction entre réel et virtuel doit être maintenue, s’il est possible de parler d’une géographie du numérique, etc.

Pour trancher ces différentes interrogations, il nous faut reprendre la trace des techniques informatiques qui nous ont guidé jusqu’à l’expression contradictoire d’« informatique ubiquitaire », qui associe réel et virtuel pour mieux répudier ces catégories, dont nous allons désormais examiner les spatialités qu’elle implique.
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